< Question biblique tirée de l'épître aux Hébreux

Q : Qui a écrit l’épître aux Hébreux ?

R : À l’heure actuelle, nous ne savons pas qui a rédigé l’épître aux Hébreux. Le texte lui-même nous apprend six choses sur l’auteur :

1) L’auteur fait référence à « lui-même » dans Hébreux 11:32 ; le grec est au masculin, ce qui indique que l’auteur était un homme.

2) Hébreux 13, 23 mentionne Timothée ; l’auteur connaissait donc Timothée (et n’était pas Timothée).

3) Hébreux 13, 22-24 montre que les lecteurs de l’Église primitive savaient qui était l’auteur.

4) L’auteur possédait une connaissance approfondie des Écritures (tout comme Paul, entre autres).

5) L’auteur était un écrivain très logique et structuré (à l’instar de Paul).

6) L’auteur (ou les auteurs) écrivait de manière très poétique et éloquente, peut-être même au-delà de ce que l’on observe dans les lettres de Paul.

Q : Quel est le message principal de l’épître aux Hébreux ?

R : L’idée principale est que « le Christ est supérieur ». L’épître aux Hébreux a été écrite pour montrer à la fois la continuité entre l’Ancien Testament et le christianisme, ainsi que la transformation nouvelle et radicale opérée sous l’autorité du Christ. Le Christ est supérieur aux hommes, supérieur aux anges, supérieur à la loi et supérieur aux sacrifices.

Q : Dans Hébreux 1, 1, puisque les seuls livres acceptés dans la Bible étaient ceux écrits par des témoins oculaires, pourquoi le livre des Hébreux y figure-t-il alors ? Personne ne sait qui a écrit les Hébreux.

R : Ce n’est pas vrai. Nous ne le savons pas aujourd’hui, mais les premiers chrétiens le savaient, comme en témoigne la note personnelle figurant en Hébreux 13, 22-25. À titre d’aparté, Clément de Rome fait référence à l’épître aux Hébreux à plusieurs reprises dans sa lettre aux Corinthiens, rédigée entre 96 et 98 apr. J.-C. Ainsi, nous avons une dette envers l’Église primitive, non pas pour avoir rédigé les Écritures, mais pour les avoir reconnues.

Tertullien (208-220 apr. J.-C.) pensait que l’épître aux Hébreux avait été écrite par Barnabé, comme il l’indique dans *De la modestie*, chapitre 20, p. 97, mais il n’existe aucune autre preuve à l’appui de cette hypothèse.

Origène (225-254 apr. J.-C.) pensait que Paul avait rédigé l’épître aux Hébreux, mais il mentionne également que d’autres n’étaient pas d’accord.

Parmi les premiers chrétiens qui enseignaient que Paul avait rédigé l’Épître aux Hébreux, on peut citer :

Irénée (182-188 apr. J.-C.)

Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.)

Origène (225-254 apr. J.-C.)

Dionysius d’Alexandrie (246-265 apr. J.-C.)

Adamantius (vers 300 apr. J.-C.)

Athanase (vers 318 apr. J.-C.)

Alexandre d’Alexandrie (313-326 apr. J.-C.) affirme que le verset 13, 8 de l’épître aux Hébreux a été rédigé par Paul. Déposition d’Arius, chap. 3, p. 70

Après Nicée

Eusèbe de Césarée (323-326 apr. J.-C.) indique que la question de savoir si Paul avait rédigé l’épître aux Hébreux faisait l’objet d’une controverse.

Athanase (356-360 apr. J.-C.) cite Hébreux 1, 4 comme étant de Paul. Quatre discours contre les Ariens, discours 2, chap. 14, p. 348.

Athanase (335 apr. J.-C.) affirme que l’épître aux Hébreux est de Paul. Lettre festale n° 7, chap. 7, p. 526

Synopsis Scripturae Sacrae (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle)

Grégoire de Nysse (382-383 apr. J.-C.) a déclaré que Paul avait rédigé l’Épître aux Hébreux et fait référence à Hébreux 5, 5. Contre Eunomius, livre 6, chapitre 2, p. 183

Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.) fait référence à Paul comme auteur de l’Épître aux Hébreux. Sur les Mystères, chap. 8.45, p. 323

Jean Chrysostome (avant 407 apr. J.-C.) mentionne que Paul a écrit aux Galates et aux Hébreux. Commentaire sur les Philippiens, homélie 4, verset 30, p. 200

Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.) (implicitement) fait référence à Hébreux 13, 8 comme étant de l’apôtre dans *Sept livres*, livre 5, chapitre 6, p. 584, et à Hébreux 12, 22-23 comme étant de l’apôtre dans la *Première conférence de l’abbé Moïse*, chapitre 14, p. 302

Parmi les hérétiques

L’hérétique pélagien Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.)

Q : Dans Hébreux 1, 1-3, qu’y a-t-il de choquant, voire de scandaleux (sauf dans le bon sens du terme), dans ce que rapportent ces versets ?

R : Dieu est présent bien plus loin de nous que ne l’est la galaxie la plus éloignée. Il remplit le ciel, dont les étoiles sont au moins aussi nombreuses que les grains de sable sur le rivage. Mais Dieu remarque-t-Il seulement un grain de poussière tournoyant autour d’un grain de sable, que nous aimons appeler « le monde » ? On pourrait penser que Dieu a mieux à faire.

Et puis tout à coup, boum, Dieu se manifeste et apparaît devant vous. Vous pouvez L’entendre clairement. Vous pouvez Le voir, sans devenir aveugle ni mourir. Vous pouvez Lui demander n’importe quoi. Voulez-vous savoir à quoi ressemble le royaume des cieux ? Eh bien, cela pourrait vous être difficile à saisir pleinement, mais laissez-moi vous l’expliquer d’une manière que vous puissiez comprendre. Au fait, j’ai faim, allons manger du poisson. Mais nous n’avons pas de poisson à vous offrir ; nous n’en avons pas pêché de toute la nuit. Ce n’est pas grave, c’est moi qui vous invite cette fois-ci.

Comment un Être si puissant, si pur, si saint, si « étranger » à nous, peut-il s’humilier à ce point pour venir nous rendre visite en tant que l’un des nôtres ? Si vous avez déjà lu l’histoire d’un roi ou d’un prince se déguisant en mendiant et se rendant en ville pour rendre visite au peuple, cela n’est rien comparé à la distance, en termes de gloire et d’honneur, que Jésus a parcourue en venant sur cette terre.

Q : Hébreux 1, 2 signifie-t-il qu’il n’y a plus de prophètes ?

R : Oui et non, si l’on comprend bien.

Oui, après le Christ, il n’y a plus eu de prophètes au sens de l’Ancien Testament, ceux qui nous ont transmis les livres de la Bible et qui font partie du fondement sur lequel l’Église est bâtie, selon Éphésiens 2, 20.

Non, car dans le Nouveau Testament, le don de prophétie existait toujours, comme l’indiquent 1 Corinthiens 12:29 et 14:4. Certains hommes et femmes dotés de ce don sont mentionnés dans Actes 21:9-10.

Q : Dans Hébreux 1:2, Jésus existait-il au ciel avant de venir sur terre ?

R : Oui, selon Hébreux 1, 2, Jean 1, 1-3 et les propres paroles de Jésus dans Jean 17, 5. Je ne vois pas quelle preuve plus claire quelqu’un pourrait estimer nécessaire.

Colossiens 1:15 « Le Fils [de son amour] est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Car en lui tout a été créé, les choses dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, souverainetés, principautés ou autorités. Toutes choses ont été créées par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et en lui tout subsiste. Et il est la tête du corps, l’Église ; il est le commencement et le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses il ait la prééminence. »

Mais le fait qu’Il soit devenu Fils de Dieu par l’incarnation ne contredit pas le fait qu’Il était « avec Dieu » au commencement. (Jean 1, 1-2, 10, 14-15)

Q : Dans Hébreux 1, 3, puisque Jésus s’est assis à la droite de Dieu le Père, cela prouve-t-il que le Père possède un corps physique ?

R : Non, pas plus que le côté droit d’une voiture ne prouve qu’une voiture a des mains. Trois points sont à prendre en compte dans cette réponse.

1. L’expression « à la droite » désigne en réalité une position d’honneur.

2. « À la droite » pourrait également faire référence à une position physique. Bien que Dieu remplisse les cieux et la terre (Jérémie 23, 23-24), Dieu le Père a également une présence localisée sur Son trône (Apocalypse 4 ; 5, 7).

3. Le fait même que Dieu ait une présence localisée ne prouve pas qu’Il soit lié à un corps physique ou qu’Il possède un corps physique. Cela ne nie toutefois pas que Dieu le Père puisse apparaître sous n’importe quelle forme de Son choix, y compris sous la forme d’une flamme ou d’un corps physique.

Voir *When Cultists Ask*, p. 283-284, pour une réponse différente.

Q : Dans Hébreux 1, 4, puisque Jésus est « devenu » supérieur aux anges, n’était-Il pas déjà supérieur aux anges auparavant ?

R : Au ciel, il était supérieur aux anges, comme le suggère Jean 17, 5. Cependant, Jésus s’est dépouillé de lui-même lorsqu’il est venu sur terre, comme l’indique Philippiens 2, 7. Jésus est temporairement devenu inférieur aux anges, comme le disent explicitement Hébreux 2, 7 et 9. Or, Hébreux 1, 4 montre que le Père a exaucé la demande de Jésus exprimée dans Jean 17, 5.

Q : Hébreux 1, 5-6 laisse-t-il entendre que le Christ est un ange ?

R : Non, cela montre en réalité exactement le contraire, en particulier dans Hébreux 1:6-8 et Hébreux 2:16. Alors que Dieu Tout-Puissant avait le pouvoir de donner au Christ la nature de son choix, y compris celle d’un ange, Hébreux 2:11, 14, 16-17 montre que Jésus s’est incarné en tant qu’homme, et non en tant qu’ange.

Q : Dans Hébreux 1, 6, l’expression « que tous les anges de Dieu l’adorent » cite-t-elle Deutéronome 32, 43, puisque le texte massorétique ne contient pas cette phrase ?

R : Oui. Le texte est clair en Hébreux 1:6. La même expression, ou une expression similaire, figure à la fois dans le rouleau de la mer Morte 4Q44 (Deutéronome 32:43) et dans la Septante (Deutéronome 32:43). Il doit s’agir d’une erreur de copie qui s’est glissée dans le texte massorétique.

Q : Dans Hébreux 1:6, Jésus doit-il simplement être adoré, ou le mot grec signifie-t-il que les anges se sont simplement « prosternés » devant lui, comme l’enseignent certains Témoins de Jéhovah ?

R : Argument en faveur de l’adoration de Jésus par le mot « proskuneo » : les mots anglais désignant l’adoration sont utilisés 76 fois dans le Nouveau Testament. (Je suppose que c’est parce que les croyants adoraient beaucoup.) Le mot grec « proskuneo » est utilisé dans tous ces cas sauf 16.

P1. Entre autres, les quatre êtres célestes se proskuneo devant Dieu dans Apocalypse 19:4.

P2. On ne rend jamais la proskuneo à un autre. Satan a demandé à Jésus de lui rendre la proskuneo dans Matthieu 4:9. Jésus a répondu qu’il ne rendait la proskuneo qu’à Dieu dans Matthieu 4:10. L’ange dans Apocalypse 19:10 a déclaré qu’il ne fallait adorer que Dieu. Tous ceux qui rendent la proskuneo à la bête dans Apocalypse 14:9 en subiront les conséquences.

P3. Lorsque Jésus a cité l’Ancien Testament dans Matthieu 4:10 et Luc 4:8, il a utilisé le mot « proskuneo ».

P4. Les anges se prosternent devant Jésus dans Hébreux 1:6

P5. De nombreuses personnes se prosternent devant Jésus, notamment les disciples avant la résurrection du Christ (Matthieu 14, 33), les mages (Matthieu 2, 2), un lépreux (Matthieu 8, 2), un chef (Matthieu 9, 18), les disciples après la résurrection du Christ (Matthieu 28, 9, 17 ; Luc 24, 52), le possédé de Gérasa (Marc 5, 6), les soldats romains par moquerie (Marc 15, 19)

P – Résumé : Ce que font les anges du Ciel, ce qu’ont fait les disciples et d’autres personnes, et ce qu’ont même fait les soldats romains par moquerie, il convient que les disciples de Jésus le fassent avec sincérité.

Cependant, le mot « proskuneo » est également utilisé pour désigner ceux de la synagogue de Satan qui se prosternent aux pieds des membres de l’Église de Philadelphie dans Apocalypse 3:9. On peut faire valoir que « proskuneo » pourrait simplement signifier « se mettre à genoux devant quelqu’un » dans Matthieu 15:25 ; 18:26 ; et 20:20.

Bien que « proskuneo » puisse parfois signifier simplement « s’agenouiller », c’est le terme principal désignant l’adoration. Pour couronner le tout, même dans la propre « Traduction du monde nouveau » des Témoins de Jéhovah, le terme « proskuneo » est traduit par « adorer » dans Hébreux 1:6. Selon l’ouvrage des Témoins de Jéhovah intitulé « Réponses verset par verset », p. 100-101, c’était le cas dans les versions de 1953, 1960, 1961 et 1970 de la « Traduction du Monde Nouveau ». La « Tour de Garde » a modifié cette traduction pour « rendre hommage » à partir de la révision de 1971.

Si vous estimez que la manière dont les chrétiens pratiquent le « proskuneo » envers Jésus est inappropriée, comment pratiquez-vous vous-même le « proskuneo » envers Jésus ?

Comme me l’a dit une Témoin de Jéhovah, à l’issue d’une longue discussion, elle s’inclinerait devant Jésus s’il était ici aujourd’hui, mais comme il n’est pas là, c’est la raison pour laquelle elle ne lui rend pas hommage. Je pouvais comprendre son point de vue, si Jésus n’était jamais présent pour elle. Cependant, dans Matthieu 18:20, Jésus a dit que là où deux ou trois sont réunis en son nom, il est au milieu d’eux. Ainsi, lorsque nous sommes ensemble, nous devrions nous prosterner devant Jésus. De plus, Romains 8:9-10 montre que tous ceux qui appartiennent au Christ ont l’esprit du Christ en eux.

Par ailleurs, la « Traduction du monde nouveau » des Témoins de Jéhovah fait preuve de partialité à cet égard. Elle traduit le mot « proskuneo » par « adorer » lorsqu’il est utilisé en référence à Dieu (Apocalypse 5:14 ; 7:11 ; 11:16 ; 19:4 ; Jean 4:20, etc.), mais chaque fois que ce même mot est utilisé à propos de Jésus, il est traduit par « s’incliner » (Matthieu 14:33 ; 28:9, 17 ; Luc 24:52 ; Hébreux 1:6).

Néanmoins, aussi solide que soit l’argument du « proskuneo », nous n’en sommes qu’au début des arguments démontrant que Jésus est Dieu et digne d’adoration. Parmi les autres points, citons l’argument « Thomas » dans l’analyse de Jean 20, 24-29, l’argument de « l’honneur » dans l’analyse de Jean 5, 23, et l’argument de « l’adoration » dans l’analyse d’Apocalypse 5, 9-14, entre autres. Voir *When Cultists Ask*, p. 284, pour des points supplémentaires sur l’argument « proskuneo » et d’autres arguments.

Q : Hébreux 1:9 signifie-t-il « Jésus qui est Dieu, le Père qui est votre Dieu », ou « Jésus, le Père qui est votre Dieu » ?

R : Il s’agit de la première formulation, qui s’adresse à Jésus. Elle pourrait être interprétée dans les deux sens, tant en grec qu’en anglais. Cependant, le *New International Bible Commentary*, p. 1507, indique que, bien que la grammaire des versets 8 et 9 soit ambiguë, il est certain que l’intention est celle du « vocatif » (Jésus qui est Dieu, le Père qui est votre Dieu). Nous le savons en comparant avec l’hébreu dont ce passage est tiré : le Psaume 45, 6-7. La traduction du Psaume 45, 7 par Aquila, le Juif, dit : « Ô Dieu, Ton Dieu t’a oint ».

Q : Dans Hébreux 1:13, que signifierait le Psaume 110 pour un Juif ?

R : Des passages du Psaume 110 sont cités dans Matthieu 22, 44 ; Marc 12, 36-37 ; Luc 20, 42-44 ; Actes 2, 34-35 ; Hébreux 1, 13 ; 5, 10, et sont longuement commentés dans Hébreux 7, 1-28. Le Psaume 110 a été cité par treize auteurs ecclésiastiques antérieurs au concile de Nicée. Consultez pour connaître leurs propos. Les auteurs juifs du Midrash Tehillim et du Commentaire sur les Psaumes (200-500 apr. J.-C.) reconnaissaient le Psaume 110 comme messianique.

Q : Dans Hébreux 1:14, comment devons-nous considérer les anges ?

R : Voici cinq points essentiels concernant notre relation présente et future avec les anges.

Nous jugerons les anges (1 Corinthiens 6:3)

Nous ne devons pas calomnier les êtres célestes, qu’il s’agisse d’anges ou de démons. (Jude 8-10)

Les anges sont à notre service (Hébreux 1, 14)

Il se peut que vous accueilliez des anges sans le savoir (Hébreux 13, 2)

Nous ne devons pas adorer les anges (Colossiens 2:18) ; nous ne devons être dévoués qu’à Jésus (2 Corinthiens 11:2)

Q : Dans Hébreux 2, quel est le point principal, au-delà de la grande œuvre de Jésus et de son état exalté ?

R : Ce n’est pas seulement la grandeur de Jésus, mais plutôt le chemin considérable qu’Il a parcouru pour nous. Dans Hébreux 1, Jésus était supérieur en tant que Fils de Dieu, et dans Hébreux 2, Jésus est supérieur en tant que Fils de l’Homme. Pour faire une analogie géographique, ce n’est pas simplement que Jésus soit plus haut que l’Himalaya. C’est plutôt qu’Il était à l’origine plus haut que l’Himalaya, qu’Il est descendu jusqu’à la fosse des Mariannes, au fond de l’océan Pacifique, pour nous, afin de nous élever avec Lui jusqu’à l’Himalaya.

Bien sûr, derrière cela se cache l’objectif de l’ensemble du livre, qui est énoncé dans Hébreux 2, 1 et suivants : ne vous égarer pas.

Q : Dans Hébreux 2, 1, comment certains de ceux qui suivent le Christ s’égarent-ils ?

R : Si certains s’éloignent de manière catastrophique à la suite d’un événement soudain, ce n’est pas là le sens du mot « s’éloigner ». Ce mot grec, pararyomen, n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament et dans Proverbes 3:21, dans la traduction grecque de l’Ancien Testament (la Septante). Il désigne un éloignement progressif qui peut être léger au début, mais qui peut s’avérer considérable à la fin. Imaginez une bague qui glisse imperceptiblement jusqu’au bout de votre doigt, puis tombe, pour se retrouver peut-être à plusieurs milles de là. Il est de notre responsabilité de veiller à ne même pas commencer à nous éloigner.

Q : Dans Hébreux 2:2, sommes-nous censés obéir aux paroles prononcées par les anges ou non ?

R : Oui et non, si l’on comprend bien. Oui, les personnages de la Bible écoutaient les anges obéissants de Dieu, car ceux-ci transmettaient des messages de Sa part. Non, nous ne sommes pas censés prêter attention à ce qu’enseignent les anges maléfiques et déchus (Galates 1:8 ; 1 Jean 4:1-3). Satan lui-même peut se déguiser en ange de lumière (2 Corinthiens 11, 14-15). Cependant, la Loi de Moïse a été donnée par l’intermédiaire d’anges, selon Deutéronome 33, 2 (Septante), Actes 7, 53 et Galates 3, 19. Josèphe, dans ses « Antiquités judaïques », livre 15, chapitre 136, le mentionne également.

Q : Dans Hébreux 2, 2-3, pensez-vous que le fait d’ignorer l’Évangile soit moins grave, aussi grave ou plus grave que le fait d’ignorer la Loi depuis l’époque de Moïse jusqu’au Christ ?

R : Hébreux 2, 2-3 indique que, puisque l’Évangile est supérieur à la loi, le refuser est pire que de refuser la loi mosaïque. Le mot grec « nous » a une signification un peu plus large que le simple « nous ». Il s’apparente presque à « pas eux, mais nous ».

Q : Dans Hébreux 2, 3, quelle est la différence entre rejeter le salut par le Christ et l’ignorer ?

R : Dans Hébreux 2:4, le mot « divers » associé à « miracles » peut avoir une signification imagée de « de différentes couleurs », c’est-à-dire difficile à ignorer. Le rejeter signifie qu’une personne a décidé de se tourner vers son contraire et, au moins à ce moment-là, lui a fermé la porte. L’ignorer signifie ne pas s’en approcher ni s’en éloigner, et peut-être lui laisser la porte ouverte à ce moment-là. Cependant, au final, il n’y a aucune différence ; si vous choisissez de ne pas accepter ce salut, il n’y a pas d’autre chemin vers le Ciel (Jean 14:6 ; Actes 4:12). Toutefois, même si une personne a pleinement rejeté l’Évangile, Dieu peut plus tard adoucir son cœur et elle peut se convertir, se repentir et l’accepter par la suite, comme l’a fait Saul de Tarse.

Q : Dans Hébreux 2:6, puisque Jésus est le « premier-né » de Dieu, est-il un être créé ? Nous ne sommes pas censés adorer des êtres créés, comme le dit Romains 1:25.

R : La relation père/fils est essentielle pour comprendre le terme « premier-né ». Il y a deux vérités à saisir dans cette réponse.

1. Considérez cette analogie. Les gens « engendrent-ils » des enfants, ou les achètent-ils déjà créés dans un magasin ? La nature divine du Fils unique n’est pas plus créée par le Père que les gens ne « créent » pas leurs enfants.

2. L’humanité du Fils a été créée par Dieu, et nous l’appelons « premier-né » à la fois parce qu’il est le premier en rang et parce qu’il est le premier à être ressuscité (1 Corinthiens 15, 20). Il est erroné d’utiliser le terme « premier-né » pour nier la première vérité : Jésus est le premier-né en honneur, mais il est également le « Fils unique » (Jean 3, 16).

Or, le fait que le deuxième point soit vrai ne prouve pas que le premier soit faux. Jésus existait avant tous les êtres créés, comme le montre 1 Jean 1.

Q : Dans Hébreux 2, 6-9, ce passage tiré du Psaume 8 fait-il référence aux hommes, aux croyants ou à Jésus ?

R : Il fait principalement référence au « Fils de l’homme », c’est-à-dire à Jésus. Cependant, les croyants régneront avec le Christ ; il fait donc également référence, à titre secondaire, aux croyants.

Q : Dans Hébreux 2, 9, en quoi Jésus était-il inférieur aux anges ?

R : Cela a peut-être semblé étrange aux anges eux aussi. Il faut considérer cela en trois temps : au commencement, ensuite et aujourd’hui.

À l’origine : après avoir créé toutes choses (Hébreux 1, 2), Jésus partageait la gloire du Père dans les cieux, selon Jean 17, 5.

Au moment de l’Incarnation : Philippiens 2, 5-8 nous raconte les grandes choses que Jésus a accomplies avant de venir sur terre. Jésus s’est dépouillé de lui-même et est devenu moins puissant que les anges ici-bas. Hébreux4:15 , et 5, 7-8 donnent un peu plus de détails sur ce que Jésus a enduré pendant son séjour sur terre.

Aujourd’hui, Jésus est bien plus grand que les anges, comme le montrent Hébreux 1:4-8 et 2:7. Jean 17:5, Philippiens 2:9-11 et Apocalypse 5:11-14 racontent ce qui s’est passé après l’ascension de Jésus au ciel.
Qui serait prêt à renoncer à tout ce à quoi Jésus a renoncé, en ne comptant que sur la confiance et la foi qu’il le récupérerait ? Seul quelqu’un qui estimait que les personnes pour lesquelles il se sacrifiait en valaient la peine. Je suppose qu’on peut dire que Jésus devait être Dieu, car personne n’aurait fait cela pour nous, à moins d’avoir un cœur aussi grand que celui de Dieu !

Q : Dans Hébreux 2, 9, puisque Jésus a goûté à la mort pour tous, pourquoi tout le monde n’est-il pas sauvé ? Le prix du rachat est-il payé deux fois pour certaines personnes, une fois par elles-mêmes et une fois par Jésus ?

R : Des calvinistes tels que John Owen ont posé cette question. Owen en a conclu que, puisque

1. le sacrifice du Christ constitue le paiement complet de tous les péchés, y compris l’incrédulité [pour ceux à qui ce paiement s’applique].

2. Tous ne seront pas sauvés ; certains n’iront pas au ciel.

3. Par conséquent, le sacrifice du Christ n’était pas destiné à tous [Dieu n’a pas prévu de moyen permettant aux non-élus d’obtenir le pardon de leurs péchés et d’aller au ciel].

