< Question biblique tirée de 1 Pierre
Q : Dans 1 Pierre 1,1, où se trouve l’Asie ?
R : Le terme « Asie » ne désigne pas ici le continent asiatique. Il s’agit plutôt de la province romaine appelée « Asie », qui occupait le tiers occidental de l’actuelle Turquie. C’était un terme grec utilisé par Hérodote en 440 av. J.-C. pour désigner l’ensemble de la péninsule anatolienne. Son origine remonte probablement à la province hittite d’Assuwa.
Q : Dans 1 Pierre 1:1, pourquoi Pierre a-t-il mentionné ces provinces dans cet ordre ?
R : Bien que les Écritures ne le précisent pas, l’ordre de ces provinces forme une boucle dans le sens des aiguilles d’une montre, ce qui correspond peut-être à la manière dont la lettre devait être distribuée. La « Bithynie et le Pont » constituaient une seule province romaine. D’un point de vue historique, le fait de mentionner à la fois la Galatie et la Cappadoce permet de dater cette lettre d’avant l’an 72 apr. J.-C., car c’est à cette époque que l’empereur romain Vespasien a réunifié ces deux provinces en une seule, et elles sont restées unies jusqu’à ce que l’empereur Hadrien les sépare à nouveau en 137 apr. J.-C.
La liste commence et se termine par la Bithynie-Pont, une région plus primitive, et inclut l’Asie, une région très cultivée. À l’époque grecque, les marins qui faisaient naufrage sur les côtes du Pont étaient sacrifiés aux dieux par les habitants locaux. Dans la mythologie grecque, Prométhée fut enchaîné au Pont, et c’est de là qu’Hercule se rendit aux Enfers. D’autre part, environ la moitié des grandes villes d’Asie Mineure se trouvaient dans la province d’Asie. Éphèse était une ville immense, bien que moins grande que Rome.
Q : Dans 1 Pierre 1,1.17 et 1 Pierre 2,11, devons-nous nous sentir comme des étrangers et des exilés ?
R : Si vous êtes croyant et que vous ne vous êtes jamais senti comme un étranger ou un exilé ici, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Nous sommes des étrangers dans ce monde. Nous sommes citoyens du Ciel, et c’est là que nous avons véritablement notre place. Cependant, nous sommes encore temporairement sur terre, et les chrétiens l’oublient parfois.
Q : Dans 1 Pierre 1,2, est-ce l’Esprit qui nous sanctifie, ou est-ce la vérité de Dieu, comme le dit Jean17:17 ?
R : Un feu est-il allumé par une personne qui allume une allumette, ou par l’allumette elle-même ? Les deux sont vrais. De même, c’est l’Esprit qui nous sanctifie, et Il le fait par le biais de la vérité de Dieu.
Q : Dans 1 Pierre 1, 2a, quel est le lien entre le fait d’être choisis par le Père, sanctifiés par l’Esprit, en vue de l’obéissance au Christ ?
R : Cette allusion à la Trinité nous éclaire sur la manière dont ses membres agissent. Chaque fois que la prescience ou la prédestination sont mentionnées, elles se rapportent au Père. C’est le Saint-Esprit qui sanctifie, c’est-à-dire qui nous met à part pour nous rendre saints. Nous sommes sauvés pour obéir à notre Seigneur Jésus, qui est la Parole de Dieu. Il s’agit là d’une manière complémentaire d’envisager les choses par rapport à ce qu’enseigne Paul dans Éphésiens. Dans Éphésiens 2, 8-10, nous sommes sauvés par la grâce par la foi, afin d’accomplir de bonnes œuvres. Dans 1 Pierre, nous sommes sauvés par la prescience du Père à travers l’œuvre sanctifiante de l’Esprit, en vue de l’obéissance au Christ. Ce sont deux façons différentes d’envisager le salut, mais toutes deux sont vraies.
Q : Dans 1 Pierre 1, 2b, puisque nous, les croyants, avons déjà la grâce et la paix, quelle est la différence entre cela et le fait de les posséder en abondance ?
R : Nous avons déjà été justifiés, c’est-à-dire déclarés justes, et la grâce et la paix de Dieu nous ont déjà été accordées pour nous réconcilier par le Christ. Nous verrons l’accomplissement ultime de celles-ci au ciel, mais pas avant. Cependant, nous devons grandir dès maintenant dans l’abondance de la grâce et de la paix de Dieu. Nous ne resterons peut-être pas longtemps sur terre, comparé au ciel, mais tant que nous sommes ici, Dieu a beaucoup d’œuvre à accomplir en nous. Cependant, il n’est pas question dans 1 Pierre de l’idée selon laquelle, une fois sauvés, nous nous contenterions d’attendre passivement que Dieu fasse tout. Nous participons à l’accomplissement de notre salut en demeurant en Christ et en lui obéissant.
Q : Dans 1 Pierre 1:3 et Éphésiens 1:17, en quoi le Père est-il le Dieu de Jésus-Christ, même aujourd’hui ?
R : Lorsqu’il était sur terre, Jésus s’est soumis au Père, a appris l’obéissance et ne connaissait pas l’heure de son retour. Hébreux 13, 8 dit que Jésus est le même hier, aujourd’hui et pour toujours ; Jésus ne s’est donc pas « fondu » à nouveau avec Dieu le Père. Mais même aujourd’hui, Jésus reste soumis en tant que Fils, et le Père reste le Père. Lorsque tout ce qui est dans la Création sera mis sous les pieds du Christ, comme le dit 1 Corinthiens 15, 27-28, le Christ restera soumis à Dieu le Père.
Q : Dans 1 Pierre 1:4, quelle est la différence entre ce qui périt, ce qui se gâte et ce qui se flétrit ? Quels sont les exemples de ces choses et en quoi diffèrent-elles de notre salut ?
R : Ce qui périt peut avoir disparu, ou, comme une maison incendiée, exister encore, mais dans un état de ruine totale. Ce qui se gâte n’est plus aussi bon qu’auparavant, comme des vêtements, ou devient pourri puis s’aggrave encore, comme de la nourriture avariée. Les parfums et les couleurs s’estompent, et notre odorat ainsi que notre vue peuvent s’affaiblir à mesure que l’on vieillit. Si vous aviez un million d’atomes radioactifs, avec une demi-vie de cinq ans, il ne resterait plus que 500 000 atomes radioactifs au bout de cinq ans. Au bout de dix ans, il n’en resterait plus que 250 000. Les atomes radioactifs ne disparaissent jamais complètement, mais leur nombre diminue selon une courbe exponentielle. Mais rendons grâce à Dieu, car notre salut ne ressemble en rien à ces phénomènes. Imaginez que Dieu dise à quelqu’un qu’il pourrait passer 500 ans au ciel (en supposant, pour simplifier, que le temps au ciel s’écoule comme sur terre). Cette personne serait constamment sur le qui-vive, se demandant quand son temps serait écoulé, et le ciel ne serait pas si agréable s’il n’était pas impérissable. Notre séjour au ciel ne s’altérera jamais, et lorsque nous y serons depuis un million d’années, il sera aussi frais et passionnant qu’à notre arrivée.
Q : Dans 1 Pierre 1, 4, 7, 23-25, l’opposition entre ce qui est périssable et ce qui est impérissable est importante, tout comme le fait de ne pas se faner dans 1 Pierre 3, 4 ; 5, 5b. Comment pouvons-nous discerner ce qui est impérissable et ce qui ne se fane pas ?
R : C’est parfois difficile à comprendre pour les gens, car la plupart de ce que nous voyons est périssable. Certaines personnes, notamment les adolescents, peuvent idolâtrer une star de la musique ou du cinéma en particulier. Mais dix ans plus tard, ils les auront peut-être presque oubliées. En 2005, il y avait une chanson intéressante intitulée « 1985 ». Elle racontait l’histoire de la mère d’un jeune homme, restée figée à jamais dans la musique, les personnalités et la culture américaine de 1985, et décrivait à quel point son apparence et son comportement lui semblaient étranges et bizarres. La Bible affirme que trois choses sont éternelles : Dieu, la Parole de Dieu et les âmes humaines. Concentrez-vous donc sur celles-ci, et rappelez-vous que vos réalisations, vos autres acquis et vos objectifs sont tous éphémères.
Q : Dans 1 Pierre 1:4, 23, puisque nous sommes nés d’une semence incorruptible et gardés par la puissance de Dieu selon 1 Pierre 1:5, un chrétien peut-il perdre son salut ?
R : Les véritables chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point. Des chrétiens tels que John Wesley estiment que, bien que Dieu « garde » les chrétiens, ceux-ci peuvent eux-mêmes choisir de se soustraire à cette « garde ». D’autres, comme moi-même, croient que ceux qui se sont sincèrement engagés envers le Christ ne s’égareront jamais.
Tous devraient pouvoir s’accorder sur le fait que : a) ceux qui semblent être chrétiens peuvent s’égarer pour toujours (2 Pierre 2, 20-22) ; b) Dieu préserve les chrétiens qui sont les élus (Éphésiens 1, 13) ; c) Dieu sait qui sont les élus, d) nous pouvons avoir confiance en notre salut (1 Jean 5, 13, 19), e) les gens peuvent se tromper eux-mêmes et vivre une conversion factice (Matthieu 7, 22-23), et f) il nous est ordonné de nous examiner continuellement pour voir si nous sommes dans la foi (2 Corinthiens 13, 5).
Q : Dans 1 Pierre 1, 5a, comment sommes-nous protégés par la puissance de Dieu par la foi ?
R : Non seulement nous sommes sauvés par le Saint-Esprit, mais notre salut est préservé par le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit est un sceau garantissant notre salut, comme l’indique Éphésiens 1, 13-14.
Q : Dans 1 Pierre 1, 5b, en quoi notre salut est-il prêt à être révélé, si nous le possédons déjà ou si nous le recevons actuellement, comme le dit 1 Pierre 1, 9 ? En quel sens s’agit-il d’un héritage dans 1 Pierre 1, 4 ?
R : Notre salut nous a été promis dans la prescience de Dieu avant la création du monde. Nous avons reçu notre salut lorsque nous avons cru. Mais notre salut complet, celui où nous vivrons dans une gloire sans péché au ciel avec Jésus, ne s’accomplira qu’après notre mort ou notre enlèvement.
Q : Dans 1 Pierre 1, 6 et 11, en quoi nos souffrances et les gloires qui s’ensuivront reflètent-elles celles du Christ ?
R : Avec beaucoup de patience et sans se plaindre, le Christ a souffert injustement pour la gloire de Dieu, pour notre salut. Avec beaucoup de patience et sans nous plaindre, nous devrions nous aussi être prêts à souffrir injustement pour la gloire de Dieu et pour témoigner auprès des autres. De plus, les difficultés sont importantes pour notre croissance. George Müller a dit : « Les difficultés sont la nourriture dont se nourrit la foi. » The Believer’s Bible Commentary, p. 2195.
Q : Dans 1 Pierre 1:7, quand Jésus-Christ est-il révélé ici ?
R : Il s’agit de la seconde venue du Christ dans la gloire, sur les nuées du ciel, mentionnée dans Apocalypse 1, 7 ; 19, 11-17 ; Matthieu 24, 27-28 ; et Luc 21, 27-28.
Q : Dans 1 Pierre 1:8, quelles sont les trois sources d’une joie ineffable et glorieuse ?
R : Nous pouvons nous réjouir parce que Dieu nous a sauvés lorsque nous lui avons confié notre vie pour la première fois. Nous pouvons également nous réjouir parce que l’Esprit de Christ habite en nous jour après jour. Enfin, nous pouvons nous réjouir en vue de l’accomplissement futur de notre salut au ciel.
Q : Dans 1 Pierre 1, 9, avons-nous déjà le salut ?
R : Veuillez noter que cette réponse reprend la discussion sur Éphésiens 1, 13.
La Bible laisse entendre que Dieu est intemporel. Pour un Dieu intemporel, la réponse est les trois à la fois : passé, présent et futur.
Chuck Swindoll a rédigé un excellent livret d’étude biblique sur le salut qui aborde ces aspects.
Aspects liés à la prescience et à la prédestination passées : avant même que le temps n’existe, Dieu connaissait la fin dès le commencement et tous nos jours (Psaume 139, 16 ; Ésaïe 44, 7 ; Éphésiens 1, 4 ; Tite 1, 2).
Aspects liés aux événements présents : lorsque nous avons entendu la parole de vérité et invoqué le Seigneur (Romains 10, 9-10), nous sommes devenus une nouvelle création (2 Corinthiens5:17 ). Hébreux 4, 2 et Actes 10, 44 illustrent également ces aspects présents.
Aspects présents et continus : À mesure que nous mettons en œuvre dans nos vies le salut qui est en nous, Dieu est en train de transformer nos vies (Philippiens 2:12-13 ; 1 Pierre 2:2 ; Hébreux3:14 ;4:11 ; 6:11).
Aspects liés à l’espérance future : Nous aspirons à l’achèvement de notre salut (Hébreux 9:15, 28 ; Romains 8:23-25 ; 1 Pierre 1:4-5, 9, 13 ; 1 Corinthiens 15:50-53 ; 2 Corinthiens 5:5).
Q : Dans 1 Pierre 1:12a, comment les prophètes leur ont-ils prêché l’Évangile par le Saint-Esprit ?
R : Lorsque les prophètes parlaient de l’avenir, ils ne s’adressaient pas seulement aux personnes qui les écoutaient à cette époque, mais aussi aux générations futures. Dans Daniel 12, 8-10, par exemple, Daniel a déclaré qu’il ne comprenait pas, et Dieu lui a dit que ces paroles ne lui étaient pas destinées, mais qu’elles devaient être scellées (rendues incompréhensibles) jusqu’au temps de la fin.
Q : Dans 1 Pierre 1, 12b, en quoi les anges aspirent-ils à scruter « ces choses » ? De quelles choses s’agit-il ? Hébreux 2, 9 et 16 pourraient fournir quelques indices.
R : Il s’agit du salut des croyants. Jésus a apporté le salut aux hommes, et non aux anges ; ceux-ci ne vivront donc pas ce que nous vivons en matière de salut. Les anges sont toutefois des esprits qui sont à notre service. Ce salut par le Christ a été abondamment évoqué dans l’Ancien Testament, mais il n’a été pleinement révélé qu’avec le Christ et à l’époque de l’Église, selon Éphésiens 3, 9-11.
Q : Dans 1 Pierre 1:13, comment plaçons-nous « pleinement » notre espérance dans la grâce qui doit être révélée ?
R : Il arrive parfois que les chrétiens se laissent gagner par le désespoir et n’aient pas suffisamment d’espérance en leur future demeure céleste ; mais ce n’est pas ce que ce passage signifie ici. Le plus souvent, les chrétiens ont trop d’espérance — trop d’espérance dans des choses superflues qui ne méritent pas qu’on y place notre espérance. L’espérance placée dans notre richesse, notre carrière, notre santé, notre famille et nos relations ici-bas peut disparaître à tout moment. Il est pitoyable de voir une personne placer son espérance dans ces choses et de la voir anéantie. Mais nous devons placer notre espérance dans les choses impérissables, à savoir notre salut et notre entrée dans notre demeure éternelle.
Q : Pourquoi 1 Pierre 1:13 et d’autres passages nous enjoignent-ils tous d’être maîtres de nous-mêmes ? Y a-t-il des passages dans la Bible qui nous disent d’être sous l’autorité du Christ, puisque Jésus est notre Seigneur ?
R : Aucun passage ne nous invite à être « sous l’autorité du Christ » ; il n’y a que des passages qui nous ordonnent (sans toutefois nous y contraindre) de nous soumettre à Jésus en tant que notre Seigneur. Contrairement à la possession démoniaque, où la personne possédée perd le peu de liberté qu’elle avait pour ne pas pécher, il y a en Christ une liberté parfaite. La bonne nouvelle, c’est qu’une personne qui est sous la seigneurie de Jésus est en réalité plus libre qu’une personne qui n’est pas sauvée et qui est esclave du péché. La mauvaise nouvelle, c’est qu’aucun chrétien sur terre n’atteint jamais le stade où il n’a plus à s’inquiéter d’être tenté ou de déplaire au Seigneur.
