< Question biblique tirée de l'Évangile selon Luc
Les questions qui concernent plusieurs Évangiles sont abordées dans le premier Évangile où elles apparaissent ou bien dans la section consacrée aux Évangiles.
Q : Dans l’Évangile selon Luc, quels sont certains des éléments distinctifs de cet Évangile ?
R : Luc met l’accent sur l’humanité de Jésus, le Fils de l’homme, qui a apporté le salut tant aux païens qu’aux Juifs. Jésus apparaît dans l’Évangile selon Luc comme un maître des paraboles. Le Christ est l’espoir universel. Beaucoup y voient une attention plus marquée portée aux païens que dans les Évangiles selon Matthieu ou Marc. Luc fournit davantage d’informations sur l’enfance de Jésus à l’époque d’Hérode le Grand. Eusèbe affirme que Luc était un païen originaire d’Antioche, et Actes 13, 1 indique que Manaën, qui avait été élevé avec Hérode le Tétrarque, se trouvait à Antioche. Luc semble mettre l’accent sur les contrastes, tels que les lépreux reconnaissants face aux ingrats, les voleurs repentants face aux impénitents, le Samaritain face aux pharisiens, et l’homme riche face à Lazare.
En ce qui concerne la langue, les livres de Luc et des Actes présentent la grammaire grecque la plus complexe de la Bible. L’Évangile selon Luc est également le plus long, avec environ 19 581 mots grecs, contre 18 111 pour Matthieu, 11 051 pour Marc et 15 436 mots grecs pour Jean. Luc a également rédigé les Actes peu après, qui comptent environ 18 460 mots grecs.
En ce qui concerne les sectes, les Témoins de Jéhovah tentent de donner à Luc 16, 19-31 une interprétation particulièrement déformée.
Q : Dans Luc 1:1, existait-il déjà de nombreux récits évangéliques ?
R : Nous avons connaissance de trois autres évangiles authentiques. Bien plus tard, vers 170 apr. J.-C., Tatien, un chrétien assyrien qui devint par la suite un hérétique, rédigea le Diatessaron, une harmonisation de ces quatre évangiles, vers 172 apr. J.-C. Si d’autres récits authentiques ont été rédigés, nous n’avons aucune preuve que quiconque au sein de l’Église primitive en ait jamais entendu parler. Nous avons également la foi que Dieu a préservé ce qu’Il a souhaité préserver.
Une cinquantaine de récits gnostiques et légendaires ont été rédigés, tels que l’Évangile de Thomas, issu des hérétiques gnostiques. Vous trouverez des illustrations et des commentaires sur l’Évangile de Thomas dans le *Wycliffe Dictionary of Biblical Archaeology* (p. 406), le *New International Dictionary of the Bible* (p. 1011-1012) et l’*International Standard Bible Encyclopedia*, vol. 6 (p. 384). Voir également la question suivante.
Q : Luc, au début de son Évangile, écrit : « Puisque plusieurs ont entrepris de mettre par écrit, dans l’ordre, le récit des événements dont nous avons la certitude, tels qu’ils nous ont été transmis par ceux qui, dès le commencement, en ont été les témoins oculaires et les ministres de la Parole ; il m’a semblé bon, à moi aussi, après avoir tout examiné avec soin depuis le commencement, de vous rédiger un , ô très excellent Théophile, afin que vous connaissiez la certitude des choses sur lesquelles vous avez été instruit » (Lc 1, 1-4). Luc semble-t-il plus rigoureux ou plus précis que les autres évangélistes, en particulier Marc, dans la disposition et l’organisation des éléments de son Évangile ? A-t-il classé les événements par ordre chronologique, contrairement aux autres ? Cela signifie-t-il qu’il y avait un doute quant aux écrits des autres ?
R : Non, pour l’essentiel. On a souvent tendance à y voir des choses qui n’y sont pas. Cependant, Papias, un disciple de l’apôtre Jean, a déclaré que Marc avait écrit certaines choses qui n’étaient pas dans l’ordre. Voirwww.biblequery.org/gospels.html pour une harmonisation des Évangiles.
Q : Dans Luc 1, 1, étant donné que nous ne connaissons que trois autres récits évangéliques authentiques, des chrétiens ont-ils écrit d’autres textes qui ne figurent pas dans nos Bibles ?
R : Oui, les premiers chrétiens ont écrit de nombreux textes. Nous disposons d’écrits extra-bibliques de grande qualité provenant de trois disciples de l’apôtre Jean (Ignace, Polycarpe et des fragments de Papias). Nous possédons une lettre de Clément de Rome (96-98 apr. J.-C., antérieure à l’Apocalypse), qui était peut-être le même Clément que celui mentionné par Paul dans Philippiens 4, 3. Nous disposons également d’un grand nombre d’écrits apologétiques d’Irénée, disciple de Polycarpe, de Justin le Martyr et d’Athénagoras. On dénombre au total environ 39 auteurs antérieurs à la sévère persécution de Dèce et de Gallus en 250/251 apr. J.-C., ainsi que de très nombreux autres.
Q : Dans Luc 1, 3, pourquoi l’auteur en savait-il davantage que les autres évangélistes sur la naissance et la petite enfance de Jésus ?
R : Bien que Luc se contente d’indiquer qu’il a soigneusement enquêté sur ce qui avait été rapporté par des témoins oculaires, voici une théorie avançant une raison plus précise.
Eusèbe de Césarée (318 apr. J.-C.) indique que Luc était un païen originaire d’Antioche. Actes 13, 1 précise que parmi les prophètes et les docteurs de l’Église d’Antioche se trouvait Manaën, qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque. Luc connaissait manifestement Manaën puisqu’il a rédigé les Actes. Ses discussions avec Manaën au sujet de son enfance ont sans doute été particulièrement intéressantes.
Bien sûr, l’Église était encore petite à l’époque, et on ne peut pas totalement exclure que Matthieu, Marc et Jean aient eux aussi discuté avec Manaën.
Q : Dans Luc 1, 3, Luc a-t-il vraiment été inspiré par Dieu ou a-t-il simplement jugé bon d’écrire cela ?
R : Les deux peuvent être vrais. Nous ne savons pas dans quelle mesure il s’agissait d’une initiative de Luc, mais quoi qu’il en soit, Dieu peut utiliser et bénir notre initiative, comme le montre 2 Corinthiens 8, 17 (mais en réalité la majeure partie des chapitres 8 et 9). Voir également la question suivante.
Q : Dans Luc 1, 3, cela signifie-t-il que Luc n’était pas inspiré, puisque le livre apocryphe des 2 Maccabées 2, 23-32 fait également preuve d’initiative ?
R : Tout d’abord, quelques faits fondamentaux, puis une comparaison entre les deux, et enfin quelques conclusions.
Faits fondamentaux :
B1. Si un auteur de la Bible décidait d’écrire quelque chose, Dieu pouvait se servir de sa décision. En effet, chaque auteur de chaque livre de la Bible a dû décider d’écrire ce livre, sinon il n’aurait pas été écrit. Reportez-vous à la question précédente pour plus de détails sur la manière dont Dieu se sert de notre initiative.
B2. La majorité des catholiques et des orthodoxes considèrent que le 2e livre des Maccabées fait partie de la Parole de Dieu. (Il figurait dans la version originale de la Bible du roi Jacques.) Presque tous les protestants (à l’exception de nombreux anglicans et épiscopaliens) estiment que ce n’est pas le cas. Reportez-vous à la question portant sur le fait de savoir si les livres apocryphes font partie de la Parole de Dieu pour plus d’informations sur les livres apocryphes en général.
B3. De nombreux premiers chrétiens considéraient les livres apocryphes comme faisant partie des Écritures, en particulier ceux qui parlaient le latin et le grec.
B4. De nombreux premiers chrétiens considéraient que les livres apocryphes contenaient des écrits pieux, mais qu’ils ne faisaient pas partie des Écritures, en particulier les premiers chrétiens qui parlaient l’hébreu.
B5. Tout le monde s’accorde à dire qu’au minimum, le deuxième livre des Maccabées était un résumé de l’histoire de la période maccabéenne rédigé par des Juifs craignant Dieu. Il n’y a rien de mal à ce que des croyants rédigent des ouvrages historiques ou d’autres livres.
B6. La plupart des véritables chrétiens s’accordent à dire qu’une personne peut avoir une vision erronée des livres apocryphes tout en restant un véritable chrétien.
Comparaison :
Luc 1, 1-4 (version catholique RSV) « Étant donné que beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels qu’ils nous ont été transmis par ceux qui, dès le début, ont été témoins oculaires et ministres de la Parole, il m’a semblé bon, à moi aussi, après avoir tout examiné de près depuis quelque temps, de vous en rédiger un récit ordonné, … »
2 Maccabées 2, 23-32 (version catholique RSV) « Tout cela, qui a été exposé par Jason de Cyrène en cinq volumes, nous tenterons de le condenser en un seul livre. En effet, compte tenu de l’abondance des chiffres et de la difficulté que rencontre celui qui souhaite se plonger dans les récits historiques en raison de la masse des informations, nous avons cherché à satisfaire ceux qui souhaitent lire, à faciliter la tâche à ceux qui sont enclins à mémoriser, et à apporter un bénéfice à tous les lecteurs. Pour nous qui avons entrepris la tâche ardue de résumer, ce n’est pas une mince affaire, mais cela exige de la sueur et des nuits blanches, tout comme il n’est pas facile pour celui qui prépare un banquet et cherche à faire du bien aux autres. Cependant, pour nous assurer la gratitude de nombreux lecteurs, nous endurerons volontiers cette pénible tâche, en laissant la responsabilité des détails exacts au compilateur de l’ , tandis que nous consacrerons nos efforts à établir les grandes lignes de ce condensé. Car, tout comme le maître d’œuvre d’une nouvelle maison doit se préoccuper de l’ensemble de la construction, tandis que celui qui se charge de la peinture et de la décoration ne doit considérer que ce qui convient à son embellissement, tel est, à mon avis, notre cas. Il incombe à l’historien d’origine de poser les bases, d’aborder les questions sous tous leurs aspects et de se soucier des détails, mais celui qui réécrit le récit doit être autorisé à rechercher la concision de l’expression et à renoncer à un traitement exhaustif. Commençons donc ici notre récit, en n’ajoutant que le strict nécessaire à ce qui a déjà été dit ; car il serait insensé d’allonger la préface tout en raccourcissant l’histoire elle-même. »
Conclusions :
C1. Le deuxième livre des Maccabées n’a jamais prétendu être la parole de Dieu. Luc a affirmé que son ouvrage contenait les paroles exactes de Jésus.
C2. Luc dit en substance que
a) Puisque d’autres [Matthieu et Marc ?] se sont chargés d’écrire sur la vie de Jésus, et
b) Comme il avait suivi de près tous ces événements,
c) il a semblé bon à Luc de rédiger son Évangile.
C3. Le ou les auteurs de 2 Maccabées précisent que leur ouvrage n’est qu’un condensé des cinq volumes de Jason de Cyrène. L’auteur indique que cette tâche a rencontré de nombreuses difficultés, et ils expliquent comment et pourquoi ils ont produit ce qu’ils ont produit.
C4. Bien que l’auteur de 2 Maccabées 2 explique en détail comment le livre a été rédigé, il omet de mentionner que Dieu ait eu un rôle quelconque dans l’inspiration de cet ouvrage.
Q : Dans Luc 1, 3 et Actes 1, 1, qui était Théophile ?
R : En grec, le nom « Théophile » signifie « celui qui aime Dieu ». Soit ces livres s’adressaient à une personne en particulier nommée Théophile, soit, ce qui est plus probable, ils s’adressaient à tous ceux qui aiment Dieu, où qu’ils se trouvent.
Théophile, évêque d’Antioche de 168 à 181/188 apr. J.-C., a vécu plus tard et ne peut donc pas être visé ici. De même, ce nom désignait également un patriarche d’Alexandrie vers 391 apr. J.-C.
Q : Dans Luc 1, 5, que signifie le nom Élisabeth ?
R : Élisabeth (Elisabet en grec) correspond à Elisheba en hébreu. Cela signifie « Dieu est mon serment ». Elisheba était la fille d’Amminadab de Juda et l’épouse d’Aaron, selon Exode 6, 23. Le Wycliffe Bible Dictionary, p. 520 et 522, le New International Dictionary of the Bible, p. 308, ainsi que l’ouvrage sceptique Asimov’s Guide to the Bible, p. 918, indiquent tous des informations similaires.
Q : Dans Luc 1:13, pourquoi était-il si important de nommer Jean, le bébé d’Élisabeth ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Il arrive parfois que Dieu ait des raisons spécifiques d’agir ainsi, et le Seigneur n’est pas tenu de nous les révéler. Normalement, dans cette culture, c’était au père qu’il revenait de donner un nom à l’enfant. Si Dieu n’avait pas demandé qu’on l’appelle Jean, nous n’aurions aucune idée du nom qu’on lui aurait donné.
Q : Dans Luc 1, 15 et Matthieu 11, 14, en quoi Jean-Baptiste agissait-il dans l’Esprit et la puissance d’Élie ? Était-il la réincarnation d’Élie ?
R : Non. Il est venu dans l’esprit et la puissance d’Élie, mais Jean n’était pas la réincarnation d’Élie. Reportez-vous à l’analyse de Marc 9, 11-13 pour obtenir la réponse.
Q : Dans Luc 1, 15, que signifie le fait que Jean-Baptiste ait été rempli du Saint-Esprit dès sa naissance ?
R : Depuis le jour de la Pentecôte, les croyants reçoivent le Saint-Esprit qui vient habiter en eux lorsqu’ils naissent de nouveau. Jean-Baptiste était un personnage unique, doté d’une mission unique. Il était rempli du Saint-Esprit avant même sa naissance.
Q : Dans Luc 1, 15-80, comment un ministère pourrait-il connaître aujourd’hui un « temps de Jean » ?
R : L’annonce de Jésus était imminente, mais pas encore tout à fait effective. C’était le temps du précurseur, qui se préparait lui-même à annoncer le Messie. Parfois, dans un ministère couronné de succès, il y a d’abord une « période de calme » consacrée à l’apprentissage, à la formation du caractère, à l’entraînement et à la compréhension du terrain avant de faire « apparemment » une entrée fracassante sur la scène.
Q : Dans Luc 1, 20-22, comment Zacharie a-t-il pu continuer à exercer son ministère au temple après avoir été frappé de mutisme ?
R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
a) Le fait que Zacharie apporte l’offrande et les sacrifices ne l’obligeait pas à parler.
b) Après ce miracle, Luc ne précise pas si Zacharie a été temporairement déchargé de ses fonctions ou non.
Pour plus d’informations, voir J. Gresham Machen, *La naissance virginale du Christ*, chap. 10, p. 234.
Q : Dans Luc 1, 28 et 42, en quoi Marie est-elle pleine de grâce ?