[Mon commentaire sur ce point de vue est le suivant : nés pécheurs sans espoir et sans issue, ce n’était finalement pas de leur faute s’ils sont allés en enfer ; cela fait peser la responsabilité uniquement sur leur Créateur.]

Il est intéressant de noter que certains de ceux qui posent cette question n’ont aucun problème avec la notion de « double culpabilité », affirmant que l’humanité porte la culpabilité du péché d’Adam au même titre qu’Adam lui-même. Quoi qu’il en soit, la question d’Owen reste légitime. Tous devraient s’accorder sur le fait que

1. Dieu n’exige qu’un seul sacrifice soit accompli

2. Mais que ce paiement doit être effectué

Jésus a fourni le paiement pour tous, mais Il n’a pas imposé ce paiement à tous ; par conséquent, ce paiement n’a pas été appliqué à tous. En d’autres termes, si un indigent a une dette d’un million de dollars et qu’un millionnaire lui offre gracieusement une valise remplie d’un million de dollars, et que l’indigent brûle cette valise, l’indigent reste pleinement responsable de la dette, même si le millionnaire l’a payée. Le paiement a été fourni, mais il n’a pas été appliqué. Je répondrais donc ainsi au trilemme d’Owen.

1. Le sacrifice du Christ constitue le paiement intégral de tous les péchés, y compris l’incrédulité [pour ceux à qui ce paiement est appliqué].

2. Tous ne seront pas sauvés ; certains n’iront pas au Ciel.

3. Par conséquent, le sacrifice du Christ n’a pas été appliqué à tous [c’est-à-dire que Dieu n’a pas imposé que le sacrifice du Christ serve de paiement pour ceux qui le rejettent].

4. En fin de compte, c’est leur faute, et non celle de Dieu, si le paiement du Christ ne s’applique pas à eux, ce qui constitue une catastrophe pour eux.

Outre cette analogie informelle, voici l’enseignement biblique officiel et faisant autorité.

Hébreux 4:2 « Car l’Évangile nous a été prêché, à nous aussi, tout comme à eux ; mais la parole qu’ils ont entendue ne leur a servi à rien, parce que ceux qui l’ont entendue ne l’ont pas accompagnée de la foi. » (NIV) Il n’est pas dit que c’est parce que Jésus n’est pas mort pour eux, mais parce qu’ils ne l’ont pas accompagnée de la foi.

1 Jean 2:2 « Lui [Jésus-Christ]-même est le sacrifice expiatoire pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. » (BSB)

1 Timothée 2:4-6 « qui [Dieu] veut que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. Car il y a un seul Dieu, et il y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, l’homme Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous — le témoignage qui a été rendu en temps voulu. » (BSB)

Q : Dans Hébreux 2:10 et 12:2, qu’y a-t-il d’inhabituel dans l’expression « chef/auteur de notre foi » ?

R : Le mot utilisé pour « chef » ou « auteur », archegos en grec, est exceptionnellement difficile à traduire en français. Il signifie en quelque sorte « chef », « auteur » ou « pionnier », mais ces termes ne sont pas vraiment assez forts pour rendre la pleine signification du mot. Ce sens englobe à la fois « initiateur », « fondateur », « pionnier » et « chef ». Ce mot englobe à la fois les concepts d’« initiateur essentiel » et de « chef héroïque ». On pourrait également considérer Jésus comme le « pionnier » ou le « guide », sauf que cela n’est pas exact ; Jésus ne s’est pas contenté de trouver le chemin, mais Il est le Chemin, et le seul Chemin (Jean 14, 6 ; Actes 4, 12).

Q : Dans Hébreux 2, 10 et 18, comment Jésus a-t-il pu réellement souffrir, puisqu’Il est Dieu ?

R : Jésus est à 100 % Dieu et à 100 % homme. Mais Jésus n’était pas simplement un demi-homme, il était un homme à 100 %, capable de souffrir tout comme un homme, car il était aussi humain que nous. Cependant, Jésus est également tout autant Dieu que Dieu le Père. Les détails précis de la manière dont ces deux aspects de Jésus s’articulent l’un par rapport à l’autre restent un mystère. Mais nous pouvons en savoir davantage dans les limites de ce qu’enseigne la Bible.

Jésus, sur terre, était une seule Personne, dotée d’une seule volonté. Il n’était pas deux personnes, ni deux volontés, au sein d’un même corps. Il existait une grave erreur appelée « nestorianisme », qui enseignait que le Christ était deux personnes. On peut débattre de la mesure dans laquelle Nestorius s’était écarté de la vérité, mais les nestoriens qui lui succédèrent poussèrent le raisonnement plus loin et adhérèrent également au pélagianisme. De nombreux nestoriens ont évangélisé la Chine. Ils finirent par être bannis de l’Empire chinois, et beaucoup se dirigèrent vers le nord où ils convertirent une tribu mongole. Plus tard, cette tribu mongole fut exterminée par d’autres Mongols. Il y avait de nombreux nestoriens en Asie centrale, mais beaucoup d’entre eux furent exterminés par les musulmans, notamment Tamerlan et d’autres conquérants sanguinaires.

La nature divine de Jésus n’a pas rendu sa nature humaine insignifiante. Ses souffrances étaient réelles, et non pas seulement apparentes. Une grave erreur, appelée monophysitisme, enseigne que les natures humaine et divine du Christ sont unies d’une manière qui s’apparente à celle d’une cuillère à café de thé versée dans l’océan. Les monophysites d’aujourd’hui sont appelés Coptes.

Q : Dans Hébreux 2, 10 et 18, puisque Jésus était déjà parfait, comment a-t-il pu être perfectionné par la souffrance ?

R : Jésus n’était pas imparfait avant ce moment-là. Le mot grec pour « parfaire », teleiusai, dérivé de teleo, signifie « achever », « accomplir » ou « mener à bien ». Jésus avait une mission à accomplir, ce qu’Il a fait.

Q : Dans Hébreux 2, 11-14, 17, si nous sommes frères et un avec Jésus, aurons-nous la même nature que Jésus ?

R : Nous avons la même nature humaine que Jésus, et nous aurons la même nature humaine sans péché au Ciel. Cependant, nous n’avons pas et n’aurons jamais la divinité de Jésus. 2 Pierre 1, 4 dit que nous participerons à la nature divine, mais cela fait référence à ce que le Christ nous a donné, et non à ce que nous possédons intrinsèquement.

Q : Dans Hébreux 2, 13, comment Jésus a-t-il mis sa confiance dans le Père, et comment devrions-nous faire de même ?

R : Sur terre, Jésus s’est temporairement humilié et a renoncé à une partie de sa gloire, comme le montre Jean 17, 5. Jésus a fait confiance à la voie du Père, même lorsqu’il savait qu’elle le mènerait à la mort. Dans Jean 17, 5, Jésus avait confiance que le Père lui rendrait la gloire qu’il avait auparavant.

Q : Dans Hébreux 2, 13-14, sommes-nous les enfants du Christ, ou les frères du Christ comme le disent Hébreux 2, 11-14, 17, ou encore l’épouse du Christ comme le disent Éphésiens5:25 -33 et Apocalypse 21, 2 ?

R : Tout ce qui précède. Les termes « enfants », « frères » et « épouse » sont des métaphores visant à décrire en partie notre relation étroite avec le Christ. Tous les croyants, hommes et femmes, sont à la fois frères et l’épouse du Christ.

Q : Dans Hébreux 2, 14, est-ce le diable qui détient le pouvoir de la mort, ou est-ce Dieu qui détient toute puissance, comme l’indique Éphésiens 1, 11-22 ?

R : Avant de pouvoir répondre à cette question, il faut d’abord comprendre deux choses.

La souveraineté de Dieu

Tout ce que Dieu décrète arrive, et rien ne se produit si ce n’est ce que Dieu permet.

1. Tout ce que Dieu décrète s’accomplit. Ésaïe 14:24, 27 ; 43:13 ; 55:11 ; Jean 10:29 ; Hébreux 6:17 ; Matthieu 28:18. En voici quelques exemples : Daniel 9:26 ;11:27 , 35, 36 ; 12:1

2. Dieu sait et voit tout. 1 Jean 3:20 ; Psaume 139 ; Proverbes 5:21 ; 15:3 ; Hébreux 4:13 ; Ésaïe 46:10

3. Dieu agit comme Il l’entend. Matthieu 20, 15 ; Psaume 115, 3 ; 135, 6 ; Romains 9, 20 ; Daniel 4, 35

4. Rien n’est trop difficile pour Dieu. Genèse 18:14 ; Job 42:2 ; Jérémie 32:17 ; Matthieu 19:26

5. Dieu règne sur tout. Psaume 103, 19 [il règne, il ne contrôle pas de manière mécanique]

6. Rien ne se produit sans que Dieu ne le permette, comme le montrent Job 1:12 ; 2:6 ; Jacques 4:15.

7. Chaque décision du « sort » vient du Seigneur. Proverbes 16:33

8. Toutes choses concourent à la réalisation de la volonté de Dieu. — Romains 8:28 ; Éphésiens 1:11 ; Proverbes 16:4

9. Nul ne peut contrecarrer avec succès les décrets de Dieu, comme le montrent Ésaïe 43:13 ; Romains 11:29.

10. Beaucoup parviennent à résister à la volonté ordonnée ou désirée de Dieu. Actes7:39 , 51 ;4:11 ;13:46 ; 14:2 ; 2 Corinthiens 6:1

11. Les hommes résistent, mais aucun n’y parvient en fin de compte. — Il suffit de demander à Jonas.

Dieu peut déléguer Sa souveraineté

Dieu a la liberté de choisir de déléguer une petite partie de sa souveraineté, pour un temps et dans certaines limites, à d’autres. Dieu n’était pas contraint de créer des robots.

1. Certaines personnes pensent que rien ne se produit si ce n’est ce que Dieu décrète expressément. — Aucun verset ne dit réellement cela.

2. Certaines choses « n’ont pas traversé l’esprit de Dieu » – Jérémie 19, 5 ; 32, 35

3. Les croyants peuvent accomplir certaines bonnes actions de leur propre initiative. 2 Corinthiens 8:17

4. Certaines choses mettent Dieu dans une grande colère. Jérémie 5, 29 ; 8, 19 ; 12, 8 ; Ézéchiel 8, 6

5. Certaines brisent le cœur de Dieu. Luc 19, 41-44 ; Matthieu 23, 37-39 ; Jérémie 4, 19-22 ; 9, 1

Le diable a le pouvoir d’exiger la mort. Mais cela a finalement changé, puisque le Christ détient désormais les clés de la mort et du séjour des morts, comme l’indique Apocalypse 1:18.

Q : Dans Hébreux 2:16-17, Jésus aurait-il pu céder à la tentation et pécher ?

R : Tout comme Adam et Ève, Jésus n’est pas né avec une nature pécheresse. Pourtant, Jésus, tout comme Adam et Ève, avait toute la capacité de pécher s’il l’avait voulu.

L’assaut de la tentation était bien réel, mais Jésus n’y aurait pas succombé. L’attaque de Satan contre Jésus s’apparentait en quelque sorte à cette histoire parue dans la presse il y a quelques années, celle d’un expert japonais en arts martiaux, atteint de troubles mentaux, qui s’était introduit dans un zoo pour attaquer un ours polaire de 800 livres. Il avait été secouru par les gardiens du zoo, qui avaient endormi l’ours. Depuis son lit d’hôpital, il tenait à faire savoir au monde entier que « tous ses coups n’avaient eu aucun effet ». Il livrait un combat désespéré contre l’ours polaire, mais l’ours polaire ne livrait pas de combat désespéré contre lui. De même, les coups de Satan n’ont eu aucun effet sur Jésus.

Voir également l’analyse de Matthieu 4, 1-11 pour plus d’informations.

Q : Dans Hébreux 2, 16-18 et Hébreux 4, 15, que Jésus ait pu ou non pécher, comment aurait-il pu être tenté ? Jacques 1, 13 dit que Dieu ne peut être tenté par le mal.

R : Six points à prendre en compte dans la réponse.

1. L’un des attributs divins de Dieu est qu’Il ne peut être tenté par le mal (Jacques1:13 ).

2. Jésus est Dieu (Jean20:28 ; Hébreux 1:9, 11).

3. Mais Jésus avait également une nature humaine (Hébreux 2:14-17).

4. Jésus s’est dépouillé de nombreux attributs divins pour venir sur terre (Philippiens 2:5-7 ; Jean 17:5).

5. La Bible ne nous dit pas exactement comment Jésus s'est dépouillé de lui-même, mais seulement qu'il l'a fait.

6. De la même manière que l’on peut analyser de l’eau pure à 100 % pour détecter d’éventuelles impuretés, même si l’analyse ne révèle rien, Satan pouvait mettre le Christ à l’épreuve pour voir s’il avait péché.

Q : Dans Hébreux 2:17, puisque Jésus était semblable à nous en tout point, comment pouvait-il alors être Dieu ?

R : Jésus s’est temporairement dépouillé d’une grande partie de ses attributs divins, comme le montrent Philippiens 2, 6-7 et Jean 17, 5. L’auteur de l’épître aux Hébreux ne voulait manifestement pas dire que Jésus ne pouvait être rien de plus qu’un homme, sinon il n’aurait pas montré que Jésus était Dieu dans Hébreux 1, 8-9 et Hébreux 3, 1-6. Voir également l’analyse de Philippiens 2, 6-9 pour plus d’informations.

Q : Dans Hébreux 2, 17-18, pourquoi Jésus devait-il être pleinement humain ? Certains pourraient penser que, puisque Jésus était également Dieu, il était au-delà des faiblesses humaines.

R : Il y a deux raisons complémentaires : premièrement, pour vivre, comprendre et faire l’expérience de ce que signifie être un homme (Hébreux2:18 ), et deuxièmement, pour être un homme afin d’être un sacrifice pour tous (Hébreux2:17 ).

Hébreux 2:17 dit que Jésus devait être humain, semblable en tout point à ses frères, pour être notre grand prêtre. Hébreux 2:16 précise que ce ne sont pas les anges qu’il a aidés, mais les hommes.

Hébreux 2:18 : Vous connaissez peut-être des personnes qui ont du mal à entrer en relation avec Dieu parce qu’« Il ne comprend pas ce que c’est que d’être humain ». Mais dans son humanité, Jésus a éprouvé toute la gamme des sentiments que vous et moi ressentons. Les Évangiles regorgent d’exemples qui nous montrent que Jésus a éprouvé des émotions humaines. Il faisait preuve de compassion envers les gens, Il ressentait de la colère envers ceux qui avaient le cœur endurci (Marc 3:5) et de l’indignation (Marc 10:14), et Il s’étonnait et soupirait face à l’incrédulité (Marc 6:6 ; 8:12), mais Il aimait aussi le jeune homme (Marc 10:21). À l’approche de l’heure de son arrestation, Jésus s’est senti anxieux et abattu (Matthieu 26, 37). Lorsqu’il est arrivé au tombeau de Lazare, il a pleuré sur son ami bien-aimé (Jean 11, 35).

Tout autant qu’il consacrait du temps à exercer son ministère auprès des foules, Jésus ressentait également le besoin de s’isoler (Marc 6, 31 ; 7, 17 ; 7, 24 et 9, 30). De même, après son jeûne solitaire dans le désert, il avait faim (Matthieu 4, 2), et il comprenait à quel point les foules qu’il nourrissait avaient faim. Jésus a été confronté à des tentations : le diable lui a offert tous les royaumes du monde et l’a provoqué pour qu’il prouve sa divinité en se jetant du haut du parvis du Temple. Même le diable croyait que Jésus pouvait être tenté en raison de son humanité (et le diable avait connu le Christ dans son existence préincarnée, avant la chute). Et tandis que Jésus était suspendu à la croix (presque battu et fouetté à mort), il fut à nouveau tenté de « descendre » pour se sauver lui-même.

Si Dieu ne vivait pas parmi nous en tant qu’être humain à part entière, nous pourrions dire qu’Il ne comprend pas ce que c’est que d’être un homme. Mais Jésus a fait l’expérience de l’humanité dans sa totalité et peut donc comprendre nos besoins et nos sentiments – Il sait, au plus profond de Lui-même, ce que c’est que d’être humain.

(contribution de Mark Dumdei)

Lactance (vers 303 – vers 325 apr. J.-C.) s’est exprimé dans le même sens : « Mais s’Il n’avait pas revêtu un corps humain, Il n’aurait pas pu mettre en pratique ce qu’Il enseignait, à savoir ne pas se mettre en colère, ne pas convoiter les richesses, ne pas se laisser emporter par la luxure, ne pas craindre la douleur, mépriser la mort. Ces choses sont manifestement des vertus, mais elles ne peuvent être accomplies sans la chair. C’est donc pour cette raison qu’Il a revêtu un corps : afin que, puisqu’Il enseignait qu’il fallait vaincre les désirs de la chair, Il puisse d’abord le mettre en pratique Lui-même, pour que personne ne puisse invoquer la fragilité de la chair comme excuse. » Épitomé des Institutions divines, chap. 50, p. 242.

En résumé, Jésus devait être à 100 % humain pour être un sacrifice expiatoire pour nos péchés, mais Il était également à 100 % Dieu pour être sans péché et nous sauver. Notre médiateur devait être pleinement Dieu et pleinement homme.

Q : Dans Hébreux 2, 17, comment Jésus a-t-il pu être pleinement humain, puisqu’Il n’est pas né d’un père humain ?

R : Jean de Damas a répondu à cette question (704-736 apr. J.-C.). Il a expliqué qu’Adam, Ève et Seth avaient trois modes d’existence différents, mais qu’ils étaient tous pleinement humains. De même, le fait que Jésus soit né de la Vierge Marie ne l’empêche pas d’être pleinement humain. Pour plus d’informations, consultez l’ouvrage Exposition de la foi orthodoxe, livre 1, chapitre 8, p. 8, de Jean de Damas.

Q : Dans Hébreux 2, 17, le fait que Jésus soit à la fois Dieu et homme est-il un état temporaire ou durera-t-il éternellement ?

R : Le fait que Jésus soit à la fois homme et Dieu durera pour toujours, car Hébreux 13, 8 dit : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour toujours. » Lorsque Jésus reviendra, il sera toujours appelé « le Fils de l’homme » (Matthieu 26, 64).

Q : Dans Hébreux 2, 18, Jésus était-il vraiment Dieu, puisque Jacques 1, 13 dit que Dieu ne peut être tenté ?

R : Si Jésus n’était que Dieu, il serait alors « inébranlable face à la tentation », ce que les théologiens appellent également « impeccable ». Tous les chrétiens s’accordent à dire que le diable a tenté de mettre le Christ à l’épreuve et que le Christ n’a jamais péché, mais certains théologiens, comme Charles Hodge, ont affirmé qu’il était possible que le Christ ait pu pécher, sans quoi les tentations n’auraient pas été réelles. D’autres théologiens, comme William Shedd, affirment que les tentations étaient réelles, mais qu’il était néanmoins impossible au Christ de pécher. John Walvoord estime que Shedd a raison, car tout comme une barque peut véritablement attaquer un cuirassé, ce dernier ne court aucun risque de couler à cause de la barque. Voir pour plus d’informations.

Q : Dans Hébreux 3:2, 5, 6, Jésus et Moïse étaient tous deux des hommes fidèles ; la fidélité est l’un des neuf fruits de l’Esprit mentionnés dans Galates 5:22b. Mais qu’est-ce que la fidélité exactement ?

R : C’est une chose que de finir par faire ce qui vous a été ordonné, confié ou ce que vous saviez devoir faire. Mais peut-on compter sur vous pour accomplir la tâche qui vous a été confiée ? Peut-on compter sur vous, même si des difficultés, des souffrances ou des persécutions se dressent sur votre chemin ? Voilà ce qu’est la fidélité.

Q : Hébreux 3, 3-4 dit-il que Jésus est Dieu ?

R : - Absolument, puisque c’est Dieu qui a bâti la maison, et que Jésus en est le bâtisseur.

Q : Hébreux 3, 6 ; Hébreux 3, 14 et Ézéchiel 3, 17-21 montrent-ils que de véritables croyants peuvent perdre leur salut ?

R : Les chrétiens mûrs et pieux ne sont pas d’accord sur ce point.

Les chrétiens qui affirment que l’on ne peut pas perdre son salut diraient que ceux qui ont cru pendant un certain temps puis se sont détournés n’ont jamais « eu part à Christ », comme le prouve le fait qu’ils « n’ont pas conservé leur courage ».

Les chrétiens qui affirment que l’on peut perdre son salut devraient admettre qu’ils avaient autrefois part à Christ, mais qu’ils n’y ont plus part aujourd’hui, précisément parce qu’ils « n’ont pas conservé leur courage ».

Quoi qu’il en soit, tous les chrétiens devraient pouvoir s’accorder sur le fait que la connaissance qu’a Dieu du destin d’une personne, avant même que celle-ci ne soit née, ne change pas. Par conséquent, un élu ne peut jamais devenir un réprouvé (non élu), puisque la connaissance de Dieu est parfaite. Tous devraient également s’accorder sur le fait qu’il existe des personnes qui peuvent sembler sauvées, mais qui se détournent de Dieu et n’y reviennent jamais.

Voir également l’analyse d’Hébreux 6, 4-12 pour plus d’informations.

Q : Dans Hébreux 3, 7-11, en quoi ce deuxième avertissement diffère-t-il du premier, figurant en Hébreux 2, 1-3 ? Les gens ont-ils besoin de deux types d’avertissements aujourd’hui ?

R : Il ne s’agit pas de faux avertissements, mais de passages que nous devons prendre au sérieux. Hébreux 2, 1-3 met en garde contre le fait de s’éloigner involontairement de Dieu et de l’ignorer. Il s’agit ici de lutter contre l’endurcissement du cœur et le fait de s’éloigner intentionnellement de Dieu. Souvent, le premier peut conduire au second.

Q : Dans Hébreux 3, 7-4, 7, quel est le rapport entre l’épreuve dans le désert et les lecteurs de l’épître aux Hébreux ?

R : Après le retour des douze espions de Canaan, les Israélites dans le désert ont dû prendre une décision : faire confiance à Dieu ou non. Cette génération a échoué, et Dieu a déclaré qu’aucun membre de cette génération, à l’exception de Caleb et de Josué, ne serait autorisé à entrer dans la Terre Promise.

De la même manière, les lecteurs de l’épître aux Hébreux ont une décision similaire à prendre. Malgré les épreuves ou les persécutions, nous sommes confrontés à un choix : aller de l’avant avec Dieu ou non.

Q : Dans Hébreux 3:10, comment se fait-il que tous les membres de cette génération n’aient pas connu les voies de Dieu et soient morts dans le péché ?

R : Prendre la Bible au pied de la lettre ne signifie pas que nous ne puissions pas également voir que Dieu s’exprime parfois en termes généraux. Dieu parlait de cette génération d’Israélites dans son ensemble. Mais les Écritures indiquent clairement que tous les membres de cette génération mourraient dans le désert, à l’exception de Josué, de Caleb et des membres de la jeune génération.

Q : Dans Hébreux 3:12, les gens peuvent-ils s’éloigner du Dieu vivant ?

R : Bien sûr. 1 Jean 2:19 mentionne ceux qui se sont éloignés de nous parce qu’ils n’ont jamais vraiment fait partie des nôtres. De véritables croyants, tels que David et Salomon, peuvent s’égarer dans le péché pendant un certain temps, puis revenir vers Dieu.

Quant à savoir si de véritables chrétiens peuvent s'éloigner définitivement de la foi, perdre leur salut et aller en enfer, veuillez vous reporter à l'analyse d'Éphésiens 1:14 et d'Hébreux 6:4-10 pour plus d'informations.

Q : Dans Hébreux 3:13, de quelles différentes manières le péché endurcit-il le cœur ?

R : Le péché et les personnes peuvent s’endurcir mutuellement dans un cercle vicieux. Le péché endurcit dans Hébreux 3:13, mais dans Hébreux 3:8, 15, ce sont les personnes qui s’endurcissent elles-mêmes. Le péché peut endurcir d’au moins cinq façons.

1) Lorsqu’on répète souvent le même péché, celui-ci devient « familier » et confortable, alors qu’il devrait être répugnant et étranger au chrétien.

2) Il peut refroidir votre cœur envers Dieu. Vous pouvez perdre votre respect pour Dieu et considérer Ses bénédictions comme acquises. Un péché persistant peut finir par ébranler votre foi.

3) Le péché peut décourager les gens et les inciter à baisser les bras.

4) Cela peut blesser et endurcir les autres de voir que, bien que vous soyez croyant, vous tolérez le péché en vous-même ; ils en viennent alors à penser qu’il n’est peut-être pas si grave pour eux de tolérer le péché. Le péché ne semble pas si grave s’ils vous voient le commettre.