Il y a des aspects liés à l’obéissance au Christ et à la maîtrise de soi, mais contrairement aux démons et au péché, il y a la liberté en Christ. Dieu commande, mais sur terre, Il ne choisit (généralement) pas de contraindre.
Q : Dans 1 Pierre 1:13, quels sont les différents aspects de la maîtrise de soi ? Quelles sont les différentes raisons pour lesquelles les chrétiens ne parviennent pas à faire preuve de maîtrise de soi dans certains domaines ?
R : Il arrive parfois qu’une personne fasse preuve d’une grande maîtrise de soi dans un domaine, mais pas dans un autre. Or, Dieu souhaite que nous fassions preuve de maîtrise de soi dans tous les domaines. En ce qui concerne les choses qui constituent un péché, nous devons faire preuve de maîtrise de soi et ne pas avoir le moindre désir de les commettre. Mais même pour les choses qui ne constituent pas un péché, telles que l’alimentation et le (manque d’)exercice physique, nous devons également faire preuve de maîtrise de soi. Parfois, nous tentons d’excuser notre manque de maîtrise de soi dans un domaine en mettant en avant notre maîtrise de soi dans un autre. Certains chrétiens, très engagés dans le ministère, peuvent parfois penser que cela justifie un manque de maîtrise de soi dans un autre domaine. Or, Pierre ne parle pas d’une « certaine maîtrise de soi » ou d’une « maîtrise de soi partielle » : nous devons faire preuve de maîtrise de soi dans tous les domaines, afin de pouvoir nous présenter à Christ en gardant le contrôle.
Q : Dans 1 Pierre 1:14, comment certains chrétiens, peut-être sans s’en rendre compte, se conforment-ils aux mauvais désirs du monde ?
R : À presque toutes les époques et dans toutes les cultures, il existe des pratiques explicitement pécheresses qui sont culturellement acceptables. Qu’il s’agisse de s’enivrer chaque semaine, des duels aux XVIe et XVIIe siècles, de l’exploitation des esclaves du XVIIe au XIXe siècle, des préjugés à l’encontre de divers peuples, ou encore de l’immoralité hétérosexuelle et de l’homosexualité aux XXe et XXIe siècles.
Q : Dans 1 Pierre 1:15, il est dit que Dieu a toujours été parfaitement saint. Nous ne le sommes pas, et ne pourrons jamais être parfaitement saints dans cette vie. Comment sommes-nous donc appelés à être saints, tout comme Dieu est saint ? (1 Pierre 1:16 cite Lévitique 11:44 ; 11:45 ; 19:2. On retrouve une idée similaire dans Lévitique 20:7.)
R : Il y a ici deux aspects à considérer.
Visez les étoiles : même si une personne qui vise les étoiles ne les atteindra pas, elle ira tout de même bien plus loin qu’une personne qui vise le sol. Même si nous n’atteindrons jamais la sainteté parfaite dans cette vie, nous devons tendre vers la sainteté parfaite dès maintenant.
Perfection/maturité relative : Juste après avoir déclaré dans Philippiens 3, 12 qu’il n’était pas encore parvenu à la perfection, Paul affirme dans Philippiens 3, 15 qu’il était parfait au sens où il avait atteint la maturité. Ainsi, tant que nous sommes dans ce corps aujourd’hui, nous pouvons espérer atteindre la maturité et remporter la victoire sur les péchés récurrents et les dépendances.
Q : Dans 1 Pierre 1, 14-16, puisque nous ne pouvons pas être parfaits sans péché et aussi saints que Dieu, Dieu nous demande-t-il ici l’impossible ?
R : Non, mais il y a trois points à retenir.
D’un point de vue positionnel, il nous est possible d’être déclarés saints aux yeux de Dieu.
Sur le plan de l’expérience, nous ne sommes pas et ne serons jamais parfaits, sans péché, au cours de cette vie sur terre.
Au ciel, nous aurons atteint notre but, et notre expérience correspondra à notre position.
Les croyants ne sont peut-être pas parfaits, mais aucun croyant ne souhaiterait, en fin de compte, ne pas l’être.
Q : Dans 1 Pierre 1:17, comment sommes-nous censés, en tant que chrétiens, mener notre vie ici-bas dans la crainte ? En grec, il s’agit du terme générique désignant la crainte, phobos/phobou. Diverses traductions de la Bible utilisent les termes « crainte », « crainte respectueuse » (BSB), « révérence » ou « prudence saine et sérieuse » ?
R : Nous devons éprouver une crainte respectueuse envers notre Créateur et notre Rédempteur. Dieu est l’être le plus aimant de l’univers, mais Il est aussi le plus courroucé. Paul ne craignait pas de perdre son salut, mais il craignait de perdre sa récompense s’il s’égarait. Nous pouvons également craindre l’enfer pour nos proches qui ne connaissent pas le Seigneur.
Q : Dans 1 Pierre 1, 18-19, nous avons été rachetés par quelque chose de plus précieux que l’argent ou l’or : le sang du Christ. Dans 1 Pierre 1, 7, notre foi a plus de valeur que l’or. Croyez-vous vraiment que votre salut et votre foi ont plus de valeur que l’or ? Comment un chrétien qui croit sincèrement à cela vivrait-il et réagirait-il dans ce monde, par opposition à un chrétien qui n’y croit pas ?
R : Un chrétien devrait se soucier davantage de sa relation avec le Christ et du salut des autres que de sa sécurité financière ou de sa réussite. Tant son chéquier que son agenda devraient refléter davantage un intérêt pour le Royaume de Dieu que pour la simple recherche de l’argent.
Q : Dans 1 Pierre 1, 18 et Matthieu 15, 9, la tradition est-elle toujours mauvaise ?
R : Non. La tradition en soi peut être bonne ou mauvaise, selon qu’elle va à l’encontre de la Parole de Dieu ou non. Cependant, même les traditions pieuses, si elles prennent plus d’importance aux yeux d’une personne que Dieu lui-même, deviennent pour cette personne une idole néfaste.
Q : Dans 1 Pierre 1:19, le salut repose-t-il sur le sang de Jésus versé sur la croix, ou sur le fait que Jésus ait passé trois jours en enfer, comme l’a affirmé Kenneth Copeland ?
R : Selon l’ouvrage *When Cultists Ask* (p. 292), Copeland a déclaré : « Jésus est descendu aux enfers pour libérer l’humanité de la peine encourue par la haute trahison d’Adam… lorsque Son sang s’est répandu, il n’a pas expié… ». Cette déclaration figurait dans une lettre personnelle citée dans l’ouvrage de D.R. McConnell, *A Different Gospel* (Hendrickson Publishers, 1988).
Voici cinq des nombreuses raisons pour lesquelles ce point de vue est erroné.
Éphésiens 1:7 dit que nous avons la rédemption par son sang.
Apocalypse 1:5 dit également : « par son sang ».
Dans Jean 19:30, Jésus a dit « tetelestai », un terme comptable grec signifiant « entièrement payé ».
Hébreux 10, 14-20 précise qu’il n’y a eu qu’un seul sacrifice. Hébreux 10, 19-20 précise que ce sacrifice a été accompli par le sang de Jésus, à travers le voile que constitue son corps.
Dans Actes 20:28, Jésus a racheté l’Église par son propre sang.
En résumé, un christianisme sans effusion de sang n’est pas fidèle à la Parole de Dieu dans la Bible.
Q : Dans 1 Pierre 1:20, Éphésiens 1:4, Actes 2:23 et Tite 1:2, le Christ a-t-il été choisi pour mourir pour nos péchés et nous racheter par son sang après le péché d’Adam et Ève, ou avant ? Pourquoi ?
R : Le Christ a été choisi comme agneau avant la fondation du monde. Dans sa prescience, Dieu savait qu’Adam et Ève pécheraient et que nous aurions besoin d’un Sauveur, bien avant qu’Adam et Ève n’existent. Cependant, la connaissance de Dieu n’a pas entraîné de contrainte ; la faute et la responsabilité des péchés d’Adam et Ève, ainsi que les nôtres, incombent à Adam et Ève et à nous-mêmes, et non à Dieu.
Q : Selon 1 Pierre 1, 20-21, qu’est-ce qui est important concernant la divinité du Christ ?
R : Notre salut est entièrement l’œuvre de Dieu, et n’est ni en totalité ni en partie l’œuvre de quelqu’un qui n’est pas Dieu. Si Jésus n’était qu’un simple homme, alors notre foi et notre espérance reposeraient sur un homme qui n’est pas Dieu. Puisque Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie, le chemin, la vérité et la vie ne seraient alors qu’un simple homme, et non Dieu. Le salut est l’œuvre de Dieu, car Jésus est Dieu. Jésus est également pleinement humain, mais s’Il n’était pas Dieu, notre salut ne viendrait pas de Dieu.
Q : 1 Pierre 2, 1 dit : « toute forme de calomnie ». Quels sont les différents types de calomnie ? Voir Jacques 4, 11-12.
R : La calomnie consiste à dire des choses négatives et fausses à propos de quelqu’un ou de quelque chose, tandis que la flatterie consiste à dire des choses positives mais fausses à propos de quelqu’un ou de quelque chose. Il existe une calomnie explicite, qui consiste simplement à dire des choses fausses et méchantes à propos de quelqu’un, mais il existe également une calomnie subtile, où l’on dit quelque chose qui semble positif en apparence, mais qui, en réalité, sape la crédibilité d’une personne. On parle notamment de « compliments ambigus », tels que : « Il semble vraiment faire du bon travail, pour quelqu’un d’aussi inexpérimenté et ignorant de ce qui se passe. » La calomnie peut être publique, mais parfois, la pire calomnie est proférée dans le dos d’une personne. La calomnie vise souvent à se mettre en valeur aux dépens d’autrui, ou simplement à discréditer la réputation de quelqu’un. Elle peut également servir à remettre en cause son jugement, sa moralité, ou à attaquer sa crédibilité lorsqu’il s’exprime ou dirige. Quels types de calomnie les chrétiens ont-ils pour commandement d’éviter ? – Tous sans exception.
Il arrive parfois qu’il y ait un moment et un lieu appropriés pour dire des choses négatives qui sont vraies. Ce n’est pas de la calomnie si c’est vrai. Cependant, même si quelque chose est vrai, il n’est pas nécessairement toujours vrai que Dieu veuille que nous le disions à tout le monde. Lorsque nous disons des choses négatives, nous devons nous assurer qu’elles sont vraies, utiles, nécessaires et qu’elles correspondent à ce que Dieu veut que vous disiez.
Q : Dans 1 Pierre 2:2, à quel point un bébé aime-t-il son lait ? Qu’est-ce que le lait spirituel de Dieu ? Aimons-nous autant le lait spirituel de Dieu ?
R : Le lait est tout pour un nourrisson, car celui-ci ne connaît aucune autre nourriture. Les bébés considèrent le lait comme la seule chose capable de satisfaire leur faim. De même, nous devrions reconnaître que se rapprocher de Dieu et lire Sa Parole est le seul moyen de satisfaire notre faim spirituelle.
Q : Dans 1 Pierre 2:2, devons-nous désirer le lait de la Parole, ou bien la viande plutôt que le lait, comme l’enseigne Hébreux 5:12-14 ?
R : À l’instar de la nourriture physique, tous doivent désirer le lait, en particulier les chrétiens nouveau-nés. Cependant, le lait ne suffit pas aux enfants plus âgés pour qu’ils deviennent adultes, et nous ne devons pas nous contenter uniquement du lait, mais consommer également de la viande.
Q : Dans 1 Pierre 2:3, est-ce que tous ceux qui goûtent à la bonté du Seigneur vont au ciel ? Voir Hébreux 6:4-6.
R : Non. Tout comme certaines personnes peuvent goûter sans avaler, il est possible de vivre une expérience spirituelle tout en étant condamné à l’enfer. Nous sommes sauvés par la grâce, par la foi. Si l’Évangile qu’une personne entend n’est pas accompagné de la foi, alors elle n’est pas sauvée et cela n’a aucune valeur pour elle, comme le dit Hébreux 4, 2. D’autres versets montrant que même les pratiquants peuvent s’éloigner définitivement de la foi sont Hébreux 6, 4-6 ; 10, 26-31 ; et 2 Pierre 2, 20-22.
Q : 1 Pierre 2:5 dit que la maison de Dieu n’est pas un bâtiment, mais que c’est nous, son Église. En quoi les chrétiens aux États-Unis pourraient-ils négliger de bâtir la maison de Dieu ? Devinez quel pourcentage, en moyenne, les églises consacrent aux missions étrangères.
R : Nous nous préoccupons peut-être davantage de nos propres finances et de notre temps que de la gloire de Dieu. D’après des chiffres que j’ai lus il y a quelques années, les Églises évangéliques consacrent en moyenne entre 10 et 13 % de leurs dons aux missions étrangères. Les Églises libérales n’y consacrent que quelques pour cent.
Q : Dans 1 Pierre 2, 5-8, quelles sont toutes les « pierres » sur lesquelles l’Église est bâtie ? Voir Éphésiens 2, 19-22 et Apocalypse 21, 12-14.
R : Jésus est la pierre angulaire, le rocher le plus important sur lequel l’Église est bâtie. Viennent ensuite les pierres de fondation que sont les apôtres et les prophètes.
Q : Dans 1 Pierre 2, 5-8, des pierres oblongues de tailles différentes peuvent toutes être utilisées dans un mur. Le mortier permet de combler les petits interstices. Mais si une pierre présente une saillie longue et étroite, ou un trou au milieu, elle ne peut pas être utilisée. Comment Dieu gère-t-il les trous et les longues saillies dans nos vies ?
R : Les péchés dont nous ne voulons pas nous débarrasser dans nos vies peuvent s’apparenter à de longues pointes mal ajustées qui dépassent. Si nous ne voulons pas les retirer, Dieu peut s’en charger, et parfois, la discipline peut être douloureuse. De même, si nous avons un défaut de caractère fondamental et non chrétien, cela s’apparente à un grand trou au centre de la pierre, qui empêchera celle-ci de remplir sa fonction : empêcher la pluie de pénétrer ou de garder l’air frais à l’intérieur. Le Saint-Esprit doit nous remodeler, boucher les trous et limer nos pointes.
Q : Dans 1 Pierre 2, 6-8, en quoi Jésus est-il à la fois la pierre angulaire et la pierre de faîte ?
R : La pierre angulaire est le seul point de référence pour toutes les autres parties de l’édifice. La pierre angulaire, c’est Jésus-Christ et personne d’autre. En même temps, Jésus est également la pierre de faîte, c’est-à-dire la pierre qui surmonte une arche. Si la pierre de faîte est retirée, l’arche peut s’effondrer.
Q : Dans 1 Pierre 2, 8, pourquoi un Dieu d’amour a-t-il désigné certains pour qu’ils trébuchent ?
R : Les Écritures ne disent à aucun moment que Dieu a contraint qui que ce soit à pécher. En effet, Jacques1:13 , affirme que Dieu ne tente personne. Cependant, pour ceux dont Dieu sait qu’ils choisiront de Le rejeter complètement, Il les a destinés à trébucher de multiples façons.
Q : Dans 1 Pierre 2:9, quelle est la différence entre une nation sainte et un sacerdoce royal ?
R : Alors qu’un prophète représentait Dieu auprès du peuple, un prêtre représentait le peuple devant Dieu. Un roi dirigeait le peuple. Bien que les chrétiens soient tous des prêtres, nous n’avons pas besoin d’un autre pour nous représenter devant Dieu, car notre Médiateur est à la fois Dieu et homme : Jésus-Christ. Ozias a tenté de cumuler les fonctions de roi et de grand prêtre, mais Dieu l’a puni en le frappant de lèpre pour le reste de sa vie pour avoir brûlé de l’encens sur l’autel de l’encens, alors qu’il n’y était pas autorisé. Les Israélites formaient une nation sainte ; aujourd’hui, les chrétiens, issus de tous les groupes ethniques et de tous les pays, constituent une nation sainte.
Q : Dans 1 Pierre 2:10, quel passage de l’Ancien Testament mentionne le fait de ne pas être un peuple de Dieu et de l’être désormais ?