R : Cela ne fait référence ni à la composition chimique, ni à la composition physique, ni à la composition spirituelle de Marie. Ici, la grâce désigne plutôt une faveur imméritée, et Marie a reçu une grande faveur en ayant le privilège d’être la mère de notre Seigneur. Rappelez-vous qu’une personne qui n’aurait pas de nature pécheresse et qui n’aurait jamais péché n’aurait pas besoin d’un Sauveur. Dans Luc 1, 47, Marie montre qu’elle aussi avait besoin d’un Sauveur. Consultez les ouvrages *When Critics Ask*, p. 382-383, et *When Cultists Ask*, p. 142-144, pour plus d’informations sur les raisons pour lesquelles Marie n’a pas été conçue de manière immaculée et n’a pas mené une vie sans péché, comme l’affirme l’Église catholique . D’un point de vue historique, aucun auteur chrétien antérieur au concile de Nicée n’a écrit que Marie était sans péché ou qu’elle disposait d’un capital de mérites.
Q : Dans Luc 1, 31, pourquoi était-il important de donner le nom de Jésus à l’enfant de Marie ?
R : Les Écritures ne le précisent pas explicitement. Cependant, le mot hébreu désignant Jésus, Yeshua, signifie « Jéhovah sauve », et il semble que ce soit le seul nom approprié pour Jésus, puisqu’il signifie « Yahweh sauve ». De plus, il peut être pertinent de noter que Zacharie 3, 1-5 mentionne un grand prêtre nommé Yeshua, qui est apparemment un type du Sauveur. Le nom de Josué et celui de Jésus sont identiques en hébreu.
Q : Dans Luc 1, 34 et Matthieu 1, 18-20, comment une naissance virginale est-elle possible ?
R : Par des moyens naturels, cela n’est pas possible pour les êtres humains. Mais puisque Dieu Tout-Puissant peut créer l’homme à partir de la poussière de la terre, en comparaison, une naissance virginale ne serait pas trop difficile pour Lui.
Q : Dans Luc 1, 35, pourquoi la Bible n’épargne-t-elle même pas à Dieu les calomnies à caractère sexuel qui Lui sont attribuées lorsque le Saint-Esprit a couvert Marie de Son ombre, sans expliquer comment ? (C’est le musulman Ahmed Deedat qui a soulevé ce point.)
R : Bien que Dieu ne nous ait pas dit exactement comment Il a accompli ce miracle, aucun des premiers chrétiens n’a jamais interprété cela comme un acte sexuel, de quelque manière que ce soit. Il est très étrange que Deedat soulève cette question, car même le Coran affirme que Jésus est né d’une vierge. J’ai entendu parler d’un musulman qui, apparemment dans son zèle anti-chrétien, nie que Jésus soit né d’une vierge, malgré ce qu’enseigne sa propre religion.
Q : Dans Luc 1, 37 ; Matthieu 19, 26 ; Marc 10, 27, comment se fait-il que rien ne soit impossible à Dieu, puisqu’il est impossible à Dieu de mentir (Hébreux 6, 18), de se renier lui-même (2 Timothée 2, 13), de jurer par quelque chose de plus grand que lui-même (Hébreux 6, 13) ou d’être tenté par le mal (Jacques 1, 13) ?
R : Aucune « chose » n’est impossible à Dieu. Le mensonge et les contradictions logiques ne sont pas des « choses », et Dieu ne s’y adonne pas. Voir *When Critics Ask*, p. 351, pour une réponse plus détaillée.
Q : Dans Luc 1, 37, qu’en est-il de la théorie selon laquelle Marie aurait eu des relations sexuelles avec un soldat nommé Parthène ?
R : Le mot grec pour « vierge » est parthenos. Certains non-croyants ont autrefois émis l’hypothèse que « Panthera » était un soldat romain qui aurait engendré Jésus. Cependant, parthenos signifie « vierge » en grec ; nous n’avons aucune trace d’une personne ayant jamais porté le nom de Parthenos, et ce serait un nom très improbable pour un homme grec. L’écrivain des premiers temps Origène fut, à notre connaissance, le premier à répondre à cette accusation dans son ouvrage Contre Celse, livre 1, chapitre 32, p. 410.
Q : Dans Luc 1, 37, Dieu est-il vraiment tout-puissant ?
R : Oui. Voici ce que disent les Écritures au sujet de la puissance de Dieu.
Dieu est tout-puissant. Luc 1, 37 ; Jérémie 32, 27 ; Ésaïe 1, 9
Tout ce que Dieu décrète s’accomplit. Ésaïe 14, 24, 27 ; 43, 13 ; 55, 11 ; Jean 10, 26-28. Dieu est souverain sur toute chose. Ésaïe 6, 5 ; Psaume 103, 14
Dieu fait ce qui lui plaît. Matthieu 20, 15 ; Psaume 115, 3 ; 135, 6 ; Romains 9, 20
Rien n’est trop difficile pour Dieu. Genèse 18:14 ; Job 42:2 ; Jérémie 32:17 ; Matthieu 19:26
Dieu ne peut se renier (2 Timothée 2, 13), mentir (Hébreux 6, 18 ; 1 Samuel 15, 29), être tenté par le mal (Jacques 1, 13), ni jurer par un être supérieur à Lui-même (Hébreux 6, 13).
Rien ne se produit sans que Dieu ne le permette. Job 1, 12 ; 2, 6 ; Jacques 4, 15
Toute « décision du sort » vient du Seigneur. Proverbes 16:33
Toutes choses concourent à l'accomplissement de Sa volonté. Romains 8:28 ; Éphésiens 1:11
Nul ne peut contrecarrer les décrets de Dieu. Ésaïe 43, 13 ; Romains 11, 29
Beaucoup parviennent à résister à la volonté commandée ou souhaitée par Dieu. Actes 7:39, 51 ; 4:11 ; 13:46 ; 14:2 ; 2 Corinthiens 6:1
Les hommes accomplissent certaines bonnes actions de leur propre initiative. 2 Corinthiens 8:17
En résumé, la puissance de Dieu n’est limitée que par Lui-même. Tout ce que Dieu ordonne arrive. Rien ne se produit sans que Dieu ne le permette. Dieu peut choisir, pendant un certain temps, de déléguer Sa souveraineté et de permettre certaines choses qui Lui brisent le cœur, mais en fin de compte, tout s’inscrit dans Son plan.
Q : Dans Luc 1:38, si Marie avait refusé, Dieu aurait-Il été incapable de racheter l’humanité ?
R : Non. Dieu utilise les hommes comme instruments, mais Il n’est pas limité à l’utilisation d’une personne en particulier. Mardochée l’avait bien compris dans Esther 4:14.
Hypothétiquement parlant, Dieu n’aurait eu aucun mal à élaborer un plan alternatif. Il aurait peut-être pu choisir une autre femme et veiller à ce qu’elle développe les qualités nécessaires pour être une bonne mère pour Jésus.
En réalité, Dieu connaît chaque jour de notre vie avant même que nous n’existions (Psaume 139), y compris chacune de nos décisions et chacune des décisions que Marie prendrait. Ainsi, Dieu n’avait pas besoin d’un plan alternatif.
Q : Luc 1, 48 montre-t-il que nous devons vénérer Marie par-dessus toutes les femmes ?
R : Non. Marie était la bénéficiaire de la grâce de Dieu, et non la source de sa propre grâce. Quatre points sont à prendre en compte dans cette réponse.
Le texte grec ne dit pas que nous devons la bénir par-dessus toutes les femmes, mais qu’elle était la plus bénie des femmes pour avoir été la mère de Jésus.
Jaël était la femme la plus bénie dans Juges 5, 24 parce qu’elle a tué Sisera. Si vous pensez devoir vénérer Marie en raison de la formulation de Luc 1, 48, vous ne devriez pas oublier de vénérer Jaël comme la femme la plus bénie avant Marie, en raison de la formulation de Juges 5, 24.
Lorsque les mages sont venus, ils se sont prosternés et ont adoré Jésus. Il n’est pas dit qu’ils se soient prosternés ou aient vénéré Marie.
Rappelez-vous que Marie adorait elle aussi son fils.
Enfin, dans les Actes 1, 13-14, lorsque les disciples étaient réunis et que Marie, la mère de Jésus, était également présente, ils priaient tous Dieu ; personne ne priait Marie ni ne la vénérait.
Pour plus d’informations, consultez *When Cultists Ask*, p. 145, et *When Critics Ask*, p. 381-382.
Q : Dans Luc 1, 48, en quoi Marie est-elle la plus bénie parmi les femmes ?
R : Marie était la plus bénie parce qu’elle était la mère de l’enfant Jésus. Marie n’a pas dit : « Mon âme se réjouit », mais plutôt : « Mon âme se réjouit dans le Seigneur ». Les chrétiens se souviendront toujours d’elle et l’honoreront comme celle qui a élevé Jésus. Les Écritures ne contiennent aucune allusion indiquant qu’elle était sans péché, qu’elle ait elle-même été conçue de manière immaculée, qu’elle ait été vierge toute sa vie, qu’elle dispose d’un trésor de mérites, ou qu’elle soit montée au Ciel. Les Écritures ne la désignent jamais comme co-médiatrice, co-rédemptrice, ni ne nous invitent à la vénérer ou à l’adorer. Les auteurs chrétiens antérieurs au concile de Nicée ignoraient totalement l’idée que Marie puisse être une co-médiatrice ou une co-rédemptrice, ou que quiconque ait songé à vénérer Marie.
Il est correct, mais ambigu, d’appeler Marie « mère de Dieu », comme l’a fait le concile d’Éphèse. Il est impossible que Marie soit la mère de Dieu le Père ou du Saint-Esprit. Nestorius s’est d’abord opposé à l’idée que Marie fût la mère de Dieu, mais il a par la suite accepté ce terme, bien qu’à contrecœur. Marie est véritablement la mère de Dieu, car elle est la mère de Jésus. Cependant, Jésus existait au Ciel avant que Marie ne soit créée, et Marie n’est pas la mère de Dieu le Père ni de Dieu le Saint-Esprit. Plutôt que de dire que Marie est la mère de Dieu, il est préférable de dire qu’elle est la mère de Dieu le Fils.
Q : Dans Luc 1, 62-63, que révèle ce passage au sujet de Zacharie ?
R : Luc 1, 62-63 montre que Zacharie était ici à la fois sourd et muet.
Q : Dans Luc 1, 70 et Actes 3, 21, les discours de Zacharie et de Pierre indiquent-ils que la Terre était jeune, puisque les prophètes ont parlé « depuis le commencement » ?
R : Non, car « depuis le commencement » est une expression qui signifie « depuis les premiers temps ». Ils ont parlé depuis le commencement de l’humanité, et non depuis le commencement, six jours auparavant. Ainsi, Luc 1, 70 ne précise pas la durée d’un jour.
Pour des exemples d’utilisation du terme « commencement » qui ne fait pas référence au commencement de la création, voir Luc 1, 2 ; Jean 8, 25 ; 15, 27 ; 16, 4 ; Actes 26, 5.
Q : Dans Luc 1, 80 ; 2, 52 ; 4, 16, Jésus s’est-il rendu en Inde pour étudier auprès de maîtres hindous, comme l’affirment certains adeptes du New Age ?
R : Non. L’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 146-148, mentionne que c’est l’auteur russe Nicolas Notovitch qui a avancé cette affirmation. Il précise également que Jésus a abondamment cité l’Ancien Testament, mais jamais les « Écritures » védiques hindoues. Cinq points doivent être pris en compte dans la réponse.
1. Luc 1, 80 fait référence à Jean-Baptiste, et non à Jésus. Zacharie était le père de Jean, et le cantique de louange que Zacharie adresse à Dieu dans Luc 1, 67-79 ne concerne pas Jésus, mais son enfant : « un prophète du Très-Haut ; car tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin » (Luc 1, 76, BSB)
2. Luc 2, 39-40 indique que Jésus est retourné à Nazareth, et non en Inde.
3. Luc 2, 41 indique que chaque année, les parents de Jésus, vraisemblablement accompagnés de Jésus, se rendaient à Jérusalem.
4. Dans Luc 2, 51-52, après avoir atteint l’âge de douze ans, Jésus a également grandi à Nazareth.
5. Enfin, Luc 4, 16 indique que Jésus a été élevé à Nazareth.
En résumé, il n’existe aucune preuve que Jésus se soit rendu ailleurs qu’en Palestine et en Égypte. Il y a autant de preuves que Jésus, enfant, se soit rendu en Inde qu’il soit allé sur la Lune.
Q : À propos de Luc 2, quelqu’un m’a envoyé ce message par e-mail : « L’origine de Noël trouve traditionnellement ses racines dans les Saturnales romaines, que le christianisme a supplantées. Il n’y a aucun précédent biblique pour cette fête. »
R : Voici la réponse en bref :
a) Nous ne connaissons ni le mois ni l’année de la naissance de Jésus ; par conséquent, n’importe quelle date convient aussi bien qu’une autre.
b) Les Romains avaient de nombreuses fêtes ; n’importe quel jour pourrait donc correspondre à l’une ou l’autre de ces fêtes romaines.
c) Les premiers chrétiens étaient prêts à mourir plutôt que d’adorer d’autres dieux ; Noël n’avait donc rien à voir avec le culte de Saturne ou de toute autre idole lors des Saturnales.
d) De nombreux premiers chrétiens d’origine païenne étaient des esclaves, et comme les Romains avaient pour coutume d’accorder à leurs esclaves une liberté temporaire pendant quelques jours à l’occasion des Saturnales, c’était le seul moment où ils pouvaient s’absenter pour se réunir à l’occasion de Noël sans être poursuivis.
Voir la question suivante pour la réponse détaillée.
Q : Dans Luc 2, Noël est-il une fête païenne, et pourquoi est-il célébré le 25 décembre ?
R : Non, Noël n’est pas une fête païenne. Nous ne connaissons ni le mois ni le jour de la naissance de Jésus. Il ne serait toutefois pas raisonnable que tous les agriculteurs doivent se rendre quelque part pour être imposés, que ce soit au moment de la moisson ou des semailles. Il existe deux points de vue quant à la raison pour laquelle Noël a lieu juste après les Saturnales : la coïncidence, et le fait que ce ne soit pas une coïncidence. Voici des éléments à l’appui de ces deux points de vue.
Coïncidence : diverses cultures avaient des fêtes à des dates variées. Par exemple, les Grecs de l’époque tardive avaient plus de jours fériés que de jours ordinaires. Les Romains célébraient une fête mineure chaque Ides (le 13 ou le 15) du mois en l’honneur de Jupiter. Six jours avant cette date, un sacrifice était offert à Junon et à Janus. Voici une liste partielle des fêtes romaines.
1er janvier : jour sacré dédié à Janus
9 janvier : Agonia (en l’honneur de Janus)
Février : fête sabine (et pas seulement romaine) de purification appelée « Februa »
15 février : Lupercales (sans référence à aucun dieu)
17 février : Quirinalia (en l'honneur de Mars)
27 février : Premières Équirries (en l'honneur de Mars)
1er mars : Matronalia (en l'honneur de Junon)
14 mars : Deuxième Equirria (en l'honneur de Mars)
19 mars : Quinquatrus (en l'honneur de Minerve)
23 mars : Tubilustrium (purification des trompettes)
Avril : Fête en l'honneur de Vénus
25 avril : Robigalia (pour demander au mildiou d’épargner les céréales)
Printemps ? Bacchanales (fête marquée par l’ivresse et la sensualité)
15 mai Fête en l'honneur de Mercure et de Maia
26 mai : Ambarvalia (pour de bonnes récoltes)
9 juin : Vestalia (en l'honneur de Vesta)
13-14 juin : Petits Quinquatrus (en l'honneur de Minerve)
Le mois de juillet a été rebaptisé en l'honneur de l'empereur Jules César, qui a été proclamé dieu.