5) Cela peut détourner les gens du Christ, en leur faisant penser que si c’est ainsi que se comportent les chrétiens, ils ne veulent pas en faire partie.

Q : Dans Hébreux 3:19, quelle est la seule chose qui a empêché les Israélites de la génération de Moïse de jouir de la Terre promise ? En quoi cela empêche-t-il non seulement les non-croyants, mais aussi certains croyants, de bénéficier des bénédictions de Dieu aujourd’hui ?

R : Il est curieux que Hébreux 3:19 ne parle pas de désobéissance, mais plutôt d’incrédulité. Bien que leur désobéissance fût grave, la cause profonde résidait dans leur choix de ne pas faire confiance à Dieu et de ne pas croire en Lui ni en Sa provision bienveillante à leur égard. Du point de vue de Dieu, ils étaient incrédules et désobéissants, et par conséquent, ils n’étaient d’aucune utilité.

Q : Dans Hébreux 4, 1-2, que dit exactement l’avertissement ?

R : Alors que certaines traductions disent « prenons garde à ce que », une traduction plus littérale serait « craignons que ».

Q : Dans Hébreux 4, 2, faut-il traduire « ils ne l’ont pas combinée avec la foi » ou « n’ayant pas été mêlée à la foi » ?

R : Il existe ici une variante dans les textes grecs, et trois façons principales de traduire cette expression. En fin de compte, cela se résume à deux interprétations, qui dépendent du fait que le mot grec « associe/unit » soit au singulier ou au pluriel. S’il est au singulier, alors la lacune résidait dans le fait que l’écoute n’était pas associée à la foi. S’il est au pluriel, le problème était de ne pas être associés à eux. Les différents manuscrits grecs présentent des variantes.

Singulier a) « ils ne l’ont pas combiné avec la foi » : syriaque de Harclean. En d’autres termes, les auditeurs n’ont pas réussi à unir le message à la foi.

Singulier b) « [cela] n’ayant pas été mêlé à la foi ». Sinaiticus, Jean Chrysostome, Wolfenbüttel (VIe siècle), géorgien. En d’autres termes, le message et la foi n’ont pas pu être unis pour une cause non précisée.

Accusatif pluriel) « car ils ne se sont pas joints à ceux qui l’ont entendu avec foi ». p. 13 ? (le point d’interrogation signifie que cela apparaît ainsi mais n’est pas certain), p. 46, (Alexandrinus), Vaticanus, Ephraemi Rescriptus, Bezae Cantabrigiensis, éthiopien, byzantin, arménien, syriaque palestinien (VIe siècle). En d’autres termes, ils ne se sont pas unis au peuple de Dieu, qui a écouté le message avec foi.

Q : Dans Hébreux 4, 3a, 8-11, comment les croyants d’aujourd’hui se trouvent-ils dans le repos sabbatique de Dieu ?

R : À ceux qui acceptent Jésus comme leur Seigneur et Sauveur, Jésus nous accorde le repos, nous libérant ainsi de la nécessité de mériter notre place au ciel par nos propres efforts. Nous entrons dans ce repos dès maintenant sur terre, mais nous connaîtrons également le repos ultime au ciel.

Q : Dans Hébreux 4:3b, 5-6, pourquoi certains ne sont-ils jamais entrés dans le repos de Dieu, même s’ils observaient le sabbat ?

R : Ils observaient le sabbat, mais ils ne croyaient pas qu’il fallait suivre Dieu et lui faire confiance pour subvenir à leurs besoins. Si nous faisons ce qu’il faut, mais sans foi, nous ne plaisons pas non plus à Dieu, comme l’indique Hébreux 11, 6.

Q : Dans Hébreux 4, 9, qu’y a-t-il d’inhabituel dans ce mot « sabbatismos » (« repos sabbatique ») ?

R : Il s’agit d’un mot grec unique, qui n’apparaît dans aucune œuvre littéraire grecque antérieure à l’Épître aux Hébreux. Il est très probable que l’auteur ait lui-même inventé ce mot.

Q : Dans Hébreux 4:12, quelle est la différence entre l’âme et l’esprit ?

R : Les chrétiens ne s’accordent pas sur la manière dont ils mettent l’accent sur la composition de la nature humaine. Voici trois théories différentes quant à l’accent mis :

Tripartite : les êtres humains possèdent un corps, une âme et un esprit. Le corps est constitué de chair, de substances chimiques et de signaux électriques. L’âme renferme l’intelligence, les émotions et la volonté. L’esprit comprend la conscience et d’autres aspects.

Théorie bipartite : l’être humain comporte une partie matérielle et une partie immatérielle. L’âme et l’esprit sont distincts, mais ils sont intimement liés, à l’instar de la moelle osseuse qui s’entremêle dans le réseau osseux à l’extrémité des os de nos bras et de nos jambes. L’ouvrage *Now That’s a Good Question*, p. 237-240, examine ces deux points de vue et défend la théorie bipartite.

Thèse intégrée : Bien qu’il existe trois éléments — le corps, l’âme et l’esprit —, les interactions entre ces trois éléments sont si fortes que l’ensemble interactif prime sur les trois parties distinctes.

Q : Dans Hébreux 4:15, quels autres versets montrent que Jésus était sans péché ?

R : Les versets qui montrent que Jésus était sans péché sont les suivants :

Jean 8:46 « Qui d’entre vous peut me prouver que j’ai péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? »

2 Corinthiens 5, 21 : « Dieu a fait de celui qui n’a pas connu le péché un péché pour nous… »

Hébreux 4:15 « … mais nous en avons un qui a été tenté en tout point comme nous, sans toutefois commettre de péché. »

1 Pierre 1:19 « … un agneau sans défaut ni tache. »

1 Pierre 2:22 dit que Jésus n’a commis aucun péché.

1 Jean 3:5 dit que Jésus n’avait pas de péché.

(Citations tirées de la Bible Berean Standard)

Q : Dans Hébreux 5:1-10, qu’est-ce qui est inhabituel dans ce passage ?

R : Tout comme l’écriture moderne recourt à diverses techniques littéraires, le chiasme est une technique littéraire ancienne souvent utilisée dans les écrits antiques, notamment dans les écrits latins de Cicéron et à de nombreux endroits de l’Ancien Testament. Dans un chiasme, le passage se répète de manière symétrique. Voici le schéma que l’on retrouve dans Hébreux 5:1-10. Notez qu’Hébreux 5:2 et Hébreux 5:9 ne sont pas identiques, mais présentent au contraire des contrastes.

Hé 5, 1 Tout grand prêtre est choisi parmi les hommes pour représenter le peuple devant Dieu et offrir des dons et des sacrifices pour les péchés.

- Hébreux 5, 2 Il s’occupe des ignorants et de ceux qui s’égarent, car lui-même est sujet à la faiblesse

- - Hébreux 5:3 Il offre des sacrifices pour ses propres péchés ainsi que pour ceux du peuple

- - - Hébreux 5:4 Il ne s’attribue pas lui-même la gloire, mais doit être appelé par Dieu, comme l’a été Aaron.

- - - Hébreux 5:5-6 De même, le Christ ne s’est pas attribué la gloire par lui-même, mais c’est Dieu qui a dit qu’Il était le Père de Jésus. Un prêtre selon l’ordre de Melchisédek

- - Hébreux 5:7-8 Sur terre, il a présenté des prières et des supplications… Bien qu’il fût Fils, il a appris l’obéissance par les souffrances qu’il a endurées

- Hébreux 5:9 Une fois rendu parfait, il est devenu la source du salut

Hébreux 5:10 Jésus a été choisi par Dieu pour être grand prêtre selon l’ordre de Melchisédech

Q : Dans Hébreux 5, 2, que signifie « traiter avec douceur » ?

R : Ce mot grec, metriopathein, ne signifie ni l’apathie (c’est-à-dire que c’est acceptable ou sans gravité), ni la colère, mais le fait d’adopter une troisième voie entre les deux.

Q : Dans Hébreux 5, 5 et Actes 13, 33, quel est le lien entre la première venue de Jésus et le Psaume 2, 7 : « Aujourd’hui, je t’ai engendré » ?

R : Bien que Jésus ait été engendré par le Père avant le commencement des temps, ce n’est pas de cela qu’il est question ici. Jésus a été engendré par Dieu le Père d’une manière non sexuelle mais physique lorsqu’il est venu sur terre.

Aucun verset de la Bible n’indique que Jésus ait été le Fils de Dieu d’une autre manière à un moment ultérieur. Romains 1, 4 ajoute simplement que Jésus a été « déclaré » Fils de Dieu avec puissance, par sa résurrection d’entre les morts.

Q : Dans Hébreux 5:6, quelle devrait être la traduction de « ordre de Melchisédek » ?

R : « Ordre » s’en rapproche, mais The Expositor’s Bible Commentary, vol. 12, p. 49, indique que la traduction « ordre de Melchisédech » n’est pas tout à fait correcte, car il n’existait pas d’« ordre » ni de lignée de Melchisédech. L’expression « de la nature de Melchisédech » rend en quelque sorte le sens, mais elle ne transmet malheureusement pas exactement la formalité qu’elle devrait, contrairement au mot « ordre ». Ainsi, le sens exact se situe entre ces deux mots anglais.

Q : Hébreux 5:7 enseigne-t-il que Jésus n’avait une nature humaine qu’avant sa résurrection, comme l’enseignent les Témoins de Jéhovah et l’Église de l’Unification du révérend Moon ?

R : Non, sinon Thomas aurait considéré Jésus comme un imposteur lorsque celui-ci lui a montré sa chair afin qu’il croie. Reportez-vous à la discussion sur 1 Pierre 3:18 pour la réponse.

Q : Dans Hébreux 5:7 et Matthieu 26:39, le Christ craignait-il la mort, ou était-il résolument déterminé à aller à la croix, comme le rapporte Luc9:51 ?

R : Jésus était déterminé à accomplir son dessein sur la croix, mais il a demandé que, si possible, cette coupe lui soit épargnée. Jésus a versé des gouttes de sang, tant était grande son angoisse face à ce qu’il savait devoir arriver. Il n’est toutefois jamais dit que Jésus était timide ou lâche.

Q : Dans Hébreux 5,7, si Dieu le Père a exaucé les prières de Jésus, comment se fait-il que la « coupe » de la mort sur la croix (Marc14:36 ) n’ait pas été retirée à Jésus dans le jardin de Gethsémani ?

R : Voici d’abord trois éléments qui ne constituent pas la réponse, puis la réponse elle-même.

(Ce n’est pas la réponse) Délivré de la crainte de la mort : le mot grec signifiant « soumission », eulabeia, peut également signifier « crainte respectueuse ». Cependant, il faudrait modifier le sens des mots pour transformer « celui qui pouvait le sauver de la mort en raison de sa soumission respectueuse / de sa crainte respectueuse » en « celui qui pouvait le sauver de la crainte de la mort ».

(proche, mais ce n’est pas la réponse) Dieu a dit « non » : le mot grec signifiant « entendre », eisakoustheis, ne signifie pas simplement que Dieu a entendu le son, mais plutôt qu’Il a répondu à la prière. Bien sûr, Dieu répond à certaines de nos prières par un « non » retentissant, mais il existe ici une meilleure réponse.

(Ce n’est pas la réponse) que Jésus ne devait pas mourir à Gethsémani. Il n’est fait mention nulle part, ni dans l’épître aux Hébreux, ni dans les Évangiles, ni dans aucun autre écrit, d’une prière de Jésus indiquant où il ne devait pas mourir.

La réponse : Matthieu 26, 39 ; 26, 42 ; Marc 14, 36 ; et Luc 22, 42 indiquent tous que la prière de Jésus comportait non pas une, mais deux parties. La première partie était que le Père laisse cette coupe s’éloigner de Jésus. La deuxième partie était : « Toutefois, non pas comme je le veux, mais comme Tu le veux. » Dieu a répondu « oui » à la prière de Jésus, car la deuxième partie a pris le pas sur la première.

Il y a là une leçon importante à retenir. Lorsque nous désirons quelque chose et que nous savons que cela pourrait ne pas correspondre à la volonté de Dieu, il est bon de continuer à prier Dieu en lui exprimant ce que nous avons sur le cœur. Mais nous devons prier pour que la volonté de Dieu s’accomplisse plutôt que la nôtre.

Bien sûr, Dieu a délivré Jésus de la mort par sa résurrection, mais Jésus savait également que Dieu était parfaitement capable de le préserver de la mort. Si Jésus l’avait demandé, le Père aurait pu envoyer douze légions d’anges, comme le mentionne Matthieu 26, 53. Pourtant, comment aurions-nous pu obtenir une rançon pour nos péchés si Jésus n’était pas mort sur la croix ? Je suis heureux que Jésus ait également prié la dernière partie de cette prière.

Q : Dans Hébreux 5, 8 et Philippiens 2, 7-8, puisque Jésus était obéissant à Dieu, comment Jésus pouvait-il être Dieu ?

R : Sur terre, Jésus avait pour rôle d’être soumis au Père et de lui obéir. Au sein de la Trinité, les trois personnes sont égales par nature, mais diffèrent par leur rôle et leur rang.

L’écrivain ecclésiastique Ambroise de Milan, en 378 après J.-C., l’a souligné dans son ouvrage *De la foi chrétienne*, livre 2, chapitre 10, versets 84 et 88, p. 234-235. Sur terre, Jésus, en tant qu’enfant, était soumis à Marie et à Joseph. Cela signifie-t-il que Jésus était inférieur à Marie et à Joseph ? – Bien sûr que non.

Q : Dans Hébreux 5, 8, un Dieu omniscient peut-il apprendre ? Si ce n’est pas le cas, comment Jésus a-t-il pu apprendre l’obéissance ?

R : Jésus a traversé sur terre des épreuves qu’Il ne pouvait pas connaître au Ciel. De plus, Jésus a temporairement renoncé à Son omniscience lorsqu’Il est venu sur terre. Jésus a choisi de se dépouiller d’une grande partie de Ses qualités divines (Philippiens 2, 5-7 ; Jean 17, 5). Il ne savait pas tout sur terre, comme par exemple le jour de Son retour (Matthieu 24, 36). Dieu savait déjà, en théorie, tout ce qui concernait l’obéissance et la souffrance. Mais Dieu est venu sur terre, sous la forme de Jésus-Christ, et en accomplissant sa mission, il a fait l’expérience de l’obéissance face à la souffrance.

Il est intéressant de noter que les traductions d’Hébreux 5, 8 indiquent généralement « bien qu’il fût le Fils », afin d’être grammaticalement correctes en anglais. Bien que l’on puisse exprimer la même idée en grec du Nouveau Testament (grec koinè), ce n’est pas ce que dit Hébreux 5, 8. Le texte dit : « bien qu’il fût Fils », ce qui souligne encore davantage que Jésus n’était pas simplement l’un des nombreux fils, mais qu’il était « le Fils ».

Q : Dans Hébreux 5, 12-13, est-il acceptable de se nourrir de lait spirituel ?

R : Le « lait spirituel » désigne la vérité fondamentale de l’Évangile. Le lait spirituel est une bonne chose dont les chrétiens devraient avoir soif, selon 1 Pierre 2, 2. Cependant, tout comme un jeune enfant doit grandir pour pouvoir manger de la viande, il en va de même pour nous.

Q : Dans Hébreux 6, 1, pourquoi abandonner les éléments élémentaires pour passer à des choses plus mûres, alors qu’ils étaient lents à apprendre les éléments élémentaires mentionnés dans Hébreux 5, 11-14 ?

R : Il y a un moment où il faut répéter les éléments élémentaires, puisque le lecteur n’était pas encore capable de les comprendre. Cependant, le moment est venu ici de leur donner un avant-goût de choses plus mûres, en leur montrant qu’il existait davantage que les seules choses qu’ils mettaient du temps à apprendre.

Q : Dans Hébreux 6, 1-3, quelles sont les notions élémentaires concernant le Christ par opposition aux notions plus mûres ?

R : Les notions élémentaires comprennent la repentance, la foi en Dieu, les baptêmes, l’imposition des mains, la résurrection des morts et le jugement éternel, selon Hébreux 6, 1-3. Mais d’une manière générale, les notions fondamentales, essentielles au salut, sont des notions élémentaires. Un autre point de vue considère qu’il s’agit des notions de l’Ancien Testament, comme l’enseignent le « Believer’s Bible Commentary » (p. 2172-2173) et l’« Evangelical Commentary on the Bible » (p. 1136).

Les choses de la maturité comprennent le reste du chapitre, à savoir ceux qui s’égarent et les promesses de Dieu.

De nombreuses doctrines comportent à la fois une partie fondamentale et une partie plus approfondie. Par exemple, le fait qu’il n’y ait qu’un seul Dieu est une vérité fondamentale, et le fait que le Père, Jésus et le Saint-Esprit soient Dieu est également une vérité fondamentale. La compréhension de ce que dit la Bible au sujet de la Trinité relèverait d’une réflexion plus approfondie.

Q : Dans Hébreux 6, 4-8, quels devraient être vos sentiments lorsque vous lisez ce passage ?

R : Nous devrions partager la tristesse de Dieu et celle des autres face à ceux qui sont perdus. Jésus était profondément attristé pour Jérusalem dans Matthieu 23, 37-39. Paul a servi Dieu « en larmes » dans Actes 20, 19. Paul aurait même souhaité être retranché de son peuple si cela avait pu signifier leur salut, comme il l’indique dans Romains 9, 1-3. Les Juifs, à l’instar des personnes mentionnées dans Hébreux 6, 4-8, étaient si proches, et pourtant si loin.

Et pourtant, nous éprouvons également un sentiment de résignation. Lorsqu’une personne périt en enfer, elle ne peut que dire : « C’était de ma propre faute ». Dieu n’a forcé personne à choisir l’enfer ; au contraire, Dieu a envoyé, selon sa justice, les personnes vouées à l’enfer là où elles méritaient d’aller, soit explicitement en raison du choix qu’elles ont fait, soit implicitement en raison du choix qu’elles ont refusé de faire.

Q : Que nous enseigne Hébreux 6, 4-12 au sujet du salut ?

R : Il y a deux questions distinctes dans Hébreux 6.

1) Comment une personne vivante peut-elle parvenir à un état où la repentance et le salut ne lui sont plus accessibles ?

2) Un véritable chrétien peut-il perdre son salut ?

1) La perte de nouvelles occasions :

Oui, une personne peut atteindre un point au-delà duquel toute repentance devient impossible pour elle. Ce qui rend Hébreux 6:6 particulièrement effrayant, c’est qu’il affirme que les personnes qui s’égarent de la manière dont l’auteur en parle ne pourront jamais être ramenées. Certains exégètes affirment qu’il s’agit d’une situation hypothétique qui ne se produirait jamais. Cependant, rien n’indique que Dieu ait voulu que nous ignorions cet avertissement, contrairement aux autres avertissements de la Bible. Au contraire, Hébreux 6:6 et Matthieu 12:31-32 (le blasphème contre le Saint-Esprit) ont tous deux un caractère définitif. Dans Matthieu 12:31-32, les Juifs, qui n’ont jamais été chrétiens, en ont vu et entendu suffisamment pour savoir que c’était vrai. Mais non seulement ils ont décidé de ne pas accepter les paroles du Christ ce jour-là, mais ils ont attribué ses actions au diable.

Or, les chrétiens pèchent encore (1 Jean 2:1). En effet, si nous pensons être sans péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous (1 Jean 1:8). À quoi se réfèrent donc les versets du paragraphe précédent ?

Les deux principaux objectifs de l’Épître aux Hébreux sont de montrer aux Juifs en quoi le Christ est l’accomplissement de l’Ancien Testament, et d’encourager les croyants d’origine juive à ne pas revenir au judaïsme, mais à persévérer dans la foi. Ces passages ne font donc PAS référence à quelqu’un qui pèche, mais à quelqu’un qui tourne le dos au Christ et retourne à sa fausse espérance, qu’il s’agisse du judaïsme ou, de manière plus générale, d’une autre religion. 1 Jean 2, 18-19 indique que, même à cette époque, il y avait des personnes qui « semblaient » être des fidèles sauvés, mais qui sont ensuite parties, vraisemblablement pour toujours. Jean précise qu’elles sont sorties parce qu’elles n’ont jamais fait partie des nôtres. Si quelqu’un remonte l’allée centrale ou prononce quelques paroles, mais qu’il ne persévère pas dans sa foi, puis qu’il tourne le dos au christianisme par la suite, cela ne signifie pas qu’il a perdu son salut ; s’il ne revient jamais, cela signifie qu’il n’a jamais été sauvé au départ.
Voici quatre cas que je connais personnellement et auxquels, selon moi, ce passage ne fait PAS référence.

1. Une étudiante chrétienne que je connaissais a, pendant plusieurs mois, déclaré à Dieu qu’elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui et a demandé au Saint-Esprit de sortir de sa vie. Elle croyait toujours, intellectuellement, mais elle était délibérément désobéissante. Plus tard, elle s’est repentie et est revenue à la foi. Elle a dit que Hébreux 6:6 lui faisait particulièrement peur. Cependant, elle s’est bel et bien repentie. Peut-être Dieu, dans sa miséricorde, la convainquait-il de péché en lui rappelant ce verset, comme pour lui demander : « Est-ce là votre réponse définitive ? ». Une personne qui se trouve en contradiction avec Hébreux 6:6 ne se repentira jamais et ne voudra jamais se repentir.

2. Je connaissais le pasteur d’une petite église qui disait avoir exercé son ministère pendant sept ans avant d’être véritablement sauvé. Après son salut, il a continué à exercer son ministère. Il ne s’agit pas ici d’un cas d’apostasie, mais de quelqu’un qui n’avait jamais été sauvé au départ.

3. Lorsque j’étais adolescent [chrétien] et que je tondais une pelouse, une dame chrétienne est sortie et nous avons entamé la conversation. Elle m’a dit que son fils avait déménagé en Californie pour vivre avec sa petite amie. Mais elle était certaine qu’il était toujours sauvé, car il avait fait une profession de foi à l’église. Je ne pense pas qu’elle eût le moindre fondement pour cette certitude. L’apôtre Paul nous dit, en 2 Corinthiens 13, 5-6, de nous examiner nous-mêmes pour voir si nous sommes véritablement dans la foi. Peut-être n’a-t-il jamais été sauvé, mais pourrait-il l’être à l’avenir ? Peut-être en savait-il tellement sur le salut qu’il lui a tourné le dos, et Hébreux 6, 6 s’applique-t-il à lui ? Peut-être était-il véritablement sauvé auparavant, a-t-il chuté dans le péché, mais comme il est véritablement sauvé, il reviendra. Nous ne pouvons pas le dire. Paul a ordonné aux Corinthiens d’excommunier un frère immoral de l’Église dans 1 Corinthiens 5, 1-5. Cependant, 1 Corinthiens 5, 5 montre que Paul gardait l’espoir qu’après cette mesure disciplinaire, ce frère puisse être sauvé. Nous pensons que 2 Corinthiens 2, 5-11 fait référence à ce même frère, et qu’il est effectivement revenu.

4. Personnellement, je connais deux chrétiens, dont l’un a abandonné la foi pour devenir musulman, et l’autre est parti pour devenir mormon. Tous deux ont par la suite quitté ces communautés et sont revenus au christianisme.

Conclusion à ce sujet : nous devons faire la distinction entre un croyant qui s’est éloigné en commettant un péché grave, et quelqu’un qui a renié la foi et s’est tourné vers autre chose. Mais qu’il s’agisse d’un reniement définitif, d’une personne susceptible d’être sauvée à l’avenir, ou d’une personne sauvée qui a chuté et qui reviendra, nous devons laisser à Dieu le soin de juger.

Quelle doit être notre attitude envers une personne qui s’est éloignée ? Elle ne doit PAS être marquée par la complaisance, en se disant : « Ne vous inquiétez pas, elle est sauvée de toute façon. » Elle ne doit pas non plus consister à les considérer comme perdus, comme s’ils ne reviendraient jamais. Jude 23 dit : « Sauvez-en d’autres en les arrachant du feu ; et envers d’autres encore, montrez de la miséricorde mêlée de crainte, en haïssant même le vêtement souillé par la chair. » (BSB). Or, la fin de Jude 23 laisse entendre que ces personnes commettaient des actes particulièrement graves, mais qu’elles pouvaient néanmoins être sauvées.

Jacques 5, 19-20 dit : « Mes frères, si l’un d’entre vous s’égare loin de la vérité et que quelqu’un le ramène, considérez ceci : quiconque ramène un pécheur de l’erreur de sa voie sauvera son âme de la mort et couvrira une multitude de péchés. » (BSB)
2) Un véritable chrétien peut-il perdre son salut ?