R : Pierre fait probablement allusion à Osée 1, 9-10, où Osée a appelé son fils Lo-Ammi, ce qui signifie « ce n’est pas mon peuple » au verset 9. Mais au verset 10, Osée dit que ceux qui étaient appelés « ce n’est pas mon peuple » seront désormais appelés « fils du Dieu vivant ».
Q : Dans 1 Pierre 2, 10, Dieu ne fait-Il pas preuve de miséricorde envers tous, puisque, dans le Psaume 145, 8 et 18, Il est miséricordieux envers tout ce qu’Il a créé ?
R : Dieu accorde une miséricorde commune à toutes ses créatures. Il leur donne la vie, l’air et la subsistance. Cependant, Dieu a le droit d’accorder une miséricorde particulière à qui Il le souhaite. Dieu a accordé une miséricorde particulière aux Israélites, même après qu’ils Lui eurent désobéi d’innombrables fois. Dieu a accordé une miséricorde particulière à Saul de Tarse et à de nombreuses personnes aujourd’hui. Cependant, ne considérez pas la miséricorde de Dieu comme acquise. Dieu est juste envers tous, mais Il a manifesté une miséricorde particulière à Jacob et à ses descendants, qu’Il n’a pas accordée à Ésaü et à ses descendants, comme le montre Romains 9, 11-15.
Q : Dans 1 Pierre 2, 11, en quoi sommes-nous des étrangers et des résidents temporaires dans ce monde ? En quoi ne le sommes-nous pas ? Voir Jean 17, 9, 11, 13-19 ; Philippiens 3, 18-20 et Colossiens 3, 1-4 ; 2 Corinthiens 5, 16 ; et Romains 12, 2.
R : Ce n’est pas ici notre patrie, et nous n’en sommes pas citoyens. Nous aspirons à rejoindre notre patrie, dans les cieux. Notre place n’est pas ici pour toujours ; nous ne faisons que passer.
Missionnaire en Afrique pendant 40 ans, Henry C. Morrison tomba malade et dut rentrer en Amérique par bateau. Lorsque le paquebot accosta, un grand défilé fut organisé. L’ancien président Théodore Roosevelt se trouvait également à bord du navire, et le grand orchestre jouait en son honneur après son safari. Le missionnaire se disait, d’un air morose, que Roosevelt avait droit à cette grande célébration alors qu’il n’avait fait que chasser des éléphants, et que, lui qui avait sauvé des âmes, pourquoi n’y avait-il aucune célébration pour l’accueillir ? Dieu lui a parlé en disant : « Mais vous n’êtes pas encore chez vous. » Notre patrie n’est pas ici, alors ne vous installez pas trop confortablement. Notre patrie et notre citoyenneté sont dans les cieux. Nous ne devons « pas être de ce monde ». D’un autre côté, nous devons actuellement être « dans le monde » et interagir avec toutes sortes de personnes ici, plutôt que d’adopter une attitude isolationniste. Nous sommes en territoire ennemi, car c’est Satan qui contrôle ce monde, bien que Dieu puisse passer outre son autorité.
Q : Dans 1 Pierre 2:12, quelles sont les cinq fautes dont les païens accusaient les chrétiens à l’époque ? Quelles sont au moins cinq fautes dont les non-chrétiens accusent les chrétiens aujourd’hui ?
R : En voici cinq.
1. Cela peut paraître étrange aujourd’hui, mais les païens romains accusaient les chrétiens d’être des « athées ». On les qualifiait d’athées parce qu’ils ne croyaient pas aux dieux romains.
2. Les chrétiens parlaient de la Cène, et les païens les accusaient de cannibalisme.
3. Les chrétiens affirmaient qu’ils s’aimaient les uns les autres, et les païens les accusaient de débauche et d’inceste.
4. Lorsque des catastrophes naturelles et des guerres se produisaient, on en attribuait la responsabilité aux chrétiens, car on disait que leur manque de respect envers les dieux gréco-romains provoquait la colère de ces derniers. Bien sûr, comme l’a souligné un des premiers chrétiens, des catastrophes et des guerres se produisaient déjà avant la venue du Christ sur terre.
5. Les chrétiens refusaient d’adorer l’empereur romain ou de lui offrir des sacrifices ; ils étaient donc considérés comme antipatriotiques et déloyaux envers l’Empire.
Q : Dans 1 Pierre 2, 13 et 17, comment les chrétiens de l’époque pouvaient-ils se soumettre à un empereur malfaisant tel que Néron ? Pensez-vous qu’il était plus difficile de se soumettre et d’honorer les dirigeants à cette époque ou aujourd’hui ?
R : Les premiers chrétiens de langue grecque utilisaient un jeu de mots pour distinguer les « lois légitimes », qui n’étaient pas en contradiction avec les commandements de Dieu, des « lois illégitimes », qui l’étaient. Les plus scrupuleux obéissaient aux lois légitimes, mais désobéissaient discrètement aux lois illégitimes, comme le fait d’offrir des sacrifices à l’empereur.
Q : Dans 1 Pierre 2, 13 et 17, si un pays démocratique a un dirigeant et des députés ou des membres du Congrès qui se montrent hostiles aux valeurs chrétiennes, comment devons-nous continuer à les respecter ? Comment devons-nous nous opposer à eux ?
R : Nous devons respecter la fonction qu’ils occupent, sans les rabaisser ni les insulter. Mais nous pouvons également œuvrer pour protéger ceux qu’ils persécutent, et nous mobiliser en donnant de notre temps et de notre argent pour les empêcher d’être réélus.
Q : Dans 1 Pierre 2:17, devons-nous vraiment honorer toutes les autorités, même les chefs de fausses religions, les gangs criminels et les gouvernements répressifs ?
R : 1 Pierre2:17 , nous invite à témoigner un respect approprié à chacun, et nous devons appliquer ce commandement d’au moins quatre manières.
1. Honorez tout particulièrement les dirigeants au pouvoir. Non pas parce que la personne est nécessairement digne de cet honneur (ce n’est parfois pas le cas), mais parce que nous devons honorer sa fonction gouvernementale. Par exemple, dans une société démocratique, si nous n’avons pas une haute opinion du Premier ministre ou du président, nous pouvons nous mobiliser activement contre sa réélection et encourager les autres à ne pas voter pour lui. Néanmoins, nous devons prendre conscience que cette personne est actuellement notre chef de gouvernement. Nous ne devons pas tenir de propos qui dénigrent l’autorité de sa fonction.
2. Tirez le respect qui leur est dû à tous. Dieu a créé chacun d’entre nous, chacun porte l’image de Dieu (bien qu’à l’état déchu), et le Christ est mort en rançon pour tous (1 Timothée 2:6). Même une personne aussi méchante que Saul de Tarse peut venir au Christ.
3. Le respect que nous devons à tous doit être indépendant de la richesse (Jacques 2:1-7), de la race ou du sexe (Galates3:28 -29), ou de la jeunesse (1 Timothée4:12 ), sauf que nous devons accorder un respect particulier aux personnes âgées (Lévitique19:32 ).
4. Nous devons également honorer nos frères et sœurs en Christ, qui font partie de notre famille éternelle.
Pour des exemples concrets de la manière d’honorer les autres, consultez 1 Timothée 5:1-8.
Q : Dans 1 Pierre 2:18, pourquoi un esclave doit-il se soumettre à son maître, en particulier à un maître sévère ? Quelle récompense lui est promise ?
R : Les esclaves de la société romaine, tout comme ceux d’autres époques et ceux d’Afrique de l’Est aujourd’hui, n’ont guère de recours face à un maître sévère. Se soumettre à eux était probablement la ligne de conduite la plus prudente dans de nombreux cas. Supporter des souffrances injustes était pour eux un moyen de rendre témoignage et de glorifier Dieu. Enfin, d’un point de vue pratique, la majorité des habitants de l’Empire romain étaient des esclaves, et les affranchis n’avaient pas beaucoup d’endroits où aller.
Q : Dans 1 Pierre 2, 21-25, citez au moins deux liens entre les souffrances du Christ et les vôtres.
R : Les souffrances de Jésus sont un exemple pour nous. Tout comme le Christ a souffert injustement, nous devrions nous aussi être prêts à souffrir injustement. Bien que la mort du Christ sur la croix pour nos péchés ait été un événement unique, nos souffrances peuvent servir à apporter l’Évangile aux autres, en témoignant de la vérité de l’Évangile dans nos propres vies.
Q : Dans 1 Pierre 3, 1, comment une épouse peut-elle gagner son mari à Christ sans dire un mot ?
R : Pierre ne dit pas que les épouses ne doivent pas prononcer un mot ; il affirme plutôt que le témoignage de leur vie doit être tel que leurs maris puissent être gagnés au Christ sans même entendre l’Évangile de leur bouche.
Q : Dans 1 Pierre 3, 1-7, pourquoi est-il faux de dire que ce passage enseigne que nous ne devrions prêcher qu’en silence ?
R : Un jour, alors que j’occupais un emploi d’été dans une entreprise technologique, il y avait une grande cantine où les gens prenaient leurs repas. Je discutais avec un homme, et nous avons évoqué mon souhait de devenir missionnaire ; l’homme m’a alors dit : « Je m’en doutais, je pensais que vous étiez mormon ! » Bien que je lui aie rapidement expliqué que j’étais chrétien et non mormon, si vous parlez de choses spirituelles sans montrer que vous êtes chrétien, alors de qui exactement témoignez-vous ?
J’ai entendu parler d’un homme d’âge mûr qui était devenu chrétien et qui l’avait annoncé à ses collègues de bureau. Un chrétien travaillant là-bas l’a félicité, et le nouveau chrétien l’a regardé d’un air un peu perplexe. Il lui a dit : « Savez-vous que c’est à cause de vous que j’ai repoussé ma conversion pendant de nombreuses années ? » Le chrétien plus âgé a été stupéfait et lui a demandé pourquoi. Le jeune chrétien a expliqué qu’avant de se tourner vers le Christ, il savait que sa vie était un véritable désastre. Mais lorsqu’il observait ce chrétien plus âgé, qui semblait rayonnant de paix et de satisfaction et dont la vie était bien en ordre, il ignorait que celui-ci était chrétien, et il se disait que si ce dernier pouvait mener une vie aussi équilibrée sans être chrétien, alors lui non plus n’avait pas besoin de l’être.
Un mari saurait certainement que sa femme est chrétienne (et vice versa). Mais le mari, tout comme d’autres personnes, peut être si éloigné du Christ qu’il refuse d’entendre quoi que ce soit à son sujet. Cependant, s’ils savent que vous êtes chrétien, votre vie peut alors être un témoignage pour eux, même s’ils n’écoutent pas vos paroles. Il vaut mieux accompagner cela de paroles, mais même sans elles, votre vie peut être un témoignage.
Q : Dans 1 Pierre 3, 1-7, comment les maris non croyants, ou d’autres personnes d’ailleurs, sont-ils conquis sans paroles ?
R : Si une personne sait que vous êtes chrétien, mais n’accepte pas vos paroles, elle peut néanmoins voir votre lumière briller à travers votre vie. La situation était assez sombre à l’époque romaine. Lorsque les maris s’absentaient, il était courant qu’ils se livrent à des actes immoraux. En effet, même lorsqu’ils étaient chez eux, si une esclave refusait les avances de son maître, elle était punie en se faisant couper le nez. Mais lorsque les maris étaient absents, les épouses pouvaient commettre l’adultère avec des esclaves masculins. La situation de Joseph et de la femme de Potiphar n’avait rien d’inhabituel à l’époque romaine. L’Empire romain comptait une population estimée à 70 millions d’habitants, dont 40 à 50 millions d’esclaves.
Q : Dans 1 Pierre 3:3, les femmes doivent-elles se coiffer, porter de l’or ou des vêtements raffinés ?
R : Ce n’est pas de là que devrait provenir votre beauté, car, en effet, une beauté véritable et durable ne peut provenir de cela. Si vous pensez que vous « devez » agir ainsi pour être jolie, ou si vous souhaitez paraître très jolie par rapport aux autres femmes, vous devriez y réfléchir à deux fois. Votre beauté devrait provenir de votre caractère, et non de chez Sears ou Macy’s.
Pour autant, les beaux vêtements et les bijoux ne sont pas une mauvaise chose en soi. Dans Ézéchiel 16, 10-13, le Seigneur a, de manière allégorique, revêtu Jérusalem de beaux vêtements et de bijoux.
Q : Dans 1 Pierre 3, 3-4, quelles sont, selon vous, les limites à respecter en matière d’apparence pour les femmes dans notre culture ? Et qu’en est-il des hommes ?
R : À l’époque, les femmes portaient des boucles d’oreilles et des bracelets en or coûteux pour afficher leur statut social. 1 Pierre 3, 3-4 s’applique aujourd’hui, tant aux hommes qu’aux femmes, d’au moins trois manières.
Ostentation : les hommes peuvent acheter des montres coûtant 2 000 dollars (ou 1 500 dollars pour un modèle moins cher) dans le seul but de montrer à des clients potentiels à quel point ils sont riches. J’ai entendu parler d’un consultant en ingénierie qui avait acheté dans un autre pays plusieurs fausses montres Rolex, ne coûtant que quelques dollars chacune. Lors d’une croisière avec un client, il a tapoté son poignet, s’est plaint que ces Rolex ne donnaient pas l’heure correctement, puis l’a retirée et l’a jetée par-dessus bord dans l’océan. Bien sûr, le client ne savait pas qu’il s’agissait d’une contrefaçon. Parfois, les personnes fortunées dépensent beaucoup d’argent en bijoux, vêtements, voitures et maisons pour afficher leur statut social. D’un autre côté, le serviteur d’Isaac a offert à Rebecca, la future épouse d’Isaac, deux bracelets en or et un anneau de nez. Puisqu’il était acceptable, dans cette culture, que le peuple de Dieu porte un anneau de nez en or, il est tout à fait acceptable aujourd’hui de porter une boucle d’oreille en or. Mais l’essentiel n’est pas de dépenser des sommes considérables en bijoux.
Être sexy : les femmes achètent souvent des vêtements provocants et impudiques pour se rendre plus attirantes. Bien sûr, elles ne se demandent probablement pas si un homme qui est attiré par elles uniquement à cause de leurs vêtements sera fidèle. De même, j’ai entendu parler d’un garçon qui possédait une voiture de luxe au lycée, et dont la petite amie adorait faire des balades dans sa belle voiture. Mais lorsqu’il a eu un accident avec sa voiture, sa petite amie a rompu avec lui. Certains hommes font de la musculation, non seulement pour leur santé ou pour réussir dans le sport, mais aussi pour paraître plus attirants aux yeux des femmes. Prendre le temps de rester en bonne santé est une bonne chose, mais se muscler excessivement, sans entretenir cette masse musculaire, finit par se transformer en graisse par la suite. D’autres prennent des stéroïdes, qui sont très efficaces pour développer la masse musculaire, mais peuvent entraîner des problèmes de santé, notamment des crises cardiaques.
Manque de confiance en son apparence : les gens sont souvent obsédés par leur apparence. Il y a quelques années, mon patron (et ami) indien tamoul m’a emmené déjeuner, et parmi d’autres sujets de conversation, il m’a expliqué que les Indiens utilisaient des crèmes avant leur mariage pour éclaircir leur teint. Il voulait me demander pourquoi les Américains blancs se rendaient dans des salons de bronzage pour foncer leur teint. Je ne savais pas trop comment lui répondre. Les rayons UV font vieillir la peau et peuvent provoquer un cancer de la peau, et cet effet est plus marqué chez les personnes à la peau claire. En effet, si une personne à la peau claire subit un grave coup de soleil plus de deux fois au même endroit, elle court un risque accru de développer un cancer de la peau à cet endroit. Je suppose que la réponse réside dans le fait que les gens ne sont naturellement pas satisfaits de ce qu’ils ont, mais ont tendance à penser que ce que possèdent les autres est meilleur. On m’a rapporté qu’une mode consiste, chez les hommes, à se plaindre que leur mâchoire n’est pas assez proéminente ou « carrée » et à vouloir subir une chirurgie de la mâchoire pour tenter d’y remédier. Les personnes de petite taille aimeraient être plus grandes, tandis que les personnes de grande taille, en particulier certaines jeunes filles, aimeraient être plus petites. La vision chrétienne appropriée consiste non pas à tomber dans l’extrême opposé, c’est-à-dire à se préoccuper tellement de son apparence que l’on souhaite devenir aussi laid que possible, mais plutôt à ne pas se préoccuper excessivement de soi-même. Si vous avez des dents manquantes et que vous souhaitez les faire remplacer, ou si vous avez eu un accident et que vous souhaitez subir une chirurgie reconstructive, cela n’a rien de répréhensible, mais il ne faut pas pour autant tomber dans les excès.