23 juillet : les Neptunalia (au moment où l’eau était la plus nécessaire)
Le mois d’août fut rebaptisé en l’honneur de l’empereur Auguste, qui fut proclamé dieu.
9 août : Vinalia rustica (en l'honneur de Vénus)
13 août : Fête en l'honneur de Diane (les esclaves étaient affranchis pour une journée)
23 août : Vulcania (en l'honneur de Vulcain)
4 septembre : Ludi Magni en l'honneur de Jupiter, Junon et Minerve (Encyclopédie Britannica, édition de 1957)
13 septembre : Fête de Jupiter (rôle prépondérant de l'État romain)
15 octobre : le cheval d’octobre (sacrifice à Mars)
1er novembre : Fête de Pomone, déesse des récoltes
Du 17 au 24 décembre : les Saturnales (commémoration de l’âge d’or de Saturne – les esclaves étaient affranchis pendant 8 jours)
Tertullien (198-220 apr. J.-C.), dans son ouvrage « Sur l’idolâtrie », chapitre 10, mentionne également les Quinquatria, les Minervalia, les Saturnales, le Septimontium et la fête de la Fraternité. Nous ne sommes toutefois pas certains des dates de certaines de ces fêtes.
L’intérêt de dresser la liste des fêtes romaines réside dans le fait que, quelle que soit la date à laquelle Noël était célébré, celle-ci coïncidait très probablement avec l’une ou l’autre de ces fêtes romaines.
Ce n’est pas une coïncidence : la célébration de Noël le 25 décembre n’était pas une coïncidence, et ce pour trois raisons.
N1. Pas à ces périodes : Certaines périodes étaient moins propices que d’autres pour Noël. Entre le 9 et le 24 mars environ, de nombreux combats de gladiateurs étaient organisés en l’honneur de Minerve. Les premiers chrétiens n’auraient probablement pas souhaité sortir pour faire la fête alors que les Romains recherchaient des personnes pour affronter des bêtes sauvages. Le 13 septembre, le culte de Mars, protecteur de l’État, occupait une place prépondérante. Les chrétiens n’auraient pas non plus souhaité se faire remarquer à cette date.
N2. Rivaliser avec les Saturnales : le fait de célébrer Noël juste après les Saturnales aurait pu être un choix délibéré pour « rivaliser » avec cette fête romaine. Cependant, ce point de vue suppose que les Saturnales étaient une fête extrêmement importante, ce qui n’était pas nécessairement le cas.
N3. De nombreux chrétiens étaient des esclaves : plus de la moitié des habitants de l’Empire romain étaient des esclaves, et la proportion de chrétiens parmi eux était probablement encore plus élevée. La fête païenne des Saturnales accordait aux esclaves chrétiens davantage de liberté que d’habitude, car ceux-ci étaient temporairement affranchis pendant cette période. Ils disposaient ainsi du temps libre nécessaire pour organiser et se réunir à l’occasion de leur propre fête.
Voir *Now That’s a Good Question*, p. 362-364 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 2, Noël a-t-il simplement été calqué sur la fête païenne romaine du Sol Invictus ?
R : Non. La fête de Sol Invictus (le soleil invincible) était célébrée le 23 décembre, et non le 25, lorsque les jours commençaient à s’allonger. Par ailleurs, Noël n’aurait pas pu être calqué sur Sol Invictus pour deux autres raisons.
1) La fête de Sol Invictus n’a été instaurée qu’en 270/274 apr. J.-C. sous l’empereur Aurélien, un persécuteur des chrétiens.
2) Éphrem le Syrien (vers 350-378 apr. J.-C.), chrétien syrien, fait état de la célébration de la Nativité du Christ. Il indique qu’elle était célébrée environ 13 jours après le solstice d’hiver. (« Hymnes sur la Nativité », hymne 4, p. 235). Éphrem vivait dans la partie occidentale de l’Empire perse sassanide, où les jours fériés décrétés par l’empereur romain n’étaient pas célébrés.
Dans l’Empire romain, Grégoire de Nazianze prononça ce que certains considèrent comme l’un de ses meilleurs sermons, consacré à la naissance du Christ, soit le 25 décembre 380 apr. J.-C., soit le 6 janvier 381 apr. J.-C. (Discours 38, p. 345-351).
Q : Dans Luc 2, 1, les chrétiens peuvent-ils abréger « Noël » en « Xmas » ?
R : Oui, cela ne pose aucun problème. Comme le souligne R.C. Sproul dans *Now That’s a Good Question*, p. 364-365, ce n’est pas un « X » mais une croix qui servait d’abréviation, et cela ne vise en aucun cas à manquer de respect à Jésus.
Q : Dans Luc 2, 1-5, pourquoi César Auguste aurait-il provoqué le chaos en obligeant, semble-t-il, tout le monde à retourner dans sa ville natale ?
R : Tout d’abord, ce qu’affirme le sceptique Isaac Asimov, puis deux réponses différentes.
Dans *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 929, il affirme sans ambages : « Les Romains n’auraient jamais pu mener un recensement aussi étrange que celui-là. Pourquoi auraient-ils voulu que chaque personne se trouve dans la ville de ses ancêtres plutôt que dans celle où elle résidait réellement ? … Non, il est difficile d’imaginer un enchevêtrement plus compliqué d’invraisemblances, et les Romains n’auraient certainement pas organisé un tel recensement. »
C. Vibius Maximus, préfet romain d’Égypte, ne serait pas d’accord. En effet, l’édit fiscal de Vibius Maximus, datant de l’an 104 après J.-C., exigeait que tous les habitants d’Égypte retournent dans leur ville natale. Cela n’aurait pas semé le chaos parmi les agriculteurs et les plus démunis, qui ne se déplaçaient de toute façon pas beaucoup. Pour plus d’informations, voir *The Case for Christ*, p. 135, et le *Wycliffe Bible Dictionary*, p. 414 ; il y est précisé que ce décret est documenté dans *Deiss LAE*, p. 271.
Le choix de Joseph : Quant à savoir si Joseph est retourné à Bethléem ou s’il considérait Nazareth comme sa ville natale, les Évangiles n’affirment en réalité pas que César Auguste ait exigé que tous les habitants de l’empire retournent dans leur ville natale. Peut-être Joseph avait-il ses propres raisons, et soit il jugeait important de s’enregistrer de son propre chef en tant que descendant de la lignée royale, soit un ange lui avait demandé de le faire. Cependant, Joseph n’était pas le seul à avoir ressenti le besoin de se déplacer pour le recensement, car les auberges de Bethléem étaient pleines.
Q : Dans Luc 2, 1, pourquoi Joseph a-t-il quitté son domicile pour retourner dans sa ville natale ?
R : Il y a deux réponses qui vont de pair.
Raison céleste : Dieu, dans sa providence, a agi ainsi afin que s’accomplisse la prophétie selon laquelle Jésus naîtrait à Bethléem.
Raison pratique : soit Joseph lui-même souhaitait simplement retourner dans sa ville natale, soit les gens devaient regagner leur ville natale afin de s’assurer que personne ne soit omis lors du recensement. Une exigence similaire, selon laquelle chacun devait retourner dans sa ville natale, figurait dans l’édit de recensement égyptien de l’an 104 après J.-C. Le préfet, C. Vibius Maximus, écrivait : « Le recensement par foyer étant imminent, il est nécessaire d’ er tous ceux qui, pour quelque raison que ce soit, se trouvent loin de leur circonscription administrative, à rentrer chez eux afin de se conformer à l’ordonnance habituelle du recensement, et à rester sur leurs propres terres agricoles. » Voir *The New Testament Documents: Are They Reliable* (Les documents du Nouveau Testament : sont-ils fiables ?), par F.F. Bruce, IVP, p. 86-87 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 2, 2, que savons-nous de Quirinius ?
R : Quirinius a occupé deux fois la fonction de gouverneur. La première fois, c’était entre 12 et 6 av. J.-C., lorsqu’il a mené une campagne contre les Homénadensiens en Anatolie (Turquie actuelle). La deuxième fois, Quirinius a été gouverneur de Syrie à partir de l’an 6 apr. J.-C., selon une inscription. Nous ne disposons d’aucune information indiquant de quelle province Quirinius était gouverneur la première fois. Il existe deux points de vue :
Sir William Ramsay soutient que Quirinius était gouverneur de Syrie la première fois. (La Syrie est voisine des montagnes d’Anatolie.) Bien que nous disposions d’une liste complète des gouverneurs de Syrie durant cette période et que Quirinius n’y soit mentionné qu’à partir de l’an 6 après J.-C., il se pourrait que Quirinius ait été nommé gouverneur supplémentaire à titre exceptionnel pour cette campagne militaire.
F.F. Bruce estime quant à lui que Quirinius était probablement gouverneur de la Galatie, située en Anatolie.
À titre d’aparté, il y a beaucoup de choses concernant le monde antique que nous ne pouvons pas prouver. Par exemple, les pièces de monnaie de Damas ne font aucune mention de l’occupation romaine de Damas entre 34 et 62 apr. J.-C. Pourtant, nous sommes certains que les Romains gouvernaient Damas à cette époque. De même, lorsque l’empereur Claude expulsa les Juifs de Rome en 49-50 apr. J.-C., Josèphe ne mentionna jamais cet événement ; seuls Suétone et Luc en parlent. Consultez http://www.biblehistory.net/newsletter/cyrenius.htm pour en savoir plus sur Quirinius. Consultez également *The New Testament Documents : Are They Reliable?* de F.F. Bruce (p. 86-87), *Encyclopedia of Bible Difficulties* (p. 365-366) et *When Critics Ask* (p. 383-385) pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 2, 1-5, quand avaient lieu les recensements de l’Empire romain ?
R : Un recensement était essentiel pour fixer les taux d’imposition, et les Romains souhaitaient en effectuer afin de taxer la population de manière plus équitable (et plus exhaustive).
En 44 av. J.-C., les Romains imposaient les Juifs (bien que sans recensement), selon le livre 14, chapitre 271, des *Antiquités judaïques* de Josèphe.
8-4 av. J.-C. Auguste fit procéder à trois recensements, dont le deuxième eut lieu en 8-4 av. J.-C. Auguste rapporte avoir ordonné le premier recensement en 8 av. J.-C., dans les « Res Gestae » (Les Actes d’Auguste), livre 8. La mise en œuvre de ce recensement a dû prendre plusieurs années. L’« Encyclopédie des difficultés bibliques », p. 366, mentionne un recensement en 7 av. J.-C.
6/7 apr. J.-C. Archélaüs fut destitué et ses terres rattachées à la Syrie. Josèphe (93-94 apr. J.-C.) (Antiquités judaïques 17.13:5, p. 375) indique que Quirinius « a recensé l’ t leurs biens » et aborde plus en détail le sujet de Quirinius dans Antiquités judaïques 18.1.1, p. 376. Il s’agit très probablement du même recensement que celui mentionné dans Actes 5:37.
Recensement romain de l’an 20 apr. J.-C., puis tous les 14 ans par la suite, selon le Papyrus d’Oxyrhynque 225 (dans Milligan, Greek Papyri, p. 44-47). Pour plus d’informations à ce sujet, consultez le Wycliffe Bible Dictionary, p. 319, 414, ainsi que Bible Difficulties & Seeming Contradictions, p. 71-72.
En 104 apr. J.-C., un recensement a eu lieu en Égypte sous Vibius Maximus. Cela correspondait à 14 × 6 ans après le recensement de 20 apr. J.-C.
Pour plus d’informations, consultez *Bible Difficulties & Seeming Contradictions*, p. 68-69, et http://www.biblehistory.net/newsletter/cyrenius.htm.
Q : Dans Luc 2, 1-5, Luc a-t-il confondu ce recensement avec celui qui a eu lieu en l’an 6 après J.-C. sous Quirinius, mentionné dans Actes 5, 37 ?
R : Non, pour deux raisons.
a) Luc, qui a mentionné le recensement dans Actes 5, 37, n’aurait probablement pas pu le confondre avec celui qui a précédé la naissance de Jésus.
b) Luc lui-même était conscient du risque de confusion, et c’est très probablement pour cette raison que Luc 2, 2 précise : « ([Ce] fut le premier recensement qui eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.) ». Cela suggère fortement que Luc savait qu’il y avait eu plus d’un recensement. Par ailleurs, notez que [Ce] ne figure pas dans le texte grec, et que le mot « premier » peut être traduit par « antérieur ». Ainsi, Luc 2:2 peut également signifier « Cela eut lieu lors d’un recensement antérieur à la nomination de Quirinius comme gouverneur de Syrie », selon l’ouvrage *Bible Difficulties & Seeming Contradictions*, p. 71.
Pour plus d’informations, voir *Bible Difficulties & Seeming Contradictions*, p. 68-69.
Q : Dans Luc 2, 2, Jésus est-il né sous le règne d’Hérode le Grand, décédé en 4 av. J.-C., ou à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie, en 6 apr. J.-C., comme l’indique Luc 2, 2 ?
R : Jésus est né avant la mort d’Hérode, vers l’an 4 av. J.-C. Voici d’abord deux réponses possibles, puis la réponse la plus probable.
Réponse 1 : F.F. Bruce mentionne que de nombreux grammairiens traduisent le grec de Luc 2, 2 par « avant » que Quirinius ne soit gouverneur, et non par « pendant que », dans *The New Testament Documents : Are They Reliable?* (IVP), p. 86-87. *The Baker Encyclopedia of Christian Apologetics*, p. 430-431, mentionne cela mais privilégie la troisième explication.
Réponse 2 : Tertullien (198-220 apr. J.-C.), dans *Contre Marcion*, livre 4, chapitre 19, p. 378, pensait que le nom « Quirinius » avait remplacé « Saturninus ». D’un point de vue historique, nous savons que Sentius Saturninus fut gouverneur de Syrie de 8 à 6 av. J.-C., jusqu’à ce que Varus lui succède de 6 à 3 av. J.-C.
Réponse la plus probable : Quirinius a été gouverneur à deux reprises, et nous savons que la deuxième fois remonte à l’an 6 apr. J.-C. La première fois qu’il a occupé ce poste, c’était de 12 à 6 av. J.-C., à l’époque de la naissance de Jésus, lorsqu’il a mené une campagne contre les Homénadensiens en Anatolie . Cependant, nous ne connaissons pas la province où il était gouverneur la première fois.
Luc lui-même semblait conscient du risque de confusion concernant Quirinius, car le verset 2 dit : « Ce fut le premier recensement… », ce qui laisse entendre qu’il y eut plus d’un recensement sous Quirinius.
Veuillez vous reporter à l’ouvrage *The New Testament Documents : Are They Reliable?* de F.F. Bruce (p. 86-87) pour une analyse de tous ces points de vue, ainsi qu’à l’*Encyclopedia of Bible Difficulties* (p. 365-366) et à *When Critics Ask* (p. 383-385) pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 2, 34, comment Jésus a-t-il provoqué l’élévation et la chute de nombreux Israélites ?