On peut aborder cette question sous trois aspects :

a) Une personne dont Dieu sait [avec certitude] qu’elle fait partie des élus destinés au ciel peut-elle prendre par surprise le Dieu omniscient et ne pas aller au ciel ?

b) Une personne peut-elle avoir la certitude d’être sauvée, tout en se trompant malheureusement et de manière irréversible ?

c) Une personne peut-elle avoir la conviction légitime qu’elle ira au ciel, puis changer et ne pas y parvenir ?

La réponse à la première question, lorsqu’elle est formulée ainsi, est évidente : non.

La réponse à la deuxième question est oui, comme nous le montre Matthieu 7, 21-23.

La réponse à la troisième question est non, mais ce n’est pas parce que l’on a la force de persévérer dans la foi, mais parce que Dieu a la force de nous sceller et de nous préserver dans la foi, comme le montre Éphésiens1:13 -14. Cependant, nous devons trouver un équilibre entre la doctrine du « sauvé une fois, sauvé pour toujours » et celle selon laquelle les véritables saints persévéreront dans la foi. Nous avons bel et bien la responsabilité de nous examiner nous-mêmes, ainsi que nos responsables, et de veiller à ce que nous demeurions dans la foi (2 Corinthiens 13, 5-7).

À ce propos, vous trouverez un débat écrit entre une personne défendant la doctrine « une fois sauvé, toujours sauvé » et une autre affirmant que l’on peut perdre son salut à chaque fois que l’on pèche à l’adresse suivante :

.

Q : D’après Hébreux 6, 4-12, les gens peuvent-ils perdre leur salut ?

R : Les véritables chrétiens ne sont pas d’accord sur cette question, mais tous devraient pouvoir s’accorder sur les points suivants.

1. Dieu n’est jamais surpris. Avant même que quiconque ne naisse, Dieu savait avec certitude qui irait au ciel (Apocalypse20:12 , 15 ; 17:8 ; Psaume 139:16).

2. Certaines personnes seront surprises lors du jugement (Matthieu7:21 -23).

3. Nous pouvons avoir confiance en notre salut (1 Jean5:13 ; Hébreux4:16 ;10:35 ; Actes8:13 , 20-23).

4. Notre confiance légitime ne doit pas se transformer en complaisance. Les chrétiens peuvent perdre leurs récompenses au Ciel, et Philippiens 2:12-13 montre qu’après avoir été sauvés, nous devons œuvrer à notre salut avec crainte et tremblement. Loué soit Dieu, car c’est Lui qui agit en nous !

5. Il existe ce qu’on appelle une fausse conversion (1 Jean2:19 ; Jérémie17:10 ; Jacques 2:19 ; 2 Thessaloniciens 2:9-10 ; 2 Pierre 2:17-22).

6. Nous pouvons savoir si notre salut est authentique en nous examinant nous-mêmes (2 Corinthiens 13:5-6), en d’autres termes, en comparant notre doctrine et notre vie aux Écritures.

7. Il nous incombe de persévérer (Hébreux6:11 ;10:36 ; Jacques 1:3-4 ; 2 Timothée 2:3 ; 4:5).

8. Le Saint-Esprit a scellé les véritables croyants jusqu’au Jour du Jugement (Éphésiens 1:13-14 ; 4:30 ; Jude 24 ; 1 Timothée 1:14). Le Saint-Esprit est un gage garantissant ce qui est à venir (2 Corinthiens 5:5).

Q : Que signifie Hébreux 6, 4-12 au sujet de l’impossibilité de se repentir pour obtenir le salut ?

R : Il existe au moins six points de vue.

1. La perte du salut par le croyant : les chrétiens qui enseignent que les croyants peuvent perdre leur salut interpréteraient ce passage comme signifiant qu’une fois le salut perdu, il ne peut plus jamais être retrouvé. Bien que j’aie entendu quelqu’un enseigner que cela signifie qu’il est « difficile » de retrouver le salut, ce n’est pas ce que signifie le mot « impossible » dans Hébreux 6. Voir Hard Sayings of the Bible, p. 681-683, pour plus d’informations sur ce point de vue.

2. Un croyant qui rend son salut : David O’Brien, dans *Today’s Handbook for Solving Bible Difficulties*, p. 307-310, affirme qu’un croyant ne peut jamais « égarer » son salut, ce qui signifie qu’aucun croyant ne peut commettre un péché si grave que, à son insu, il perde son salut. Le fait de rester sauvé ne dépend pas des œuvres, tout comme le fait d’être sauvé ne dépend pas des œuvres. Cependant, un véritable croyant pourrait choisir consciemment de « rendre » son salut à Dieu. Il serait alors comparable à ceux qui connaissaient la vérité et qui ont crucifié Jésus. Il ira en enfer. O’Brien interprète le terme « impossible » comme signifiant impossible pour la personne, mais pas impossible pour Dieu.

3. Le péché impardonnable. Jésus a parlé du péché impardonnable dans Matthieu 12, 31-32, Marc 3, 28-30 et Luc 12, 10-11. Un auteur de la New Geneva Study Bible, p. 1567 (article intitulé « Le péché impardonnable »), estime que Hébreux 6, 4-6, Hébreux 10, 26-29 et 1 Jean 5, 16-17 font également référence au péché impardonnable.

4. La perte de toute chance de salut pour les non-croyants : Il n’y a aucun moyen d’être sauvé en dehors de la mort de Jésus et de la présence du Saint-Esprit en vous. Si une personne refuse (sans se repentir) de venir à Dieu par Jésus (Jean 8:24) ou blasphème contre le Saint-Esprit (Matthieu 12:31-32 ; Marc 3:28-29), elle n’ira jamais au Ciel. On peut voir et goûter, mais pas avaler.

5. Argument ad hominem hypothétique : si le salut pouvait être perdu, il ne pourrait alors jamais être regagné. Mais puisque le salut ne peut être perdu, ces paroles sévères ne constituent qu’une explication, et non un avertissement. R.C. Sproul, dans *Now That’s a Good Question* (p. 592-594), adopte ce point de vue, bien qu’il précise ne pas se montrer dogmatique à ce sujet. Curieusement, la *New Geneva Study Bible*, p. 1941, mentionne divers points de vue, mais pas celui-ci.

6. La disqualification du chrétien pour un service ultérieur : un chrétien qui s’est détourné de la foi n’aurait pas le bon témoignage nécessaire pour continuer à servir dans cette vie, et perdrait sa gloire au cours du millénaire. Le *Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 794, adopte ce point de vue.

Q : Dans Hébreux 6:18, puisque Dieu Tout-Puissant peut tout faire, comment se fait-il qu’Il ne puisse pas mentir ?

R : Nombres 23, 19 et 1 Samuel 15, 29 disent que Dieu ne ment pas, mais Hébreux 6, 18 dit que Dieu ne peut pas mentir. Ce sont trois réponses complémentaires, et toutes sont vraies.

1. Dieu peut faire n’importe quelle « chose », mais un mensonge n’est pas une chose. Puisque Dieu a tout créé par Sa parole (Genèse 1, Psaume 33, 6 et 9), et que tout ce qu’Il dit s’accomplit (Ésaïe 55, 10-11), alors tout ce qu’Il dit sera vrai.

2. Il n’existe aucune contrainte extérieure pesant sur Dieu, mais Dieu peut choisir de respecter les contraintes internes qu’Il s’est Lui-même fixées. Dieu ne peut rien faire qui aille à l’encontre de Sa nature, comme mentir, faire le mal ou se renier Lui-même.

3. Enfin, comme le souligne l’ouvrage *Bible Difficulties and Seeming Contradictions* (p. 223), le terme « Tout-Puissant » signifie que Dieu peut faire tout ce qu’Il veut. Puisque Dieu ne veut pas mentir, il n’y a là aucun problème.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) fait également référence à ce concept dans ce verset, à savoir qu’il est impossible à Dieu de mentir, dans la 1re Épître de Clément, chapitre 27, p. 12.

Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.) enseignait également aux catéchumènes que Dieu est Tout-Puissant, mais qu’Il ne peut ni mourir, ni être trompé, ni mentir, ni se renier Lui-même. En effet, s’Il pouvait faire ces choses en tant que Dieu, Il ne serait pas réellement Tout-Puissant. Dans *Le Credo*, chapitre 2, p. 371

Voir la discussion sur Jérémie 32, 17 et 27 pour plus d’informations.

Q : Dans Hébreux 6, 18, le fait qu’il soit impossible à Dieu de mentir contredit-il la remarque de Jésus dans Matthieu 19, 26 selon laquelle « Pour les hommes, cela est impossible, mais pour Dieu, tout est possible » ? Comment tout peut-il être possible pour Dieu, comme l’affirme Jésus, s’il est impossible à Dieu de mentir, comme l’affirme l’épître aux Hébreux ?

R : En réalité, il existe quatre impossibilités pour Dieu. Dieu ne peut pas :

Mentir (Hébreux 6:18)

Être tenté par le mal (Jacques1:13 )

Se renier (2 Timothée2:13 )

Jurer par quelqu’un de plus grand que lui-même (Hébreux 6:13)

Rien n’est impossible à Dieu. Mentir et les contradictions logiques ne sont pas des « choses », et Dieu ne fait pas cela.

Q : Dans Hébreux 6:18, quelles sont certaines des conséquences de croire que Dieu ment ?

R : L’une des conséquences est que les gens peuvent s’égarer et rejoindre une secte, telle que l’Église de l’Unification du révérend Moon. Voici ce que dit le révérend Moon :

« Si vous dites un mensonge pour améliorer la situation de quelqu’un, ce n’est pas un péché… Même Dieu ment très souvent. » Master Speaks3/16/1973 p. 11.

Principe divin, p. 515 : « Il y a deux raisons pour lesquelles Jésus a prédit que le Seigneur viendrait sur les nuages. Premièrement, c’était pour prévenir les illusions des antéchrists. S’il avait été précisé que le Christ viendrait sur terre en chair et en os, la confusion causée par les illusions de nombreux antéchrists n’aurait pu être évitée d’aucune manière. … Mais heureusement, ce genre de confusion a été évité, car tous les croyants, sachant que le Christ viendrait sur les nuages, ont levé les yeux vers le ciel. »

Principe divin, p. 515 « Deuxièmement, c’était pour encourager ces saints qui parcouraient à cette époque le chemin difficile de la foi. »

Cependant : C’est un péché grave que de traiter Dieu de menteur, comme l’indiquent 1 Jean 1:10 ; 5:10 ; et Tite 1:2. Hébreux 6:18 dit que Dieu ne peut pas mentir, tout comme Nombres 23:19 et 1 Samuel 15:29.

S’il était acceptable de mentir, serait-il acceptable que le révérend Moon mente en affirmant qu’il est le Messie ? Sur quels autres sujets serait-il acceptable que le révérend Moon vous mente ?

Q : Dans Hébreux 6:19, qu’est-ce que « l’ancre de l’âme », et en quoi cette ancre est-elle une ancre ?

R : Une ancre est composée d’une chaîne, fixée à un poids métallique massif ou à un crochet, qui constitue la partie essentielle de l’ancre. La chaîne ne sert toutefois pas à grand-chose sans ce crochet massif. De même, notre ancre est notre foi en Christ, et la foi sans cette ancre ne serait pas solide. De même, s’il n’y a pas de chaîne, le navire dérive et l’ancre ne sert à rien. Sans la foi, les gens peuvent eux aussi dériver.

Q : Dans Hébreux 7, 1-10, pourquoi Jésus est-il comparé à Melchisédech dans Genèse 14, 18-20 ?

R : Une raison simple est que l’Ancien Testament lui-même compare le Messie à Melchisédech. Le Psaume 110, 4 montre que le Messie sera prêtre pour toujours selon l’ordre de Melchisédech. Une référence mystérieuse, mentionnée en passant, se trouve dans Genèse 14, 18-20. La signification de cette référence est présentée de manière un peu moins mystérieuse dans le Psaume 110, 4, et n’est expliquée définitivement que dans Hébreux 7, 1-10.

Il est vrai que l’auteur de l’épître aux Hébreux met l’accent sur des détails qui ne constituaient pas des points essentiels dans la Genèse. Par exemple, le père d’Abimélec n’y est pas mentionné non plus, mais cela ne fait pas de lui un type du Christ. L’auteur de l’épître aux Hébreux ne peut pas étayer les arguments présentés dans Hébreux 7:1-10 en s’appuyant sur l’autorité de la Genèse.

Cependant, il n’a jamais prétendu le faire. Les chrétiens croient que la Bible a été écrite sous l’inspiration et l’autorité du Saint-Esprit. L’auteur de l’épître aux Hébreux met en avant trois points :

1. La preuve de la place du Messie par comparaison avec Melchisédech, sur la base du Psaume 110, 4.

2. La preuve qu’il existait un autre sacerdoce de Dieu antérieur à celui d’Aaron.

3. De nombreux chrétiens considèrent également Melchisédech comme une manifestation pré-incarnée du Christ.

À titre d’aparté, la secte de Qumrân considérait Melchisédech comme un libérateur céleste qui proclamerait le salut de Dieu. Parmi les manuscrits de la mer Morte, Melchisédech apparaît dans l’Apocryphon de la Genèse (1QapGen) 22, 14-17 et dans le manuscrit « Melchisédech » (11Q13), ainsi que dans les Chants du sacrifice du sabbat (4Q401) et dans le 4Q544. Philon et Josèphe ont également fait référence à Melchisédech, tout comme le Targum pseudo-Jonathan sur Genèse 14, 18 et le Targum Neofiti I.

Q : Dans Hébreux 7, 1-10, qu’est-ce que « l’ordre de Melchisédech » ?

R : Il ne s’agit pas d’une expression exclusivement chrétienne, car elle est utilisée pour la première fois mille ans avant Jésus-Christ, dans le Psaume 110, 4. L’Ancien Testament nous dit peu de choses sur l’ordre de Melchisédech, à l’exception de trois éléments que l’on peut déduire.

1. Il est totalement indépendant du sacerdoce israélite issu de l’ordre d’Aaron.

2. Genèse 14, 18-20 montre qu’il a précédé le sacerdoce d’Aaron.

3. Le Psaume 110, 4 montre qu’il jouerait un rôle à l’avenir, avec la venue du Messie.

Q : Hébreux 7, 1-11, associé à la naissance virginale du Christ, prouve-t-il que nous sommes coupables des péchés de tous nos ancêtres du fait d’être issus de leurs reins ?

R : Non. Ézéchiel 18 et Deutéronome 24, 16 indiquent expressément que nous ne sommes pas coupables de la faute de nos pères.

La plupart des chrétiens voient une raison pratique importante pour laquelle Jésus est né de cette manière ; contrairement à nous, Jésus est né sans nature pécheresse. Il n’est pas nécessaire de postuler une deuxième raison, à savoir que Jésus n’avait pas la culpabilité de Joseph, d’Adam ou de quiconque entre eux.

Q : Hébreux 7, 1-11 prouve-t-il que nous sommes coupables du péché d’Adam du fait que nous sommes issus de ses reins ?

R : Non, pour trois raisons.

1. Ce verset ne prouve pas plus la culpabilité pour les péchés d’Adam qu’il ne prouve la culpabilité pour tous les péchés de nos autres ancêtres.

2. Non, car Ézéchiel 18 et Deutéronome 24, 16 montrent que chacun meurt pour ses propres péchés. Il y est spécifiquement mentionné que nous ne sommes pas déclarés justes en raison de la justice de nos pères, et que nous ne sommes pas coupables à cause du péché de notre père.

3. Non, car même si nous avions péché sans le savoir en Adam, Romains 4:15 et 5:13 montrent que le péché n’est pas imputé là où il n’y a pas de loi.

Cependant, même si nous ne sommes pas coupables des péchés de nos ancêtres, nous pouvons tout de même en subir les conséquences.

Q : Dans Hébreux 7, 1-11, qu’est-ce que cela signifie ?

R : Si les observations directes sont simples, c’est le lien avec l’argument de l’auteur qui est intéressant.

1. Abraham, en donnant la dîme du butin à Melchisédech, un prêtre non hébreu du Dieu Très-Haut, prouve qu’il était possible d’être prêtre sans appartenir à l’ordre d’Aaron.

2. De plus, le fait qu’Abraham, ancêtre de Lévi, ait donné la dîme à Melchisédech démontre que le sacerdoce de Melchisédech est supérieur au sacerdoce aaronique.

Q : Dans Hébreux 7, 2-4, Melchisédech était-il réellement Jésus ou non ?

R : Il existe deux possibilités concernant ce personnage mystérieux.

Melchisédech était Jésus : Melchisédech aurait pu être le Christ lui-même, apparu sur terre avant son incarnation à Bethléem. Puisqu’il est dit que Melchisédech n’avait ni père ni mère, ni commencement de jours ni fin de vie, Melchisédech est Jésus, à moins que Hébreux 7, 3 ne signifie simplement que ces éléments n’ont pas été consignés dans la Genèse. De nombreux premiers chrétiens croyaient cela.

Melchisédech était un type de Jésus : Melchisédech était un homme ordinaire qui suivait Dieu. Il est dit que Melchisédech a été « rendu semblable à Jésus », et que le Christ était un prêtre « selon l’ordre de Melchisédech », mais il n’est jamais dit que Jésus est Melchisédech.

Q : Dans Hébreux 7, 2-11, l’Écriture dit-elle clairement que Melchisédech est Jésus ou non ?

R : La réponse est simple et devrait être claire pour tous : l’Écriture ne le dit pas. Le texte est ambigu, et très probablement de manière délibérée. Il est significatif que le message d’Hébreux 7, 2-11 soit clair, que le Christ soit ou non Melchisédech.

Q : Dans Hébreux 7, 3, Melchisédech s’est-il réincarné ?

R : Non. Bien qu’il existe en réalité cinq théories très différentes sur la réincarnation : celle du New Age occidental, celle des hindous, celle des bouddhistes, celle des musulmans alaouites et celle des musulmans ghoulats, ce verset n’en soutient aucune. Hébreux 7, 3 compare Jésus à Melchisédech. Certains pensent que Melchisédech n’est qu’une analogie ou un « type » du Christ. D’autres croient que Melchisédech était en réalité une manifestation pré-incarnée du Christ. Quoi qu’il en soit, tous les chrétiens s’accordent à dire que Jésus existe depuis le commencement des temps. Cependant, croire que Dieu le Fils existe depuis toute éternité ne signifie pas que l’un d’entre nous ait existé avant d’avoir été conçu.

Q : Dans Hébreux 7, 9-10, cela montre-t-il d’une manière ou d’une autre qu’un fœtus humain n’est qu’un être humain potentiel, et non un être humain à part entière, et que l’avortement est donc acceptable ?

R : Non. Tout d’abord, Lévi n’était pas le fils direct d’Abraham, mais son arrière-petit-fils. Prétendre que la vie d’un fœtus n’a pas d’importance en s’appuyant sur l’importance de l’ascendance de Lévi témoigne d’un désespoir à vouloir trouver des arguments bibliques en faveur de l’avortement. Voir la discussion sur Romains 5, 12 pour plus d’informations.

Q : Dans Hébreux 7:14, comment l’auteur explique-t-il qu’un prêtre puisse être issu de Juda ?

R : Cinq points à prendre en compte dans la réponse.

1. Jésus était issu de Juda à deux titres : à la fois par son père légal adoptif (Joseph) et par Marie, par sa naissance.

2. Il est admis que personne issu de Juda ne pouvait être prêtre selon l’ordre d’Aaron.

3. Mais il peut exister d’autres ordres sacerdotaux. Plus précisément, Melchisédech était un prêtre qui n’appartenait pas à la lignée d’Aaron et qui était antérieur à Aaron.

4. L’ordre sacerdotal de Melchisédech était supérieur à celui d’Aaron, car

4a. L’ancêtre d’Aaron et de Lévi versait la dîme à Melchisédech.

4b. Cela a été affirmé par un serment direct de Dieu dans le Psaume 110, 4.

5. Jésus a été désigné par Dieu le Père pour exercer la fonction de prêtre selon l’ordre de Melchisédech, et non selon celui d’Aaron.

Q : Dans Hébreux 7, 18, pourquoi Dieu agit-Il souvent différemment de ce à quoi Son peuple s’attend ?

R : C’est parfois parce que nos attentes sont modestes ou erronées, mais il y a souvent plus que cela. Dieu préfère souvent l’inattendu (aux yeux des hommes) à ce qui est attendu, afin que la gloire revienne à Dieu, et non à nous. Cela nous rappelle également que ses voies et ses pensées sont bien plus élevées que les nôtres, comme le dit Ésaïe 55, 8-9. Cela nous rappelle aussi que ce n’est pas par notre puissance ni par notre force, mais plutôt par l’Esprit de Dieu, comme l’enseigne Zacharie 4, 6bf.

Q : Dans Hébreux 7, 19 et 8, 13, la Loi de Moïse n’a-t-elle rien rendu parfait, ou la Loi était-elle parfaite, comme le dit le Psaume 19, 7 ?

R : Dans ces versets, « parfaite » signifie « qui remplit la fonction pour laquelle elle a été conçue ». La Loi était parfaite dans son objectif, qui était de nous montrer les commandements que Dieu nous a donnés, comme le montre Romains 3:20. Mais la Loi n’était pas parfaite dans l’accomplissement de ce qu’elle n’avait jamais été destinée à faire : sauver les hommes. La Loi n’a sauvé personne, et elle n’était donc pas en mesure de rendre quiconque parfait ; c’est Dieu qui le fait. En réalité, nous n’avons pas de commandements à suivre ; nous avons plutôt le Christ à suivre et des commandements à respecter.

Q : Dans Hébreux 7:27, les Juifs avaient-ils raison de mettre fin aux sacrifices après la destruction du Temple, puisqu’ils n’étaient censés offrir des sacrifices que lorsqu’il y avait un temple ?

R : Ce serait une surprise pour David, qui a conservé l’Arche dans une tente tout au long de son règne. À bien y réfléchir, ce serait également une surprise pour Moïse, Josué, Débora, Gédéon, Samuel et d’autres. Aucun verset de l’Ancien Testament (Tanakh) n’indique que, même s’ils avaient l’habitude d’offrir des sacrifices avant la construction du Temple, une fois celui-ci construit puis détruit, ils ne pouvaient pas revenir à ce qu’ils faisaient auparavant.

Q : Dans Hébreux 8:1, Jésus était-il notre prêtre ou notre sacrifice ?

R : Les deux. Hébreux 8:1 commence par « Le but de ce que nous disons… » ; il s’agit donc de l’aboutissement de toutes les discussions précédentes. Dans cette situation unique, Jésus était à la fois notre grand prêtre et notre sacrifice.

Q : Dans Hébreux 8, 1 et Hébreux 9, 11, en quoi Jésus était-il qualifié pour être notre grand prêtre ?

R : Avant de répondre à cette question, il est important de comprendre d’abord le rôle d’un grand prêtre. Le grand prêtre accomplissait une chose qu’aucun autre prêtre ne pouvait faire : le Jour des Expiations, il pénétrait dans le Saint des Saints et offrait les sacrifices à Dieu. En tant qu’homme, il représentait le peuple devant Dieu. Dieu a choisi les descendants d’Aaron pour Le représenter auprès du peuple. Jésus est qualifié pour être notre grand prêtre d’au moins quatre manières.

1. Jésus a offert une fois pour toutes le sacrifice pour nous en s’offrant lui-même. Jésus a payé le prix de nos péchés. Pierre, Moïse et Jean étaient des hommes de bien, mais ils n’étaient pas capables de payer le prix de nos péchés, car ils n’étaient pas sans péché.

2. À l’instar des autres grands prêtres, Jésus représente Dieu auprès de nous. Il peut le faire mieux que n’importe quel grand prêtre simple mortel, car Jésus est Dieu (Hébreux 1:8-9 ; Jean20:28 ), et toute la plénitude de Dieu habite en lui (Colossiens1:19 ).

3. À l’instar des autres grands prêtres, Jésus nous représente devant Dieu. Il en est capable parce qu’il était semblable à nous en toutes choses (Hébreux 2, 17).

4. Les Israélites avaient besoin d’un nouveau grand prêtre chaque fois que l’ancien grand prêtre mourait (Hébreux 7:23-25). Jésus est vivant au ciel, et il est le même hier, aujourd’hui et pour toujours (Hébreux 13:8).

Q : D’après Hébreux 8, 1-3, est-il acceptable d’appeler un homme vivant aujourd’hui sur terre « notre prêtre » ?

R : Il est superflu d’avoir d’autres prêtres. Jésus est le seul prêtre dont nous avons besoin aujourd’hui, pour au moins trois raisons.

De manière explicite, Jésus est désigné comme notre grand prêtre dans Hébreux 8, 1.

Dans le passé, Jésus a offert un sacrifice une fois pour toutes (Hébreux 10, 14), une fois pour toutes (Hébreux 9, 12 ; 10, 10). Les catholiques et certains luthériens devraient noter que Hébreux9:26 montre explicitement que Jésus n’a pas souffert depuis la fondation du monde.