Q : 1 Pierre 3, 6 dit aux épouses de ne pas céder à la crainte. Il est dit en 1 Pierre 3, 14b que nous ne devons pas craindre ce que les autres craignent. Compte tenu de l’époque et du contexte de la lettre, de quel type de crainte pensez-vous que Pierre parlait principalement ?
R : La crainte immédiate était la persécution sous Néron et les empereurs qui lui ont succédé. Néron ne se contentait pas de tuer les chrétiens : il les faisait dévorer par des bêtes sauvages lors de spectacles publics, les brûlait vifs et leur infligeait d’autres tortures. Il fallait non seulement faire preuve de courage soi-même, mais aussi savoir que ses proches seraient eux aussi torturés.
Q : Dans 1 Pierre 3, 6 et Genèse 18, 12, une épouse doit-elle appeler son mari « seigneur » ?
R : Pierre cite les paroles de Sara à titre d’éloge, et non comme un ordre. Cependant, il utilise les paroles de Sara pour illustrer le commandement de 1 Pierre 3:5, selon lequel les épouses doivent se soumettre à leur mari en tant que chef de famille. Lisez Éphésiens 5:22-23 pour en savoir plus à ce sujet.
Q : Dans 1 Pierre 3, 7, les femmes sont-elles vraiment des vases plus fragiles ?
R : Les épouses sont généralement (mais pas toujours) physiquement plus faibles que leurs maris. (Certains pourraient dire qu’un verre en porcelaine fine est plus fragile qu’une tasse en étain.) Cependant, les Écritures affirment que les hommes et les femmes ont tous la même valeur aux yeux de Dieu, comme l’indique Galates 3, 28-29. Il est intéressant de noter que Galates 3, 28-29 est apparemment le plus ancien texte connu affirmant l’égalité entre les hommes et les femmes. Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 712-714, pour une réponse différente.
Q : Dans 1 Pierre 3, 7, en quoi le fait de manquer de considération envers nos épouses peut-il faire obstacle à nos prières ?
R : Il pourrait s’agir à la fois d’une observation générale et d’une promesse spécifique (au sens négatif).
Remarque générale : Jésus a dit dans Matthieu 5, 23-24 que si vous apportez une offrande et que vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, vous ne devez pas présenter votre offrande. Laissez-la devant l’autel, réconciliez-vous d’abord avec votre frère, puis allez présenter votre offrande. Cela s’appliquerait certainement aussi si votre sœur avait quelque chose contre vous.
Promesse spécifique : Dieu a déclaré qu’il n’écouterait pas nos prières si nous nourrissons le péché dans notre cœur (Psaume 66, 18-19), si nous faisons la sourde oreille aux pauvres (Proverbes 21, 13) ou si nous sommes méchants (Proverbes 15, 29 ; Ésaïe 59, 1-3). Dieu ne nous écoute pas si nous choisissons de ne pas l’écouter (Zacharie 7, 11-13 et sous-entendu dans Proverbes 28, 9). De même, si nous agissons mal envers nos épouses et choisissons de ne pas les écouter, Dieu pourrait ne pas nous écouter tant que nous ne nous serons pas repentis de nos péchés.
Q : Dans 1 Pierre 3:8, devons-nous toujours être courtois ? Jésus, Jean-Baptiste, Paul et Pierre n’étaient pas toujours aussi polis que possible.
R : Ce verset nous invite à être courtois, et non à l’être en toutes circonstances. Jésus, Jean-Baptiste et Paul se montraient souvent courtois. Pourtant, Jésus et Jean-Baptiste ont qualifié les pharisiens de « race de vipères » dans Matthieu23:33 ; Matthieu 3:7. Paul ne s’est pas montré particulièrement courtois envers Élymas dans les Actes13:11 . Pierre lui-même n’a pas fait preuve d’une grande politesse envers Simon le Magicien dans les Actes 8:20,22. Plutôt que de considérer 1 Pierre 3:8 isolément, nous devons comprendre chaque verset à la lumière du reste de la Bible et faire preuve de courtoisie en général, tout en réprimandant et en nous montrant fermes lorsque cela s’avère nécessaire.
Q : Dans 1 Pierre 3:8, que signifie « vivre en harmonie les uns avec les autres » ?
R : Il y a trois aspects.
Aspect négatif : identifiez ce que vous faites qui agace les autres et cessez de le faire. Quant à ce qui vous agace chez quelqu’un d’autre, apprenez à vous en accommoder ou signalez-le-lui gentiment afin qu’il puisse y mettre un terme. Cela signifie s’entendre avec les autres sans friction.
Aspect positif : Mais l’harmonie ne s’arrête pas là. Les autres apprécient-ils votre compagnie ? Appréciez-vous celle des autres ? Chacun a son propre « langage de l’amour » pour exprimer qu’il se sent aimé, valorisé et accepté. Pour certains, ce seront de petits cadeaux ; pour d’autres, un câlin ; pour d’autres encore, passer du temps avec eux à pratiquer une activité. Si j’appelais votre conjoint au téléphone, vous dirait-il qu’il apprécie vraiment votre compagnie ou non ? Vos enfants aiment-ils être avec vous, et vous avec eux ? Votre famille dans le Seigneur (les autres chrétiens) apprécie-t-elle votre compagnie ? Si ce n’est pas le cas, que pouvez-vous faire pour améliorer la situation ?
Fondement : Il y aura davantage d’harmonie, tant en éliminant les aspects négatifs qu’en renforçant les aspects positifs, si vous et vos proches lisez et suivez la Parole de Dieu. Si vos volontés sont alignées sur celle de Dieu, elles sont alors alignées les unes sur les autres.
Q : Dans 1 Pierre 3, 9-11, en quoi est-il courant dans le monde de rendre le mal pour le mal et l’insulte pour l’insulte ? Pourquoi ne devrions-nous pas le faire ?
R : Le monde raisonne en termes de « loi », de vengeance, de punition infligée à ceux qui vous font du tort. Les chrétiens doivent bénir ceux qui les persécutent et les insultent, comme Jésus le commande dans Luc 6, 27-36.
Q : 1 Pierre3:13 , signifie-t-il que les personnes qui « pratiquent le bien » ne subiront jamais de préjudice ?
R : Bien que les croyants ne subissent jamais de préjudice significatif dans une perspective éternelle, ce n’est probablement pas ce à quoi ce verset fait référence ici.
Ceux qui font le bien ne subiront jamais à juste titre de préjudice pour avoir fait le bien, et le peuple de Dieu ne devrait jamais punir autrui pour avoir fait le bien. Cependant, le verset suivant, 1 Pierre3:14 , reconnaît que les gens souffrent souvent injustement dans cette vie, pour avoir fait le bien.
Q : Dans 1 Pierre 3:15, pourquoi les chrétiens devraient-ils rendre compte de leur foi ? Ou bien Jean3:16 et Actes16:31 impliquent-ils que nous devons simplement croire ?
R : Comme le montre 1 Pierre3:15 , nous disposons à la fois de la raison et de l’espérance. Un adage célèbre dit que la vraie foi « va au-delà de la raison, mais ne va pas à son encontre ». Nous ne pouvons rien prouver avec une certitude absolue, pas même si le soleil se lèvera demain. Nous devons expliquer aux autres les raisons pour lesquelles le christianisme est rationnel et chercher à les persuader de devenir chrétiens, comme le dit 2 Corinthiens 5:11.
Pourtant, nous devons prendre conscience que nous ne pouvons convertir personne au Christ par nous-mêmes. C’est le Saint-Esprit qui convertit les gens, et sans l’œuvre du Saint-Esprit, il n’y aurait aucun espoir que quiconque vienne au Christ. Voir *When Critics Ask*, p. 531-532, et *When Cultists Ask*, p. 293, pour des réponses plus détaillées.
Q : Dans 1 Pierre 3, 15, comment devons-nous toujours avoir une réponse, mais avec douceur et respect ?
R : Nous devons avoir une réponse à toute question ou objection sincère formulée par un non-croyant. Mais il est tout à fait acceptable de répondre : « Je ne sais pas, mais je reviendrai vers vous. » Il suffit ensuite de trouver la réponse et de leur faire part de celle-ci. Il est fort probable que la question posée figure parmi les plus de 8 200 questions auxquelles il a été répondu sur. Voici trois autres points à prendre en compte dans votre réponse.
Ce qu’il ne faut pas faire : un site web non chrétien, en parlant du New Age, a déclaré : « Les adeptes du [New Age] utilisent des cristaux pour entrer en contact avec des intelligences supérieures. Les personnes qui dépensent autant d’argent pour des pierres ont manifestement besoin d’entrer en contact avec des intelligences supérieures. » Le problème, si un chrétien venait à tenir de tels propos, n’est pas tant qu’il critique le mouvement New Age, mais qu’il rabaisse les personnes qui sont trompées par ce mouvement.
Comment s’y prendre : au fond de nous, notre attitude doit être celle d’un amour désintéressé envers l’autre. Nous devons souhaiter qu’il vienne à Christ et vive dans la joie avec Dieu, et avec nous, pour l’éternité. Plutôt que de veiller minutieusement à nos paroles pour éviter de laisser transparaître une mauvaise attitude, il vaut mieux ne pas avoir de mauvaise attitude envers les autres dès le départ, et simplement dire ce que nous avons sur le cœur.
Concrètement, vous pourriez répondre à une question d’une manière qui leur manque de respect, au point qu’ils ne souhaitent plus jamais entendre parler du christianisme. Votre argument principal pour répondre à leur objection sincère ne doit pas être « ils sont à blâmer parce qu’ils ont tort », mais « ceci est incorrect pour telles raisons, et la vérité est telle ou telle pour ces raisons ».
Quand ne pas le faire : comment savoir si leur objection est sincère ou non ? Une façon de le savoir est de leur demander : « Si l’on répondait à votre question, cela vous rapprocherait-il de l’acceptation de Jésus comme votre Seigneur et Sauveur personnel ? » Si leur réponse est « oui », alors trouvez la réponse. Mais si leur réponse est « non », alors il ne s’agit pas d’une objection sincère, et vous devriez leur demander : « Qu’est-ce qui vous rapprocherait alors de l’acceptation de Jésus comme votre Seigneur et Sauveur ? », et consacrer votre temps à cela à la place.
Respectez les gens, mais n’encouragez pas le respect des fausses religions : 1 Corinthiens 10, 20 dit que les sacrifices des païens sont offerts aux démons. Élie s’est certainement montré tout sauf respectueux envers Baal dans 1 Rois 18, 27. Jésus n’a pas respecté la doctrine des sadducéens dans Matthieu 22, 29-32. L’attitude de Jésus envers les pharisiens et leur enseignement n’était guère plus bienveillante dans Matthieu 23, 13-33, où il les qualifiait de « sépulcres blanchis » et de « race de vipères ». En revanche, Jésus s’est montré bienveillant envers Nicodème, un pharisien, dans Jean 3, 3-10.
Q : Dans 1 Pierre 3:16-17, en quoi nos souffrances pour avoir fait le bien ont-elles un rapport avec les souffrances du Christ ?
R : D’une part, nos vies et nos souffrances ne peuvent en rien ajouter ni retrancher quoi que ce soit aux souffrances que le Christ a endurées pour nous lorsqu’Il est mort sur la croix pour nos péchés. Mais d’autre part, nos souffrances peuvent ouvrir la voie à la diffusion du message de l’Évangile, démontrer aux non-croyants la réalité de la paix et de la force du Christ dans nos vies, et glorifier Dieu alors que nous marchons sur les traces du Christ. Toutes nos souffrances sont insignifiantes et de courte durée comparées à la grande joie que nous connaîtrons éternellement au ciel.
Q : Dans 1 Pierre 3:18b, puisque Jésus a été ressuscité en Esprit, cela signifie-t-il qu’il n’a pas été ressuscité physiquement également ? (Les Témoins de Jéhovah et l’Église de l’Unification du révérend Moon nient la résurrection physique de Jésus)
R : Non. Ce verset dit que Jésus a été ramené à la vie par le Saint-Esprit. Ni ce verset, ni aucun autre, n’utilise le mot « simplement » pour dire que Jésus a été simplement ressuscité en esprit. Le corps sans vie de Jésus a été ramené à la vie, conformément aux Actes 2:30-32 ; 13:35-37 ; 10:39-41 ; Actes 1:3 ; 1 Corinthiens 15:1-7.
Parfois, les gens obtiennent des réponses différentes selon les questions qu’ils posent. Si la question est « puis-je donner à ce verset le sens que je souhaite lui donner ? », ils peuvent obtenir une réponse. Mais si vous demandez « que voulait vraiment dire Pierre ? », vous obtiendrez alors une réponse différente. Certains tenteraient de soutenir que, puisque le Christ a été ramené à la vie par l’Esprit, Jésus n’était pas également vivant dans son corps. Or, le Christ a été ressuscité par l’Esprit, tant dans son corps que dans son Esprit. Pierre a évoqué la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts dans 1 Pierre 1, 3. Alors que les Juifs croyaient en une vie après la mort, les sadducéens niaient la résurrection physique d’entre les morts, tandis que les pharisiens l’affirmaient. Lorsque Pierre utilisait le terme « résurrection », ses lecteurs juifs savaient exactement ce qu’il entendait par là. Il n’existe aucune preuve qu’une quelconque personne de l’Antiquité ait déclaré : « Non, les sadducéens ont tort de nier la résurrection, mais il ne s’agit que d’une résurrection spirituelle. » 1 Pierre 1, 21 parle de « Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et l’a glorifié, et c’est ainsi que votre foi et votre espérance reposent en Dieu ».
Q : Dans 1 Pierre 3, 18b-20, brièvement, comment pensez-vous que le Christ ait prêché aux esprits en prison ?
R : Les chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point. Cela concerne notamment les personnes qui vivaient à l’époque de Noé et qui sont mortes lors du déluge. Certains pensent qu’après sa mort et avant sa résurrection, le Christ a proclamé son message (sans possibilité de repentance) à ceux qui étaient morts. Un deuxième point de vue, qui remonte à l’Église primitive avec Irénée de Lyon, Clément d’Alexandrie et Hippolyte, tous antérieurs à 235 apr. J.-C., est que le Christ a prêché à ceux qui n’avaient jamais eu l’occasion d’entendre l’Évangile, non pas pour donner à quiconque une seconde chance, mais pour offrir aux gens une « première chance ».
Q : Dans 1 Pierre 3, 19-20, où exactement Jésus est-il allé lorsqu’il est mort ?
R : Tout d’abord, la réponse courte, puis la réponse longue.
Réponse courte : Jésus s’est rendu au Paradis avec les croyants défunts. Il n’est ni prouvé ni réfuté que Jésus ait pu se trouver également en compagnie de non-croyants et de démons défunts.
Réponse détaillée : Si nous étions dans l’ignorance, sans aucun passage biblique pour nous éclairer sur ce sujet, voici quelles seraient toutes les possibilités :
a) L’inexistence,
b) Le Ciel avec le Père, l’Esprit et tous les anges
c) le lieu où se trouvent les saints défunts,
d) le lieu où se trouvent les non-croyants défunts,
e) le lieu des démons,
f) le lieu où se trouvent tous les défunts,
g) les saints défunts se trouvaient déjà au Ciel,
h) le lieu où se trouvent ensemble les démons et les non-croyants décédés,
i) le lieu où se trouvent tous les défunts et les démons. (Un même lieu peut comporter différents compartiments)
Voici les versets qui permettront de réduire le champ des possibilités
Luc 23:43 : S’adressant au voleur sur la croix, Jésus a dit : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au Paradis. » Ce « aujourd’hui » se situe avant la résurrection. Cela élimine toutes les possibilités sauf b), c), f), g) et i). (Notez que Jésus n’a pas dit « Ciel », mais « Paradis »)
Actes 2:27, citant le Psaume16:10 , indique que Jésus s’est rendu dans un lieu appelé Hadès (en grec) et Shéol (en hébreu). Ce mot est traduit par « tombe » dans les traductions modernes, et par « Enfer » dans la version King James ; la BSB conserve « Hadès ». Cependant, les croyants défunts se trouvaient dans le Shéol, tout comme les non-croyants. Ainsi, Jésus ne s’est pas rendu directement du calvaire au Ciel. Parmi les cinq possibilités restantes, cela élimine toutes les options sauf c), f) et i). Jésus se trouvait soit avec les saints défunts, soit avec l’ensemble des défunts, soit éventuellement avec des démons.