R : Beaucoup de ceux qui, en apparence, semblaient proches de Dieu se révéleraient être des hypocrites, loin de Lui. Beaucoup de pécheurs impies se repentiraient et viendraient à Dieu. Jésus serait une lumière non seulement pour les Juifs, mais aussi pour les païens, comme l’avait prophétisé Siméon dans Luc 2, 32. Certains Juifs pourraient ne pas apprécier cela.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1375.
Q : Dans Luc 2, 37, comment Anne pouvait-elle servir Dieu à cette époque, alors qu’elle avait environ 84 ans ?
R : Cela ne signifie peut-être pas qu’elle avait 84 ans, mais plutôt qu’elle était veuve depuis 84 ans, ce qui signifierait qu’elle avait plus de cent ans. À une époque où les médicaments efficaces étaient rares et où l’alimentation se composait de pain, d’un peu de viande, de lait, de fruits et de quelques légumes, il était encore possible de vivre longtemps. Paradoxalement, l’âge moyen de décès était toutefois d’un peu plus de 30 ans. La raison en était que près de la moitié des enfants mouraient avant d’atteindre l’âge adulte. Pensez à l’époque où, enfant, vous aviez besoin de soins médicaux : que se serait-il passé si vous n’aviez pas pu en obtenir ?
Quoi qu’il en soit, même à 84 ans, Anne se rendait encore au Temple pour adorer et servir Dieu. Même à 84 ans, Dieu lui avait confié une mission nouvelle et particulière : faire connaître le Messie. Adorer et servir Dieu, et faire connaître le Messie, voilà ce que nous devrions nous aussi nous employer activement à faire, quel que soit notre âge.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1375-1376.
Q : Dans Luc 2:40, puisque la grâce est une faveur imméritée, en quoi consistait la grâce de Dieu sur Jésus ?
R : Cela signifie que Jésus bénéficiait de la grâce de Dieu ; cela signifie que Dieu le Père était satisfait de la manière dont Jésus grandissait, et que Dieu le Père et le Saint-Esprit fortifiaient la croissance humaine de Jésus. Voir également l’analyse de Luc 2:52 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 2, 43-50, Jésus a-t-il désobéi à ses parents, et peut-être péché, en ne revenant pas vers eux ?
R : Non, Jésus n’a enfreint aucun des ordres de sa mère. Marie a peut-être pensé que Jésus était désobéissant en se basant sur Luc 2, 48. Cependant, il arrive parfois que les parents se trompent lorsqu’ils pensent que leurs enfants n’agissent pas comme il se doit. Ils ne lui ont jamais donné d’ordre auquel Jésus aurait désobéi, et il se peut même que Jésus n’ait pas réalisé qu’ils étaient déjà partis.
En général, les enfants doivent obéir à leurs parents. Cependant, si nos parents contredisent un commandement de Dieu, nous devons obéir à Dieu et non à nos parents sur ce point précis.
Q : Dans Luc 2, 49, Jésus a-t-il répondu avec insolence à sa mère ?
R : Non. Expliquer respectueusement pourquoi vous vous trouviez à un certain endroit ne revient pas à répondre avec insolence à vos parents. Jésus a parlé à sa mère, mais il ne lui a pas répondu avec insolence.
Q : Dans Luc 2, 52, étant donné que personne ne grandit en grâce auprès de lui-même, et que Jésus est Dieu, comment Jésus a-t-il grandi en grâce auprès de Dieu ?
R : Dans la Bible, le mot « Dieu », lorsqu’il ne désigne pas une idole, désigne parfois Dieu le Père, parfois Dieu le Fils, parfois Dieu le Saint-Esprit, et parfois Dieu dans la Trinité. Ici, il désigne Dieu le Père et le Saint-Esprit.
De plus, Dieu le Père joue le rôle de Dieu vis-à-vis de Dieu le Fils, comme le montre clairement Hébreux 1, 9 lorsqu’il est dit : « C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu… » (BSB). Lorsqu’il était sur terre, même Jésus a appris la soumission et l’obéissance, selon Hébreux 5, 7-8.
Q : Dans Luc 3:1, à quelle date exacte correspondait la quinzième année de Tibère ?
R : Il existe une incertitude de deux ans concernant la « quinzième année de Tibère », car Tibère a été co-empereur avec Auguste pendant deux ans. Si l’on compte à partir du moment où il est devenu co-empereur, cela correspondrait aux années 26-27 apr. J.-C. pour le ministère de Jean. Mais si l’on compte à partir du moment où Tibère devint empereur unique, cela correspondrait aux années 28-29 après J.-C. La plupart des spécialistes s’accordent toutefois à pencher pour cette dernière hypothèse. Pour plus d’informations à ce sujet, consultez *The Expositor’s Greek New Testament*, vol. 1, p. 480 ; *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 854 et p. 857-858 ; ainsi que *The Evangelical Commentary on the Bible*, p. 809.
Q : Dans Luc 3:1, quelle preuve extra-biblique existe-t-il concernant Lysanias, tétrarque d’Abilène, au quinzième an du règne de Tibère (27-28 apr. J.-C.) ?
R : Il y a un siècle, il n’en existait absolument aucune. Un certain Lysanias d’Abilène, exécuté en 34 av. J.-C., a vécu trop tôt pour être pertinent.
Au XXe siècle, la situation a changé. Une inscription a été découverte, sur laquelle on pouvait lire : « Pour le salut des Seigneurs impériaux et de toute leur maison, par Nymphaeus, affranchi de Lysanias le tétrarque. » Les mots « Seigneurs impériaux » permettent de dater cette inscription entre 14 et 29 apr. J.-C.
Pour plus d’informations, consultez *The New Testament Documents : Are They Reliable?* de F.F. Bruce (IVP), p. 87-88, et *The Case for Christ* de Lee Strobel, p. 130.
Q : Dans Luc 3, 2, pourquoi Anne et Caïphe sont-ils mentionnés ici comme faisant partie du « sacerdoce » ?
R : Il ne pouvait y avoir qu’un seul grand prêtre à la fois. Anne était grand prêtre jusqu’à ce que les Romains décident de le destituer. C’est ainsi que Caïphe, le gendre d’Anne, devint grand prêtre, mais Anne continuait d’exercer une influence en coulisses. Voir *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 854 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 3,7, pensez-vous que tous ceux qui venaient voir Jean-Baptiste étaient sincères ?
R : Pas nécessairement. Ils étaient peut-être venus simplement pour « assister au spectacle ». Des pharisiens et des sadducéens étaient également présents, et Jean les a réprimandés. Bien sûr, certains sont peut-être venus au départ en simples « touristes », mais ils ont écouté et se sont repentis.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1377, et « The Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 855.
Q : Dans Luc 3:9, que signifie l’expression « la hache est déjà mise à la racine » ?
R : Dans un verger, un arbre qui ne porte pas de fruits doit être abattu pour faire place à un autre qui en produira. Il en va de même pour le verger de Dieu. Jean-Baptiste annonce que le jugement de Dieu est proche et qu’il va frapper les racines d’un arbre qui ne produit pas le bon fruit consistant à accepter le Messie. C’est ce qu’indiquent la NIV Study Bible, p. 1541, la New Geneva Study Bible, p. 1608, le New International Bible Commentary, p. 1192-1193, le Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 211, et l’Evangelical Bible Commentary, p. 809.
La « hache posée à la racine » ne signifie PAS que vous deviez vous-mêmes couper les mauvaises racines que vous avez. Jean-Baptiste profère plutôt une menace concernant ce que Dieu va faire.
Mais il existe deux possibilités, et les deux peuvent être vraies.
Au niveau individuel : le « Believer’s Bible Commentary », p. 1378, indique : « La venue du Christ mettrait à l’épreuve la sincérité de la repentance de l’homme. Ceux qui ne manifesteraient pas les fruits de la repentance seraient condamnés. »
D'un point de vue collectif : si la nation juive rejetait le Messie, le Christ maudirait le figuier (Marc 11, 13-14, 20-21) et en couperait les branches, comme le dit Romains 11, 17-20.
Q : Dans Luc 3, 12-13, pourquoi Jésus a-t-il dit cela aux collecteurs d’impôts ?
R : Les collecteurs d’impôts étaient méprisés non seulement parce qu’ils percevaient des impôts pour le compte du gouvernement romain, qu’ils détestaient, mais aussi parce qu’ils étaient connus pour percevoir plus que ce qui leur était demandé ( ). Dans l’Empire romain, les collecteurs d’impôts ne percevaient pas de salaire. Un collecteur d’impôts était plutôt chargé de remettre une somme d’argent fixe au gouvernement romain. Tout ce qui dépassait ce montant, il pouvait le garder. Les collecteurs d’impôts étaient donc libres de percevoir autant qu’ils le pouvaient. Jésus a dit aux collecteurs d’impôts de ne percevoir que ce qu’ils étaient censés percevoir, ce qui comprenait une somme raisonnable pour eux-mêmes. Jésus ne leur a PAS dit de cesser d’exercer leur métier de collecteur d’impôts. En effet, il valait mieux pour le peuple d’avoir un collecteur d’impôts honnête et intègre plutôt que de voir celui-ci démissionner et être remplacé par un collecteur malhonnête.
Q : Dans Luc 3, 14, pourquoi Jésus s’est-il contenté de dire aux soldats romains de se contenter de leur solde ?
R : Cette simple déclaration signifiait qu’ils ne devaient ni voler ni extorquer les autres. Le monde politique romain reposait sur l’utilisation du pouvoir pour amasser des richesses, et Jésus leur a dit qu’ils ne devaient pas recourir à des moyens illégitimes pour s’enrichir. Mais Jésus n’a pas dit aux soldats romains de cesser d’être soldats.
Q : Dans Luc 3, 16-17, en quoi consistait le baptême de Jésus par le Saint-Esprit et par le feu ?
R : Les apôtres ont été baptisés du Saint-Esprit et des langues de feu sont apparues sur leurs têtes dans Actes 2. Depuis lors, le baptême du Saint-Esprit est destiné à tous les croyants. Mais ici, le feu symbolise plus probablement le jugement contre ceux qui rejetteraient le seul moyen de salut offert par Dieu. D’autres voient plutôt dans ce feu une purification. D’autres encore y voient les deux aspects à la fois.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 856-857, et le Believer’s Bible Commentary, p. 1378.
Q : Dans Luc 3:21, Jean baptisait en vue de la repentance ; alors pourquoi Jésus s’est-il fait baptiser ?
R : Jésus est sans péché ; il n’avait donc pas besoin de se repentir de quoi que ce soit. C’est pourquoi Jean s’est interrogé sur la raison pour laquelle Jésus se faisait baptiser, au lieu de baptiser Jean lui-même. Jésus s’est fait baptiser afin d’accomplir en toute régularité tout ce qu’un Juif se devait de faire. Il s’est identifié à Jean et à son baptême, bien qu’il fût appelé à donner plus tard un baptême plus grand encore. Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 859 pour plus d’informations.
Q : En Luc 3, 22, en quoi cela réfute-t-il le pentecôtisme unitarien ?
R : Le Saint-Esprit est descendu sous la forme d’une colombe. Jésus n’est pas la colombe, et la colombe n’est pas Jésus. Lorsque le Père a parlé depuis le ciel, Jésus ne se contentait pas de projeter sa voix, comme un ventriloque. Jésus n’a pas trompé les gens en leur faisant croire que quelqu’un d’autre parlait alors qu’en réalité, c’était simplement Jésus qui les induisait en erreur
Q : Lors du baptême de Jésus, la voix s’est-elle adressée aux personnes entourant Jésus dans Matthieu, ou uniquement à Jésus lui-même (Jesus, Interrupted, p. 39-40) ? Dans Matthieu 3, 17, le Père dit : « Celui-ci est mon Fils… » et dans Marc 1, 11 et Luc 3, 22, le Père dit : « Tu es mon Fils… ».
R : D’une part, le Père aurait pu parler à deux reprises, une fois à la foule et une fois, de manière audible ou inaudible, à Jésus. D’autre part, le Père aurait pu se contenter de prononcer une seule phrase. À de nombreux endroits, les évangélistes ne rapportent pas des citations exactes, mais l’essentiel ou le sens de ce qui a été communiqué. On oublie facilement que les guillemets modernes étaient inconnus dans l’écriture antique. Quoi qu’il en soit, il ressort clairement des trois évangélistes que le Père a fait savoir que Jésus était son Fils bien-aimé, en qui il avait mis toute sa joie.
Q : Dans Luc 3, 23, qui est le fils d’Héli ?
R : Les mots « fils de » ne figurent pas dans le texte grec ; il est simplement écrit « d’Héli ». C’était Marie qui était la fille d’Héli, et Héli était le grand-père biologique de Jésus.
Q : Dans Luc 3,23, pourquoi de nombreuses traductions indiquent-elles que Jésus était « considéré comme » le fils de Joseph, alors que l’expression « considéré comme » ne figure pas dans le texte grec ? (C’est le musulman Ahmed Deedat qui a soulevé cette question.)
R : M. Deedat a tort sur ce point. Cette expression figure bien dans le texte grec. Vous pouvez la constater dans *Le Nouveau Testament grec* d’Aland et al. (3e édition), ainsi que dans la 4e édition, dans la *Traduction littérale* de Green et dans le *Novum Testamentum Graece* de Nestle-Aland.
En réalité, cependant, bien que Joseph ne fût pas le père biologique de Jésus, il en était le père légal.
Q : Dans Luc 3, 23-33, comment Marie pouvait-elle être issue de la tribu de Juda, puisque Élisabeth était l’une des filles d’Aaron selon Luc 1, 5, et que Marie et Élisabeth étaient cousines selon Luc 1, 36 ?
R : La Bible ne précise pas la tribu d’origine de leurs mères.
Par conséquent, Marie et Élisabeth pouvaient être cousines selon les possibilités suivantes :
Leurs mères étaient sœurs : si leurs mères appartenaient à une tribu non précisée.
La mère de Marie et le père d’Élisabeth étaient frères et sœurs : si la mère de Marie était la sœur du père d’Élisabeth, la mère de Marie serait alors issue de la lignée d’Aaron et de Lévi.
Le père de Marie et la mère d’Élisabeth étaient frère et sœur : le père de Marie étant le frère de la mère d’Élisabeth, la mère d’Élisabeth serait alors issue de la tribu de Juda.
Un musulman y a vu la preuve que Marie descendait d’Aaron. Cela revêt une grande importance pour les musulmans, car si Marie n’est pas issue de la lignée d’Aaron, alors le Coran contient une erreur. Les musulmans croient généralement que le Coran sur terre est une copie mot pour mot du Coran inscrit sur des tablettes au Paradis (Sourate 85, versets 20 à 22).
Voir *When Critics Ask*, p. 381, pour une réponse similaire.
Q : Dans Luc 4, 1-16, en quoi ces trois tentations se comparent-elles à celles auxquelles les gens sont confrontés ?
R : Les trois tentations de Jésus concernaient les besoins matériels, l’acquisition du pouvoir par un compromis avec le mal, et la mise à l’épreuve de la puissance et de la bienveillance de Dieu. Les gouvernements maintiennent les gens dans le calme grâce à la nourriture ou à des faveurs financières, au pouvoir obtenu par des compromis avec la morale, et à une sécurité totale face à des dangers réels ou imaginaires.