Aujourd’hui encore, Jésus vit pour intercéder en notre faveur auprès du Père (Hébreux7:25 ).

D’autre part, dans un sens plus restreint, tous les croyants sont prêtres selon 1 Pierre 2, 9 ; Apocalypse 1, 6 et 5, 10.

Q : Dans Hébreux 8:5, quel était le but de l’exemple du Tabernacle ?

R : Dieu a établi Son règne et Son royaume sur terre. Hébreux 8:5 dit que le Tabernacle était une copie et une ombre de ce qui se trouve dans les cieux. Cependant, tout comme un dessin en deux dimensions n’est pas identique à une photographie en deux dimensions, et encore moins à un objet en trois dimensions, cela ne signifie pas que les cieux soient exactement comme le Tabernacle terrestre. Le Tabernacle n’a pas été construit pour Dieu, qui n’en avait pas besoin, mais plutôt pour que Dieu nous donne une image de sa séparation et de sa sainteté.

Q : Dans Hébreux 8:5, le fait que le Tabernacle soit une ombre des choses célestes vient-il étayer l’idée platonicienne selon laquelle notre monde serait constitué d’ombres du monde réel des idées ?

R : Non. Même si la plupart des locuteurs du grec connaissaient probablement un peu Platon, le monde des idées de Platon n’était pas constitué de structures matérielles. Par exemple, la philosophie de Platon enseignerait (de manière assez absurde) que les canapés de ce monde sont des copies imparfaites et modifiées du « canapé idéal » abstrait. De même, les lits sont des copies imparfaites et modifiées du « lit idéal ». Nous nous heurtons à un problème avec les canapés La-Z-Boy ou les lits gigognes. Peut-être que le monde idéal a dû créer une nouvelle entité au moment où le canapé La-Z-Boy a été inventé dans le monde réel.

Contrairement aux Grecs, l’auteur de l’Épître aux Hébreux et le reste de la Bible comprenaient que le Ciel était matériel, doté d’une chair (glorifiée) et d’une structure. D’autres livres juifs anciens qui montrent qu’ils considéraient le Tabernacle terrestre comme une copie d’un tabernacle céleste matériel sont 2 Baruch 4, 5 ; ainsi que les Antiquités judaïques 3, 123 (vers 93-94 apr. J.-C.) et la Guerre des Juifs 5, 212-213, tous deux de Flavius Josèphe.

Q : Dans Hébreux 8, 5-7, 13 ; 9, 1, 15 ; 10, 9, 16, puisque la loi mosaïque constituait la première alliance, qu’en est-il alors des alliances conclues avec Adam, Noé et Abraham ?

R : Ces accords ont été conclus avec des individus, et non avec une nation ou un peuple. Voir également la question suivante.

Q : Dans Hébreux 8, 5-7, 13 ; 9, 1, 15 ; 10, 9, 16, la Bible enseigne-t-elle les « alliances » ou les « dispensations » ?

R : La Bible enseigne les deux. En réalité, il existe sept points sur lesquels les chrétiens partisans de la théologie de l’alliance et ceux de la théologie dispensationaliste peuvent s’accorder, ainsi que certaines divergences.

Points d’accord :

A1. Tous ceux qui ont été, sont ou seront sauvés le sont par Jésus. (Hébreux 11, 39-40 ; Tite 2, 11 ; Hébreux 2, 9 ; 1 Jean 2, 2 ; 1 Timothée 2, 6) Voir *1001 Bible Questions Answered*, p. 77-78, 85 (un dispensationaliste) pour en savoir plus sur la manière dont les croyants de l’Ancien Testament ont été « sauvés exactement comme le sont les croyants du Nouveau Testament » par le Christ.

A2. Dans l’Ancien Testament, les personnes concluaient également individuellement une alliance avec Dieu (Psaume 50, 5).

A3. Dieu a conclu une série d’alliances avec Adam, Noé, Abraham, Isaac et Josué.

A4. Dans l’Ancien Testament, le peuple concluait collectivement une alliance avec Dieu (Jérémie 34, 13, 18).

A5. Il n’y a eu et il n’y aura que deux alliances : la première sous Moïse (Hébreux 9:9), et la seconde, l’alliance éternelle (Hébreux13:20 ), qui est supérieure (Hébreux 8:6).

A6. Nous sommes désormais dans la dispensation de la grâce (Éphésiens 3:2). L’Ancien Testament annonçait l’expiation du Christ, tandis que nous, aujourd’hui, nous nous tournons vers cette expiation.

A7. Il y aura une dispensation future où toutes choses seront réunies sous le Christ (Éphésiens1:10 ).

Différences et accents :

Divers théologiens de l’alliance et dispensationalistes sont en désaccord sur un certain nombre de points :

1. Les théologiens de l’alliance affirment que toutes les promesses de Dieu contenues dans l’Ancien Testament ne se réalisent aujourd’hui qu’au sein de l’Église. Les Juifs incroyants ont été retranchés, et depuis lors, « l’Israël de Dieu » est l’Église, et les Juifs d’aujourd’hui ne se distinguent en rien des autres groupes ethniques. Néanmoins, R.C. Sproul, dans *Now That’s a Good Question*, p. 504-505, enseigne que, d’après Romains 11, « Dieu a encore un autre chapitre à écrire pour le peuple juif en tant que tel ».

Les dispensationalistes affirment que certaines des promesses de Dieu contenues dans l’Ancien Testament s’accompliront dans l’Israël futur, comme celle des 144 000. Les Juifs d’aujourd’hui restent le peuple élu de Dieu. Quant à l’application de cette théologie, ce sont les dispensationalistes, et non les partisans de la théologie de l’alliance, qui ont encouragé les opérations humanitaires de transport aérien visant à aider les Juifs de l’ancienne Union soviétique à quitter ce pays et à retourner en Israël.

2. En général, les dispensationalistes n’accordent pas la même importance au respect de la Loi, y compris la loi de la dîme et celle du sabbat ou du jour du Seigneur. Voir *Now That’s a Good Question*, p. 436-438, pour un point de vue covenantaliste selon lequel la dîme est une loi aujourd’hui, et *1001 Bible Questions Answered*, p. 107, pour un point de vue dispensationaliste expliquant pourquoi elle n’est pas une loi aujourd’hui, mais une question de liberté. *1001 Bible Questions Answered*, p. 109-110, explique pourquoi le sabbat n’est pas d’actualité aujourd’hui.

3. L’ultra-dispensationalisme, rejeté par le Séminaire théologique de Dallas (1001 Bible Questions Answered, p. 114) et par d’autres dispensationalistes, enseigne que nous vivons aujourd’hui dans une dispensation différente de celle de l’époque du Nouveau Testament, et que le baptême n’est plus valable de nos jours. Voir l’analyse de 1 Corinthiens 1:17 pour plus d’informations sur l’erreur de l’ultra-dispensationalisme.

4. Un théologien de l’alliance, John Gerstner, affirme que les dispensationalistes accordent trop peu d’importance au rôle du Christ dans le salut de tous, à toutes les époques. Les dispensationalistes réfutent cette accusation.

Pour illustrer la perspective de l’alliance, R.C. Sproul écrit dans *Now That’s a Good Question*, p. 283-284 : « Le salut s’opère exactement de la même manière dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament : par la foi. La seule différence est que la foi de l’Ancien Testament reposait sur une promesse future qui n’avait pas encore été accomplie. »

5. Les théologiens de l’alliance, tels que Gerstner et la *New Geneva Study Bible* (p. 1990), affirment que certains dispensationalistes prônent une « grâce bon marché » et ignorent la loi de Dieu. Un diplômé d’un séminaire dispensationaliste que je connais s’est exclamé de surprise en lisant ces lignes. Il va sans dire que les dispensationalistes réfutent également cette accusation. Cependant, ce sont certains dispensationalistes, et non les théologiens de l’alliance, qui ont promu l’idée selon laquelle on pouvait être chrétien en acceptant simplement Jésus comme Sauveur, l’acceptation de Jésus comme Seigneur n’étant qu’une option ultérieure.

6. L’enseignement dispensationaliste extrême met parfois l’accent sur le fait qu’aujourd’hui, c’est l’Évangile qui sauve, au point de presque exclure que c’est Dieu qui sauve. Dieu est-il impuissant à sauver les bébés et les personnes souffrant d’un handicap mental grave parce qu’ils n’ont pas entendu l’Évangile ?

En général, le fait que certaines personnes poussent un point de vue à l’extrême ne prouve pas que ce point de vue soit erroné, si la version non extrémiste de cette opinion comporte un équilibre qui permet d’éviter l’extrême. Cependant, les extrémistes qui poussent une opinion jusqu’à ses conclusions logiques démontrent bel et bien que l’ensemble de ce point de vue est erroné, s’il n’existe aucun enseignement interdisant de le pousser à l’extrême.

Q : Dans Hébreux 8:10, puisque Jésus est mort pour tous, comment se fait-il que la seconde alliance ne concerne que la maison d’Israël ?

R : Hébreux 8, 10 dit que l’alliance serait conclue avec Israël ; il ne dit pas « personne d’autre qu’Israël ». Cependant, si l’on comprend bien ce passage, elle est conclue avec Israël, et tous les croyants sont adoptés au sein du peuple élu de Dieu. Deux points spécifiques :

1. Tous les croyants sont spirituellement des fils d’Abraham, selon Éphésiens 2, 12-13 ; Galates 4, 24-28 ; Romains 4, 12, 16-17.

2. Même les Juifs qui refusent de croire en Jésus mourront dans leurs péchés, selon Matthieu 23:29-33 ; Jean 8:24 ; Actes20:21 ;2:37 -40 ; et Romains 9:6.

Q : Dans Hébreux 8:11 et Jérémie 31:33-34, sommes-nous censés nous enseigner les uns les autres ?

R : Oui, en effet. Ce verset ne dit pas simplement que nous ne devons pas nous enseigner les uns les autres. Il dit plutôt que nous ne devons pas nous enseigner les uns les autres en disant : « Connaissez le Seigneur », car tous les croyants connaîtront le Seigneur.

Il y a ici un point théologique important. Alors qu’à l’époque de l’Ancien Testament, seuls quelques croyants avaient le Saint-Esprit qui habitait en eux, à l’époque du Nouveau Testament, tous les croyants ont le Saint-Esprit qui habite en eux. Jean14:23 montre que tous ceux qui ont le Christ ont le Saint-Esprit. Romains 8:9-11 montre que ceux qui, aujourd’hui, n’ont pas le Saint-Esprit n’ont pas le Christ.

Q : Dans Hébreux 8:13, comment l’Ancienne Alliance a-t-elle pu disparaître, puisque Jésus a dit dans Matthieu 5:18 et Luc 16:17 qu’il ne disparaîtra pas un seul iota ni un seul trait de lettre ?

R : Dans Luc 16:17, Jésus a déclaré que la Loi ne faillirait pas. Dans Matthieu5:18 , Jésus a déclaré qu’en aucun cas un iota ou un trait de lettre ne disparaîtrait, jusqu’à ce que tout soit accompli. Voir la discussion sur Romains 7:6 pour plus d’informations.

Q : Dans Hébreux 9:2-4, en bref, l’autel d’or de l’encens se trouvait-il dans le Saint des Saints, ou bien dans le Saint, comme l’indiquent Exode 30:6 et Lévitique 16:12-13,18 ?

R : Certains manuscrits anciens du livre des Hébreux indiquent que cet autel se trouvait dans le Saint, mais nous ne sommes pas tenus de nous appuyer sur ces manuscrits pour répondre à la question.

Réponse succincte : Le voile faisait-il partie du lieu saint ou du lieu très saint, puisqu’il séparait les deux ? On pourrait dire qu’il faisait partie des deux. De même, 1 Rois 6:22 apporte la réponse concernant l’autel. Il est dit que l’autel « appartenait » au lieu très saint. L’autel, avec le voile, formait la limite lorsque le voile était écarté pour permettre au grand prêtre de passer le Jour des Expiations.

Reportez-vous à la question suivante pour une explication plus détaillée.

Q : Dans Hébreux 9:2-4, l’autel d’or de l’encens se trouvait-il dans le Saint des Saints, ou bien dans le Saint, comme l’indiquent Exode 30:6 et Lévitique 16:12-13, 18 ?

R : Reportez-vous à la question précédente pour une réponse succincte.

Réponse détaillée : Il existe tant d’explications pour répondre à cette question qu’il est difficile de faire le tri parmi elles pour trouver la bonne. Les réponses peuvent toutes être classées en trois catégories : les termes, le déplacement et l’objectif. Chacune comporte une réponse la moins probable et une ou deux réponses plus plausibles.

Voici d’abord trois faits qui ne sont pas directement liés à la réponse, puis la réponse elle-même.

Fait n° 1 : utilisation lors du Jour des Expiations : le prêtre ne pénétrait dans le Saint des Saints qu’une fois par an. Il prenait des charbons ardents sur cet autel, puis passait au-delà du voile pour entrer dans le Saint des Saints (Lévitique 16, 12-13).

Fait n° 2 : Emplacement de l’autel : Exode 30, 1-10 indique que le prêtre (pas nécessairement le grand prêtre) devait brûler de l’encens sur l’autel recouvert d’or chaque matin. C’est ce que faisait Zacharie, le père de Jean-Baptiste, lorsqu’un ange lui est apparu près de cet autel, comme le rapporte Luc 1, 8-11. Zacharie faisait partie d’une division de prêtres ; il n’était donc pas grand prêtre. Lévitique 16, 12 montre également que l’autel se trouvait dans le Lieu saint, et non dans le Saint des Saints. 1 Rois 6, 22 pourrait signifier que l’autel se trouvait dans le Saint des Saints, mais ce n’est pas nécessairement le cas. 1 Rois 6, 22 dit seulement qu’il « faisait partie » des objets les plus sacrés (c’est-à-dire le Jour des Expiations), et non qu’il s’y trouvait physiquement. Selon l’ouvrage *When Critics Ask*, p. 517, Philon, Josèphe et d’autres auteurs juifs affirmaient lui aussi qu’il se trouvait dans le lieu saint. À l’inverse, *L’Apocalypse de Baruch* 6:7 indique que l’autel se trouvait dans le lieu très saint.

Fait n° 3 : Deux autels (peu probable) : Bien qu’il ait pu y avoir deux autels, cela est hautement improbable, car il n’existe aucune référence biblique ou extra-biblique à deux autels.

Définition du terme (peu probable) : Le terme grec littéral utilisé dans Hébreux 9:3 est « instrument d’encens ». D’un point de vue grammatical, il peut désigner l’encensoir que le prêtre portait avec lui. Cependant, cela est peu probable, car dans ce cas, le livre des Hébreux décrirait en détail chacun des trois autres éléments du mobilier du Tabernacle, mentionnerait l’encensoir et passerait sous silence l’autel de l’encens. De plus, les auteurs juifs Philon et Josèphe utilisent ce mot pour désigner l’autel.

Variation entre les manuscrits de l’Ancien Testament : alors que le texte massorétique et la Septante indiquent tous deux que l’autel se trouvait dans le Saint, le Pentateuque samaritain précise qu’il se trouvait derrière le voile (dans le Saint des Saints).

Variations dans les manuscrits du Nouveau Testament : les manuscrits grecs du Vatican, les versions coptes et la version éthiopienne indiquent qu’il se trouve dans le Saint Lieu, et non dans le Saint des Saints. Toutefois, il ne s’agit probablement pas de la lecture originale.

Écrits chrétiens primitifs : Dans le livre 4, lignes 140 à 145, de l’ouvrage « Cinq livres contre Marcion » de Tertullien, il est fait mention de l’autel d’or dans le Saint des Saints.

Déplacement annuel de l’autel le Jour des Expiations (peu probable) : L’autel était-il déplacé une fois par an ? Cela semble peu probable. L’autel était en bois d’acacia recouvert d’or. Il était de petite taille, mesurant environ 3 pieds sur 1 ½ pied sur 1 ½ pied. L’or coulé est très dense, environ 19,3 g/cm³. En supposant que l’épaisseur de l’or fût d’un huitième de pouce, le poids de l’or serait compris entre 225 et 235 livres. Bien qu’il pût être poussé par un seul homme, il n’était pas très facile à transporter pour un prêtre qui devait également porter de l’encens et un encensoir pour les charbons. Les autres prêtres ne pouvaient pas l’aider à le porter à l’intérieur du lieu très saint (Lévitique 16:17 ; Hébreux 9:7). Ainsi, l’autel n’était probablement pas déplacé le Jour des Expiations.

Un seul déplacement de l’autel : Il y avait « l’autel qui appartenait au sanctuaire intérieur », comme l’indique 1 Rois6:22 . Le texte hébreu est ici ambigu : cela pourrait signifier soit qu’à l’époque de Salomon, l’autel se trouvait dans le Saint des Saints, soit que l’autel appartenait au Saint des Saints. Si l’on retient la première interprétation, l’autel se trouvait dans le Saint des Saints du temple de Salomon. Cependant, cela semble peu probable, car Zacharie, dans Luc 1, 8-11, brûlait de l’encens sur cet autel lorsque l’ange lui est apparu, comme le prescrit le Lévitique 16, 12 pour les prêtres (et non pas uniquement pour le grand prêtre). En dehors de la Bible, les informations à ce sujet sont contradictoires. Philon et Josèphe affirment que l’autel se trouvait dans le Saint, mais l’Apocalypse de Baruch 6, 7 précise que l’autel se trouvait dans le Saint des Saints.

Mouvement du voile : supposons que l’on fasse référence à la deuxième signification de 1 Rois 6, 22. Une information essentielle fait défaut : comment le prêtre, tenant d’une main un encensoir rempli de feu et d’encens et, de l’autre, du sang sur son doigt, pouvait-il se rendre derrière le voile ? (Il ne pouvait pas simplement se glisser dessous.) Matthieu 27, 51 indique que le voile n’était pas constitué de deux voiles attachés au milieu, mais d’une seule pièce d’un seul tenant. Supposons un instant que le prêtre se soit simplement faufilé entre le mur et le voile d’un côté. Cela poserait problème compte tenu de tout ce qu’il transportait, sans compter le risque que l’encensoir ne mette le voile en feu. Un scénario plus plausible est que le prêtre ait écarté le voile, au moins en partie, avant de pénétrer à l’intérieur. Une fois le voile écarté, l’autel faisait partie du Saint des Saints et était utilisé dans le cadre de la cérémonie qui s’y déroulait.

Cela s’apparente à nos prières ici-bas. Nous sommes pécheurs et ne faisons pas partie du Saint des Saints de Dieu au ciel. Cependant, un jour, pour nous aussi, le voile sera écarté, et Apocalypse 5, 8 ; 8, 3-4 montrent que non seulement nous, mais aussi nos prières, serons dans le Saint des Saints au ciel. (Cela vous incite un peu à prier, n’est-ce pas ?)

Q : Dans Hébreux 9:4, les tables de pierre correspondent-elles au livre de la Loi mentionné dans Deutéronome 31:24-26 ?

R : Non. Deutéronome 31, 24-26 montre que le Livre de la Loi était la Torah (les cinq premiers livres de la Bible), et non les Dix Commandements. La Torah originale était placée à côté de l’arche, et non à l’intérieur. Les tables de pierre correspondaient aux Dix Commandements.

Q : Dans Hébreux 9:4, ces trois objets se trouvaient-ils dans l’arche de l’Alliance, ou devant celle-ci, comme le laissent entendre Exode 16:33-34, Nombres 17:10-11, 1 Rois 8:9 et 2 Chroniques 5:10 ?

R : Soit dit en passant, l’arche est également appelée « arche du Témoignage » (Exode 25, 16-22), car elle renfermait le « témoignage », c’est-à-dire les tables de pierre des Dix Commandements.

Autrefois dans l’arche : Exode 16, 33-34 indique que le pot de manne fut placé devant le Seigneur afin d’être conservé pour les générations futures. Nombres 17, 10-11 précise qu’il fallait placer le bâton d’Aaron devant le Témoignage. Bien que seul Hébreux 9, 4 mentionne que ces objets furent placés à l’intérieur de l’arche, on peut supposer qu’ils y furent effectivement déposés. Exode 25, 21, Exode 40, 20 et Deutéronome 10, 2, 5 indiquent que Moïse a placé les tables de pierre dans l’arche. Lorsque Exode 40, 20 mentionne que les tables de pierre ont été placées dans l’arche, il est possible que les deux autres objets y aient été placés à ce moment-là.

500 ans plus tard, à l’époque de Salomon, après que l’Arche eut été capturée par les Philistins et que 70 hommes eurent regardé à l’intérieur de l’Arche (1 Samuel 6:19), dans 1 Rois 8:9 et 2 Chroniques 5:10, l’Arche ne contenait plus que les tables de pierre. Hébreux 9:4 fait référence à ce qui se trouvait à l’origine à l’intérieur de l’Arche.

Q : Dans Hébreux 9, 6-9, quel était l’intérêt de toute cette séparation au sein du tabernacle ?

R : De nos jours, certains bâtiments limitent l’accès à certaines zones, telles que les locaux électriques, pour des raisons de sécurité, afin de réduire le nombre d’accidents mortels.

À l’époque de l’Ancien Testament, cela soulignait de manière très frappante la séparation entre le Dieu saint et l’homme pécheur. Même le grand prêtre ne pouvait y entrer qu’une fois par an. Il s’agissait d’un seul homme en particulier, issu d’une seule famille, d’une seule tribu, parmi toute la population. Selon Josèphe, à l’époque du Temple, lorsque le prêtre y pénétrait, il portait douze clochettes au bas de sa robe et une corde autour de la taille. Que se passerait-il si Dieu était tellement mécontent du prêtre que celui-ci venait à mourir dans le Saint des Saints ? Qui le ferait sortir ? D’où la corde autour de sa taille, afin que quelqu’un puisse le tirer hors de là, et les clochettes, qui tintaient pour indiquer qu’il bougeait encore.

Les rabbins juifs, dans le Talmud Yoma 5:1, indiquent que lorsque le grand prêtre entrait, « il ne prolongeait pas sa prière de peur de semer la terreur parmi Israël ». Après être entré (et ressorti), il organisait un festin avec ses amis.

Q : Dans Hébreux 9, 12-14, qu’entend-on exactement par « rachat » ?

R : Cela n’avait rien de mystérieux pour le peuple juif ; c’était un concept courant dans l’Ancien Testament. Tout premier-né animal devait être sacrifié, sauf s’il pouvait être « racheté » par quelque chose en sa place, selon Exode 13, 13.

De même, les enfants premiers-nés devaient être rachetés par le sacrifice d’un animal, comme le montre Exode 13, 14-16. Dans Luc 2, 23-24, Marie et Joseph ont présenté une offrande après la naissance de Jésus, comme le prescrivait Lévitique 12, 6-8.

Dieu a racheté les Israélites de l’esclavage des Égyptiens, comme le mentionnent Exode 6, 6 et Deutéronome 7, 8.

D’une manière générale, le sens du terme « rachat » (lytrosis en grec) est de libérer quelque chose en versant une rançon, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 12, p. 86.

À l’époque de l’Ancien Testament, Dieu sauvait les gens « à crédit », sachant ce que le Christ allait accomplir.

Q : Dans Hébreux 9, 15, le sacrifice du Christ pour nos péchés avait-il un effet rétroactif ?

R : Absolument oui. Hébreux 9:15 indique que le Christ est mort pour les péchés commis sous la première alliance. Selon la connaissance certaine de Dieu, Jésus avait été mis à mort avant même la fondation du monde, comme le mentionne Apocalypse 13:8. Romains 3:25 indique également qu’il l’a fait pour des péchés antérieurs qui, jusqu’alors, étaient restés impunis.

Q : Dans Hébreux 9:21, où est-il dit que le tabernacle et d’autres objets étaient aspergés de sang ?

R : Cela n’est pas mentionné dans l’Ancien Testament ; mais le peuple juif en avait apparemment conscience. Josèphe en fait mention dans ses « Antiquités judaïques », livre 3, p. 205-206. [viii 6].

Q : Dans Hébreux 9:25-28, Jésus pourrait-il être sacrifié à plusieurs reprises au cours de la messe catholique romaine, avec le pain et le vin ?

R : Les véritables chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point.

Les chrétiens luthériens et catholiques répondent par l’affirmative. Un luthérien a enseigné que, puisque Dieu est intemporel, l’expiation peut être intemporelle. La Cène est un lien dans le temps avec le moment où le Christ est mort sur la croix, grâce à l’intemporalité de Dieu.

Les chrétiens orthodoxes enseignent la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie, mais ils laissent planer le mystère sur la manière dont cela s'opère.

La plupart des chrétiens protestants nient cette présence.

Dans Jean 19, 30, « Tout est accompli » sont les dernières paroles de Jésus. Il s’agit en réalité d’une expression comptable, qui pourrait se traduire par « payé en totalité ».