Beaucoup affirment que 1 Pierre 3, 19-20 et 1 Pierre 4, 6 sont également pertinents. Voir également la question suivante et la discussion sur 1 Pierre 4, 6.
Q : Dans 1 Pierre 3, 19-20, à qui le Christ a-t-il prêché après sa mort ?
R : Reportez-vous d’abord à la question précédente. Les véritables chrétiens ne s’accordent pas sur la réponse à cette question.
1) Certains affirment que le Christ a prêché aux personnes décédées avant sa crucifixion.
1a) Certains affirment que le Christ a prêché à ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de se prononcer sur l’Évangile, afin qu’ils puissent faire le même choix que celui qu’ils auraient fait s’ils avaient été en vie.
Clément d’Alexandrie, dans ses *Stromates* (193-202 apr. J.-C.), livre 6, chapitre 6, p. 490-492, était l’un des défenseurs de ce point de vue. Clément affirmait que ceux qui étaient justes selon la Loi de Dieu n’avaient manqué que de la foi. Quant à ceux qui ne connaissaient pas la Loi, mais qui étaient justes selon leur philosophie, ils avaient besoin à la fois de la foi et de la repentance de l’idolâtrie. « Dès que la vérité leur fut révélée, ils se repentirent également de leur conduite antérieure [idolâtre]. » Pères anténicéens, tome 2, p. 490.
Irénée (182-188 apr. J.-C.) a écrit : « C’est également pour cette raison que le Seigneur est descendu dans les régions situées sous la terre, y prêchant également son avènement et [proclamant] la rémission des péchés accordée à ceux qui croient en Lui. Or, tous ceux qui avaient placé leur espérance en Lui ont cru en Lui, c’est-à-dire ceux qui proclamaient Son avènement et se soumettaient à Ses dispositions : les hommes justes, les prophètes et les patriarches, à qui Il a pardonné leurs péchés de la même manière qu’Il l’a fait pour nous,… Car « tous les hommes sont privés de la gloire de Dieu » et ne sont pas justifiés par eux-mêmes, mais par l’avènement du Seigneur », Irénée, Contre les hérésies, livre 4, chap. 27.1, ANF vol. 1, p. 499
Il a également écrit : « Et c’est pour cette raison que toutes choses ont été [de commun accord] placées sous la domination de Celui qu’on appelle le Très-Haut et le Tout-Puissant. En l’invoquant, avant même la venue de notre Seigneur, les hommes étaient sauvés à la fois des esprits les plus malfaisants, de toutes sortes de démons et de toute forme de puissance apostate. » Irénée, Contre les hérésies, livre 2, chap. 6.2, p. 365
Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) : « Celui [Jésus] qui est devenu le prédicateur de l’Évangile aux morts, le rédempteur des âmes et la résurrection des enfouis » ; fragment du Commentaire sur le Psaume 19 ou 20, p. 170. Voir également chap. 7.14, p. 189
Origène (225-254 apr. J.-C.) a également tenu des propos similaires dans son ouvrage *Contre Celse*, livre 2, chapitre 43, p. 448 (225-254 apr. J.-C.).
1b) Certains pensent que le Christ n’a prêché qu’aux croyants de l’Ancien Testament (principalement juifs).
2) D’autres affirment que le Christ a prêché aux anges déchus et/ou aux morts réprouvés, leur faisant connaître l’Évangile sans pour autant les évangéliser. Voir également 1 Pierre 4, 6. De nombreux luthériens adhèrent à ce point de vue.
3) Une troisième opinion est que le Christ a prêché « par l’intermédiaire de Noé » à ceux qui sont « aujourd’hui » morts. Voir *Christian Theology* de Millard Erickson (Baker), p. 773-776, et *NIV: The Making of a Contemporary Translation*, p. 59-60, pour plus d’informations sur cette opinion. 1 Pierre1:11 , indique que « l’Esprit du Christ » s’est exprimé par l’intermédiaire des prophètes de l’Ancien Testament.
Cependant, aucune des interprétations ci-dessus ne signifie que les gens bénéficient d’une seconde chance après la mort.
À titre d’aparté, l’expression « est descendu aux enfers » ne figurait pas dans le Credo des Apôtres original, mais elle a été insérée dans la version d’Aquilée du Credo des Apôtres vers 390 après J.-C.
Q : 1 Pierre3:19 , soutient-il l’idée selon laquelle les non-croyants bénéficient d’une seconde chance après la mort ?
R : Non. Reportez-vous à la question précédente et à 1 Pierre 4:6. Même si ce passage fait probablement référence à des personnes décédées, rien n’indique que les gens bénéficient d’une seconde chance. Les Écritures insistent avec force sur l’urgence pour tous ceux qui ont entendu le message de prendre une décision dans cette vie avant leur mort. Hébreux 3:13-15 insiste sur le fait d’invoquer le Seigneur aujourd’hui, tant qu’il est encore « aujourd’hui ».
Q : Dans 1 Pierre 3:21, en quel sens le baptême d’eau nous sauve-t-il ?
R : L’eau qui entourait l’arche est une métaphore de notre baptême. Ce n’est pas l’eau qui a sauvé Noé, mais Noé et les sept autres personnes ont été sauvés par Dieu à travers l’eau. Le lavage physique par l’eau ne nous sauve pas, mais notre engagement à avoir une bonne conscience envers Dieu par le baptême montre que nous sommes sauvés par la résurrection de Jésus-Christ.
Il est évident que Pierre n’utilisait pas la seconde partie de 1 Pierre 3:21 pour contredire la première partie de ce même verset. C’est Jésus qui vous sauve, et non l’eau. Puisque l’eau ne peut se substituer à Jésus ressuscité pour vous, que voulait donc dire Pierre ? 1 Pierre3:21 -même vous apporte la réponse en deux parties.
A. De notre point de vue, le baptême d’eau n’a aucune valeur en tant que lavage cérémoniel. En revanche, le baptême d’eau revêt une grande valeur en tant que « gage d’une bonne conscience envers Dieu ».
B. Du point de vue de Dieu, le baptême d’eau n’a aucune valeur salvatrice. Il revêt en revanche une grande valeur en tant que signe de votre identification qui « vous sauve par la résurrection de Jésus-Christ » (voir également Colossiens 2:12).
Tout comme Noé a été sauvé « par l’eau », et non « grâce à l’eau », nous sommes nous aussi sauvés « par l’eau ». De plus, voici quatre autres doctrines essentielles concernant le baptême d’eau.
1. Tous les croyants, sans exception, ont pour commandement de se faire baptiser (Actes2:38 ).
2. Le commandement de se faire baptiser n’a jamais été abrogé. (Voir Matthieu 28:19-20).
3. Si un véritable croyant meurt avant d’avoir été baptisé, Dieu peut tout de même l’envoyer auprès de Jésus. Après tout, tous ceux qui ont le Saint-Esprit sont fils de Dieu (Romains 8:14).
4. Dieu peut sauver les gens et leur donner le Saint-Esprit avant même qu’ils ne soient baptisés (Actes10:44 -48).
Le baptême est une sorte de circoncision, et comme le montre Romains 4, 10-11, la foi d’Abraham lui a été comptée comme justice avant qu’il ne soit circoncis, et cette circoncision était un sceau de cette justice.
En résumé, le baptême n’est pas la cause d’une vie nouvelle en Christ. C’est l’engagement du croyant envers Dieu d’une vie nouvelle en Christ.
Q : Dans 1 Pierre 3:22, comment Jésus peut-il être à la droite de Dieu, puisque Jésus est Dieu ?
R : Le Père est Dieu, Jésus est Dieu et l’Esprit est Dieu ; et il n’y a qu’un seul Dieu. Les Trois sont distincts mais inséparables. Or, au ciel, Jésus est à la droite de Dieu le Père. D’autres passages indiquant que Jésus est à la droite de Dieu [le Père] sont : Matthieu 22, 44 ; 26, 64 ; Marc 13, 26 ; 14, 62 ; 16, 19 ; Luc 20, 42 ; 22, 69 ; Actes 2, 34 ; 7, 56 ; Romains 8, 34 ; Éphésiens 1, 20 ; et Hébreux 1, 3 ; 10, 12.
Le mot « Dieu » revêt quatre significations lorsqu’il fait référence à la Trinité. Parfois, « Dieu » désigne :
le Père : 1 Pierre 1:2,3 ; Éphésiens 1:3,17 ; 3:14 ; 5:20 ; 1 Thessaloniciens 1:1 ; 3:11 ; 2 Thessaloniciens 1:1-2 ; 2:16 ; Tite 1:4
Jésus : Jean 1:3 ; Colossiens 1:16-17 ; Hébreux 1:6-9 ; Jean 9:38 ; 2 Corinthiens 11:3 ; Jean 20:28-29 ; Apocalypse 5:8-9 ; Apocalypse 22:20
L’Esprit : Romains 8:9-16 ; Luc1:35 ; 1 Jean4:12 -16 ; 1 Corinthiens3:16 , par opposition à 1 Corinthiens6:19 ; Actes 5:4
La Trinité est sous-entendue dans Matthieu 3:16-17 ; 28:19 ; 2 Corinthiens 13:14 ; 1 Pierre 1:2 ; Éphésiens 2:18 ; 3:14-17 ; 1 Thessaloniciens 1:3-5 ; Apocalypse 4:8 ; 1 Corinthiens 12:4-6 ; Romains 15, 16 ; Hébreux 9, 14 ; Jude 20, 21 ; 2 Thessaloniciens 2, 13-14 ; Jean 15, 26.
Les deux occurrences du mot « Dieu » dans Hébreux 1:8-9 désignent clairement Jésus dans le premier cas et le Père dans le second. Dans 1 Pierre 3:22, le mot « Dieu » désigne ici le Père. Voir également l’analyse d’Éphésiens 1:3, 17 pour plus d’informations.
Q : Dans 1 Pierre 4, 1-2, ceux qui ont souffert pour le Christ sont-ils désormais sans péché ?
R : Ceux qui sont morts pour le Christ sont sans péché, mais ce n’est pas là le point principal de ces versets. Pour ceux qui ont souffert pour le Christ, les tentations du péché semblent souvent plus lointaines et moins attrayantes.
Q : Dans 1 Pierre 4, 1-2, en quoi la souffrance nous fait-elle renoncer au péché ?
R : 1 Pierre 4, 2 indique que lorsqu’une personne a enduré des souffrances pour le Christ, elle ne s’attachait pas aux plaisirs du péché. La souffrance peut aider une personne à se recentrer et lui rappeler la perspective à long terme, celle de l’éternité.
Q : Dans 1 Pierre 4, 3, vous sentiriez-vous à l’aise aux côtés d’un chrétien qui a commis ces actes avant de se repentir et de venir à Christ ? Et qu’en est-il de quelqu’un qui a tué d’autres chrétiens, comme Paul ? Quelle attitude devrions-nous adopter envers des chrétiens de ce genre ?
R : Nous devrions nous sentir à l’aise, car aux yeux de Dieu, nous n’avons pas plus de mérite qu’eux. Lorsqu’un Dieu parfait et saint pardonne véritablement les péchés de quelqu’un, notre pardon ne devrait pas être plus difficile à obtenir que celui de Dieu.
Q : Dans 1 Pierre 4, 3-4, de quelles manières la société pécheresse d’aujourd’hui fait-elle passer le message selon lequel vous n’êtes pas « normal » si vous ne continuez pas à commettre ces péchés ?
R : Parfois, les gens subissent des pressions pour boire de l’alcool et s’enivrer. Ils ne sont pas considérés comme virils, sophistiqués ou « cool » s’ils ne le font pas. Parfois, la pression des pairs pousse à nuire à son corps d’autres manières, par exemple en fumant ou en consommant des drogues. Parfois, une jeune fille a des relations sexuelles avec son petit ami, même si elle n’en a pas envie, par crainte qu’il ne la quitte sinon. Restez purs, tant pour Dieu que pour votre futur mari.
Q : Dans 1 Pierre 4:6, comment l’Évangile a-t-il été prêché aux morts ?
R : Comme évoqué dans 1 Pierre 3:19b-20, les chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point. Un point de vue est reflété dans la traduction NIV, qui utilise le mot « maintenant » (tout comme la BSB), ce qui signifie que le Christ a été prêché à ces personnes alors qu’elles étaient encore en vie. Cela doit faire référence à des personnes, et non à des anges déchus, car ces derniers ne sont pas considérés comme « morts ». Il existe quatre interprétations possibles.
1. Ces personnes sont aujourd’hui mortes, mais elles étaient en vie sur terre lorsque l’Évangile leur a été prêché. Voir *When Cultists Ask*, p. 296, pour plus d’informations sur ce point de vue.
2. Ces personnes ont entendu l’Évangile après leur mort, et elles ont finalement eu l’occasion de prendre la même décision pour le Christ que celle qu’elles auraient prise si elles avaient été en vie.
3. Ces croyants de l’Ancien Testament ont entendu l’Évangile après leur mort, et tous ont été sauvés.
4. Les non-croyants de l’époque de l’Ancien Testament ont été informés de l’Évangile qu’ils auraient de toute façon rejeté. Bien que l’ouvrage *Difficulties in the Bible*, p. 183-189, estime à tort que 1 Pierre 4:6 fait référence aux anges déchus, il souligne à juste titre qu’il existe deux mots pour « prêcher » en grec. L’un signifie « prêcher l’Évangile », le second signifie « proclamer quelque chose », et c’est ce second mot qui est utilisé ici.
Cependant, la dernière partie du verset 6 dit : « jugés selon les hommes en ce qui concerne le corps, mais vivant selon Dieu en ce qui concerne l’esprit ». Cela indique que les interprétations 1 et 4 sont erronées.
L’Église primitive enseignait que l’Évangile était prêché à certains après leur mort.
Le « Pasteur d’Hermas » (vers 115-155 apr. J.-C.), livre 3, similitude 9, chapitre 16, p. 49 (extrait), fait référence à ceux qui sont morts avant le Christ et avant d’avoir été baptisés. Il est dit que les apôtres et les docteurs [sans mention du Christ] l’ont prêché à ceux qui étaient déjà endormis.
Irénée, *Contre les hérésies* (182-188 apr. J.-C.), livre 4, chap. 27.1, p. 499 : « C’est aussi pour cette raison que le Seigneur est descendu dans les régions situées sous la terre, y prêchant également son avènement et [proclamant] la rémission des péchés accordée à ceux qui croient en Lui. Or, tous ceux qui avaient de l’espérance en Lui croyaient en Lui, c’est-à-dire ceux qui proclamaient son avènement et se soumettaient à ses dispositions : les hommes justes, les prophètes et les patriarches… Car « tous les hommes sont privés de la gloire de Dieu » et ne sont pas justifiés par eux-mêmes, mais par l’avènement du Seigneur »,
Irénée, Contre les hérésies (182-188 apr. J.-C.), livre 2, chap. 6.2, p. 365 « Et c’est pour cette raison que toutes choses ont été [de commun accord] placées sous la domination de Celui qu’on appelle le Très-Haut et le Tout-Puissant. En l’invoquant, avant même la venue de notre Seigneur, les hommes étaient sauvés à la fois des esprits les plus malfaisants, de toutes sortes de démons et de toute forme de puissance apostate. » Irénée, Contre les hérésies, livre 2, chap. 6.2, p. 365
Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) a déclaré que le Christ prêchait à ceux qui avaient quitté cette vie avant son avènement. Stromates, livre 6, chapitre 6, p. 492.