En général, les tentations s’adressent à notre corps, à notre âme ou à notre esprit. 1 Jean 2, 16 classe les tentations en trois catégories : la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie. Notez que Satan a enrobé ces trois tentations d’un habillage religieux, allant jusqu’à citer les Écritures. Satan connaît sans doute les Écritures mieux que n’importe quel mortel sur terre.
Quant aux Israélites errant dans le désert, ils étaient tentés de se fier à la provision quotidienne de manne offerte par Dieu, plutôt que d’en accumuler davantage ou de se plaindre de ne pas avoir de viande, comme Moïse l’a mentionné dans Deutéronome 8:3. Moïse les a avertis dans Deutéronome 6:10-12 qu’ils deviendraient orgueilleux une fois entrés dans le pays. Les Israélites ont tenté Dieu à Massa, comme le rapporte le Deutéronome 6:16. En d’autres termes, Jésus a traversé le même genre de tentations que celles auxquelles les Israélites avaient été confrontés lors de l’Exode, mais il les a toutes surmontées. Jésus est devenu pour nous un exemple de victoire sur la tentation, comme l’indiquent Hébreux 4:14-16 et 5:8.
Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1192 ; le Believer’s Bible Commentary, p. 1380-1381 ; le Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 213 ; et l’Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 863-864, 865.
Q : Dans Luc 4, 1-16, en quoi y a-t-il des « raccourcis » pour accomplir la volonté de Dieu ?
R : Jésus savait qu’Il devait être leur Messie, et Satan Lui a opportunément proposé trois raccourcis pour accomplir la volonté de Dieu concernant Sa vie. Si Jésus avait utilisé Son pouvoir pour transformer la pierre en pain pour tout le monde, ils auraient suivi quelqu’un capable de subvenir miraculeusement à leurs besoins physiques. Si Jésus avait eu tout pouvoir sur les nations, ils auraient suivi quelqu’un capable de conquérir par Sa puissance. Si Jésus avait miraculeusement survécu à sa chute du temple, le peuple l’aurait probablement accepté, et Jésus n’aurait alors pas semblé avoir besoin d’aller jusqu’à la croix.
Nous pouvons avoir pour objectif louable d’accomplir quelque chose pour Dieu ou de conduire des personnes au Christ. Si nous cherchons suffisamment bien, Satan veillera à ce que nous puissions toujours trouver un « raccourci » pour atteindre notre noble objectif, en recourant à des moyens qui déplaisent à Dieu. La corruption, la contrainte, l’intimidation et les spectacles sont autant de moyens que nous ne devrions pas utiliser. Par exemple, si quelqu’un offrait gratuitement de la nourriture, de l’aide caritative, des soins médicaux ou d’autres choses à autrui, mais uniquement aux personnes de sa propre religion ou à condition qu’elles se convertissent, cela relèverait de la corruption. J’ai entendu parler de personnes à qui l’on promettait de l’argent si elles se convertissaient à l’islam. Cependant, ce n’est pas un « raccourci » que les chrétiens devraient emprunter. Lorsque Pizarro et ses conquistadors espagnols ont capturé par traîtrise le roi inca Atahualpa et ont contraint ses sujets à payer une rançon de 24 tonnes d’or et d’argent, ils lui ont dit qu’il pourrait soit mourir dans la souffrance en étant brûlé vif, soit mourir rapidement par strangulation, s’il acceptait d’être baptisé en tant que chrétien [catholique romain]. C’était un acte odieux.
Pour plus d’informations, consultez The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 213-214.
Q : Dans Luc 4, 3-4, qu’y aurait-il de mal à transformer des pierres en pain ?
R : Rien en soi, mais ce n’est pas là l’essentiel. Quarante jours, c’est une longue période sans nourriture ; un corps humain ne peut pas y résister naturellement, bien que Moïse l’ait fait dans Deutéronome 9:9. Certaines de ces roches calcaires grises auraient pu présenter une légère ressemblance avec une miche de pain. Jésus aurait pu mettre fin à son jeûne en utilisant son statut et son autorité de Fils de Dieu pour transformer des pierres en pain. Bien sûr, Jésus aurait également pu simplement se rendre à pied dans la ville la plus proche et acheter du pain, comme il le faisait probablement souvent à d’autres occasions. Mais Jésus comptait sur l’Esprit pour le soutenir de manière surnaturelle, au lieu de se fier à ses propres pouvoirs.
Pour plus d’informations, consultez le « Commentaire évangélique de la Bible », p. 810, le « Commentaire biblique du croyant », p. 1380, le « Testament grec de l’Expositor », vol. 1, p. 487, et le « Commentaire biblique de l’Expositor », vol. 8, p. 862 et 863.
Q : Dans Luc 4, 9, quelle est la signification du pinacle du temple ?
R : Il existait une tradition rabbinique selon laquelle le Messie apparaîtrait sur le pinacle du temple, d’après Strack et Billerbeck : *Kommentar zum Neuen Testament aus Talmud und Midrasch*, 1, p. 151. Voir *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 864-865 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 4, 13-14, que nous apprend ce passage sur la tentation et le péché ?
R : La tentation n’est pas un péché. Jésus a été sévèrement tenté, mais il n’a jamais péché. Lorsque nous sommes tentés de commettre une faute, que nous nous rapprochons de Dieu et que nous ne péchons pas, c’est le fait de ne pas avoir péché qui plaît à Dieu, et non le fait d’avoir été tentés qui lui déplaît. Pour plus d’informations, consultez le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1381.
Q : Dans Luc 4, 19, pourquoi Jésus n’a-t-il cité qu’une partie d’Ésaïe 61, 2, et non la dernière partie : « Et le jour de la vengeance de notre Dieu » ?
R : Jésus s’est présenté comme lisant le rouleau d’Ésaïe, et c’est exactement ce qu’il a fait. Cinq points à prendre en compte dans cette réponse.
1. À l’époque, la Bible hébraïque ne comportait pas de versets, contrairement à la nôtre.
2. Jésus a cité Ésaïe correctement, mais il n’a pas cité le verset dans son intégralité.
3. Aujourd’hui, nous citons souvent des versets de manière incomplète. Notre convention consiste à utiliser des points de suspension, mais cette convention n’existait pas à l’époque.
4. Jésus a déclaré que ce qu’il venait de lire s’était accompli sous leurs yeux. S’il avait cité la dernière partie, cela n’aurait plus été vrai.
5. Cette partie d’Ésaïe est semblable à de nombreuses autres prophéties d’Ésaïe ; elles ont un double accomplissement. Un autre exemple de double accomplissement est Ésaïe 7:14-17.
Jésus n’a accompli que la première partie du verset lors de sa première venue. Il accomplira la dernière partie lors de sa seconde venue. Voir *When Critics Ask*, p. 387 ; *The Believer’s Bible Commentary*, p. 1382 ; et *The Expositor’s Greek Testament*, vol. 1, p. 489-490 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 4, 25 et Jacques 5, 17, n’y a-t-il pas eu de pluie pendant trois ans et demi à l’époque d’Élie, ou seulement trois ans, comme le suggérerait 1 Rois 18, 1 ?
R : 1 Rois 18:1 ne précise pas s’il s’agit de la troisième année de la sécheresse, de la troisième année de la famine ou de la troisième année pendant laquelle Élie est resté chez la veuve de Sarepta. De plus, l’expression « la troisième année » pourrait signifier « après le troisième anniversaire ».
Pour plus d’informations, voir *When Critics Ask*, p. 530.
Q : Dans Luc 4, 28-32, le fait que les choses se passent bien est-il un signe que vous faites ce que Dieu attend de vous ?
R : Jésus a prononcé les paroles justes dans Luc 4, 28-32, et pourtant les choses ne se sont pas bien passées du tout ; ils voulaient Le tuer. Parfois, vos paroles provoqueront des conflits, et cela peut être exactement ce que Dieu souhaite. D’un autre côté, Luc 6, 26 dit : « Malheur à vous, lorsque tous les hommes diront du bien de vous ! Car c’est ainsi que leurs pères agissaient envers les faux prophètes. »
Jusqu’à un certain point, tout allait bien pour Jésus. Puis il a mis à nu leurs attitudes profondes concernant la supériorité de leur peuple et leur indifférence envers les autres.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 868.
Q : Dans Luc 4, 34-35, 41, pourquoi Jésus a-t-il réprimandé le démon qui disait la vérité ?
R : Le démon ne cherchait pas à glorifier Jésus, mais essayait peut-être de le discréditer. Jésus n’avait aucun intérêt à utiliser le témoignage du démon, à négocier avec lui, ni même à converser avec lui ; nous ne devrions pas non plus avoir le moindre intérêt à le faire.
Jésus ne souhaitait pas que l’on proclame de manière inopportune et prématurée qui il était. On trouve un autre exemple où un démon qui disait la vérité a été réprimandé dans Actes 16, 16-18. Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 872 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 4, 38-39, qu’y a-t-il d’intéressant dans la guérison de la belle-mère de Pierre, qui souffrait de fièvre ?
R : Lorsqu’une personne se remet d’une fièvre, elle est généralement très affaiblie, ne mange que très peu et ne retrouve ses forces que progressivement. Or, la belle-mère de Pierre a retrouvé ses forces immédiatement et a pu les servir. Voir le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1383, le *Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 215, et le *The Expositor’s Greek Testament*, vol. 1, p. 492 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 4, 40, pourquoi les gens amenaient-ils les malades à Jésus alors que le soleil se couchait ?
R : C’était le soir après le sabbat ; ils attendaient que le sabbat soit terminé.
Q : Dans Luc 4, 42-43, pourquoi Jésus n’est-il pas resté plus longtemps avec les gens qui voulaient l’écouter davantage ?
R : Jésus avait un message à diffuser, et il devait se rendre également dans d’autres villes. Les disciples de Jésus, parmi lesquels figuraient non seulement les douze, mais aussi les soixante-dix et d’autres, pourraient revenir plus tard.
Dans notre ministère, il est parfois difficile de savoir quand passer à une autre occasion. Jésus avait une vision claire de ce qui était important, mais sans pour autant faire preuve d’une urgence désespérée. Au contraire, Jésus avait le sens du moment opportun et accomplissait différentes choses selon les différentes « saisons ».
Q : Dans Luc 5, 1, qu’est-ce que la barque de Pierre avait de si particulier ?
R : Rien du tout. Beaucoup de gens possédaient des barques, et celle de Pierre n’avait rien d’exceptionnel. Mais elle s’est avérée très utile à Jésus pour s’éloigner de la foule et leur prêcher. Sa voix portait bien au-dessus de l’eau. Une chose ordinaire, comme une simple barque, peut devenir très spéciale lorsqu’elle est mise à la disposition de Dieu pour qu’Il l’utilise comme Il le souhaite.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1383-1384.
Q : Dans Luc 5, 1-11, en quoi la pêche et la pêche aux hommes diffèrent-elles ?
R : Une analogie, une métaphore ou une parabole figure dans la Bible pour enseigner un point précis, mais ne peut être appliquée à l’extrême pour enseigner des points qu’elle n’était pas destinée à enseigner. Dans la métaphore, ils doivent pêcher des hommes comme ils pêchaient des poissons. Cependant, les pêcheurs capturent des poissons vivants pour les tuer, tandis que les disciples étaient appelés à capturer des personnes mortes pour leur redonner la vie. Bien sûr, lorsqu’on pêche des poissons, on peut vouloir attraper les plus gros. Lorsqu’on pêche des hommes, il n’y a aucune préférence pour les riches, les pauvres, les « » les femmes, les hommes, les aveugles, les boiteux, les jeunes, les vieux, etc. En pêchant, on peut heurter des branches ou d’autres obstacles, mais on continue à pêcher malgré tout.
À quelle fréquence pêchez-vous ?
Q : Dans Luc 5, 3-4, Jésus a demandé à Simon d’aller pêcher en pleine chaleur de la journée. Comment réagissez-vous lorsque quelqu’un vous donne un conseil et que vous pensez qu’il en sait moins que vous sur le sujet ?
R : Pierre faisait preuve d’humilité et d’ouverture d’esprit, considérant que Jésus savait peut-être quelque chose qu’il ignorait. Lorsque Dieu vous dit quelque chose que vous ne considérez pas forcément comme la meilleure façon de procéder, vous pouvez vous demander : « Avez-vous une foi de « eaux peu profondes » ou une foi de « eaux profondes » ?
D’un autre côté, si la personne pense en savoir plus, mais en sait en réalité moins, vous pouvez apprécier son effort sincère pour vous aider, même si son conseil n’est peut-être pas utile. Certaines personnes, cependant, en savent moins et devraient en être conscientes, mais aiment simplement parler. Il faut parfois faire preuve de patience envers les gens insensés.
Q : Dans Luc 5, 8, pourquoi Jésus a-t-il choisi comme apôtre Pierre, un homme pécheur ?
R : Tous les hommes sont pécheurs. Lorsqu’il était avec Jésus, Pierre a pris conscience de son propre péché. Ésaïe a éprouvé des sentiments similaires dans Ésaïe 6, 5.
Q : Dans Luc 5,8, quelle est la différence entre pêcher et chasser des hommes ?
R : Lors de la chasse, l’animal n’a pas le choix et est simplement tué. Lors de la pêche, c’est le poisson qui décide de mordre à l’hameçon. De plus, le mot grec utilisé ici pour « pêcher » implique de « les attraper vivants ». Nous devons persuader les gens de venir à Christ, et non les contraindre. Voir le Believer’s Bible Commentary, p. 1384, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 5,12, que nous apprend ce passage sur les situations désespérées ?
R : À l’époque, la lèpre était une maladie chronique. En réalité, le texte ne dit pas que l’homme avait la lèpre ; il précise plutôt qu’il était « couvert de lèpre ». En d’autres termes, il se trouvait à un stade avancé de la maladie et son cas semblait pratiquement désespéré.
Deuxièmement, certains auraient considéré Jésus comme rituellement impur pour le simple fait d’avoir touché une personne atteinte de la lèpre. C’était une règle judicieuse, destinée à prévenir la propagation de la maladie. Mais il est indéniable que tout le monde a été surpris que Jésus ait tout de même tendu la main et touché le lépreux. Bien sûr, le fait que la lèpre l’ait quitté était encore plus stupéfiant.
Aux yeux de Jésus, nous étions tous des lépreux sur le plan spirituel. Pourtant, Jésus est venu vers nous, nous a touchés, lépreux que nous étions, et nous a dit : « Sois pur ».
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1384.
Q : Dans Luc 5,16, pensez-vous que Jésus avait besoin de plus ou de moins de temps avec le Père que nous ?
R : On pourrait penser que Jésus en avait besoin de plus, pour se préparer à aller à la croix. D’un autre côté, Jésus était toujours en bonne relation avec le Père, et dans ses prières, il n’avait pas besoin de confesser de péchés.
Quoi qu’il en soit, même Jésus avait besoin de moments seul pour s’entretenir avec son Père. À combien plus forte raison avons-nous besoin de nous entretenir avec Dieu ! Il est sage de passer du temps avec notre Père avant de prendre une décision importante, comme Jésus l’a fait avant de choisir ses douze disciples.
Q : Dans Luc 5, 20, le paralytique avait-il la foi ?