Hébreux 9, 25-28 enseigne explicitement que Jésus n’offre pas de sacrifice à maintes reprises ; au contraire, Jésus a été sacrifié une seule fois.

Dans Hébreux 10, 11-12, Jésus n’a pas accompli son devoir religieux jour après jour ; au contraire, Jésus a offert une fois pour toutes un sacrifice pour les péchés. Puis Jésus s’est assis, une position de confort, de faveur et d’honneur.

Q : Dans Hébreux 9, 27-28, la réincarnation pourrait-elle être vraie et compatible avec le christianisme ?

R : Non, pour plusieurs raisons.

D’une manière générale, Dieu ressuscite corporellement tous les hommes au dernier jour, ce qui n’a guère de sens si nous ne disposons pas d’un seul et unique corps.

Dans Hébreux 9, 27-28, il est spécifiquement dit ici que « de même que l’homme est destiné à mourir une seule fois, après quoi vient le jugement ».

Dans 2 Samuel 12, 22-23, David a dit à propos de son bébé décédé : « Je le rejoindrai [dans la tombe], mais lui ne reviendra pas vers moi. » Les Écritures rapportent fidèlement les paroles de David, mais ce verset ne prouverait pas que l’opinion de David était correcte, sauf s’il est associé à Hébreux 9, 27-28.

L’Ecclésiaste 11, 3 dit que là où tombe un arbre, là il restera. Le contexte de l’Ecclésiaste 11, 1-3 est celui de la cause et de l’effet, et le contexte de l’ensemble du livre est celui de la vie et de la mort sous le soleil.

La réincarnation était absente non seulement de l’ensemble de l’Ancien et du Nouveau Testament, mais également de la tradition juive et chrétienne. Ce concept n’était admis que par quelques Grecs païens. Les chrétiens connaissaient ce concept et rejetaient catégoriquement la réincarnation comme non biblique, comme le montre Hippolyte.

Hippolyte (Contre Platon, verset 2), dans sa longue discussion sur l’Hadès, mentionne également brièvement que la résurrection ne signifie pas que l’âme soit transférée dans d’autres corps, mais plutôt que Dieu ressuscite les corps eux-mêmes. Dans La Réfutation de toutes les hérésies, 1, 2, Hippolyte mentionne que les pythagoriciens croyaient à l’erreur selon laquelle l’âme passerait par des corps successifs.

L’*Octavius* de Minucius Felix, chap. 34, p. 194 (postérieur à 205 apr. J.-C.), qualifiait l’idée selon laquelle les âmes des hommes reviendraient sous la forme d’animaux [réincarnation] de « sottises de bouffons ».

Si quelqu’un choisit de croire en la réincarnation malgré ce que dit la Bible, c’est une chose, mais je vous prie de ne pas mentir sur ce que dit la Bible. Utilisez les mots des hommes que vous souhaitez, mais je vous prie de ne pas essayer de déformer la parole de Dieu pour lui faire dire ce qu’Il n’a pas dit.

Pour en savoir plus sur la réincarnation, consultez l’analyse de Luc 1, 15 ; 1 Corinthiens 15, 37 ; Galates 1, 15-16 ; Galates 6, 7-8 ; Hébreux 7, 3 et Jacques 3, 6.

Q : Dans Hébreux 9, 28 et suivants, que signifie « ceux qui attendent », apekdechomenois ?

R : Ce terme est utilisé sept fois dans le Nouveau Testament : Romains 8, 19, 23, 25 ; 1 Corinthiens 1, 7 ; Galates 5, 5 ; Philippiens 3, 20 ; Hébreux 9, 28. À chaque fois, il désigne ceux qui attendent le retour du Christ. N’est-il pas tout à fait approprié de vous compter, vous-même et les membres de votre église locale, parmi « ceux qui attendent » ?

Q : Dans Hébreux 10, 1-2, dans le film « The Truman Show », le héros vivait dans un monde irréel. D’une certaine manière, les croyants de l’Ancien Testament vivaient dans un « monde d’ombres », ne disposant que d’une ombre du Christ dans les sacrifices de l’Ancien Testament. Comment vivons-nous aujourd’hui dans un « monde d’ombres » ?

R : Le mot grec signifiant « ombre », skia, peut désigner de nombreux types d’ombres, y compris le contour qu’un artiste trace sur une toile avant d’y ajouter les couleurs. Nous vivons dans un monde où certaines choses sont des copies de ce qui existe au Ciel. Bien que cette terre nous semble réelle, dans nos trois dimensions plus le temps, elle n’est pas aussi réelle que l’éternité, dont on ignore le nombre de dimensions. Lorsqu’une personne meurt dans ce monde, on a l’impression que c’est « fin de partie ». Mais en réalité, nous venons simplement de terminer la version d’essai du jeu, et nous sommes passés à un nouveau niveau.

Dans un monde d’ombres, certains indices pourraient laisser penser que les choses ne sont pas totalement permanentes. Par exemple, comme l’indique le Believer’s Bible Commentary, p. 2188 : « La récurrence régulière des sacrifices les rendait inefficaces. On peut difficilement dire qu’une personne qui doit prendre un médicament toutes les heures pour rester en vie est guérie. Au lieu d’apaiser la conscience, le système lévitique la réveillait en sursaut chaque année. Derrière le magnifique rituel du Jour des Expiations se cachait le rappel annuel que les péchés n’étaient que couverts, et non effacés. »

Q : Dans Hébreux 10, 4-11, puisque le sang des taureaux et des boucs ne pouvait ôter les péchés, pourquoi les Juifs ont-ils dû les sacrifier pendant 1 400 ans ?

R : Reportez-vous à l’analyse d’Exode 30, 12, Lévitique 4 et Lévitique 5, 13 pour obtenir la réponse.

Q : Dans Hébreux 10, 5, l’expression « un corps que tu m’as préparé » est-elle une citation du Psaume 40, 6 : « tu as ouvert [percé] mes oreilles » ?

R : Le texte massorétique dit : « Tu as percé mes oreilles ». Les esclaves hébreux devaient être affranchis tous les sept ans, mais on perçait les oreilles d’un esclave qui choisissait volontairement de servir son maître à vie.

La Septante dit : « un corps que tu m’as préparé ». Les traductions de l’Ancien Testament par Symmachus et Théodotion mentionnent également le mot « corps ». Ainsi, le Psaume 40, 6 a probablement été modifié dans le texte massorétique. (Soit dit en passant, les manuscrits de la mer Morte ne conservent pas le Psaume 40, 6).

Quoi qu’il en soit, Jésus était prédestiné à un service obéissant.

Q : Dans Hébreux 10,10, le corps de Jésus a-t-il été envahi par Satan, comme l’enseigne le révérend Moon, fondateur de la secte de l’Église de l’Unification ?

R : Non. Voici tout d’abord ce qu’affirme le soi-disant messie, le révérend Moon, suivi de ce que dit la Parole de Dieu.

1. Le révérend Moon affirme : que le sacrifice d’Abraham est devenu la propriété de Satan.

Principe divin, p. 269 : « … Le fait qu’Abraham ait offert les sacrifices sans avoir coupé la colombe en deux a eu pour conséquence d’offrir, pour ainsi dire, la possession de Satan, et l’offrande s’est donc terminée par l’affirmation que cette offrande était la possession de Satan. »

Principe divin, p. 330 : « Comme Moïse a frappé deux fois le rocher de l’extérieur dans un accès de colère… sa chair [celle de Moïse] a été envahie par Satan et il est mort dans le désert ; mais intérieurement, … [il pouvait encore faire jaillir de l’eau du rocher pour le peuple]. »

Principe divin, p. 148 : « Jésus n’a pas pu accomplir le dessein de la providence du salut physique, car son corps a été envahi par Satan. Cependant, il a pu établir la base du salut spirituel… par… le sang de la croix. »

2. Dieu dit : selon Actes 2:31, le corps de Jésus n’a pas connu la décomposition. Jésus a sacrifié son corps dans Hébreux 10:10, mais c’est son corps qui nous a sanctifiés. Alors que le révérend Moon enseigne que Jésus a perdu son corps et que celui-ci s’est corrompu, l’apôtre Paul affirme le contraire dans Philippiens 3:20-21.

« Mais notre citoyenneté est dans les cieux, et nous [c’est-à-dire les chrétiens] attendons avec impatience un Sauveur venu de là-haut, le Seigneur Jésus-Christ, qui, par la puissance qui lui permet de tout soumettre à lui-même, transformera nos corps humbles pour qu’ils soient semblables à son corps glorieux. » (BSB)

Q : Dans Hébreux 10, 14, comment se fait-il que nous soyons déjà parfaits, tout en étant encore sanctifiés ?

R : Reportez-vous à l’analyse de 2 Thessaloniciens 1, 5 et 1 Pierre 1, 14-16 pour obtenir la réponse.

Q : Dans Hébreux 10, 18, étant donné qu’il n’y a plus d’offrandes pour le péché, Jésus pourrait-il être sacrifié lors de la messe catholique ?

R : Non. Reportez-vous à l’analyse d’Hébreux 9, 25-28 pour connaître la réponse.

Q : Dans Hébreux 10, 25, est-il acceptable que les croyants ne se réunissent pas pour vivre la communion fraternelle ?

R : Non. C’est un péché pour les croyants de s’isoler de tous les autres croyants. Hébreux 10, 25 dit que nous ne devons pas négliger de nous réunir, mais la Bible ne précise pas quand nous devons nous réunir.

Plusieurs raisons justifient ce commandement. Nous avons besoin des autres chrétiens pour l’encouragement, l’enseignement, la correction et la réprimande. Dieu a donné à d’autres croyants des dons spirituels pour nous nourrir, et Il nous a donné des dons spirituels pour les nourrir à notre tour. 1 Corinthiens 12 aborde ce sujet plus en détail. Une autre raison est que Jésus a dit : « Car là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18, 20) Il y a une puissance particulière dans la prière en communauté. Enfin, bien que Dieu apprécie notre adoration individuelle, Il apprécie tout particulièrement que nous L’adorions ensemble. Voir *Le Livre complet des réponses bibliques*, p. 225, pour une réponse complémentaire.

Q : Hébreux 10, 26-32 montre-t-il que l’on peut perdre son salut ?

R : Tous s’accordent à dire que ce passage enseigne que seul le Christ est un sacrifice suffisant pour nos péchés. Les sacrifices de l’Ancien Testament, en dehors du Christ, sont sans valeur. Cependant, les véritables chrétiens divergent quant à ce que ce passage dit au sujet de la perte du salut.

Point de vue de la « perte d’opportunité » : Pour ceux qui pèchent en rejetant le sacrifice du Christ sur la croix, il n’y a aucun espoir en dehors de la voie qu’ils ont rejetée. Même s’ils sont de bons juifs et accomplissent tous les sacrifices de l’Ancien Testament, un ennemi du Christ est un ennemi de Dieu, qui ne peut s’attendre qu’au feu dévorant.

Point de vue de la « perte du salut » : en plus du point de vue précédent, les chrétiens qui pèchent délibérément et de manière persistante pendant suffisamment longtemps ont foulé aux pieds le Fils de Dieu et ont perdu la possibilité que le Christ les sauve.

Veuillez vous reporter à la question concernant Hébreux 3, 6 et 14, ainsi qu’aux deux questions concernant Hébreux 6, 4-12 pour plus de détails.

Q : Dans Hébreux 11:1 et Hébreux 11:3, s’agit-il de « notre foi qui comprend que le monde a été formé », ou bien de « par la foi de Dieu qu’Il a formé le monde », comme l’enseignent Kenneth Copeland et d’autres ?

R : En grec, les deux premiers mots sont « C’est par la foi que nous comprenons ». L’expression « par la foi » modifie le verbe qui suit immédiatement, à savoir « nous comprenons ». Ainsi, ce n’est pas notre foi qui a formé le monde, mais c’est notre foi qui nous permet de comprendre comment Dieu a formé le monde. Il s’agit de notre foi ; Dieu, l’Omniscient, n’a pas de foi et n’en a pas besoin.

Genèse 1, le Psaume 33, versets 6 et 9, ainsi que d’autres passages montrent que Dieu a tout créé par Sa parole. Le Dieu Tout-Puissant n’a pas « foi » en sa capacité à accomplir quelque chose, pas plus que nous n’avons foi en notre capacité à respirer. Dieu a la certitude absolue qu’Il peut tout faire.

La question plus large qui se pose ici est la suivante : les chrétiens doivent-ils avoir la foi en Dieu, ou la foi en la foi ? De nombreux guérisseurs par la foi enseignent essentiellement la foi en la foi. La foi en votre propre foi est une foi en vous-même déguisée en foi en Dieu.

Q : Dans Hébreux 11:4, pourquoi Dieu a-t-Il accepté le sacrifice d’Abel et non l’offrande de Caïn ?

R : Genèse 4 n’en donne pas explicitement la raison, de sorte qu’aucune raison ne peut être exclue. Hébreux 11:4 indique que Caïn manquait de foi. En réalité, on peut émettre l’hypothèse d’une combinaison de trois raisons liées à l’absence de foi authentique chez Caïn.

Du sang, pas des légumes : par la suite, les sacrifices à Dieu se faisaient toujours avec des animaux. Même aujourd’hui, certains souhaitent un christianisme sans effusion de sang. Hébreux 9, 18 et 22 nous rappellent que, dans l’Ancien Testament, Dieu exigeait l’effusion de sang pour le pardon. Cependant, on pourrait objecter que, puisque l’Ancien Testament et l’épître aux Hébreux ont tous deux été écrits après la mort de Caïn, comment celui-ci aurait-il pu le savoir ? Cela nous amène au point suivant.

Les sacrifices dans la communion avec Dieu : Puisque Dieu s’était adressé directement à Caïn, celui-ci aurait pu, par la suite, demander à Dieu ce qu’Il attendait de lui. De nos jours, beaucoup de gens souhaitent servir Dieu selon leurs propres conditions, à leur manière, et non selon la voie de Dieu. On pourrait toutefois objecter : pourquoi Caïn n’aurait-il pas pu offrir le sacrifice de la manière qu’il souhaitait ? Cela nous amène au point suivant.

Le sacrifice dans la foi envers notre Seigneur : rien ne prouve que Caïn se soit soumis à la seigneurie de Dieu ou qu’il ait, par la foi, remis sa vie entre les mains de Dieu. Même aujourd’hui, si nous ne cherchons pas à nous approcher de Dieu et à lui obéir, nos sacrifices n’ont aucune importance. Michée 6, 6-8 en donne une expression magnifiquement poétique. Proverbes 21, 3 ; Osée 6, 6 ; Jean 14, 15, 21, 23-24 sont des expressions plus directes de la primauté de l’approche de Dieu et de l’obéissance sur les sacrifices et autres œuvres des hommes.

Q : Dans Hébreux 11:5, comment Énoch a-t-il pu ne pas connaître la mort ?

R : Hénoch n’a pas connu la mort, comme le rapporte Genèse 5, 22-24. Comme l’a dit un petit enfant : « Un jour, alors qu’ils marchaient, Dieu a dit à Hénoch : “Puisque nous sommes plus près de ma maison que de la tienne, pourquoi ne viendriez-vous pas simplement chez moi avec Moi ?” »

Le Dieu Tout-Puissant peut faire tout ce qu’Il veut, y compris emmener quelqu’un au ciel. Trois auteurs chrétiens prénicéens ont vu en Hénoch l’un des deux témoins de l’Apocalypse 11, 6-11.

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) pensait qu’Hénoch n’avait pas encore connu la mort, car il ne mourrait qu’à l’époque de l’Antéchrist (Apocalypse 11, 3). Traité sur l’âme, chap. 50, p. 227

Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) a également écrit que les deux témoins étaient Hénoch et Élie, prêchant pendant 1 260 jours, dans *Traité sur le Christ et l’Antéchrist*, chap. 43, p. 213

Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.) explique qu’Élie et Hénoch ont été enlevés vers un lieu lointain sans mourir, afin qu’ils puissent être aux côtés du Christ lorsqu’Il viendra pour juger. Cependant, il ne faut pas croire que Néron reviendra lui aussi. *De la manière dont les persécuteurs sont morts*, chap. 2, p. 302.

Q : Dans Hébreux 11, 7, comment Noé a-t-il condamné le monde ?

R : Tout le monde comprend que c’est Dieu qui juge le monde, et que c’est Dieu, et non Noé, qui a envoyé le déluge. Le sens d’Hébreux 11, 7 est que Noé a condamné le monde en démontrant qu’un homme et sa famille pouvaient mener une vie droite devant Dieu, même à cette époque.

Q : Dans Hébreux 11:8, comment Abraham (anciennement Abram) est-il parti sans savoir où il allait, puisque Genèse 12:5 dit qu’Abram est parti pour se rendre au pays de Canaan ?

R : Il n’a pas été spécifiquement dit à Abram qu’il se rendrait à Canaan lorsque Dieu l’a appelé dans Genèse 12:1. Rétrospectivement, Genèse 12:5, rédigé bien après l’époque d’Abraham, nous indique que Dieu avait fait partir Abram pour qu’il se rende à Canaan.

Dans nos vies, nous pouvons obéir à Dieu sans avoir la moindre idée du résultat. Même si cela peut nous paraître incertain sur le moment, en y repensant des années plus tard, nous pouvons constater à quel point les choses se sont si bien déroulées selon le plan de Dieu.

Q : Dans Hébreux 11:19, comment Abraham a-t-il reçu Isaac en retour d’entre les morts, au sens figuré ?

R : Abraham était sur le point de tuer Isaac en sacrifice. Cependant, Dieu l’en a empêché, et Isaac est resté en vie, comme le rapporte Genèse 22, 1-18.

Q : Dans Hébreux 11:26, comment Moïse a-t-il estimé l’opprobre du Christ, alors qu’il n’avait jamais entendu parler de lui ?

R : Bien que Moïse n’ait pas entendu le nom du Christ, il estimait Dieu, et il savait qu’un prophète viendrait, comme le mentionne Deutéronome 18, 17. Moïse savait qu’un prophète viendrait pour faire l’expiation pour le pays et le peuple, comme le dit Deutéronome 32, 43.

Q : Dans Hébreux 11:27, comment Moïse a-t-il pu quitter l’Égypte sans craindre la colère du roi, alors que Exode 2:14-15 indique que Moïse craignait Pharaon et s’était enfui à Madian ?

R : Exode 2, 14-15 dit : « […] Alors Moïse eut peur et se dit : “Ce que j’ai fait a sûrement été découvert.” Lorsque Pharaon eut vent de cette affaire, il chercha à faire mourir Moïse. Mais Moïse s’enfuit loin de Pharaon… » (BSB). Clément d’Alexandrie, dans ses Stromates (193-202 apr. J.-C.), livre 4, chapitre 16, p. 428, cite ce verset, et les manuscrits anciens ne présentent aucune variante (comme l’omission d’un « pas », par exemple).

Tout d’abord, ce qui n’est pas la réponse, puis deux réponses différentes.

Ce qui n’est pas la réponse : Exode 2, 14 dit que Moïse eut peur, et Exode 2, 15 dit que Moïse s’enfuit loin du pharaon. Il n’est pas dit expressément ici que Moïse avait peur du pharaon.

Réponse de Jean Chrysostome : Dans ses écrits datant approximativement de 392 à 407 après J.-C., Chrysostome a soulevé cette question et y a répondu. Oui, Moïse a eu peur lorsqu’il a tué l’Égyptien, mais il a fait preuve de sagesse en s’enfuyant pour éviter un danger prévisible. Il n’y a pas lieu de tenter Dieu. Moïse n’a pas eu peur de revenir, et il n’a pas eu peur de quitter à nouveau l’Égypte, malgré la colère du pharaon. (Homélies sur l’Épître aux Hébreux, homélie 26, p. 484.)

Une autre réponse : Si Moïse a eu raison de fuir l’Égypte la première fois, c’était par crainte après avoir tué l’Égyptien. Hébreux 11, 27 fait référence au caractère de Moïse après son séjour de quarante ans à Madian. Moïse est retourné en Égypte sans crainte, s’est présenté à nouveau devant le pharaon sans crainte, et a quitté l’Égypte une nouvelle fois, le tout sans craindre la colère du pharaon. Le pharaon avait davantage à craindre de Dieu que Moïse n’avait à craindre du pharaon.

Il y a là une leçon pour nous aujourd’hui. Parfois, si nous fuyons une situation effrayante, Dieu peut par la suite vouloir que nous y retournions pour défendre hardiment sa cause et nous opposer à l’oppression des autres. Moïse a peut-être quitté l’Égypte une première fois par crainte du pharaon, mais Dieu et l’auteur de l’épître aux Hébreux considèrent comme plus significatif le fait que Moïse y soit retourné, en surmontant toute crainte, et qu’il soit reparti une deuxième fois sans crainte.

Q : Dans Hébreux 11:32, en quoi Gédéon, Samson et Jephté étaient-ils des héros de la foi ? Ils ont tous péché, et même Barak a fait preuve d’un manque de leadership.

R : Le peuple de Dieu pèche encore, et certains d’entre eux ont commis de graves péchés. La Bible ne passe pas sous silence leurs fautes graves, mais il est encourageant de savoir que Dieu peut s’occuper de nous et nous rendre parfaits, malgré nos défauts.

Hébreux 11:32 n’affirme nullement que ces hommes étaient des modèles de perfection sans péché, ni même plus justes que les autres. Au contraire, Hébreux 11 attire notre attention sur ces hommes en tant qu’exemples de ceux qui ont eu la foi nécessaire pour accomplir de grandes choses et, dans le cas de Samson, pour rejoindre les rangs des martyrs qui sont morts pour Dieu.

Q : Dans Hébreux 11:35, comment ces femmes ont-elles récupéré leurs morts ?

R : Il s’agit de la veuve de Sarepta mentionnée dans 1 Rois 17:22 et de la femme de Shunem mentionnée dans 2 Rois 4:34. Leurs proches décédés ont été ressuscités. Cette résurrection était semblable à celle de Lazare : ils n’ont pas été ressuscités avec un corps immortel, mais ramenés à leur état antérieur.

Q : Dans Hébreux 11, 35, s’agit-il d’une allusion à 2 Maccabées 7, 12, qui prouve qu’au moins une partie des livres apocryphes fait partie des Écritures ?

R : Non. 2 Maccabées 7, 12 dit : « De ce fait, le roi lui-même et ceux qui l’accompagnaient furent émerveillés par le courage de ce jeune homme, car il ne considérait pas ses souffrances comme une chose importante. » (Traduction de l’édition catholique de la RSV). Le contexte est le suivant : il s’agissait du troisième des sept frères qui furent martyrisés sous le règne des Séleucides. Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.

1. Il ne s’agit en réalité pas d’une citation tirée des livres apocryphes. Hébreux 11, 35 est le passage le plus proche de 2 Maccabées 7, 12, et tous deux rapportent une vérité commune, mais il ne s’agit pas d’une citation.

2. La Bible cite également des poètes païens dans les Actes17:28 , 1 Corinthiens15:33 et Tite1:12 , mais tous s’accordent à dire que les autres écrits de ces poètes païens ne font pas partie des Écritures.

3. À titre d’hypothèse, même si Hébreux 11, 35 était une citation tirée de 2 Maccabées (ce qui n’est pas le cas), à moins que le fait de citer des poètes païens ne fasse de leurs écrits des Écritures, une seule citation tirée de 2 Maccabées ne suffirait pas non plus à en faire une Écriture.

4. Le 2e livre des Maccabées est généralement fiable. Cependant, il présente lui aussi des incohérences historiques avec le 1er livre des Maccabées, ainsi que deux erreurs vérifiables. Par exemple, dans 2 Maccabées 8, 20, les Séleucides et 4 000 Macédoniens n’ont pas exterminé 120 000 Galates en Babylonie.

Voir la discussion sur Jude 14-15 pour une situation similaire concernant les livres pseudépigraphiques.

Q : Dans Hébreux 12, 1, la « nuée de témoins » prouve-t-elle que le retour de Jésus dans les nuées signifie qu’il reviendra au milieu de groupes de personnes, comme l’enseigne l’Église de l’Unification du révérend Moon ?

R : L’expression « un troupeau de spectateurs » signifie-t-elle que chaque fois que le mot « troupeau » est utilisé, il doit faire référence à des personnes ? – Bien sûr que non. De même, l’expression « une nuée de témoins » ne signifie pas que chaque fois que le mot « nuée » est utilisé, il fait référence à des personnes.

Nulle part dans la Bible, y compris dans Hébreux 12:1, le mot « nuage » n’est utilisé seul pour désigner des personnes. Hébreux 12:1 dit « nuage de témoins », et cette métaphore ne donne à personne le droit d’interpréter des nuages littéraux (sans témoins) comme des personnes.

De plus, le grec disposait de différents mots pour désigner un nuage, et le mot utilisé ici, nephos, n’apparaît nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament.