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) mentionne que le Christ s’est rendu aux Enfers « afin d’y faire participer les patriarches et les prophètes à Sa vie » (ceci n’étaye toutefois que partiellement cet argument, car il ne précise pas si Jésus leur a prêché ou non). Traité sur l’âme, chap. 55, p. 231.
Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) : « Lui [Jésus] qui est devenu le prédicateur de l’Évangile aux morts, le rédempteur des âmes et la résurrection des enfouis » ; Fragment du Commentaire sur le Psaume 19 ou 20, p. 170. Voir également chap. 7.14, p. 189
Origène (225-254 apr. J.-C.) « mais aussi, lorsqu’Il devint une âme, dépourvu de l’enveloppe corporelle, Il demeura parmi ces âmes qui étaient dépourvues d’enveloppe corporelle, convertissant à Lui celles qui étaient disposées à Le suivre, ou celles qu’Il jugeait, pour des raisons connues de Lui seul, mieux adaptées à une telle voie. » Origène, Contre Celse, livre 2, chap. 43, p. 448.
Voir *Le Livre complet des réponses bibliques*, p. 184-186, et *Quand les critiques posent des questions*, p. 534-535, pour une réponse différente. Voir également la discussion sur 1 Pierre 3, 19-20.
Q : Dans 1 Pierre 4, 7 ; 1, 13 ; 5, 8, Pierre semble mettre l’accent sur la maîtrise de soi. En quoi le fait d’être maître de soi vous aide-t-il à prier ? En quoi le fait d’avoir l’esprit clair vous aide-t-il à prier ?
R : La maîtrise de soi vous aide au moins de trois manières différentes. Elle vous donne la discipline nécessaire pour réserver du temps spécialement dédié à la prière. Elle vous aide à vous concentrer dans vos prières, tant individuellement qu’avec d’autres personnes lorsqu’elles prient. Enfin, Dieu dit qu’Il n’écoute pas nos prières si nous nourrissons le péché dans notre cœur (Psaume 66, 18-19), si nous faisons la sourde oreille aux pauvres (Proverbes 21, 13), si nous sommes méchants (Proverbes 15, 29 ; Ésaïe 59, 1-3), ou si nous choisissons de ne pas écouter Dieu (Zacharie 7, 11-13 et sous-entendu dans Proverbes 28, 9).
Q : Dans 1 Pierre 4:7, en quel sens la fin de toutes choses était-elle « proche » ?
R : Quatre points à prendre en compte dans la réponse.
1. Le texte grec dit ici « de toutes choses, mais la fin est proche », de sorte que « toutes choses » signifie simplement « toutes choses ».
2. Le terme « s’approche » est le même que celui utilisé dans Jacques 5, 8 pour évoquer la seconde venue de Jésus.
3. En présence de Pierre, Jésus a déclaré, dans Matthieu 24:36, que personne ne connaît l’heure ni le jour du retour de Jésus.
4. « Proche » ne signifie pas que Pierre prédit le jour où Jésus reviendra. Au contraire, Pierre dit que Jésus pourrait revenir d’un jour à l’autre. Cela devrait vous inciter à « garder l’esprit clair et à faire preuve de maîtrise de soi afin de pouvoir prier ».
Voir également l’analyse de Philippiens 4:5, 1 Thessaloniciens4:15 et Apocalypse 22:6-20 pour plus d’informations.
Q : Dans 1 Pierre 4:8, Jacques 5:20 et Proverbes 10:12, comment l’amour couvre-t-il une multitude de péchés ou de torts ?
R : Tout d’abord, deux éléments qui ne constituent pas la réponse, puis la réponse elle-même.
Ce qui n’est pas la réponse
Jésus a couvert nos péchés d’une certaine manière en nous apportant le pardon pour tous nos péchés commis contre Dieu ; ainsi, l’amour de Dieu couvre une multitude de péchés. Bien que l’amour du Christ pour nous sur la croix ait non seulement couvert, mais aussi expié nos péchés, ce n’est pas principalement ce dont il est question ici.
Deuxièmement, notre amour et notre témoignage peuvent encourager les gens, même les non-chrétiens, à ne pas pécher. Cependant, ce verset ne fait pas référence à la prévention du péché, mais plutôt au fait de couvrir les péchés qui ont été commis.
La réponse
Jacques s’exprime dans le contexte du retour de quelqu’un à la vérité, tandis que 1 Pierre s’inscrit dans le contexte de la prière et de l’amour profond pour autrui. Notre amour « couvre » les péchés d’au moins quatre manières différentes.
Pour nous-mêmes : aimer Dieu et les autres nous rend moins enclins à commettre des actes qui déshonorent Dieu ou qui ne sont pas utiles à autrui. Lorsque nous servons les autres, nous sommes souvent moins égocentriques et moins enclins à satisfaire des désirs pécheresses.
Pour les non-croyants : qu’il s’agisse de non-croyants ordinaires ou d’hérétiques, les aider à parvenir à une foi véritable en Christ sauve leur âme de la mort et leurs péchés sont couverts.
Le pardon : Notre volonté de pardonner les péchés que les autres ont commis à notre encontre et de rétablir une personne qui a chuté couvre son péché et peut lui faciliter le chemin vers le Seigneur dans la repentance.
Pour les autres : nos prières pour que les autres résistent à la tentation et se tournent à nouveau vers la vérité, se repentent de leurs péchés passés et ne persistent pas dans le péché. Notre humilité (c’est-à-dire le fait d’avoir une vision juste de nous-mêmes), qui nous fait reconnaître que nous étions tous souillés et pécheurs devant Dieu et que, sans la grâce de Dieu, nous ferions encore pire, peut inciter davantage une personne à abandonner son péché et à venir ou à revenir vers le Christ. En exprimant un amour profond pour les autres, nous pouvons les encourager à « persévérer » et à poursuivre leur quête de piété et d’amour pour autrui.
Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 706-708, et *Now That’s a Good Question*, p. 161-162, pour des réponses complémentaires.
Q : Dans 1 Pierre 4:9, pourquoi est-il important de se rendre mutuellement l’hospitalité, sans murmurer ? Voir Hébreux 13:2 et Jacques 2:25.
R : Indépendamment de toute autre raison, c’est important simplement parce que les Écritures le commandent. C’est une manière concrète d’exprimer notre amour envers les autres, qu’ils soient chrétiens ou non. Hébreux 13:2 dit que, à l’instar d’Abraham, certains de ceux qui font preuve d’hospitalité accueillent des anges, sans s’en rendre compte.
L’hospitalité ne se limite pas à offrir un endroit où passer la nuit à quelqu’un, ou à inviter quelqu’un chez soi. Elle consiste également à faire preuve de générosité en prêtant vos biens ou votre voiture, en proposant de conduire quelqu’un, ou en consacrant un peu de votre temps à autrui.
Un autre aspect de l’hospitalité consiste à veiller à ce que votre domicile ou votre voiture soit présentable, afin de pouvoir inviter des personnes chez vous ou leur proposer de les conduire.
Q : Dans 1 Pierre 4:10, pourquoi pensez-vous que Pierre insiste pour que nous utilisions les dons que nous avons reçus ?
R : Dieu accorde à chaque croyant des talents et des dons. Mais Dieu n’a donné à aucun croyant un don destiné à être gaspillé, ignoré ou utilisé à des fins égoïstes ou impies. À qui l’on a beaucoup donné, il sera beaucoup demandé. Dieu nous demandera des comptes, non pas pour ne pas avoir utilisé des dons qu’Il n’a jamais eu l’intention de nous donner, mais pour les dons qu’Il nous a accordés. La question que vous devez vous poser n’est pas seulement : « Utilisez-vous les dons de Dieu ? », mais « Utilisez-vous les dons de Dieu pour accomplir Ses desseins ? »
Q : 1 Pierre 4:10 mentionne que la grâce de Dieu se présente sous des formes « variées ». Le même mot grec (poikilos) est utilisé pour désigner les épreuves, les tentations ou les mauvais désirs dans 1 Pierre 1:6, Jacques 1:2, 2 Timothée 3:6 et Tite 3:3. Selon vous, quelle est la signification de ce même mot grec, qui peut signifier « multicolore », dans ces deux contextes ?
R : Cela signifie notamment que les tentations et les épreuves frappent l’Église de diverses manières « multicolores », mais que Dieu nous manifeste également sa grâce de diverses manières multicolores. Pour chaque tentation qui frappe un individu, Dieu promet d’offrir une issue, selon 1 Corinthiens 10, 13. Chaque fois qu’une épreuve frappe une communauté de croyants, Dieu peut leur offrir une issue à eux aussi.
Q : Dans 1 Pierre 4, 11, en quoi notre discours doit-il être comme si c’était Dieu qui parlait ?
R : Nous pouvons comprendre ce que cela signifie en observant les expressions similaires qui encadrent ce verset. Quel que soit le don dont nous disposons, nous devons l’utiliser pour administrer fidèlement la grâce de Dieu. Tout comme celui qui sert doit le faire avec la force que Dieu lui donne, celui qui parle doit s’exprimer avec les paroles que Dieu lui donne. Il est tout à fait acceptable de partager nos propres opinions en tant que telles, mais :
1. N’ajoutez rien – Ne dépassez jamais ce qui est écrit et n’enseignez pas vos propres opinions comme si c’étaient la parole de Dieu (Proverbes 30, 5-6 ; 1 Corinthiens 4, 6).
2. Ne vous écartez pas du sujet : concentrez-vous sur la parole de Dieu plutôt que sur les opinions humaines (1 Corinthiens 2, 1-2 ; 1 Timothée 1, 3-4, 6 ; Colossiens 2, 3, 8).
3. N’enlevez rien à la parole de Dieu. Ne niez pas certaines vérités et ne choisissez pas non plus, en silence, de ne pas en parler.
4. Ne manquez pas de respect à la Parole de Dieu en en parlant à la légère aux autres.
Un chrétien peut tenter d’« aider Dieu » en disant ce qu’il juge le mieux pour défendre Dieu. Mais Pierre ne nous dit pas de faire cela ; il nous demande plutôt de prononcer les paroles mêmes de Dieu. Nous devons défendre la foi, mais nous devons la défendre à la manière de Dieu, et non simplement à notre manière. De toute façon, personne ne vient à Christ sans que Dieu n’agisse dans sa vie ; n’est-il donc pas plus logique pour nous d’agir à la manière de Dieu ? Voir également Proverbes 30:6 et 1 Corinthiens 4:6.
Q : Dans 1 Pierre 4:11b, quelle est la différence entre un chrétien qui sert Dieu et celui qui sert avec la force que Dieu lui donne ?
R : Lorsque vous servez Dieu par vos propres forces, celles-ci risquent de ne pas suffire sur le moment et de s’épuiser par la suite. Mais lorsque vous servez Dieu avec la force de Dieu, vous pouvez toujours recevoir davantage de force de sa part.
Q : Dans 1 Pierre 4:12, quelle épreuve ardente était sur le point de se produire ?
R : Les chrétiens étaient sur le point de subir une persécution intense de la part du gouvernement romain, notamment en étant fréquemment brûlés vifs. Il est rapporté que Néron enduisait parfois les chrétiens de cire et les enflammait, les transformant en sortes de « bougies vivantes ». Cependant, même mourir dans un tel feu vaut mieux que de périr pour l’éternité dans l’étang de feu.
L’Église primitive n’était pas étrangère aux épreuves ardentes. Évoquant le procès et l’exécution qui s’ensuivit de Polycarpe, disciple de l’apôtre Jean, Évareste écrit : « Mais le proconsul lui dit encore : “Je te ferai consumer par le feu, puisque tu méprises les bêtes sauvages, si tu ne te repens pas.” Mais Polycarpe répondit : « Vous me menacez d’un feu qui brûle pendant une heure et s’éteint peu après, mais vous ignorez le feu du jugement à venir et du châtiment éternel réservé aux impies. Mais pourquoi tardez-vous ? Faites ce que vous voulez. » Martyre de Polycarpe (vers 169 apr. J.-C.), chap. 11, p. 41
Q : Dans 1 Pierre 4, 13, comment participons-nous aux souffrances du Christ ? Pourquoi devrions-nous nous en réjouir ?
R : Bien que le Christ seul soit mort pour payer l’intégralité de la peine due pour nos péchés, ses grandes souffrances constituent pour nous un exemple qui nous aide à supporter les souffrances plus modestes que nous endurons. Nos souffrances peuvent servir à glorifier Dieu, même si personne sur terre n’en a conscience. Parfois, Dieu utilise nos souffrances pour apporter l’Évangile à des personnes qui, sans cela, seraient incapables ou peu disposées à l’entendre. Voir également Colossiens 1:24.
Q : Dans 1 Pierre 4:14, l’Esprit de gloire est-il le même que le Saint-Esprit ?
R : Oui. L’Esprit de gloire est une description du Saint-Esprit, l’Esprit de Dieu.
Q : Dans 1 Pierre 4:16, certains disciples de Jésus ont fait remarquer que le mot « chrétien » n’apparaît que deux fois dans la Bible : ici, dans le contexte de la souffrance, et dans ce que le roi Agrippa appelle Paul dans Actes 26:28. Ils affirment donc que nous n’avons pas besoin de porter le nom de « chrétien » aujourd’hui. Que répondriez-vous à cela ?
R : Il y a trois réponses complémentaires.
Une seule occurrence dans 1 Pierre 4, 16 suffit à montrer que nous devons souffrir pour porter le nom de chrétien, plutôt que d’essayer d’échapper à la souffrance en niant que nous sommes chrétiens.
Les disciples des apôtres et de l’Église primitive ont osé se qualifier de chrétiens et n’ont pas renié cette identité, même face à la mort. En effet, avant le concile de Nicée, nous avons recensé 41 auteurs chrétiens qui qualifiaient les croyants de chrétiens. Consultez pour découvrir qui ils étaient.
Certains de ceux qui ne veulent pas être connus comme chrétiens ne souhaitent pas s’identifier à l’Épouse du Christ, l’Église.
Q : Dans 1 Pierre 4:17, en quoi le jugement commence-t-il par la famille de Dieu ?
R : De deux manières différentes : maintenant et plus tard.
Dans cette vie, Dieu nous observe, nous met à l’épreuve et nous discipline (Hébreux 12, 5-13). Les chrétiens peuvent être jugés dans cette vie et recevoir davantage de bénédictions, ou subir une discipline servant d’exemple pour eux-mêmes et pour les autres, y compris une mort prématurée.
Au ciel, tous les croyants se présenteront devant ce qu’on appelle le « jugement du tribunal de Christ » afin de recevoir, au ciel, des récompenses pour leurs œuvres. Paul décrit le jugement des chrétiens en termes de récompenses ou de perte de celles-ci dans 1 Corinthiens 3, 11-15.
Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 721-722, pour une réponse différente.
Q : Dans 1 Pierre 5, 1-4, quels sont les quatre commandements positifs et les deux commandements négatifs que Pierre adresse aux anciens ?
R : Voici les six commandements.
Soyez les bergers du troupeau de Dieu
Parce que vous le faites de bon gré
(interdiction) Ne soyez pas avides d’argent
Soyez empressés à servir
(négatif) Ne dominez pas le troupeau
Soyez des exemples
Pierre met ici davantage l’accent sur la manière dont ils servent que sur le fait qu’ils servent. Si vous n’êtes pas un berger tel que Dieu le souhaite ici, alors peut-être que Dieu ne souhaite pas du tout que vous soyez berger. Hébreux 13, 17 dit que les bergers doivent rendre compte de leur ministère devant Dieu. En revanche, si vous êtes un bon berger, vous recevrez une récompense au ciel pour votre service fidèle, selon 1 Pierre 5, 4.
Q : Que dit 1 Pierre 5, 1-4 au sujet de la doctrine catholique de la succession papale ?
R : Absolument rien. La succession papale affirme que Pierre fut le premier pape et le chef de toute l’Église après Jésus. Or, Pierre lui-même déclare dans 1 Pierre 5, 1-4 qu’il n’est lui-même qu’un simple ancien parmi d’autres.
Q : Dans 1 Pierre 5, 4, nous recevons une couronne qui ne se fane pas, alors que les Jeux isthmiques attribuaient aux vainqueurs une couronne de persil fané, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 12, p. 250-251. Quelle est la différence entre une couronne qui se fane et une couronne qui ne se fane pas ? Quelles sont certaines des couronnes éphémères que les gens possèdent aujourd’hui ?