R : Mis à part la résurrection de Lazare, c’est le seul miracle accompli par Jésus où la personne guérie n’a manifesté aucune foi au préalable. Ses quatre amis ont eu la foi nécessaire pour l’amener et le faire descendre par le toit. Peut-être le paralytique avait-il la foi, mais cela n’a pas été rapporté. Quoi qu’il en soit, le paralytique a fait preuve d’une foi obéissante lorsqu’il a fait ce que Jésus lui a demandé de faire en Luc 5, 25. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 880.
Q : Dans Luc 5, 20-21, pourquoi les pharisiens considéraient-ils le pardon des péchés comme un blasphème ?
R : Il arrive parfois qu’une logique irréprochable et des prémisses correctes, combinées à une seule prémisse erronée, mènent à une conclusion fausse.
Tout comme seule la personne lésée peut pardonner le tort qui lui a été causé, ils ont correctement compris que le pardon des péchés était une prérogative exclusive de Dieu. Pour un simple homme, prétendre avec présomption pardonner les péchés constituerait un blasphème et reviendrait à tenter de se substituer à Dieu. Peut-être n’ont-ils même pas envisagé que Jésus puisse être autre chose qu’un simple homme.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 881.
Q : Dans Luc 5, 27-39, pourquoi Jésus aurait-il choisi quelqu’un qui percevait les impôts ?
R : Si l’on y réfléchit un instant, cela semble insensé. Les collecteurs d’impôts étaient méprisés par les Juifs, car non seulement ils percevaient des impôts que les gens ne voulaient pas payer, mais ils le faisaient pour le compte des Romains, les occupants. La plupart des Juifs les considéraient comme impurs et comme des parias qu’il fallait éviter. Les disciples de Jésus avaient été choisis pour répandre l’Évangile parmi le peuple, et il était scandaleux que Jésus choisisse un collecteur d’impôts parmi ses disciples pour aller à la rencontre des personnes qu’il taxait. En effet, Jésus a été accusé d’être impur simplement pour avoir mangé avec Lévi et ses amis. Mais les voies de Dieu ne sont pas nos voies. Lévi n’était pas un « chef des collecteurs d’impôts » comme Zachée, mais simplement un collecteur d’impôts ordinaire. Il a abandonné son métier et a suivi Jésus en tant qu’ancien collecteur d’ s. Voir The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 217-218, et l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 812, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 5, 34-35, pourquoi exactement les pharisiens étaient-ils hostiles envers Jésus ?
R : Plus Jésus revendiquait et exerçait son autorité, plus les pharisiens devenaient hostiles. On ne perçoit pas le moindre signe chez les pharisiens indiquant qu’ils se réjouissaient de voir un lépreux et un paralytique guéris. Jésus remettait en cause leur théologie, leurs conventions sociales, leur jeûne, leur sabbat ; en bref, Jésus représentait un défi pour eux. Le fait que le lépreux guéri se rende chez les prêtres aurait également constitué un rappel pour eux. Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1196-1197, et le Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 217.
Q : Dans Luc 5, 34-35, quels sont d’autres exemples de choses « incompatibles », à l’instar de l’enseignement des pharisiens que les gens tentent de mêler à l’enseignement du Christ ?
R : Voici quelques exemples. Il existe au Nigeria deux religions distinctes appelées « Chrislam » qui tentent d’unir le christianisme et l’islam. (Elles ne se sont pas unies l’une à l’autre). Les baha’is enseignent que leur Baha’u’llah, Mahomet, Jésus, Moïse, Bouddha et (parfois) Krishna provenaient tous du même Dieu. Cependant, il existe deux groupes de baha’is, et des dirigeants d’un groupe ont été assassinés, vraisemblablement par l’autre. Certains tentent de combiner l’occultisme, l’horoscope ou la divination avec l’enseignement chrétien ou catholique. D’autres ont tenté d’unir l’hindouisme et le christianisme.
Pour plus d’informations, consultez *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 218, et *The Evangelical Commentary on the Bible*, p. 812-813.
Q : Dans Luc 5, 36-38, que signifient les métaphores des vêtements et des outres à vin ?
R : Un morceau de tissu neuf ne « conviendrait » pas pour être cousu en tant que pièce sur un vieux vêtement. En effet, une fois mouillé, le tissu neuf rétrécirait, contrairement à l’ancien. De même, les pharisiens ne seraient même pas capables de comprendre que Jésus était le Messie tant qu’ils n’auraient pas accepté que la venue du Messie serait quelque chose de nouveau. Il peut nous sembler évident que la venue du Messie serait quelque chose de tout à fait nouveau, mais ce n’était pas le cas pour ceux qui n’avaient pas de place dans leur esprit pour le Messie. Comme Jésus l’a dit en Jean 8, 37, les pharisiens n’avaient pas de place dans leur cœur pour sa parole.
La métaphore des outres à vin est très similaire, sauf qu’elle va encore plus loin. L’ancien ne peut contenir le nouveau, et celui qui s’en tient uniquement à l’ancien finira soit par éclater, soit par ne pas pouvoir contenir le nouveau.
Q : Dans Luc 5, 37-39, le « vin nouveau » était-il alcoolisé ?
R : Le mot hébreu pour « vin » est yayin. Il est utilisé pour désigner les ivrognes dans Joël 1, 5.
Le mot grec pour « vin » est oinos. Voici ce qu’en dit O’Brien dans *Today’s Handbook for Solving Bible Difficulties*, p. 366-369 : Noé n’a pas bu trop de jus de raisin (Genèse 9, 21), Paul n’a pas mis en garde contre l’abus de jus de raisin (Éphésiens 5, 18), et le jus de raisin n’est pas un moqueur (Proverbes 20, 1). O’Brien souligne également que la fermentation du jus de raisin à température ambiante prend moins de deux jours.
D’autre part, le vin à l’époque biblique titrait entre 10 et 11 % d’alcool, ce qui est inférieur à la teneur en alcool du vin ou des boissons plus fortes d’aujourd’hui. De plus, on diluait le vin avec de l’eau.
Q : Dans Luc 5,39, en quoi le fait que le vin vieux ait meilleur goût est-il lié à la parabole précédente sur les outres à vin ?
R : Cela ne signifie pas que « l’ancien » est toujours meilleur que « le nouveau ». Au contraire, beaucoup ici préféraient tellement l’« ancien » enseignement de l’Ancien Testament, mêlé à leur tradition, qu’ils rejetaient le « nouvel » enseignement de Jésus. Il ne fallait pas s’attendre à ce que tous les Juifs apprécient l’enseignement de Jésus. Tout comme certains préfèrent le goût du vin plus ancien, suivre les paroles de Jésus ne correspondait pas à leurs goûts.
Pour plus d’informations, voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 457-458, et *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 885-886.
Q : Dans Luc 6, 1, qu’est-ce que les pharisiens considéraient comme répréhensible dans le fait de cueillir des épis ?
R : Le Deutéronome 23, 25 indiquait qu’il était permis de manger une petite quantité de grain provenant du champ d’autrui ; ce n’était donc pas cela. Les pharisiens considéraient plutôt cela comme une moisson, et la moisson était un travail, ce qui était interdit le jour du sabbat. Or, récolter de grandes quantités de grain est un travail, mais il était ridicule de considérer le fait de ramasser quelques grains comme un travail. Voir *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 970, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 6, 1 et 4, que montrait le fait que Jésus ait fait manger du blé à ses disciples ?
R : Lorsque les pharisiens créaient des traditions humaines et les faisaient passer pour la loi de Dieu, Jésus n’hésitait pas à les enfreindre pour démontrer qu’il ne s’agissait pas de la loi de Dieu. En revanche, Jésus respectait les lois humaines qui ne se faisaient pas passer pour la loi de Dieu, comme le paiement de l’impôt à César.
Q : Dans Luc 6, 2, quelle est la différence entre suivre les règles et suivre Dieu ?
R : Souvent, ces deux attitudes semblent identiques, car Dieu veut que nous obéissions à ses lois et que nous obéissions au gouvernement. Bien sûr, comme le dit Pierre dans Actes 4, 19, il existe une différence entre suivre Dieu et suivre même les lois religieuses, lorsque ces lois religieuses sont contraires à ce que Dieu a ordonné. C’est un cas simple.
Mais y a-t-il des cas où suivre Dieu implique de désobéir à une loi juste et légitime ? C’est rare, mais cela peut arriver si un principe supérieur est en jeu.
Permettez-moi d’abord d’illustrer cela par un exemple simple et élémentaire. Un jour, je me trouvais hors de ma voiture, qui était garée dans une rue de mon quartier, dans le sens inverse de la circulation. Était-ce une infraction ? Eh bien, un policier est passé, m’a remercié, puis est reparti. Permettez-moi maintenant de vous donner le contexte. Une autre automobiliste était en panne dans la rue car la batterie de sa voiture était à plat, et j’étais là pour lui donner un coup de démarreur. (Bien que le policier ne le sût pas, cette autre automobiliste était en réalité ma femme.)
Lorsque David a enfreint la loi par nécessité, dans 1 Samuel 21, 1-6, Dieu ne lui a adressé ni réprimande ni correction. David et ses hommes accomplissaient la volonté de Dieu, mais ils se trouvaient dans une situation désespérée, sans nourriture. Parfois, même lorsque nous accomplissons la volonté de Dieu, nous pouvons nous retrouver dans une situation désespérée. Rester en vie était une priorité plus importante que de manger le pain de proposition que seuls les prêtres et leurs familles étaient censés consommer. Dans Luc 6:9, Jésus leur rappelle qu’il est permis de faire le bien ; si l’animal de quelqu’un tombait dans un fossé le jour du sabbat, il est permis de travailler pour le sauver et de le sortir de là.
Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1197.
Q : Dans Luc 6:9, de quel genre de bien et de mal Jésus parlait-il ?
R : Le mot « mal » est utilisé de la même manière que le mot français « mauvais » ; il peut désigner des choses moralement répréhensibles ou des choses nuisibles. Jésus utilisait la métaphore des choses nuisibles pour illustrer à la fois les actions utiles et celles qui sont moralement bonnes. Vous ne laisseriez pas votre animal mourir par négligence le jour du sabbat. De même, il est permis de guérir miraculeusement une personne n’importe quel jour de la semaine. Mais il est intéressant de noter que Jésus leur a posé cette question, et que juste après, au verset 11, ils ont discuté, le jour du sabbat, du mal qu’ils pourraient faire à Jésus.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1387.
Q : Dans Luc 6, 11, pourquoi les pharisiens étaient-ils si en colère ?
R : Ils ne semblaient pas du tout se soucier de cet homme, mais ils ne se seraient pas non plus opposés à ce qu’on le guérisse. Les pharisiens étaient très en colère parce que la main de cet homme était desséchée depuis si longtemps que le simple fait d’attendre un jour de plus, après le sabbat, pour le guérir n’aurait fait aucune différence. Jésus aurait pu guérir cet homme la veille du sabbat. La seule raison de choisir le sabbat, outre la présence d’une foule, aurait été de jeter à la figure des pharisiens qu’il n’allait pas se soumettre à leur interprétation du sabbat. Ainsi, d’un côté, ils étaient très en colère, mais de l’autre, compte tenu des actions d’ s de Jésus, ils s’attendaient à ce qu’il fasse quelque chose de ce genre. Donc, dans un certain sens, ils attendaient de pouvoir se mettre en colère.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 887, et le Believer’s Bible Commentary, p. 1387.
Q : Dans Luc 6, 17-49, ce « sermon sur la plaine » est-il le même que le sermon sur la montagne de Matthieu 5-7 ?
R : Il est peu probable qu’il s’agisse du même sermon. Bien que ni Matthieu ni Luc n’aient prétendu consigner tout ce qui a été dit dans chacun de ces sermons, il y a suffisamment de différences entre les deux pour qu’il s’agisse de sermons distincts. Cependant, ils comportent également de nombreux points communs. On pouvait s’attendre à ce que Jésus prêche un message similaire à plusieurs reprises devant des foules différentes.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 890 ; le New International Bible Commentary, p. 1197 ; The Tony Evans Bible Commentary, p. 970-971 ; et le Believer’s Bible Commentary, p. 1388.
Q : Dans Luc 6, 19, pourquoi Jésus les a-t-il tous guéris ?
R : Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. L’objectif premier n’était pas de prodiguer des soins médicaux aux Israélites. Il s’agissait plutôt de faire de ces guérisons un signe destiné à montrer au monde que Jésus était le Messie.
2. Il n’y a jamais eu de cas où Jésus se soit rendu auprès d’un groupe de personnes pour toutes les guérir, qu’elles le veuillent ou non. Dans ce cas précis, tous ceux qui sont venus vers Jésus ont été guéris ; Jésus n’en a rejeté aucun. De même, en ce qui concerne le salut, tous ceux qui viennent à Jésus sont sauvés ; Il n’en rejette aucun. Cependant, tous ne sont pas sauvés, car tous ne choisissent pas de venir à Dieu en toute connaissance de cause.
Q : Dans Luc 6, 20, le fait que Jésus déclare les pauvres « bienheureux » encourage-t-il le prolétariat pauvre à se contenter de son sort, alors qu’il devrait se révolter contre les riches de la société, comme l’enseigne le communisme ?
R : Il est vrai que Jésus nous enseigne à nous contenter de ce que nous avons et à nous réjouir en Christ. Il est également vrai que le communisme a beaucoup contribué à enseigner aux gens à être mécontents, malheureux et à infliger la misère aux autres. Le communisme, tel qu’il est pratiqué dans certains pays, a simplement remplacé la classe supérieure de la société par une nouvelle élite, celle des membres du Parti communiste.
Cette situation est similaire à celle qui prévalait il y a plusieurs siècles dans la steppe russe, où une tribu de Cosaques s’écriait toujours « liberté » lorsqu’elle se lançait à l’assaut, y compris lors de raids offensifs non provoqués visant à capturer et à réduire d’autres peuples en esclavage.
Q : Dans Luc 6, 21 et 25, pourquoi Jésus semblait-il s’opposer au rire dans ce contexte ?
R : Jésus n’était pas contre le fait de rire et d’être heureux en général, car, comme le dit Ésaïe 61, 3, « la joie remplacera le deuil ». Jésus a même raconté plusieurs paraboles humoristiques. Il s’opposait plutôt aux personnes qui faisaient preuve de désinvolture, ou qui se satisfaisaient de la situation telle qu’elle était alors qu’elles n’étaient pas en règle avec Dieu, et qui ne se souciaient pas des autres. Pour reprendre les termes de la psychologie moderne, Jésus voyait des personnes qui pensaient « Je vais bien, vous allez bien » alors qu’en réalité, elles n’allaient pas bien, et que d’autres n’allaient pas bien non plus et avaient besoin d’aide. Voir le Believer’s Bible Commentary, p. 1389, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 6, 22 et 26, qu’y a-t-il de mal à ce que tout le monde parle de vous en bien ?
R : Ce n’est pas toujours mauvais qu’une personne parle de vous en bien, comme Jésus a parlé en bien de Nathanaël dans Jean 1, 48, et une bonne réputation est une bénédiction selon l’Ecclésiaste 7, 1. Cependant, méfiez-vous lorsque tout le monde parle de vous en bien. C’est un signe fort que vous compromettez votre témoignage chrétien.