Même les membres de l’Église de l’Unification s’accorderaient à dire qu’il s’agissait d’un nuage littéral qui a dissimulé Jésus lors de son ascension au ciel, dans Actes 1:9. Si Jésus revenait de la même manière, et s’il est parti dans un nuage littéral, alors il reviendra dans un nuage littéral, malgré ce qu’enseigne le révérend Moon.

Voir également la discussion sur Apocalypse 1:7.

Q : Dans Hébreux 12:1, qui constitue cette « grande nuée de témoins » ?

R : Cette « si grande nuée » fait spécifiquement référence aux personnes mentionnées dans le chapitre précédent. Bien sûr, le chapitre 11 évoque de manière générale les croyants de l’Ancien Testament qui ont marché autour de Jéricho, enduré la persécution et ont été loués pour leur foi ; ainsi, cette si grande nuée comprend tous les croyants qui nous ont précédés et qui sont désormais au ciel.

Q : Dans Hébreux 12:1, quels sont les fardeaux dont nous, chrétiens, devons parfois (ou souvent) nous débarrasser ?

R : Il s’agit notamment des péchés liés à nos mauvaises actions, des péchés liés à ce sur quoi nous choisissons de concentrer nos pensées, et des péchés par lesquels nous « résistons » à Dieu et refusons de faire ce que nous croyons qu’Il attend de nous. Cela inclut également des choses qui ne sont pas mauvaises en elles-mêmes, mais qui constituent pour nous des distractions. Cela peut aussi inclure des relations qui ne sont pas saines pour nous.

Q : Dans Hébreux 12, 2, comment Jésus a-t-il pu endurer la croix, grâce à la joie qui lui était réservée ?

R : Cela ne signifie pas que la croix était une source de joie, mais plutôt que Jésus a enduré cette épreuve grâce à la joie qui lui était réservée. Cette joie résidait dans le résultat à venir : nous offrir le salut, afin que nous puissions être réconciliés avec Dieu et vivre avec Lui au ciel pour toujours.

En affirmant qu’il existe d’autres chemins vers le Ciel, une personne dit au Christ que son sacrifice était inutile.

Q : Dans Hébreux 12, 4, en quoi consiste ici la lutte contre le péché ?

R : Le mot grec désignant la lutte, antagonizomai, peut faire référence à une épreuve sportive. Bien qu’il puisse également désigner la lutte personnelle d’un chrétien contre son propre péché, il fait probablement principalement référence à la persécution dont il est victime de la part de personnes pécheresses.

Q : Dans Hébreux 12, 6-11, pourquoi Dieu utilise-t-Il cet exemple, alors que les châtiments corporels sont [prétendument] répréhensibles ?

R : Les châtiments corporels (fessées, etc.) ne sont pas répréhensibles lorsqu’ils sont appliqués à bon escient pour le bien de l’enfant, comme le montrent Proverbes 13:24, 22:15 et 23:13-14.

Ce mot signifie non seulement « discipline », mais aussi « instruction », « correction » et « avertissement », selon le Believer’s Bible Commentary, p. 2203. Le Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 810, précise que ce mot signifie littéralement « éducation des enfants ».

Q : Dans Hébreux 12:8, quel est le sens de l’expression « fils légitimes » ici ?

R : Un père pourrait ne pas accorder à un fils illégitime, qu’il soit né de son épouse ou de lui-même et d’une autre femme, la même attention qu’à son fils légitime issu d’un mariage honorable. Dans la culture romaine, un fils illégitime n’avait aucun droit d’héritage.

Q : Dans Hébreux 12, 7, 9-10, les pères doivent-ils jouer le rôle principal dans la discipline ?

R : La Bible ne donne aucune consigne précisant quel parent doit faire quoi, mais elle cite des exemples de pères dans Hébreux 12, 7, 9-10 ; 1 Timothée 3, 4, 12 ; 1 Thessaloniciens 2, 11. Cependant, Éphésiens 6, 4 et Colossiens 3, 21 avertissent les pères en particulier de ne pas exaspérer leurs enfants. Les mères avaient un rôle à jouer dans l’éducation de leurs enfants, comme le montrent Proverbes 31, 1-9 ; 1 Timothée 5, 10 ; 1 Thessaloniciens 2, 7. Les deux parents sont censés travailler ensemble, selon Colossiens 3, 20 et Éphésiens 6, 1, bien que 1 Corinthiens 7, 13-14 reconnaisse qu’il peut exister des situations familiales où seule l’épouse élève les enfants dans le Seigneur.

Q : Dans Hébreux 12, 15 et Hébreux 12, 25, comment les gens peuvent-ils passer à côté de la grâce de Dieu ou s’en détourner ?

R : Les chrétiens peuvent rester chrétiens tout en désobéissant à Dieu, mais ce n’est pas de cela dont il est question ici, car il est question de « passer à côté » plutôt que simplement d’« avoir moins de bénédictions et de récompenses ». On peut écouter l’Évangile, et même y croire intellectuellement et se faire baptiser d’eau, comme Simon le Magicien dans Actes 8, 18-20. Cependant, connaître la doctrine et fréquenter l’église ne devrait donner à personne aucune assurance, si cette personne n’obéit pas au Christ.

Considérez la parabole des quatre types de sol dans Luc 8, 4-15. Les graines ont germé dans trois des quatre types de sol, mais seul l’un d’entre eux a été préservé pour produire une récolte.

Ésaü est un triste exemple et un avertissement. Il a grandi en connaissant Dieu, élevé par des parents qui connaissaient Dieu, et pourtant il a laissé filer ce qu’il aurait pu avoir. Il n’avait aucune idée de l’importance de choisir le potage plutôt que le droit d’aînesse, jusqu’à ce que le choix soit fait.

Q : Dans Hébreux 12, 15, comment une racine d’amertume peut-elle pousser et souiller beaucoup de gens ?

R : Tant les fidèles qui ne sont pas nés de nouveau que les véritables chrétiens peuvent nourrir de légers sentiments d’amertume envers eux-mêmes, envers les autres ou envers Dieu. Si cette amertume n’est pas traitée et remise à Dieu, alors, comme les autres péchés, elle peut se développer comme un cancer et affecter de plus en plus le cœur d’une personne. Comme le conseille Proverbes 4, 23 dans un contexte différent, gardez avant tout votre cœur, car il est la source de la vie.

Q : Dans Hébreux 12:17, pourquoi Dieu rejetterait-il quelqu’un qui se repent ?

R : Cela dépend de la nature de la repentance de cette personne. Presque tous les criminels condamnés se repentent d’avoir été pris, et presque tous ceux qui perdent bêtement quelque chose regrettent les conséquences de leur imprudence. Ésaü s’est repenti en pleurant sur ce qu’il avait perdu, mais l’Écriture ne dit nulle part qu’il s’est tourné vers Dieu. Ésaü se souciait de l’héritage terrestre, et non de la bénédiction spirituelle. Matthieu 7, 7-11, Hébreux 11, 6 et Romains 2, 7 montrent que Dieu récompensera ceux qui le cherchent sincèrement.

Q : Dans Hébreux 12, 18-21, pourquoi Dieu cherchait-Il à effrayer à mort les Israélites à l’époque de Moïse ? Qu’en est-il aujourd’hui ?

R : Dieu nous enseigne de nombreuses leçons dans la Bible. Dans l’Ancien Testament, Dieu a effectivement enseigné à Abraham et à d’autres l’amour, la grâce et la miséricorde. Cependant, avant que Dieu n’enseigne aux hommes tout ce qu’Il leur a révélé sur l’amour, la grâce et la miséricorde dans le Nouveau Testament, ceux-ci devaient d’abord comprendre la justice et la colère de Dieu.

Malheureusement, beaucoup de gens aujourd’hui ne veulent entendre que les passages de la Bible qui « sonnent bien ». La miséricorde de Dieu est d’autant plus importante pour nous lorsque nous prenons conscience des conséquences de notre péché.

Les chrétiens ne se rendent pas toujours compte que, lorsqu’ils essaient d’expliquer aux autres à quel point il est merveilleux que Jésus sauve, ces derniers ne comprennent pas vraiment le message s’ils ne saisissent pas de quoi ils sont sauvés, ni dans quel but ils sont sauvés.

Q : Dans Hébreux 12, 24, en quoi le sang de Jésus a-t-il parlé mieux que celui d’Abel ?

R : Selon Genèse 4:10, le sang d’Abel [métaphoriquement] criait depuis la terre. Il criait pour réclamer vengeance. Mais le sang de Jésus crie pour implorer le pardon.

Q : Dans Hébreux 12, 29 et Deutéronome 4, 24, que signifie « notre Dieu est un feu dévorant » ?

R : Le Psaume 50, 3 dit qu’un feu dévore devant Dieu lorsqu’Il vient pour juger. Le feu est un feu littéral, mais il peut également signifier la colère de Dieu contre le péché.

Q : Dans Hébreux 13, 1, pourquoi l’amour fraternel (philadelphia) d’une personne s’éteint-il parfois ?

R : C’est une chose d’éprouver de l’affection pour quelqu’un, c’en est une autre de la préserver au fil des années. Avec le temps, on a tendance à prendre les autres pour acquis, à s’attarder sur leurs défauts plutôt que sur leurs qualités, et à ne plus considérer le temps passé avec ses amis comme précieux. Il faut chérir ses amis, et les amitiés doivent être entretenues.

Q : Dans Hébreux 13:1, quels sont les moyens de perpétuer notre amour fraternel envers les autres ?

R : 1 Pierre 4:8 nous invite également à nous aimer ardemment les uns les autres. Ces commandements directs et positifs recèlent une grande richesse.

Priez pour eux. Demandez-leur pour quoi vous pouvez prier à leur sujet.

Faites preuve de patience à leur égard.

Prenez soin d’eux et montrez-leur que vous les considérez comme plus importants que vous-même (Philippiens 2:3 et suivants).

Passez du temps avec les gens, soyez à leur écoute, encouragez-les et, lorsque l’occasion se présente, conseillez-les et enseignez-leur.

Veillez à leurs intérêts (Philippiens 2, 4) et aidez-les à développer leurs dons et leurs talents.

Parfois, vous devrez les aider financièrement (Jacques 2, 15-17).

Pardonnez, et ne laissez pas la colère s’interposer entre vous et l’amour que vous leur portez.

Demandez pardon lorsque vous avez commis une faute, ou même si les autres pensent simplement que vous en avez commis une.

Au-delà de cela, lorsque vous en avez l’occasion avec un(e) bon(ne) ami(e), vous pourriez avoir une discussion visant à « définir la relation ». S’il s’agit d’une personne du sexe opposé et que cette relation ne sera pas amoureuse, soyez très clair(ère) à ce sujet. Vous pouvez apprécier la compagnie de quelqu’un, le défendre lorsque quelqu’un lui fait du tort, mais vous ne commettrez pas de péché pour lui, notamment en mentant pour lui ou en couvrant ses fautes.

Q : Dans Hébreux 13, 2, quelles sont les raisons pour lesquelles nous devrions faire preuve d’amour envers les étrangers (philoxénie) ?

R : Il nous est également demandé d’être hospitaliers dans Romains 12, 13 ; 1 Pierre 4, 9 et 3 Jean 8. Puisque nous voulons devenir ce que Dieu souhaite que nous soyons, et que Dieu souhaite que nous soyons hospitaliers, nous devrions trouver de la joie à faire preuve d’hospitalité. Abraham a accueilli des anges dans Genèse 18, 1-15 et Lot dans Genèse 19. Les veuves ont été félicitées pour leur hospitalité dans 1 Timothée 5, 10. Les évêques doivent faire preuve d’hospitalité selon 1 Timothée 3, 2 et Tite 1, 8. Publius de Malte s’est montré très hospitalier envers Paul dans les Actes 28, 7. Même si certains chrétiens peuvent être particulièrement doués pour l’hospitalité, chaque chrétien devrait avoir à cœur d’accueillir les autres avec hospitalité.

Q : Dans Hébreux 13, 2, de quelles manières pouvons-nous faire preuve d’hospitalité envers les autres, en plus de les inviter chez nous ?

R : Commencez par évaluer la situation. En fonction de leur degré d’installation et de leur niveau de confort, vous pouvez les inviter à des événements, les emmener manger au restaurant, les inviter à l’église, à l’école du dimanche et à l’étude biblique, et, de manière générale, les inviter à participer à des activités. S’ils ont besoin d’une voiture pour une courte période et que vous en avez une à prêter, vous pouvez la leur prêter. S’il s’agit d’une personne du sexe opposé, il serait peut-être préférable d’inviter un groupe de personnes à participer à des activités, plutôt qu’une seule personne. Au-delà de votre « devoir » de les inviter à participer à des activités, apprenez à apprécier le temps passé avec eux. Présentez-les à d’autres personnes. Traitez-les comme vous aimeriez que les autres vous traitent si vous étiez un étranger.

Au-delà du fait que Dieu nous le commande, Dieu peut se servir de notre obéissance pour nous faire rencontrer des personnes qu’Il souhaite que nous rencontrions afin de les aider. Mais votre rôle dans ce mentorat informel n’est pas de favoriser une dépendance à votre égard ; il s’agit d’une aide temporaire destinée à leur permettre de devenir rapidement autonomes. En revanche, votre amitié avec eux peut perdurer.

Lorsqu’un nouveau venu arrive en ville, il a parfois besoin d’amis, et il peut avoir besoin de conseils et de sagesse pour savoir où trouver les meilleures affaires, comment faire certaines choses, etc. Vous pourriez l’inviter à des fêtes chez vous, ou faire d’autres choses pour qu’il se sente le bienvenu.

Lorsqu’une personne originaire d’un autre pays arrive sur votre lieu de travail ou dans votre ville, elle peut parfois avoir besoin de conseils concernant certaines coutumes. En général, il vaut mieux les donner en privé, et non en public devant d’autres personnes. De même, si elle fait des fautes d’orthographe ou de prononciation, ce n’est peut-être pas le moment idéal pour la corriger. Si elle souhaite que vous la corrigiez, vous pouvez le faire en privé.

Q : Dans Hébreux 13:2, y a-t-il des dangers à faire preuve d’hospitalité envers les autres, et comment concilier ce danger avec l’obéissance au commandement de Dieu énoncé ici ?

R : Oui. Par exemple, si vous êtes de petite taille et que vous apercevez un auto-stoppeur qui a besoin d’un moyen de transport, juste à la sortie d’une prison, vous ne devriez pas le prendre en voiture. Mais que faire s’il a véritablement besoin d’aide ? Vous appelez quelqu’un d’autre qui pourra l’aider : la police.

D’un autre côté, j’ai vu un jour un Indien bien habillé marcher devant une entreprise de haute technologie, juste au moment où une forte pluie s’apprêtait à tomber. Je l’ai pris en voiture, et il s’est avéré qu’il s’agissait d’un ingénieur en télécommunications qui se rendait au même hôtel que moi, situé à un mile de là. Cela aurait été pénible de marcher un mile sous une pluie battante, en tenue de ville et sans parapluie.

Il y avait une famille chrétienne originaire du Moyen-Orient, installée dans le New Jersey. Elle avait offert une chambre à un homme qui en avait besoin. Ils ont tous été tués et l’homme a mystérieusement disparu. Nous devons aider les sans-abri, mais nous devons également faire preuve de prudence pour protéger nos vies et notre famille. Cependant, nous ne pouvons jamais être certains d’être en sécurité lorsque nous faisons preuve d’hospitalité. Ce n’était pas non plus le cas à l’époque biblique, mais il leur était néanmoins ordonné d’être hospitaliers.

Les chrétiens doivent faire preuve d’amour et de confiance, mais ils doivent également être prudents et faire preuve de discernement. Parfois, s’il faut choisir entre ne pas faire preuve d’hospitalité mais être en sécurité, ou faire preuve d’hospitalité tout en prenant un risque important, cherchez s’il existe une troisième option : faire preuve d’hospitalité sans prendre de risque excessif.

Q : Dans Hébreux 13:3, comment devons-nous faire preuve d’hospitalité envers ceux qui viennent de sortir de prison, et comment devons-nous nous souvenir d’eux ?

R : Faire preuve d’hospitalité envers les prisonniers doit être considéré comme très important aux yeux de Jésus, car dans Matthieu 25, 36, 39, 43-44, Jésus a dit que les brebis à sa droite avaient rendu visite à ceux qui étaient en prison, contrairement aux chèvres à sa gauche. Il y a au moins trois choses que nous pouvons faire.

Pendant leur incarcération, nous pouvons leur rendre visite, leur remettre des textes sacrés, leur proposer des études bibliques ou tout ce dont ils ont besoin. Vous pouvez leur écrire des lettres. Faites-leur savoir qu’ils sont toujours aimés et appréciés, même ceux qui ont commis des erreurs. Nous devrions tout particulièrement rendre visite à ceux que nous connaissions auparavant, afin qu’ils sachent qu’ils ne sont pas oubliés.

Pendant leur absence, nous pouvons les aider à surveiller, gérer ou vendre tout ce qu’ils souhaitent que nous fassions pour eux.

Une fois qu’ils seront sortis de prison, nous pouvons les aider à intégrer un centre de réinsertion, à trouver un logement, un emploi et une bonne église fidèle à la Bible où se rendre.

Nous devrions considérer leur situation comme aussi importante que la nôtre, comme le suggère Philippiens 2, 3-4. 1 Corinthiens 12, 26 dit que si une partie du corps souffre, toutes les autres souffrent avec elle.

Q : Dans Hébreux 13, 4, pourquoi est-il important de préserver la pureté du lit conjugal ?

R : Le simple fait que Dieu le dise constitue en soi une raison suffisante. De plus, ne pas le faire déshonore votre conjoint et, plus important encore, vous-même. Puisque vous attendez de votre conjoint qu’il ne vous trompe pas, vous ne devriez pas le faire non plus. Vous ne devriez pas considérer votre conjoint comme acquis. De même, vous ne devriez pas non plus considérer comme acquis le fait de donner un bon témoignage, ni celui de montrer un bon exemple à vos enfants et aux autres.

Le « Expositor’s Bible Commentary », vol. 12, p. 147, indique qu’au Ier siècle, tout comme à notre époque, certaines personnes considéraient que la chasteté en dehors du mariage était une exigence déraisonnable. Cette façon de penser était (et reste) un mensonge pernicieux.

Les chrétiens devraient proclamer cela avec audace. Selon le *Believer’s Bible Commentary*, p. 2 208, l’évêque réformateur Latimer offrit au roi Henri VIII une Bible soigneusement emballée. Sur l’emballage figuraient les mots : « Dieu jugera les immoraux sexuels et les adultères. »

Q : D’après Hébreux 13, 5-6 et 1 Timothée 6, 10, que devons-nous faire aujourd’hui pour nous préserver de l’amour de l’argent ?

R : Outre le fait qu’il s’agisse d’un commandement, nous devons y obéir également pour notre propre bonheur. C’est un commandement qui s’adresse à tous, car de nombreuses personnes, et pas seulement les riches, sont consumées par la quête de la richesse. L’amour de l’argent peut affaiblir notre amour pour Dieu et notre amour pour les autres. Si nous ne faisons pas attention, la cupidité, la peur et le souci de la sécurité peuvent nous sembler plus importants que de suivre Dieu. Or, Dieu est notre critère de réussite, notre défenseur et notre sécurité. Dans Philippiens 4, 11, Paul a déclaré avoir appris à se contenter, qu’il ait de l’argent ou qu’il en soit dépourvu.

De même, certains pourraient penser que le fait d’avoir de l’argent peut les protéger des autres. Or, le Psaume 118, 6 dit que nous ne devons pas craindre les hommes, car l’Éternel est notre secours. La cupidité peut nous priver de la joie dans cette vie, et des récompenses célestes dans l’au-delà.

Q : Dans Hébreux 13, 7, dans quelle mesure devons-nous imiter nos guides dans la foi ?

R : Tout d’abord, qui sont ces responsables ? Ensuite, que devons-nous imiter ?

Premièrement, ce terme, dans d’autres textes grecs, désigne les princes et les commandants militaires. Le mot anglais « hégémonie » (hegemony) est dérivé de ce mot grec, hegeomai. Les responsables chrétiens, qu’ils soient officiels ou non, qui vous guident ou exercent une autorité sur vous, doivent être de bons exemples.

Deuxièmement, nous devons suivre leur exemple. Nous devons suivre l’exemple qu’ils donnent aujourd’hui, mais imiter le résultat de leur mode de vie implique probablement que leur vie soit déjà terminée. Nous devons essayer de les comprendre et de tirer des leçons de leur vie et de leur enseignement. D’un autre côté, chacun a des péchés et des défauts, et nous ne devons pas les imiter.

Troisièmement, nous pouvons essayer de comprendre ce qui les motive à bien servir Dieu, et nous demander si nous devrions avoir la même motivation.

Q : Dans Hébreux 13, 8, puisque Jésus est le même hier, aujourd’hui et pour toujours, comment a-t-il pu se dépouiller de lui-même pour venir sur terre, comme l’enseigne Philippiens 2, 5-7 ?

R : Jésus était le même à deux égards.

1. Jésus est resté Lui-même, avant, pendant et après son séjour sur terre. Cela illustre également un point concernant la Trinité. La Trinité n’est pas une réalité temporaire, qui finirait par se dissoudre en une unité totale. Puisque Jésus est le même hier, aujourd’hui et pour toujours (Hébreux 13, 8), ils formeront toujours une Trinité.

2. Même en ce qui concerne les attributs divins dont Jésus s’est temporairement et volontairement dépouillé, Hébreux 13, 8 fait référence à hier (avant sa venue sur terre), aujourd’hui (après son ascension) et pour toujours (toute l’éternité à venir). Cela n’exclut pas que Jésus se soit dépouillé de certains attributs pendant un court laps de temps.

Q : Dans Hébreux 13:9, en quoi réside l’attrait des enseignements étranges ou étrangers ?

R : Le terme utilisé ici pour « plusieurs », poikilais, signifie « multicolore », comme un vêtement en patchwork. Cela ne fait pas référence au judaïsme, mais plutôt à des religions nouvelles et mystérieuses, qu’il s’agisse de religions à mystères ou, d’un point de vue prophétique, aux nombreux groupes gnostiques. Cela peut également faire référence à un compromis étrange avec le judaïsme, tel que le pratiquaient les Ébionites. Aujourd’hui, les gens peuvent être attirés par un mélange de christianisme et d’autre chose, ou par des courants qui prétendent être au moins en partie chrétiens, mais qui, en réalité, ne le sont pas du tout.

Autrefois comme aujourd’hui, les gens peuvent éprouver une curiosité inutile envers tout ce qui est différent. Si l’on estime qu’une croyance est absurde, on peut souhaiter en apprendre davantage afin de réfuter ses erreurs, de conduire son auteur au Christ et de protéger le troupeau et les autres contre ses enseignements. Mais au-delà de cela, il n’y a pas lieu de savoir davantage.

Q : Dans Hébreux 13, 12, comment répondriez-vous à la critique selon laquelle le christianisme est une religion sanglante ?

R : Coupable ; c’est un enseignement fondamental du christianisme. Certaines personnes peuvent ne pas apprécier cela, mais Dieu ne nous a pas demandé notre avis. L’enseignement de Dieu dans les Écritures de l’Ancien Testament met l’accent sur les sacrifices sanglants d’animaux. L’enseignement de Dieu dans les Écritures du Nouveau Testament met l’accent sur Jésus versant son sang sur la croix pour mourir pour nos péchés et ressusciter. Ainsi, un christianisme sans effusion de sang n’est pas du tout un christianisme authentique. 1 Corinthiens 15, 1-6 dit même que si vous ne croyez pas que le Christ est mort pour nos péchés et qu’il est ressuscité des morts, votre foi est vaine.

Q : Dans Hébreux 13, 15, comment pouvons-nous offrir continuellement à Dieu un sacrifice de louange aujourd’hui ?

R : Nous pouvons offrir notre vie à Dieu en sacrifice de nombreuses façons, mais ce passage fait spécifiquement référence à un sacrifice de louange. Notre vie devrait être un immense « Loué soit Dieu ! ». Ce que les gens entendent de nos lèvres ne devrait pas être de l’amertume, des malédictions, des plaintes ou des jurons, mais une louange à Dieu. Ce n’est pas seulement ce que vous faites qui importe, mais votre attitude lorsque vous le faites, et les gens percevront votre attitude à travers vos paroles. Nous pouvons louer Dieu par les paroles que nous adressons à Lui et aux autres, mais nous pouvons également Le louer par les propos négatifs que nous nous abstenons de prononcer. Oui, nous pouvons louer Dieu par les paroles qui sortent de notre bouche pendant le culte, mais nous pouvons aussi Le louer par les paroles qui sortent de notre bouche lorsque nous sommes coincés dans un embouteillage.