R : Les deux types de couronnes sont beaux au premier abord. Mais la couronne qui se fane perd de son éclat avec le temps, et finit par être rejetée et mise au rebut. Nos couronnes impérissables au ciel seront toujours aussi belles et glorieuses dans 10 000 ans qu’au moment où nous les recevrons pour la première fois.
Sur terre, il existe de nombreuses couronnes périssables : la richesse, le prestige, l’honneur, le statut social, mais elles sont toutes éphémères. Travaillez dur pour obtenir une couronne impérissable qui ne perdra jamais de son éclat.
Q : Dans 1 Pierre 5:5a, que signifie « de la même manière », puisqu’il n’est pas dit qu’ils soient au-dessus de qui que ce soit ?
R : Tout comme les anciens mentionnés précédemment devaient être désireux de servir, sans dominer les autres mais en donnant l’exemple, les jeunes hommes doivent eux aussi se comporter ainsi. Bien sûr, certains jeunes hommes, à mesure qu’ils gagnent en maturité, deviennent plus tard des anciens.
Q : Dans 1 Pierre 5:5, « revêtez-vous » (en grec egkombosasthe) est un mot rare qui fait référence à un esclave enfilant un tablier avant de servir son maître. (C’est similaire à ce que Jésus a fait dans Jean 13:4-17.) Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 12, p. 251, et The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 856. Pourquoi Pierre aurait-il utilisé cette expression ?
R : Outre le fait que Pierre ait vu Jésus lui-même donner l’exemple, cela fait référence au fait d’être revêtu pour servir, et non pour impressionner ou attirer l’attention sur soi.
Q : Dans 1 Pierre 5, 5b et Jacques 4, 6 ; Matthieu 23, 12 et Proverbes 3, 34, pourquoi pensez-vous que Dieu s’oppose aux orgueilleux et accorde sa grâce aux humbles ?
R : Il pourrait y avoir plusieurs raisons à cela.
Cela offense Dieu lorsqu’Il voit ce péché.
C’est néfaste pour la personne qui place son honneur ou sa réputation au-dessus de la connaissance de Dieu.
Ce n’est pas bon pour les autres non plus, s’ils voient un croyant qui est orgueilleux.
Q : Dans 1 Pierre 5,5b-6, y a-t-il une manière d’être humble qui, si Dieu vous demandait de la pratiquer, vous poserait des difficultés à respecter ? Pourquoi ?
R : Certaines personnes peuvent faire preuve d’humilité à certains égards, mais pas à d’autres. Il est non seulement répréhensible, mais aussi insensé de mépriser des personnes d’une caste, d’un statut économique, d’une race ou d’un groupe ethnique différents. Certaines personnes ne sont pas orgueilleuses en ce sens, mais elles le sont lorsqu’elles hésitent à admettre qu’elles ont commis une erreur ou lorsqu’elles hésitent à reconnaître qu’elles ont péché.
Q : Dans 1 Pierre 5, 7, en quoi le fait d’être inquiet constitue-t-il un péché d’incrédulité ?
R : Nous pouvons et devons remettre nos soucis à Dieu, car nous avons la foi qu’Il peut prendre en charge tous nos problèmes. Si nous choisissons de ne pas le faire, en pensant qu’il vaut mieux garder nos inquiétudes pour nous-mêmes, alors nous ne plaçons pas notre foi en Dieu sur ce point. La foi en Dieu ne consiste pas seulement à croire aux bonnes choses, mais aussi à confier notre vie à Sa providence.
Soit dit en passant, dans 1 Pierre 5, 7, le mot grec epiripsantes, traduit par « confier » ou « remettre », est à l’aoriste, ce qui signifie qu’il s’agit d’un acte actif que nous choisissons d’accomplir de notre côté.
Q : Dans 1 Pierre 5, 8, bien que Satan soit souvent subtil, ce n’est pas du tout l’image que Pierre donne ici. Pourquoi pensez-vous que Pierre pourrait comparer Satan à un lion rugissant ?
R : À l’instar d’un lion affamé, Satan est implacable et impitoyable. Parfois, un jeune lion rapide peut traquer sa proie en silence, sachant qu’il peut l’emporter grâce à sa vitesse. Un lion plus âgé rugit, à la fois pour effrayer la proie et la plonger dans la panique, et pour mettre les jeunes lions au défi de se retirer. La comparaison que fait Pierre entre Satan et un lion rugissant est également pertinente car Néron jetait les chrétiens aux lions dans le Colisée.
Q : Dans 1 Pierre 5,9, le mot grec signifiant « résister » (antistete) est le même que celui utilisé dans Jacques 4,7 et Éphésiens 6,11-13. À quoi ou à qui exactement sommes-nous censés résister ?
R : Nous devons résister au diable, et il s’enfuira loin de nous. Notre ennemi n’est pas les non-croyants, qui sont eux-mêmes prisonniers du péché, mais Satan et les démons eux-mêmes.
Q : Dans 1 Pierre 5, 10, le mot grec « de » peut être traduit par « mais » ou par « et ». Selon vous, quelle traduction convient-elle le mieux, et pourquoi ?
R : Bien que le mot grec puisse être traduit dans les deux sens, nombreux sont ceux qui considèrent que « mais » est la traduction la plus appropriée, car le verset précédent, qui évoque Satan rôdant comme un lion et les chrétiens subissant des souffrances, contraste avec le Dieu de toute grâce et de gloire éternelle.
D’un autre côté, certains considèrent que le meilleur choix est « et » (comme le traduit la BSB), car le verset précédent mentionne les souffrances, tandis que ce verset parle de la période qui suit une brève période de souffrance.
Peut-être la meilleure façon de procéder est-elle de comprendre ce mot, dans ce verset, tel qu’il est en grec : à la fois « mais » et « et ». Puisque Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment (Romains 8, 28), les « mais » du monde deviennent les « et » de Dieu.
Q : Dans 1 Pierre 5,13, où se trouve la Babylone dont parle Pierre ?
R : Babylone était un nom de code utilisé par les premiers chrétiens pour désigner Rome. Il est très peu probable que Pierre se trouvât dans les ruines de Babylone à cette époque. Il est également très peu probable qu’il fût en train de faire référence à un petit avant-poste militaire en Égypte appelé Babylone.
Q : Dans 1 Pierre 5, 13 et Apocalypse 14, 8 ; 16, 19 ; 17, 5 ; 18, 2-21, qui d’autre, en dehors des chrétiens et de la Bible, a désigné Babylone comme étant Rome ?
R : Bien que 1 Pierre 5, 13 ne précise pas que Babylone était Rome, les chrétiens, tant des premiers temps que modernes, s’accordent presque unanimement à considérer qu’il s’agit de Rome. Presque tous les premiers chrétiens et de nombreux chrétiens modernes affirment également que la Babylone de l’Apocalypse désigne Rome ou l’Église catholique romaine. (Une deuxième interprétation consiste à penser qu’il s’agit de la ville de Babylone au sens littéral.) Cependant, beaucoup ignorent que Pierre n’a pas été le premier à considérer Babylone comme un nom de code désignant Rome. Le livre apocryphe 4 Esdras 3, 1, 28 et 31 fait référence à Babylone en tant que Rome. Il en va de même pour le livre pseudépigraphique juif Apocalypse de Baruch 10, 1-3 ; 11, 1 ; 67, 7, ainsi que pour les Oracles sibyllins 5, 153-168 ; 5, 434.
À titre d’information complémentaire, Babylone était, à l’époque de Pierre, un désert où ne vivaient que très peu de personnes, selon Diodore de Sicile (56-36 av. J.-C.) dans son ouvrage 2.9.9 et Strabon (mort en 19 apr. J.-C.) dans sa Géographie 16.1.5.
Les auteurs chrétiens des premiers temps qui ont affirmé que Babylone désignait Rome, que ce soit dans la 1re Épître de Pierre (5:13 ) ou dans l’Apocalypse, sont les suivants :
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) : *Réponse aux Juifs*, chap. 9, p. 162, et *Cinq livres contre Marcion*, livre 3, chap. 13, p. 332 (tous deux dans *ANF*, vol. 3)
Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) (sous-entendu) : « Traité sur le Christ et l’Antéchrist », chap. 49, ANF, vol. 5, p. 214.
Instructions de Commodien (vers 240 apr. J.-C.), chap. 41, p. 210-211
Victorin, évêque de Petau en Slovénie (martyrisé en 304 apr. J.-C.) : Commentaire sur l’Apocalypse, à partir du chapitre VII, verset 8, p. 352 ; du chapitre XXI, verset 17, p. 357-358 ; et du chapitre XII, verset 3, p. 355.
Après 325 apr. J.-C.
Augustin d’Hippone (388-410 apr. J.-C.) « Mais comme les affaires grecques nous sont bien plus familières que les affaires assyriennes, et que ceux qui ont étudié avec diligence les origines de la nation romaine ont suivi l’ordre chronologique en passant des Grecs aux Latins, puis de ceux-ci aux Romains, qui sont eux-mêmes des Latins, nous devons, pour cette raison, lorsque cela s’avère nécessaire, mentionner les rois assyriens, afin qu’il apparaisse comment Babylone, telle une première Rome, a suivi son cours parallèlement à la Cité de Dieu, qui est étrangère à ce monde. Mais les éléments qu’il convient d’insérer dans cet ouvrage pour comparer les deux cités, c’est-à-dire la cité terrestre et la cité céleste, doivent être tirés principalement des royaumes grecs et latins, où Rome elle-même est comme une seconde Babylone. » La Cité de Dieu, livre 18, chapitre 2, p. 362
X Augustin d’Hippone (388-410 apr. J.-C.), *La Cité de Dieu*, livre 18, chapitre 41 (NPNF1, vol. 2, p. 385). … (extrait partiel) en parlant d’Athènes, dit : « Même si certaines vérités y ont été énoncées, des mensonges y ont été proférés avec la même liberté ; de sorte qu’une telle ville n’a pas à tort reçu le titre de Babylone mystique. Car Babylone signifie confusion, comme nous nous en souvenons, nous l’avons déjà expliqué. »
Parmi les auteurs catholiques ultérieurs qui ont également enseigné que Babylone faisait référence à Rome, on peut citer les suivants :
Le cardinal Cajetan, adversaire de Martin Luther, estimait que Babylone serait l’Église catholique à l’avenir.
Le cardinal Gibbons, dans *La foi de nos pères*, édition de 1917, page 106 ( novembre 2007)
et *The Catholic Encyclopedia* (novembre 2007)
Consultez pour plus d’informations sur Babylone en tant que Rome et sur 1 Pierre.
Q : Dans 1 Pierre 5,13, ceux qui se trouvent à Babylone (c’est-à-dire à Rome) vous adressent leurs salutations. Le texte ne précise pas si les chrétiens se trouvent à « Babylone » de force, parce qu’ils ont choisi d’y être, ou si les deux cas de figure se présentent. Quand devons-nous choisir de rester dans un lieu spirituellement obscur afin d’être une lumière pour Dieu, et quand devons-nous « fuir Babylone » pour rejoindre des lieux spirituellement plus accueillants ?
R : De nombreux chrétiens se trouvent aujourd’hui dans des lieux spirituellement obscurs à travers le monde, et ils n’ont pas la possibilité de partir. Dieu les appelle à être une lumière dans un lieu obscur, et à s’épanouir là où ils ont été plantés.
Mais lorsque les chrétiens ont le choix entre rester dans une Église obscure, un pays obscur ou travailler pour une entreprise située dans un lieu spirituellement obscur, voici quelques éléments à prendre en considération.
Êtes-vous un témoin efficace là où vous vous trouvez ? Les gens savent-ils que vous êtes croyant, et sont-ils amenés à se rapprocher du Christ et/ou à venir à lui ? Au fil du temps, les gens deviennent-ils plus réceptifs à l’Évangile ?
Ou bien, au fil du temps, devenez-vous vous-même de plus en plus indifférent à l’Évangile ? Commencez-vous à vous considérer comme quelqu’un de plutôt bien, parce que vous pouvez vous comparer à eux ?
Si vous vivez dans un lieu avec votre conjoint et votre famille, sont-ils des lumières là où ils se trouvent ? Ou bien s’éloignent-ils de la foi ?
Êtes-vous un chrétien « solitaire » là où vous vous trouvez, ou avez-vous d’autres croyants avec lesquels vous pouvez partager la vie de communauté et exercer un ministère ? Si vous êtes seul, envisagez de « vous regrouper » pour vous installer dans un endroit où se trouvent d’autres collaborateurs.
Q : Quand la 1re épître de Pierre a-t-elle été écrite ?
R : La plupart des chrétiens s’accordent à dire que ce texte a été rédigé peu après 63-64 apr. J.-C., comme l’indiquent *The Bible Knowledge Commentary – New Testament* et le *New Bible Dictionary*. De même, la *NIV Study Bible* et la *New Geneva Study Bible* situent sa rédaction entre 60 et 68 apr. J.-C.
Du point de vue non chrétien, Asimov, dans *Asimov’s Guide to the Bible* (p. 1164), estime que ce texte a été rédigé après 90 apr. J.-C., soit après la mort de Pierre, puisqu’il affirme que la persécution de Domitien (81-96 apr. J.-C.) fut « la première fois que les chrétiens d’Asie Mineure ont subi une répression organisée de la part du gouvernement central ».
Le *New Bible Dictionary* (p. 974-976) expose les raisons pour lesquelles une date plus tardive est erronée.
Concernant le Nom : À l’époque de l’Église du Nouveau Testament, mais pas par la suite, le Nom de Jésus était fortement mis en avant. Les chrétiens souffraient « pour le nom » (Actes5:41 ;9:16 ). Le nom même de Jésus était important (Marc9:37 , 41 ;13:13 ; Luc21:12 ; Actes2:21 , 38 ; 3:6, 16 ;4:12 , 17, 30 ;5:28 ). Pierre a également déclaré que nous « sommes outragés pour le nom du Christ » (1 Pierre4:14 ).
Pas de calomnie : à l’époque de Pline le Jeune (112 apr. J.-C.), les chrétiens étaient calomniés et accusés de crimes odieux d’immoralité et de cannibalisme, mais 1 Pierre ne mentionne nulle part que les chrétiens aient été calomniés. Plus révélateur encore, 1 Pierre 4:15 mentionne que, tout au plus, les chrétiens étaient critiqués pour être des « fouineurs », ce qui est loin d’être du même ordre de gravité. 1 Pierre3:16 évoque les impies qui calomnient la bonne conduite des chrétiens. Il en résulte donc implicitement que la 1re Épître de Pierre a été écrite avant l’époque de Pline le Jeune.
Il ne s’agit pas nécessairement d’une persécution législative : comme le langage de 1 Pierre ne fait pas référence à une « mesure législative », 1 Pierre parle de persécution en général, et non de lois spécifiques sous Domitien. Cela indique qu’elle a été écrite avant Domitien (81-96 apr. J.-C.).
Voir également la discussion sur la date de rédaction de la 2e épître de Pierre.
Q : Dans la 1re Épître de Pierre, comment savoir si le texte dont nous disposons aujourd’hui est une version fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?
R : Il y a au moins trois raisons.
1. Dieu a promis de préserver sa Parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; et Matthieu 24, 35.
2. Les témoignages de l’Église primitive. Voici quelques-uns des auteurs qui ont fait référence à des versets de la 1re épître de Pierre.
Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite probablement 1 Pierre à trois reprises. Parmi ses fréquentes références aux Écritures, il cite la seconde moitié de 1 Pierre 4, 8, qui correspond également à un quart de Jacques 5, 20 : « L’amour couvre une multitude de péchés », dans 1 Clément, chap. 49, vol. 1, p. 18.
Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 5, 5b (identique à Jacques 4, 6 ; Proverbes3:34 ) dans 1 Clément, chap. 30, vol. 1, p. 13
Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 3, 20, qui correspond également à Genèse 7 et à 2 Pierre 2, 5, dans 1 Clément, chap. 7, vol. 1, p. 7.