Ce n’est pas une bénédiction pour ceux dont on parle en mal à cause de leurs mauvaises actions. C’est une bénédiction pour ceux dont on parle en mal parce qu’ils servent Dieu.
Voir « When Critics Ask », p. 389, pour une réponse différente mais complémentaire, et le « Believer’s Bible Commentary », p. 1387, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 6, 27, pourquoi Jésus dirait-il : « vous qui m’écoutez » ?
R : Cela ne désigne pas ceux qui ont entendu par hasard les paroles prononcées par Jésus. Cela désigne ceux qui ont écouté pour prendre à cœur ce que Jésus leur commandait.
Voir « The Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 893, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 6, 27, pourquoi devrions-nous aimer nos ennemis ?
R : Les Juifs considéraient qu’il existait quatre grandes catégories d’ennemis : la plupart des Romains, les voleurs, les meurtriers et les pécheurs en général. Jésus a dit de tous les aimer. Il y a quatre raisons à cela, sous quatre angles différents.
Notre obéissance : Dieu nous l’a simplement demandé.
Notre bonheur : nous ne pouvons pas être heureux si nous sommes remplis de haine envers les autres. Plus grave encore, 1 Jean 3, 10, 15 ; 4, 10 pose la question suivante : comment pouvons-nous vraiment aimer Dieu, que nous n’avons pas vu, si nous n’aimons pas nos frères, que nous avons vus ?
L’amour de Dieu : nous devons nous aimer les uns les autres parce que Dieu aime le monde, comme le dit Jean 3, 16. Dieu aime même les impies, selon Romains 5, 6.
Leur besoin de notre amour : Les autres ont besoin de notre amour, de nos prières et du message de l’Évangile. Notre réaction, qui va à l’encontre de la nature, est un témoignage de Dieu pour le monde.
Q : Dans Luc 6, 29, quand devons-nous tendre l’autre joue, et quand ne le devons-nous pas ?
R : Nous ne devons pas rendre le mal pour le mal, et nous ne devons pas nous venger (Romains 12, 17-19).
1. Ne laissez pas les autres vous mépriser (1 Timothée 4, 12).
2. Nous devons défendre les pauvres et les opprimés (Jérémie 7, 6 ; 22, 16) (Ésaïe 1, 17 ; 58, 6, 10 ; Jérémie 5, 28 ; 22, 16 ; Galates 2, 10 ; Psaume 41, 1 ; Proverbes 14, 21 ; 24, 11-12 ; 29, 7 ; 31, 9, 20 ; Éphésiens 4, 28 ; 1 Timothée 6, 18-19 ; Jacques 1, 27).
3. Nous ne devons pas laisser les autres dire du mal de ce que nous considérons comme bon (Romains 14, 16).
4. Plus précisément, nous devons être prêts à rendre compte de notre foi (1 Pierre 3:15).
Q : Dans Luc 6, 30, dans quelles circonstances devrions-nous laisser les gens prendre ce qui nous appartient ?
R : Si quelqu’un vous prenait votre manteau, probablement votre manteau extérieur, il s’agirait vraisemblablement d’un vol à l’arraché. S’il s’agissait d’un vol, cette personne aurait sans doute pris davantage.
Il existe certains principes généraux à respecter.
1. L’âme d’autrui vaut plus que tous nos biens.
2. La confiscation abusive de biens par des personnes ou par les pouvoirs publics est un mal, mais notre souffrance est un témoignage pour le monde et glorifie Dieu.
3. Nous ne devons pas toujours tout donner aux autres. Par exemple, selon 2 Thessaloniciens 3:10, nous ne devons pas donner à manger à quelqu’un qui refuse de travailler. Nous ne devons pas accueillir chez nous des personnes qui enseignent de fausses doctrines menant à la perdition des âmes (2 Jean 10-11).
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 893.
Q : Dans Luc 6, 35, comment et pourquoi devrions-nous aimer nos ennemis sans rien attendre en retour ?
R : On pourrait écrire tout un livre pour répondre à cette question. Nous pouvons distinguer au moins cinq raisons pour lesquelles Dieu nous donne ce commandement auquel nous devons obéir.
L’amour pour les autres : nous devons prendre très au sérieux le commandement que Dieu nous a donné d’aimer les autres, comme le montrent 1 Jean 3, 10, 18 ; 4, 19-21.
Témoignage auprès du monde : aimer nos ennemis n’est pas une réaction naturelle chez les êtres humains. Obéir à Dieu dans ce domaine est un témoignage pour le monde, montrant qu’il existe en nous un amour qui n’est pas naturel, mais surnaturel.
Certains sont de futurs croyants : même certains de ceux qui sont aujourd’hui des ennemis de l’Évangile, comme l’était Saul de Tarse, deviendront un jour chrétiens et iront au Ciel.
Glorifier Dieu : Nous reflétons le caractère de Dieu, et Dieu continue d’aimer Ses ennemis. Obéir à Dieu et aimer nos ennemis est une manière de glorifier Dieu, et nous avons été créés pour la gloire de Dieu, comme le montre Ésaïe 43, 7.
Pour notre propre bien : Garder de la haine dans notre cœur nous fait autant de mal qu’à n’importe qui d’autre.
Q : Dans Luc 6, 39, quel est le sens de l’expression « un aveugle qui guide un autre aveugle » ?
R : Cette parabole nous enseigne un point essentiel, mais n’oubliez pas d’en retenir également deux autres, moins importants.
Le point principal est que, d’une manière générale, si une personne est aveugle (que ce soit physiquement, spirituellement, par ignorance ou par préjugé), vous ne pouvez pas lui offrir l’avantage d’être guidée par une personne voyante, si vous êtes vous-même aveugle. Vous ne pouvez pas guider quelqu’un vers un endroit où vous êtes déjà allé, si vous n’y êtes jamais allé vous-même.
Un point secondaire, puisque Jésus a jugé nécessaire de mentionner cette parabole, est qu’il n’est pas rare que des personnes cherchent à guider les autres alors qu’elles ne font que prétendre posséder les qualifications nécessaires pour le faire.
Un deuxième point mineur est que si une personne aveugle tente effectivement de guider une autre personne aveugle, elle pourrait avoir de la chance et cela pourrait en fait bien se passer, au moins pendant un court moment, surtout si le guide a déjà emprunté ce chemin auparavant. Cependant, lorsqu’un obstacle nouveau ou imprévu se présente, comme un fossé, le résultat peut être désastreux tant pour celui qui suit que pour celui qui guide.
Une application essentielle à retenir ici est qu’un chef religieux qui rejette Jésus en tant que Messie et Seigneur conduira lui aussi d’autres personnes vers le gouffre de la destruction.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1391, et le « Tony Evans Bible Commentary », p. 971.
Q : Dans Luc 6:40, cela signifie-t-il qu’il faut avoir reçu un enseignement parfait avant de devenir disciple, comme l’affirme l’Église du Christ de Boston ?
R : Non. L’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 148, l’explique bien : « L’apprentissage parfait n’est pas quelque chose que l’on peut atteindre au cours d’une formation intensive de trois ans, […] C’est l’objectif d’une vie entière passée à apprendre du Christ. » Apprendre du Christ est à la fois un état et un objectif, et l’apprentissage parfait n’est pas une condition préalable pour devenir disciple. Un de mes amis a étudié la Bible avec beaucoup d’assiduité, en lisant chaque page lorsqu’il était jeune chrétien. Au fil des années, il a continué à l’étudier, mais moins fréquemment. Je ne suis pas sûr qu’il ait jamais relu la Bible dans son intégralité une deuxième fois.
Parfois, dans de nombreux groupes, les chrétiens peuvent penser à tort que l’apprentissage et la formation de disciples ne sont qu’une affaire à court terme pour les jeunes chrétiens. Or, à l’instar d’un bateau sur un fleuve au courant, lorsque vous n’avancez pas, vous reculez.
Q : Dans Luc 6, 41-42, que représentent les points de la poutre ?
R : Cela rejoint la parabole précédente de deux manières. Les deux exemples concernent ce qu’on appelle des « experts » auxquels il ne faut pas faire confiance, et il s’agit dans les deux cas d’hypocrites qui prétendent une chose, mais qui en sont en réalité une autre. Cet exemple humoristique comporte toutefois quatre points supplémentaires.
1. Il se peut que nous ayons beaucoup de mal à voir la grosse poutre dans notre propre œil. Ou bien, nous voyons la poutre, mais nous sommes très doués pour nous convaincre qu’elle n’est pas là ou qu’elle n’a pas d’importance.
2. Il se peut que nous soyons très doués pour repérer les défauts, même infimes, chez autrui. Ou bien, nous pensons simplement être doués pour repérer les défauts chez autrui, qu’ils existent réellement ou non.
3. Il se peut que nous ne nous rendions absolument pas compte que nous nous concentrons sur de minuscules défauts que nous percevons chez autrui, tout en restant aveugles (peut-être délibérément) à nos propres défauts, bien plus importants.
4. Si nous voulons aider les autres dans un domaine donné, nous devons montrer l’exemple dans notre propre vie.
Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 971, et le « Believer’s Bible Commentary », p. 1391.
Q : Dans Luc 6, 41-42, sous quelles formes trouve-t-on aujourd’hui de faux experts ?
R : Sur le plan politique, religieux et scientifique. Par ailleurs, un véritable expert dans un domaine s’exprime en tant qu’expert dans un autre domaine pour lequel il ou elle n’a que peu de compétences.
Q : Dans Luc 6, 43-45, quelle est la signification de l’arbre et du trésor ?
R : Un arbre ne choisit pas le type de fruit qu’il porte. Le type de fruit est déterminé par la nature de l’arbre. Bien que nous ayons une certaine marge de manœuvre sur ce que les autres voient, nous n’avons pas autant de contrôle immédiat sur le fruit que notre vie révèle que nous aimons à le croire. La plupart du temps, ce qui transparaît est ce qui jaillit naturellement de notre cœur.
Si une personne utilise un langage grossier et dit : « Désolé, ça m’a échappé », alors pourquoi cela se trouvait-il dans son cœur au départ ? Le problème réside-t-il vraiment dans le fait que cela se trouvait là et que cela s’est échappé, ou bien le problème est-il que cela s’y trouvait dès le départ ?
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1391, et le « Tony Evans Bible Commentary », p. 972.
Q : Dans Luc 6, 43, étant donné qu’un bon arbre ne produit pas de mauvais fruits et vice versa, les personnes mondaines mais intègres iront-elles au ciel ?
R : Toutes les personnes parfaitement morales et intègres iront au ciel, mais cela n’a aucune importance, car aucun être humain, à l’exception de Jésus-Christ, n’a satisfait aux critères de Dieu en matière d’intégrité morale.
De même, un enfant qui hait ses parents et refuse de les honorer n’est pas un enfant obéissant, quelles que soient les autres actions qu’il s’abstienne de commettre.
Q : Dans Luc 6, 46-49, que signifie la parabole des deux maisons ?
R : On peut considérer cette parabole sous deux angles.
Les constructeurs : un constructeur a bâti une maison, censée durer longtemps, sur des fondations qui ne tiendraient pas. Ainsi, l’ensemble ne tiendrait pas plus longtemps que les fondations. La vie est souvent ainsi. Lorsque vous construisez quelque chose qui devrait être permanent sur une base instable comme du sable, ne soyez pas surpris que des structures d’apparence solide puissent s’effondrer si rapidement.
Les maisons : Au départ, les deux maisons pouvaient sembler tout aussi solides l’une que l’autre. Une maison construite pour durer est bâtie différemment d’une maison qui n’est pas conçue pour résister. Dieu nous a créés pour que nous vivions éternellement, et nous devrions construire notre vie en conséquence.
Idée principale : En combinant ces deux perspectives, le message principal de Jésus est que bâtir sur l’obéissance à Jésus est durable, et que tout le reste revient à bâtir sur le sable. S’il est vrai que le premier constructeur était plus sage et a mieux construit que le second, ce n’est pas là le point soulevé par Jésus. Jésus a dit que le premier constructeur a entendu ses paroles et les met en pratique. C’est pourquoi le premier constructeur a bâti une meilleure maison.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1392.
Q : Dans Luc 7, 1-9, en quoi le centurion et son serviteur revêtaient-ils une importance particulière ?
R : L’Évangile n’était pas destiné uniquement aux Juifs, mais à tous les peuples, y compris ce centurion non juif mais craignant Dieu. Un centurion était un sous-officier chargé de commander une centaine d’hommes. L’armée romaine ne s’est installée en Galilée qu’en 44 apr. J.-C. ; ce centurion relevait donc probablement d’Hérode Antipas. Luc donne un peu plus de détails que Matthieu, ce qui reflète l’importance accrue que Luc accorde à l’Évangile destiné également aux païens. Luc 7, 10 laisse entendre que les Juifs devraient respecter les païens craignant Dieu, comme l’ont fait ces Juifs. En réalité, il avait même plus de foi que les autres habitants d’Israël. Le centurion doutait probablement que Jésus accède à sa demande ; c’est pourquoi il a demandé aux anciens de la ville d’intercéder également en sa faveur. Les anciens se sont peut-être retrouvés dans une situation très délicate. Même s’ils ne croyaient pas eux-mêmes en Jésus, par respect pour le centurion qui faisait don de toute cette somme, ils devaient tout de même se rendre auprès de Jésus pour intercéder en faveur du centurion.
Si Jésus et les anciens juifs respectaient ce païen, les autres Juifs devaient suivre leur exemple. Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1392 ; « The Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 897 ; « The Expositor’s Greek New Testament », vol. 1, p. 510 ; « The Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 221-222 ; et « The Evangelical Commentary on the Bible », p. 815.
Q : Dans Luc 7, 6-9, qu’y avait-il de particulièrement louable dans la foi du centurion ?
R : Il y avait en réalité au moins deux aspects. Premièrement, le centurion comprenait que la Parole de Jésus détenait toute l’autorité nécessaire, que Jésus se tienne physiquement devant le serviteur ou non. S’il y a bien une chose que le centurion comprenait mieux que la plupart des gens, c’était la notion d’autorité. Deuxièmement, en tant que commandant militaire d’une armée d’ , il fait preuve d’une grande humilité dans Luc 7, 5-7. Il reconnaissait que le peuple soumis avait des scrupules à le considérer comme trop impur pour même entrer dans sa maison, et le centurion acceptait de se soumettre volontairement à ces restrictions. Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1393, et « The Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 897, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 7, 11, en quoi le fait que Jésus accomplisse ce miracle dans la petite ville de Naïn est-il significatif ?
R : Naïn se trouvait à quelques miles seulement de Nazareth, de l’autre côté d’une colline. Naïn était très proche de Shunem, où Élisée avait ressuscité le fils de la femme de Shunem. Les habitants du village savaient tous cela, et savaient que le Dieu qui avait ressuscité le fils de la femme de Shunem était le même Dieu qui avait ressuscité le fils de cette veuve. Pour plus d’informations, consultez « The Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 899.
Q : Dans Luc 7, 11-17, comment les Juifs observaient-ils le deuil dans l’Antiquité ?