Osée 14, 1-3 dit : « Ô Israël, revenez vers l’Éternel, votre Dieu, car vous avez trébuché à cause de votre iniquité ; prenez des paroles avec vous, et revenez vers l’Éternel. Dites-lui : “Ôte toute iniquité ; accueille-nous avec bienveillance, car nous t’offrirons les sacrifices de nos lèvres.” »

Q : D’après Hébreux 13, 17 et 1 Pierre 5, 2-4, comment devons-nous obéir à nos responsables ?

R : Nous leur obéissons dans la mesure où ils ordonnent ce que dit l’Écriture, ou du moins ne vont pas à l’encontre de l’Écriture. Bien sûr, notre autorité suprême est Dieu lui-même, mais nous pouvons apprendre à le connaître par ce qu’il a révélé. Il a donné sa Parole sans erreur. D’autres croyants peuvent également dire la vérité, mais ils peuvent aussi se tromper. C’est pourquoi l’Écriture est notre autorité principale.

Cependant, les Écritures révélées par Dieu, d’où découle notre autorité, affirment que les anciens ont autorité sur l’Église. Elles établissent donc également une autorité pour les responsables pieux. Nous ne devons obéir à nos responsables que dans la mesure où ils suivent le Christ. Quelqu’un a dit un jour que vous êtes insensé si vous ne priez pas pour les responsables auxquels vous êtes censé obéir.

C’est une chose noble que de désirer devenir surveillant dans l’Église (1 Timothée 3:1). Un responsable d’Église doit jouir d’une bonne réputation (1 Timothée 3:2, 8). Il doit être respectable, et nous devons lui témoigner notre respect (1 Thessaloniciens 5:12-13 ; 1 Timothée 5:17). N’acceptez pas d’accusation contre un ancien à moins qu’il n’y ait deux ou trois témoins (1 Timothée 5, 19) ; mais réprimandez alors publiquement (et excluez) les anciens si l’accusation est fondée (1 Timothée 5, 20).

Q : Puisque Hébreux 13, 17 dit que nos responsables ont autorité sur nous, qu’en est-il du principe « sola scriptura » ?

R : « Sola scriptura » signifie que seules les Écritures font autorité. Les Écritures nous enseignent que Dieu et sa Parole constituent notre autorité suprême. Mais les Écritures de Dieu indiquent également que nos responsables spirituels constituent une autorité de second rang. J’ai eu un jour un échange par e-mail avec un frère chrétien en Afrique, qui refusait de lire tout livre ou tract religieux autre que la Bible. Si cela l’empêchait certes d’être induit en erreur par de nombreux faux enseignements, il se privait pour autant de nombreuses réflexions pleines de sagesse rédigées par d’autres frères et sœurs dans le Seigneur. Celles-ci auraient pu l’aider à grandir dans la foi, ainsi qu’à la défendre. Ainsi, dans un certain sens, les chrétiens ne devraient pas adhérer au principe « sola scriptura », comme le faisait cet homme, mais plutôt au principe « primo scriptura » : la Parole de Dieu est notre autorité suprême, car ce sont les paroles de Dieu.

Mais qu’en est-il des responsables qui ne sont pas pieux ? Nous ne devrions avoir aucun rapport avec des personnes impies, qu’elles soient responsables ou non, comme l’indique 2 Timothée 3, 1-5. Lorsque certaines personnes parlent de « sola scriptura » (l’Écriture seule), elles veulent peut-être en réalité dire « primo scriptura », mais c’est en quelque sorte une simplification. Voici une vision plus complète.

Notre autorité suprême est Dieu et Dieu seul. Mais beaucoup de gens peuvent prétendre que Dieu leur a dit de nombreuses choses. Comment savoir avec certitude ce que Dieu a dit ? Nous ne pouvons le savoir qu’en nous fondant sur ce qu’ont dit les personnes qu’Il a désignées. Éphésiens 2, 20 dit que l’Église est édifiée sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. Ainsi, sous l’autorité de Dieu, nous devons nous en remettre aux prophètes de l’Ancien Testament et aux apôtres du Nouveau Testament. C’est donc véritablement l’Ancien Testament et les apôtres qui ont constitué l’autorité pendant les 20 à 40 premières années de l’Église. Mais puisque l’époque des prophètes de l’Ancien Testament a pris fin et que celle des apôtres du Nouveau Testament est révolue, nous pouvons nous fonder sur les écrits qu’ils nous ont laissés. D’où le principe de « sola scriptura ».

Beaucoup ont revendiqué une autorité égale à celle des apôtres, comme les papes, mais comme leurs paroles contredisaient ce qui figurait dans les Écritures, tout en se contredisant entre elles, beaucoup étaient des imposteurs.

Si quelqu’un venait à contester le fait que nombre d’entre eux étaient de faux porte-parole de Dieu, demandez-lui de justifier ce qui suit :

Zéphyrin (199-217) : sabellien et partisan des sabelliens, selon Hippolyte

Calliste Ier (218-222) : sabellien et partisan des sabelliens, ayant falsifié la vérité, selon Caius et Hippolyte

Étienne VI (896-897) : synode du cadavre. Il fit couper les doigts du cadavre du pape Formose. Il fut par la suite assassiné.

Innocent III a jeté les bases des futurs États pontificaux. Il a condamné la Magna Carta anglaise.

Serge III (904-911) : Marozia était sa maîtresse. Il aurait été le père du pape Jean XI

Benoît IX (1032-1044, 1045, 1047-1048) : immoralité sexuelle. Il vendit la papauté et abdiqua.

Célestin V (1294-1294 ou 1296-1296) : la quasi-totalité de ses actes officiels fut annulée par son successeur, l’impitoyable Boniface VIII. Célestin fut assassiné après avoir démissionné. Boniface ordonna une croisade contre la famille Colonna.

Boniface VIII (1294-1303) fut impliqué dans de nombreuses guerres. Il rédigea la bulle « Unam Sanctam ». Il mourut de « chagrin » peu après son emprisonnement.

(Heureusement) Benoît XI (1303-1304) annula la bulle papale Unam Sanctam de Boniface VIII datée de 1302.

Urbain VI (1378-1389) déclara qu’il n’entendait pas assez de cris lorsque certains étaient torturés

Sixte IV (1471-1484) – Népotisme : il nomma cardinaux trois de ses neveux, un petit-neveu et un autre parent. Il publia la bulle papale *Exigit Sincerae Devotionis Affectus* afin d’étendre l’Inquisition espagnole à la Castille. Il fit attaquer la ville de Ferrare par les Vénitiens, pour le compte d’un de ses neveux. Il vendit des charges et des privilèges contre de l’argent. Il promut la doctrine de l’Immaculée Conception. Il confirma les bulles de Nicolas V autorisant les Portugais à réduire en esclavage les non-chrétiens.

Innocent VIII (1484-1492) : nomma Torquemada inquisiteur. Approuva le bûcher des sorcières dans la bulle papale *Summis desiderantes affectibus* (1484).

Alexandre VI (1492-1503) : népotisme. Gagna 25 000 ducats en autorisant le roi de Hongrie à divorcer de son épouse. Autorisa Charles VIII de France à épouser une femme déjà fiancée à un autre, car la France était plus utile à la papauté.

Q : Dans Hébreux 13, 20-21, comment Dieu nous dote-t-il de tout ce qui est nécessaire pour accomplir sa volonté ?

R : À mesure que nous servons Dieu, Il nous équipe pour que nous puissions Le servir mieux et plus efficacement. Dieu nous équipe également pour travailler avec les autres. Bien sûr, si une personne ne cherche absolument pas à servir Dieu, il n’y aurait alors aucun besoin de dons supplémentaires pour mieux Le servir.

Il y a également un deuxième aspect à prendre en compte ici. Le mot grec utilisé ici, katartizo, peut aussi signifier « réparer ce qui est brisé », selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 12, p. 155. Nous n’avons pas seulement besoin que Dieu nous donne les dons et les capacités nécessaires pour Le servir, nous avons également besoin qu’Il élimine les obstacles, les limites et les pierres d’achoppement. À mesure que nous servons Dieu, Dieu peut nous « réparer » afin que nous puissions mieux Le servir.

Dieu nous donne ce dont nous avons besoin. Cependant, il semble que Dieu ne donne PAS toujours à chaque croyant tout ce dont il a besoin. Au contraire, Dieu donne des choses différentes à des personnes différentes, et l’abondance dont dispose un croyant a pour but d’être donnée à un autre qui en est dépourvu ; ce n’est donc qu’en nous entraidant que chacun d’entre nous obtient tout ce dont il a besoin, comme l’enseigne 2 Corinthiens 8, 13-15.

Q : Dans Hébreux 13, 23, quelle particularité cela nous apprend-il au sujet de Timothée ?

R : Bien que le mot « libéré » puisse signifier « se mettre en route », comme dans Actes 13, 3 ; 28, 25, il désigne ici très probablement la libération de prison, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 12, p. 157. Le Commentaire évangélique de la Bible, p. 1149, indique également que cela fait référence à l’emprisonnement de Timothée.

Q : Dans Hébreux 13:24, de quelles manières pouvons-nous particulièrement accueillir les saints aujourd’hui ?

R : À l’église, au travail et dans la vie de tous les jours, reconnaissez les autres croyants et faites-leur sentir qu’ils sont les bienvenus et qu’ils sont entre amis. Montrez-leur que vous vous souciez sincèrement d’eux. Traitez-les avec équité, montrez-leur que vous les aimez et que vous souhaitez passer du temps avec eux. Après tout, si vous devez passer l’éternité avec ces personnes au Ciel, autant apprendre à mieux les connaître dès maintenant.

Q : Dans l’épître aux Hébreux, comment savons-nous si ce dont nous disposons aujourd’hui est une transmission fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?

R : D’une manière générale, avant l’an 325 après J.-C., les manuscrits bibliques et les premiers auteurs chrétiens citaient 94 % du livre des Hébreux. Cela représente tous les versets sauf 18,3 sur 303. Consultez pour plus d’informations. Pour détailler la réponse, il y a trois éléments complémentaires.

1. Dieu a promis de préserver Sa parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; et Matthieu 24, 35.

2. Les témoignages de l’Église primitive. Ces 13 auteurs ont cité 40,5 % du livre des Hébreux, en comptant les versets fractionnaires comme des fractions. Cela représente 122,8 versets sur un total de 303. Consultez pour tous les détails. Voici les auteurs pré-nicéens qui ont fait référence à des versets de l’Épître aux Hébreux, suivis des auteurs postérieurs.

Clément de Rome (96-98 apr. J.-C.) fait référence aux 14 versets de l'épître aux Hébreux, bien qu'il ne précise pas qu'ils proviennent de ce livre : Hébreux 1, 3-5, 7 ; 3, 2, 5 ; 6, 18b ; 10, 37 ; 11, 5, 17, 31, 37 ; 12, 6 ; 13, 17. L’index du volume 1 des Pères anténicéens mentionne également Hébreux 12,1, mais il n’y a qu’une seule expression commune.

L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chapitre 6, p. 141, cite Hébreux2:12 (ainsi que le Psaume22:23 ).

Le « Pasteur d’Hermas » (vers 115-155 apr. J.-C.), livre 1, vision 4, chapitre 10, p. 16, cite un quart d’Hébreux 13, 17.

Méliton de Sardes (170-180 apr. J.-C.) cite l’épître aux Hébreux. Discours sur la Passion du Seigneur, chap. 9, p. 760-761

Irénée (182-188 apr. J.-C.) fait référence, à six reprises, à huit versets de l’épître aux Hébreux

Irénée (182-188 apr. J.-C.) cite Hébreux 13, 15b comme étant de Paul. Fragment 37 d’Irénée, p. 575

Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) mentionne l’épître aux Hébreux comme étant de Paul.

Tertullien cite Hébreux 7, 1-3 pour traiter de Christ et de Melchisédech dans *Contre toutes les hérésies*, chap. 8, p. 654.

Tertullien (198-220 apr. J.-C.) pensait que l’épître aux Hébreux avait été écrite par Barnabé dans *De la modestie*, chap. 20, p. 97

Hippolyte cite un passage de l’épître aux Hébreux (5,23) : «7:21 » («Le Seigneur a juré et ne reviendra pas sur sa parole») (5 mots sur 23 en grec) dans *La Réfutation de toutes les hérésies*, livre 5, chapitre 19, p. 69. On retrouve la même chose dans *La Réfutation de toutes les hérésies*, livre 5, chapitre 22, p. 73.

Origène (225-254 apr. J.-C.) cite Hébreux 6, 7-8 en référence aux Hébreux. Dans *De Principiis*, livre 3, chapitre 1.10 (en grec), p. 310

Origène (225-254 apr. J.-C.) cite Hébreux 1, 1-2 en ces termes : « Paul dit dans l’Épître aux Hébreux ». Commentaire d’Origène sur Jean, livre 2, chapitre 6, p. 328

Dans son Traité contre Novatien (254-256 apr. J.-C.), il cite l’épître aux Hébreux en tant qu’Écriture.

Cyrille de Carthage fait allusion à Hébreux 12, 6 : « Car le Seigneur châtie celui qu’il aime », dans la Lettre 7.5, p. 286

Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) cite une partie d’Hébreux 10,1 comme provenant de l’apôtre dans son *Dialogue sur la vraie foi*, cinquième partie, chapitre 5, p. 153

Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) fait allusion à Hébreux 11, 10. *Le Banquet des dix vierges*, Discours 5, chap. 7, p. 328

Athanase (318 apr. J.-C.) cite Hébreux 11, 3 comme provenant de Paul. *L’Incarnation du Verbe*, chap. 3, p. 37

Athanase (318 apr. J.-C.) cite Hébreux 2, 9 dans *L’Incarnation du Verbe*, chap. 10, p. 41

Lactance (vers 303-320/325 apr. J.-C.) fait allusion à Hébreux 8, 13 pour indiquer que l’Ancien Testament donné par Moïse n’était pas parfait. *Les Institutions divines*, livre 4, chapitre 20, p. 123

Alexandre d’Alexandrie (313-326 apr. J.-C.) cite l’intégralité d’Hébreux 13, 8 comme provenant de l’apôtre. Épîtres sur l’hérésie arienne, lettre 2, chapitre 3, p. 298.

Après Nicée

Histoire ecclésiastique d’Eusèbe (323-326 apr. J.-C.), livre 3, chapitre 3, p. 134 (sous-entendu). Il déclare : « Les quatorze épîtres de Paul sont bien connues et incontestées. » Il ajoute ensuite que certains contestent que Paul soit l’auteur de l’épître aux Hébreux. Il précise également, dans le livre 3, chapitre 25, p. 155, que les lettres de Paul font partie des Écritures. Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 1, p. 155.

Asterius le Sophiste (après 341 apr. J.-C.)

Aphrahat le Syrien (337-345 apr. J.-C.) cite Exode 3, 6. Démonstrations choisies, démonstration 22.2, p. 401

Acace de Césarée (vers 366 apr. J.-C.)

Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.)

Athanase (367 apr. J.-C.) énumère les livres du Nouveau Testament dans sa « Lettre festale » n° 39, p. 552

Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne l’Épître aux Hébreux comme faisant partie du Nouveau Testament. Il cite Hébreux 1, 1-2a.

Éphrem le Syrien (373 apr. J.-C.)

Basile de Cappadoce (357-378 apr. J.-C.) cite l’épître aux Hébreux

Faustin (380 apr. J.-C.)

Le synode de Laodicée (en Phrygie) (343-381 apr. J.-C.), canon 60, p. 159, énumère les livres de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Le canon 59, p. 158, stipule que seuls les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament peuvent être lus à l’église.

Ambrosiaster (vers 384 apr. J.-C.)

Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) cite l’épître aux Hébreux à la page 76

Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)

Apollinaire de Laodicée (vers 390 apr. J.-C.)

Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.)

Grégoire d’Elvira (après 392 apr. J.-C.)

Amphilochius (avant 394 apr. J.-C.) Iambi ad Seleucum

Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.) mentionne l’« Épître aux Hébreux » comme étant de Paul dans Contre Eunomius, livre 6, chapitre 2, p. 184

Didyme l’aveugle (398 apr. J.-C.) cite Hébreux 11, 10 comme étant de Paul. Commentaire sur Zacharie 12, p. 292-293

Le schismatique Lucifer de Cagliari, en Sardaigne (361-vers 399 apr. J.-C.), fait référence à Hébreux 3, 6.

Livre syrien des degrés (Liber Graduum) (350-400 apr. J.-C.)

Catalogue syrien de Sainte-Catherine (vers 400 apr. J.-C.)

Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) mentionne Philémon, l’Épître aux Hébreux, les deux épîtres à Timothée, l’Épître à Tite, l’Épître aux Romains, l’Épître aux Galates, l’Épître aux Philippiens et l’Épître aux Éphésiens. Le Panarion, section 3, d’après les scholions 1 et 5, p. 334

Rufin (374-406 apr. J.-C.)

Jean Chrysostome (392-407 apr. J.-C.) a rédigé 33 sermons sur l’Épître aux Hébreux.

Jean Chrysostome (406 apr. J.-C.) a rédigé des commentaires sur l’Évangile selon Jean, l’Épître aux Romains, la 1re Épître aux Corinthiens, la 2e Épître aux Corinthiens, l’Épître aux Galates, l’Épître aux Éphésiens, l’Épître aux Colossiens, l’Épître aux Philippiens, la 1re Épître aux Thessaloniciens, la 2e Épître aux Thessaloniciens, la 1re Épître à Timothée, la 2e Épître à Timothée, l’Épître à Tite, l’Épître à Philémon et l’Épître aux Hébreux.

Séverien (après 408 apr. J.-C.)

Jérôme (373-420 apr. J.-C.) traite des livres du Nouveau Testament. Il mentionne spécifiquement chacun des quatre Évangiles, les lettres de Paul aux sept Églises, l’épître aux Hébreux, ainsi que les lettres de Paul à Timothée, à Tite et à Philémon. Jérôme aborde ensuite les Actes des Apôtres. Puis il traite des sept épîtres de Jacques, Pierre, Jean et Jude. Enfin, il aborde l’Apocalypse de Jean. Lettre 53, chap. 9, p. 101-102.

Jean Cassien (419-430 apr. J.-C.) fait référence à Hébreux 13, 8 dans son ouvrage *Par l’apôtre en sept livres*, livre 5, chapitre 6, p. 584, et à Hébreux 12, 22-23 dans la *Première conférence de l’abbé Moïse*, chapitre 14, p. 302

Augustin d’Hippone (388-430 apr. J.-C.)

Nilus (vers 430 apr. J.-C.)

Polychronius (vers 430 apr. J.-C.)

Marc d’Eremita (après 430 apr. J.-C.)

Concile d’Éphèse contre les nestoriens (200 évêques) (juin-septembre 431 apr. J.-C.)

Théodoret de Cyr (évêque et historien) (423-458 apr. J.-C.)

Cyrille d’Alexandrie (444 apr. J.-C.)

Hésychius de Jérusalem (-450 apr. J.-C.) fait référence à Hébreux 3, 6

Varimadum (445/480 apr. J.-C.)

Proclus (412-485 apr. J.-C.)

Macaire/Siméon (IVe ou Ve siècle)

Nous les avons encore aujourd’hui.

À titre d’information, le Canon muratorien (170-210 apr. J.-C.) n’incluait pas l’épître de Jacques, l’épître aux Hébreux, les première et deuxième épîtres de Pierre, ni la troisième épître de Jean.

3. Témoignages d’hérétiques et d’autres auteurs.

L’hérétique Priscillien (385 apr. J.-C.) fait référence à Hébreux 3, 6

L’hérétique Pélage (416-418 apr. J.-C.)

Le « Bazar d’Héracléide » de Nestorius (451/452 apr. J.-C.) fait référence à Hébreux 3, 2

L’hérétique pélagien Théodore de Mopsueste (392-423/429 apr. J.-C.) fait allusion à Hébreux 7, 11 comme étant de saint Paul dans son Commentaire sur Osée, chap. 24, p. 56, et à Hébreux 9, 13 comme étant de Paul dans la préface de son Commentaire sur Jonas, p. 187

4. Les plus anciens manuscrits de l’Épître aux Hébreux dont nous disposons présentent de légères variations, mais aucune erreur théologique significative. Les cinq manuscrits de l’Épître aux Hébreux datant d’avant le premier concile de Nicée (325 apr. J.-C.) reprennent 93,4 % du texte de l’Épître aux Hébreux. Cela représente la quasi-totalité des 303 versets, à l’exception de 20 versets. Consultez pour plus de détails.

p. 12 (285-300 apr. J.-C.) Hébreux 1:1

Fin du IIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

Fin du IIIe siècle – 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée

Le p13 (= papyrus d'Oxyrhynchus 657) contient les passages suivants de l'Épître aux Hébreux : 2, 14-5, 5 ; 10, 8-22 ; 10, 29-11, 13 ; 11, 28b-12, 17 (vers 225-250 apr. J.-C.). Une photographie d’une partie de ce manuscrit figure dans *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, p. 74. Il est indiqué à la page 75 que, sur 88 unités de variation, le p13 et le p46 présentent 71 concordances et seulement 17 divergences.

IVe siècle – 1902-1903 – Grenfell et Hunt, d’après *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, p. 73. À la page 17, il est indiqué que Grenfell et Hunt ont hésité à dater TOUT manuscrit du Nouveau Testament antérieur au IIIe siècle, même s’ils ont mentionné que l’écriture remontait à la fin du Ier ou au IIe siècle.

IIIe/IVe siècle, peut-être première moitié du IVe siècle – 1968 – *The Text of the New Testament* contient également 11,14-28a, mais *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, p. 74, indique que ce passage est manquant en raison de la perte d’une colonne.

IIIe/IVe siècle – 1975 – Aland et al., troisième édition

IIIe/IVe siècle – 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée

200-250 apr. J.-C. - autres

(225-250 apr. J.-C.) – 1999 – *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, p. 73. Comfort et Barrett, à la page 73, indiquent que, d’après une écriture très similaire à celle du papyrus d’Oxyrhynque 852 (175-225 apr. J.-C.), il existe de nombreuses similitudes avec le papyrus d’Oxyrhynque 2635 (vers 200 apr. J.-C.). La datation ne remonte toutefois pas avant l’an 225 apr. J.-C., car il est écrit au verso du papyrus 657 (qui fait partie de l’Épitome de l’Histoire de Rome de Tite-Live), et celui-ci est daté du IIIe siècle.

p. 17 Hébreux 9, 12-19 (fin du IIIe siècle)

IVe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament.

p. 46 Chester Beatty II, vers 200 apr. J.-C. 300 des 303 versets (99 %) de l’Épître aux Hébreux. Plus précisément, il contient Hébreux 1, 1-9, 16 ; 9, 18-10, 20 ; 10, 22-30 ; 10, 32-13, 25 ainsi que d’autres passages des épîtres de Paul. L’ouvrage *Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament* présente une photographie d’une partie du p. 46 à la page 192. Il indique également aux pages 197-198 que la qualité du manuscrit et les marques stichimétriques montrent qu’il a été rédigé par un scribe professionnel.

vers 200 apr. J.-C. – 1968 – *The Text of the New Testament*.

Vers 200 apr. J.-C. – 1975 – Aland et al., troisième édition

Vers 200 apr. J.-C. – 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée

p. 114 (= papyrus d’Oxyrhynchus 4498) Hébreux 1, 7-12 (IIIe siècle)

Après le premier concile de Nicée (325 apr. J.-C.)

p. 89 Hébreux 6, 7-9, 15-17 (IVe siècle)

Cyrille de Jérusalem, 386 apr. J.-C. Chrysostome, 407 apr. J.-C.

Le Vaticanus (325-350 apr. J.-C.) contient l’intégralité de l’épître aux Hébreux, à l’exception des versets 9,14 à 13,25, selon les parallèles évangéliques.

Le Sinaitique [Si] (340-350 apr. J.-C.) et l’Alexandrin [A] (vers 450 apr. J.-C.) contiennent l’intégralité de l’épître aux Hébreux.

Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe

Copte de Fayoum [Fay], IIIe/IVe siècle

Copte sahidique [Sah] IIIe/IVe siècle

Syriaque de la Peshitta [Syr P] 375-400 apr. J.-C.

Ephraemi Rescriptus [C] Ve siècle

Arménien [Arm] à partir du Ve siècle

Géorgien [Geo] à partir du Ve siècle

Bezae Cantabrigiensis [D] Ve ou VIe siècle

Washington, Ve siècle

Éthiopien [Eth] datant d'environ 500 apr. J.-C.

p. 116 (= papyrus Vindobonensis G 42417 (Vienne)) Hébreux 2, 9-11 ; 3, 3-6 (VIe siècle)

Wolfenbüttel, VIe siècle

p. 79 Hébreux 10, 10-12, 28-30 (VIIe siècle)

Consultez la page pour en savoir plus sur les premiers manuscrits de l'épître aux Hébreux.