Ignace (100-107/116 apr. J.-C.) fait allusion à 1 Pierre 2, 5 : « qui ont été semés par eux, en tant que pierres du temple du Père, préparées pour l’édification de Dieu le Père » ; Lettre aux Éphésiens, chap. 9, p. 53
Ignace (100-107/116 apr. J.-C.) cite un court extrait de 1 Pierre 5, 5, qui correspond également à un quart de Jacques 4, 6 et des Proverbes 3, 34. « Car il est écrit : “Dieu résiste aux orgueilleux.” » Lettre aux Éphésiens, chap. 5, p. 51
L’Épître à Diognète (vers 130-200 apr. J.-C.), chapitre 6, p. 27, fait allusion à 1 Pierre 2, 11
L’Épître à Diognète (vers 130-200 apr. J.-C.), chapitre 8, p. 28, fait allusion à 1 Pierre3:15 (4 mots sur 30)
Épître de Barnabé ? (vers 70-130 apr. J.-C.) Le « Expositor’s Bible Commentary », vol. 12, p. 215, mentionne de nombreux auteurs anciens qui faisaient référence à 1 Pierre, y compris l’Épître de Barnabé, mais je n’ai trouvé aucune référence dans l’Épître de Barnabé.
Polycarpe (110-155 apr. J.-C.) cite l’intégralité de 1 Pierre 2, 22 dans sa Lettre aux Philippiens, chap. 8, p. 35.
Polycarpe (110-155 apr. J.-C.) cite la première moitié de 1 Pierre 3:9 dans sa « Lettre aux Philippiens », chap. 2, p. 33. Il cite également le dernier quart de 1 Pierre 1:11 au chap. 5, p. 34. Il cite la première moitié de 1 Pierre2:23 , chap. 8, p. 35. Polycarpe cite la première moitié de 1 Pierre 2, 24 au chapitre 9, p. 35. Il fait allusion à 1 Pierre 1, 8 au chapitre 1, p. 33, à 1 Pierre 1, 13 au chapitre 3, p. 33, et à 1 Pierre 4, 7 au chapitre 7, p. 34
La Didachè (= Enseignement des douze apôtres) (vers 60-120 apr. J.-C.), vol. 7, chap. 1, p. 377, cite un quart de 1 Pierre 2, 11.
La Didachè (= Enseignement des douze apôtres) (vers 60-120 apr. J.-C.), vol. 7, chap. 16, p. 382, fait allusion à 1 Pierre 4, 12 : « le feu de l’épreuve ».
Papias (130-150 apr. J.-C.) mentionne nommément les livres de Marc, de Matthieu, la Première Épître de Jean et l’Épître de Pierre. Fragment 6 tiré de l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe, livre 3, chapitre 39, p. 173. Eusèbe, dans son ouvrage, remet en question la deuxième épître de Pierre ; l’« Épître de Pierre » ferait donc référence à la première épître de Pierre.
La 2e Lettre de Clément (120-140 apr. J.-C.), chapitre 16, p. 255, cite 1 Pierre 4, 8b.
2 Clément (120-140 apr. J.-C.), chapitre 14, p. 255, fait allusion à 1 Pierre 1, 20.
Le Pasteur d’Hermas (vers 115-155 apr. J.-C.) cite la moitié de 1 Pierre 5, 7 dans le livre 1, chapitre 10, p. 16-17.
Le Pasteur d’Hermas (vers 115-155 apr. J.-C.), livre 1, chapitre 3, p. 14, fait peut-être allusion à 1 Pierre3:20 ; Éphésiens5:26 ) dans l’expression « maintenus ensemble par la puissance invisible du Seigneur ».
Le Pasteur d’Hermas ne contient aucune autre référence à 1 Pierre.
Irénée (182-188 apr. J.-C.) cite l’intégralité de 1 Pierre 1, 8 en ces termes : « Pierre dit dans son Épître » ; Irénée, Contre les hérésies, livre 4, chapitre 9.2, p. 472
Irénée (182-188 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 2, 16 en ces termes : « Pierre dit ». Irénée, Contre les hérésies, livre 4, chap. 16.5, p. 482
Irénée (182-188 apr. J.-C.) fait référence à cinq versets et demi de la 1re épître de Pierre. Il s’agit des versets suivants : 1 Pierre 1,8 ;2:16 , 23. Il cite la moitié de 1 Pierre1:12 et fait allusion à 1 Pierre3:19 , 20
Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 1, 21-22 comme étant de Pierre dans son Épître. Stromates, livre 3, chap. 18, p. 402
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 4, 3 comme étant de Pierre. L’Instructeur, livre 3, chapitre 12, p. 291
Clément d’Alexandrie (187-202 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 1, 6-9 comme provenant de Pierre dans son épître. « afin que l’épreuve de votre foi, bien plus précieuse que l’or périssable, même s’il est éprouvé par le feu, se révèle être source de louange, d’honneur et de gloire lors de la révélation de Jésus-Christ » ; *Stromates*, livre 4, chap. 20, p. 433
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 2, 1-3 comme provenant de Pierre. *L’Instructeur*, livre 1, chap. 6, p. 220
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 2, 9-10a dans *Exhortation aux païens*, chap. 4, p. 189.
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) fait allusion à 1 Pierre 1, 12 et suivants dans *Qui est l’homme riche qui sera sauvé ?*, p. 598
Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 1, 21-22 en ces termes : « Pierre, dans son épître », dans les *Stromates*, livre 3, chapitre 18, p. 402
Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) fait allusion à 1 Pierre 1, 14-16 dans les *Stromates*, livre 3, chapitre 18, p. 402
Au total, Clément d’Alexandrie fait environ 28 références à 1 Pierre. Il fait référence aux versets suivants de 1 Pierre : 1, 6-9, 12 et suivants, 14-19, 21-22 ; 2, 1-3, 5, 11-12, 15-18, 24 ; 3, 1-4, 8, 13, 19-20 ; 4, 3, 8, 12-14 ; 5, 5
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 2, 20 en disant : « S’adressant aux chrétiens du Pont, Pierre dit en tout cas : », dans Scorpiace, chap. 12, p. 645. Il cite également 1 Pierre4:12 , dans le même chapitre, à la page 645.
Hippolyte (222-235/236 apr. J.-C.) cite 1 Pierre1:24 , 25. *Réfutation de toutes les hérésies*, livre 6, chapitre 5, p. 76
Hippolyte (222-235/236 apr. J.-C.) fait allusion à 1 Pierre 3, 19 : « Il a également été compté parmi les morts, prêchant l’Évangile aux âmes des saints », Traité sur le Christ et l’Antéchrist, chapitre 26, p. 209
Origène (225-254 apr. J.-C.) cite une partie de 1 Pierre 3, 18-20 en attribuant ces paroles à « Pierre dans son Épître catholique ». Commentaire d’Origène sur Jean, livre 6, chapitre 18, p. 368
Origène (225-254 apr. J.-C.) fait allusion à 1 Pierre 2, 5 comme étant de Pierre. Commentaire d’Origène sur Jean, chap. 23, vol. 9, p. 404
Cypiane de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite « l’épître de Pierre au Pont » dans son Traité 12, livre III, 36, 37, 39. Cypiane est le seul auteur à ajouter « au Pont » lorsqu’il décrit cette lettre. (Le Pont se situait au centre-nord de l’Asie Mineure.)
Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) : « Pierre également, son apôtre, […] Car il a écrit dans son épître et a dit », et il cite 1 Pierre 4, 12-14. Épîtres de Cyrille, lettre 55, chapitre 2, p. 347-348
Firmilien de Césarée, dans sa lettre à Cyprien (256 apr. J.-C.), fait référence à 1 Pierre : « Comme l’a également établi l’apôtre Pierre en disant : “De même, le baptême vous sauvera de la même manière” » (1 Pierre 3, 21). Lettre 74, chap. 15, p. 394
Pierre d’Alexandrie (306 285-311 apr. J.-C.) fait référence à 1 Pierre 3, 18b selon le Nouveau Testament grec, tant dans la 3e édition que dans la 4e édition révisée d’Aland et al. Cependant, je n’ai pas pu le confirmer dans les écrits de Pierre d’Alexandrie dont je dispose.
Victorin de Petau (martyrisé en 304 apr. J.-C.) cite une partie de 1 Pierre 2, 9 comme provenant de l’apôtre Pierre dans son « Commentaire sur l’Apocalypse de saint Jean », p. 344
Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) fait allusion à 1 Pierre 2,10 dans *Le Banquet des dix vierges*, discours 4, chap. 4, p. 324
Athanase (318 apr. J.-C.) cite 1 Pierre2:22 , dans *L’Incarnation du Verbe*, chap. 17, p. 45
À titre d’information, le Canon muratorien (vers 170 apr. J.-C.) n’incluait pas l’épître de Jacques, l’épître aux Hébreux, les première et deuxième épîtres de Pierre, ni la troisième épître de Jean.
Après Nicée
L’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe (323-326 apr. J.-C.), livre 3, chapitre 3, p. 133-135, traite des livres du Nouveau Testament. Il affirme que la première épître de Pierre est authentique, mais que la deuxième épître de Pierre est contestée.
Ammonas (IVe siècle)
Eusèbe d’Émèse (vers 359 apr. J.-C.)
Athanase (367 apr. J.-C.) énumère les livres du Nouveau Testament dans sa Lettre festale n° 39, p. 552
Athanase (vers 341 apr. J.-C.) fait allusion à 1 Pierre 1, 12 dans son ouvrage « Sur Luc 10, 22 », chapitre 6, p. 90.
Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) cite un quart de 1 Pierre 4, 19 comme étant de Pierre. Dans *Sur la Trinité*, chap. 12.4, p. 219
Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne deux livres de Pierre comme faisant partie du Nouveau Testament. Il cite l’intégralité de 1 Pierre 1, 1-2.
Marcellus d’Ancyre (vers 374 apr. J.-C.)
Ambrosiaster (après 384 apr. J.-C.)
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 3, 22 comme étant de Pierre dans la leçon 14, 29, p. 102
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) mentionne Pierre dans les « Sept épîtres catholiques de Jacques, Pierre, Jean et Jude » dans la leçon 4.36, p. 28
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 1, 17. « Cours catéchétiques », cours n° 7, chap. 14, p. 47.
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) cite la première moitié de 1 Pierre 1, 11. Cours catéchétiques, cours 17, chap. 4, p. 125.
Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.) cite la moitié de 1 Pierre 3, 4 comme étant de saint Pierre. *Les devoirs du clergé*, livre 1, chap. 70, p. 13.
Grégoire de Nazianze (vers 330-391 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 5, 8b. Deuxième discours théologique, chap. 28.2, p. 289
Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 2, 22 en disant « il est dit » ; *Contre Eunomius*, livre 6, chapitre 3, p. 186
Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 1, 24, qui correspond également à Ésaïe 40, 8. « Discours funèbre sur Mélétios », p. 514.
Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.)
Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.)
Rufin (374-406 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 3, 10-20 comme étant de Pierre. Commentaire sur le Credo des Apôtres, chap. 30, p. 554
Jean Chrysostome (mort en 407 apr. J.-C.) cite les trois quarts de 1 Pierre 1, 24. Commentaire sur saint Jean, homélie 42, vol. 14, p. 154.
Jean Chrysostome (-407 apr. J.-C.) cite 1 Pierre 2, 12 dans ses « Homélies sur l’Épître aux Hébreux », homélie 28.4, p. 493
Nicétas de Remésiane (après 414 apr. J.-C.)
Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres du Nouveau Testament. Il mentionne spécifiquement chacun des quatre Évangiles, les épîtres de Paul aux sept Églises, l’Épître aux Hébreux, ainsi que les épîtres de Paul à Timothée, à Tite et à Philémon. Jérôme aborde ensuite les Actes des Apôtres. Puis il traite des sept épîtres de Jacques, de Pierre, de Jean et de Jude. Enfin, il aborde l’Apocalypse de Jean. Lettre 53, chap. 9, p. 101-102.
Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.)
Nilus (vers 430 apr. J.-C.) fait référence à 1 Pierre 5, 8
Marc l’Ermite (après 430 apr. J.-C.)
Acace de Mélitène (vers 438 apr. J.-C.)
Cyrille d'Alexandrie (444 apr. J.-C.)
Speculum (Ve siècle)
Concile de Chalcédoine contre les monophysites (451 apr. J.-C.)
Quodvultdeus (vers 453 apr. J.-C.)
Théodoret de Cyrus (évêque et historien) (423-458 apr. J.-C.)
Lucifer de Cagliari (461 apr. J.-C.)
Varimadum (445/480 apr. J.-C.)
Vigilius (484 apr. J.-C.)
Jean de Damas (706-749 apr. J.-C.) « …sept épîtres catholiques, à savoir une de Jacques, deux de Pierre, trois de Jean, une de Jude… » Exposition de la foi orthodoxe, livre 4, chap. 17, p. 90
3. Témoignages d’hérétiques et d’autres auteurs
X Marcion (vers 160 apr. J.-C.) n’inclut pas les 1re et 2e épîtres de Pierre, ni les 1re, 2e et 3e épîtres de Jean, ni celle de Jude.
L’Évangile gnostique de la Vérité (140-150/180 apr. J.-C.)
L’hérétique Priscillien (385 apr. J.-C.) fait référence à 1 Pierre 1, 22 ; 5, 8.
L’hérétique Pélage (416-418 apr. J.-C.) fait référence à 1 Pierre 3, 8
L’hérétique pélagien Julien d’Éclane (vers 454 apr. J.-C.)
4. Les plus anciens manuscrits dont nous disposons de 1 Pierre montrent qu’il existe de légères variations entre les manuscrits, mais aucune erreur théologiquement significative.
p72 Bodmer 7 & 8 : papyrus contenant 1 Pierre 1, 1-5, 14 ; 2 Pierre 1, 1-3, 18 et Jude 1-25. vers 300 apr. J.-C. Une photographie d’une partie de ce manuscrit (montrant 2 Pierre1:16 -2:2) figure dans *The Eerdmans’ Bible Dictionary*, p. 820, et dans *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, p. 468. La deuxième source précise que l’écriture est « de style documentaire ».
p. 74 (= Bodmer 17) Actes 1, 2-5, 7-11, 13-15, 18-19, 22-25 ; 2, 2-4 ; 2, 6-3, 26 ; 4, 2-6, 8-27 ; 4, 29-27, 25 ; 27, 27-28, 31 ; Jacques 1, 1-6, 8-19, 21-23, 25, 27 ; 2, 1-3, 5-15 ; 18-22, 25-26 ; 3, 1, 5-6, 10-12, 14, 17-18 ; 4, 8, 11-14 ; 5, 1-3 ; 7-9 ; 12-14 ; 19-20 ; 1 Pierre 1, 1-2 ; 7-8 ; 13 ; 19-20 ; 25 ; 2, 6-7 ; 11-12 ; 18 ; 24 ; 3, 4-5 ; 2 Pierre 2, 21 ; 3, 4 ; 11 ; 16 ; 1 Jean 1, 1, 6 ; 2, 1-2, 7, 13-14, 18-19, 25-26 ; 3, 1-2, 8, 14, 19-20 ; 4, 1, 6-7, 12, 16-17 ; 5, 3-4, 9-10, 17 ; 2 Jean 1, 6-7, 13 ; 3 Jean 6, 12 ; Jude 3, 7, 12, 18, 24 (VIIe siècle)
VIIe siècle - 1968 - L’ouvrage *The Text of the New Testament* contient Jacques 2,4 et 1 Pierre 1,12
VIIe siècle – 1975 – Aland et al., troisième édition
VIe siècle - 1998 - Aland et al., quatrième édition révisée
p. 81 1 Pierre 2,20-3,1 ; 3,4-12 (IVe siècle)
Le Vaticanus [B] (325-350 apr. J.-C.), le Sinaiticus [Si] (340-350 apr. J.-C.) et l’Alexandrinus [A] (vers 450 apr. J.-C.) contiennent l’intégralité de 1 Pierre.
Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle
Copte sahidique [Sah], IIIe/IVe siècle
Syriaque Peshitta [Syr P], 375-400 apr. J.-C.
Ephraemi Rescriptus, Ve siècle
Arménien [Arm] à partir du Ve siècle
Géorgien [Geo] à partir du Ve siècle
Pour en savoir plus sur les premiers manuscrits de la 1re épître de Pierre, consultez la page.