R : Dans la culture juive de l’époque, on observait un deuil de trente jours. On engageait parfois des pleureuses professionnelles, chargées de veiller à ce que le défunt soit pleuré comme il se doit. Le deuil était une pratique importante et très publique. Lorsque Jésus a ressuscité le fils de la veuve, les pleureuses se sont bien sûr retrouvées sans emploi. Il est intéressant de noter que Luc 7, 11 et 17 indiquent que Jésus a accompli ce miracle à Naïn, et que sa renommée s’est répandue à la fois dans toute la région environnante et jusqu’en Judée.
Q : Dans Luc 7, 21-23, pourquoi Jean semblait-il pousser Jésus à en faire davantage ?
R : Jean avait peut-être déjà entendu parler de la puissance de Jésus, mais il était surpris que Jésus ne l’utilise toujours pas avec l’autorité que les gens attendaient du Messie. Peut-être Jean encourageait-il Jésus à affirmer son autorité, et Jésus savait qu’il ne devait pas le faire. Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1392, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 7, 30, comment les pharisiens, ou n’importe qui d’autre d’ailleurs, auraient-ils pu accomplir le dessein de Dieu, puisque nous sommes pécheurs et imparfaits ?
R : Cela ne signifie pas qu’ils devaient être parfaits et sans péché. La question est plutôt de savoir s’ils plaisaient globalement à Dieu. Par exemple, David a servi le dessein de Dieu au sein de sa propre génération, comme le mentionne Actes 13, 36.
Q : Dans Luc 7, 30, puisque la grâce de Dieu est irrésistible, comment les pharisiens ont-ils pu rejeter le dessein de Dieu à leur égard ?
R : Luc 17, 31-33 peut aider à expliquer cela. La femme de Lot a été sauvée de la destruction de Sodome grâce à l’intervention des anges. Cependant, elle a choisi de rester et de se retourner alors qu’on lui avait dit de continuer à avancer, et elle a donc péri malgré tout. De même, il s’agit là d’un avertissement solennel : Dieu peut délivrer les gens du péril et agir dans leur vie. Pourtant, ils peuvent tout de même périr en raison de leurs propres choix.
Une expression couramment utilisée par certains calvinistes est « il n’y a pas de causes perdues ». Cette expression traduit efficacement de nombreux éléments clés de leur point de vue. Puisque la Bible enseigne que Dieu est tout-puissant, omniscient, souverain sur toute chose, et que chacun de ses plans aboutit, il est facile d’en conclure logiquement qu’il n’y a pas de « causes perdues » auprès de Dieu.
Tout comme l’expression « une fois sauvé, toujours sauvé » est une vérité, mais pas une vérité équilibrée, « il n’y a pas de causes perdues » est une vérité, mais ce n’est pas non plus une vérité équilibrée. Voici plusieurs exemples tirés de la Bible qui pourraient poser problème à quelqu’un ayant une vision déséquilibrée de l’absence de causes perdues.
1. Les anges ont aidé à sauver la femme de Lot de la mort. Pourtant, elle est morte juste après.
2. De même, tous les Israélites lors de l’Exode ont été épargnés de la colère du pharaon, ainsi que de la colère de Dieu grâce à la Pâque. Pourtant, le fait qu’ils soient morts malgré tout, sous la colère de Dieu dans le désert, constitue pour nous un exemple, comme le dit Paul dans 1 Corinthiens 10, 1-10.
3. Les pharisiens ont rejeté le dessein de Dieu à leur égard dans Luc 7, 30.
4. Dans la parabole du semeur, une partie de ce qui avait été semé dans le cœur d’une personne a été perdue, comme le rapporte Matthieu 13, 19.
5. Dans la parabole de Jésus sur le banquet, en Luc 14, 23, Dieu invite sincèrement des convives qui refusent de venir.
6. Pour les croyants, Paul nous met en garde contre le fait de recevoir la grâce de Dieu « en vain » dans 2 Corinthiens 6, 1. Paul n’a pas lancé cet avertissement pour que nous le balayions d’un revers de main en disant : « Cela ne peut jamais m’arriver ». Paul était sérieux dans son avertissement, et il souhaitait que nous le prenions au sérieux.
7. L’Esprit de Dieu était si véritablement présent dans la vie du roi Saül que celui-ci devint comme une autre personne, en 1 Samuel 10, 5-7, 9-11. Il s’agit là d’une expérience de nouvelle naissance aussi spectaculaire que possible dans l’Ancien Testament. Pourtant, l’Esprit du Seigneur s’est retiré de Saül en 1 Samuel 16, 14.
8. À l’époque de Noé, lors de l’Exode et à de nombreuses autres occasions, il est dit que Dieu « s’est repenti » d’avoir fait quelque chose. Cela ne signifie pas que Dieu regrettait d’avoir agi ainsi, mais plutôt qu’Il en était attristé. On pourrait dire qu’aucune de ces situations n’était réellement une « cause perdue », car Dieu a renversé le cours des événements et celles-ci ont elles aussi contribué à l’accomplissement de Son plan (Éphésiens 1, 11 ; Romains 8:28 ; Proverbes 16:4). Pourtant, affirmer que Dieu « a renversé la situation » est incompatible avec la vision d’un Dieu impassible qui fait en sorte que chaque créature obéisse toujours pleinement à Sa volonté (bien que secrète).
9. Des péchés terribles ont été commis au nom de la religion, péchés qui « n’étaient pas venus à l’esprit de Dieu » (Jérémie 7, 31 ; 19, 5 ; 32, 35). Cela ne signifie pas que Dieu n’était pas omniscient. Au contraire, Dieu ne voulait pas qu’ils pensent un seul instant que cela correspondait à un désir de Dieu ou faisait partie de sa volonté.
10. Il arrive parfois que se produisent des événements que Dieu n’a expressément pas souhaités, tels que la mort des méchants dans Ézéchiel 18, 23 et 32, et des choses véritablement abominables dans Ézéchiel 8, 6.
11. Dieu tend les mains pour que les hommes viennent à lui, et certains ne viennent pas (Romains 10, 21 ; Ésaïe 65, 2 ; Matthieu 23, 37). Dieu invite les hommes à son festin, et certains des invités refusent (Matthieu 22, 3-8).
12. Certaines choses brisent le cœur de Dieu (Jérémie 4, 19-22 ; 9, 1 ; Luc 19, 41-44 ; Matthieu 23, 37-39). Que vous considériez ou non qu’il s’agit là de « causes perdues », ce sont assurément des « causes qui brisent le cœur ». J’ai lu qu’au moins un extrémiste enseignait que Dieu prenait plaisir à créer certaines personnes dans le seul but de les envoyer en enfer et de les tourmenter éternellement. Cependant, tant les non-calvinistes que de nombreux calvinistes s’accordent à dire que ce n’est pas ce qu’enseigne la Bible. Plus précisément, 2 Pierre 3:9 et Ézéchiel 18:23, 32 affirment que c’est faux.
La vérité équilibrée : « il n’y a pas de causes perdues » fait partie d’une vérité biblique. Tous devraient pouvoir s’accorder sur le fait que Dieu n’a pas de surprises, et que personne dont Dieu, l’Omniscient, savait qu’il irait au Ciel, ne manquera d’y parvenir. Cependant, l’expression « aucune cause perdue » devient une erreur lorsqu’elle est interprétée comme « aucune cause déchirante » ; elle fait croire que Dieu prend plaisir au mal et au péché, ou nous enseigne que la prière n’a d’importance que comme un réconfort apaisant destiné à changer le cœur de la personne qui prie.
Conclusion : le mal a des causes. Puisque tous s’accordent à dire que Dieu n’est ni l’auteur ni la cause directe du mal, il existe des causes qui ne proviennent pas directement de Dieu. Ces causes sont, en fin de compte, des causes perdues. Dieu n’a pas de causes perdues dans le sens où tout concourt à la réalisation de Son plan. Pourtant, Dieu a des causes perdues dans le sens déchirant d’un Dieu tout-puissant et autosuffisant tendant les mains à des personnes qui ne viennent pas, et choisissant de les laisser demeurer dans l’égarement qu’elles ont elles-mêmes choisi.
Q : Dans Luc 7, 31-35, pourquoi Jésus compare-t-il cette génération à des enfants capricieux ?
R : Beaucoup ont rejeté Jean à cause de son mode de vie austère, et ces mêmes personnes ont rejeté Jésus parce qu’il ne menait pas une vie austère. Le problème ne résidait pas dans le mode de vie de Jean ou de Jésus, mais dans le fait qu’ils cherchaient simplement des excuses pour ne pas avoir à leur prêter attention. Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 973, le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 223, et le « Believer’s Bible Commentary », p. 1394.
Q : Dans Luc 7:36, pourquoi Jésus aurait-il accepté de manger avec un pharisien ?
R : Pourquoi pas ? Il serait étrange que Jésus accepte de manger avec des publicains et des pécheurs, mais pas avec d’autres, tels que les pharisiens. Jésus n’a pas rejeté les pharisiens qui venaient à lui, ce sont eux qui l’ont rejeté. Ils l’ont rejeté parce qu’il refusait de reconnaître leur autorité sur lui. Voir The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 515 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 7,36, dans quelle mesure devrions-nous assister à des fêtes et autres événements organisés par des personnes pécheresses ?
R : Nous ne devrions pas nous rendre à des événements où nous serions tentés de commettre des péchés, ou où nous pourrions donner l’impression d’approuver les actes pécheresses qui y sont commis. Ainsi, par exemple, si quelqu’un organise une fête où il annonce que des drogues illégales seront consommées, vous ne devriez pas y aller, même si vous n’avez pas l’intention d’en consommer vous-même. Si un groupe de personnes souhaite se rendre dans un club de strip-tease, ou même si votre patron vous oblige à vous y rendre, peut-être pour des clients, c’est à ce moment-là que vous devez décider, aux yeux du monde entier, si vous aimez votre travail plus que Dieu ou non. Reportez-vous au « Believer’s Bible Commentary », p. 1395-1396, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 7:38, mangeaient-ils allongés sur le ventre ?
R : Oui, ce qui explique pourquoi la femme se tenait derrière Jésus pour lui laver les pieds. Ils avaient peut-être appris cette coutume lorsqu’ils étaient sous la domination des Perses, des Grecs et des Romains, qui mangeaient également de cette manière. Parfois, les invités disposaient d’une cuvette d’eau pour se laver eux-mêmes les pieds, ou d’un serviteur pour le faire, mais apparemment, Simon n’en avait pas. Voir The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 516, et The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 223 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 7, 39, pourquoi Simon le pharisien a-t-il conclu que Jésus n’était pas un prophète ?
R : Si Jésus ne pouvait pas voir ce qui était évident, à savoir qu’il ne devait pas se laisser toucher par une femme qui était manifestement une pécheresse, alors Simon pensait pouvoir exclure que Jésus fût un prophète. Simon, un prénom juif courant, semblait plus dégoûté par Jésus que par la femme. Voir le « Tony Evans Bible Commentary », p. 973, et le « New International Bible Commentary », p. 1199, pour plus d’informations.
Q : Luc 7, 47 laisse-t-il entendre qu’une personne obtient le pardon par elle-même ?
R : Non, ce verset met en évidence une relation, et non nécessairement une cause. La femme à qui l’on avait beaucoup pardonné aimait beaucoup, ce qui était le résultat du pardon qui lui avait été accordé. Rien n’implique que le fait qu’elle aimât beaucoup ait entraîné le pardon de sa dette financière. Son amour était une conséquence de son pardon, et non la cause de ce pardon . Voir *Bible Difficulties & Seeming Contradictions*, p. 22, et *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 897, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 7, 47, Simon a-t-il été peu pardonné parce qu’il y avait moins à pardonner, ou y avait-il encore beaucoup qui n’avait pas été pardonné ?
R : Simon pensait probablement la première chose, mais Jésus savait qu’il n’en était rien. Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
Du point de vue de Simon, celui-ci pensait probablement qu’il était quelqu’un d’assez bien et qu’il n’avait que peu de choses à se faire pardonner.
Du point de vue de Dieu, il y a beaucoup à pardonner en chacun de nous.
Jésus disait que Simon ne s’était pas montré reconnaissant, non pas parce qu’il n’y avait pas grand-chose à pardonner, mais parce que Simon ne voyait pas grand-chose à pardonner.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1395, et le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 224.
Q : Dans Luc 7, 47, les péchés de la femme ont-ils été pardonnés parce qu’elle aimait beaucoup, ou sommes-nous sauvés par la foi, comme le disent Luc 7, 50 et Éphésiens 2, 8 ?
R : Ces deux éléments vont de pair. Deux points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Selon F.F. Bruce dans *Hard Sayings of the Bible*, p. 461-463, le mot grec utilisé dans Luc 7, 47, *hoti*, peut signifier « à cause de » ou « en raison de ».
2. Quoi qu’il en soit, même si c’est Dieu et non nous qui nous sauvons, notre amour ainsi que notre foi jouent un rôle dans la réception de ce salut. Jésus a dit : « Ta foi t’a sauvée » dans Luc 7, 50.
Pour plus d’informations, consultez le *Commentaire évangélique de la Bible*, p. 816.
Q : Dans Luc 7, 47-50, comment la foi de cette femme l’a-t-elle sauvée ?
R : Jésus ne disait pas qu’une foi allant à l’encontre de la volonté de Dieu puisse d’une manière ou d’une autre l’emporter sur Dieu. Au contraire, sa foi a joué un rôle dans son salut. En effet, la foi est une raison (bien qu’elle ne soit pas la raison ultime) pour laquelle une personne est sauvée, comme le montre Hébreux 4, 2.
L’Église catholique enseigne que la foi et les œuvres jouent un rôle similaire dans le salut, en ce sens que toutes deux nous rendent en quelque sorte plus dignes du salut. De nombreux luthériens et calvinistes (tels que Loraine Boettner) enseignent également que non seulement la foi et les œuvres ne nous confèrent aucun mérite, mais qu’elles jouent le même rôle dans le salut : aucune n’intervient dans notre salut, mais toutes deux sont le résultat de ce salut.
Le fait est que la foi n’est pas une œuvre, et qu’elle joue un rôle différent de celui des œuvres ; sinon, Paul n’aurait jamais écrit Éphésiens 2, 8-9. Si nous étions sauvés par les œuvres, alors le mérite d’une partie de nos œuvres entrerait en ligne de compte dans le salut. Bien qu’une foi plus grande soit le résultat du salut, cela ne contredit pas l’enseignement de Paul selon lequel c’est par la foi que nous sommes sauvés. Puisque Paul affirme que nous sommes sauvés par une foi qui est l’ , et non par les œuvres, il souligne non seulement que la foi n’est pas une œuvre, mais aussi qu’il n’y a aucun « mérite » à reconnaître par la foi qui est le Christ et à nous en remettre à la miséricorde de Dieu.
Luc 7, 50 et Hébreux 4, 2 comptent parmi les versets montrant que la foi a un rôle, bien qu’elle ne nous confère aucun mérite. Dieu a gracieusement permis que notre foi joue un rôle dans notre venue à Christ. De plus, Paul a établi une distinction très nette entre les œuvres qui ne sauvent pas et la foi, par laquelle nous sommes sauvés.
Pour les calvinistes et les luthériens, ainsi que pour tous les chrétiens en général, un ouvrage recommandé est celui d’un calviniste : R.C. Sproul. Son livre, *Faith Alone* (La foi seule), explique de manière excellente, d’un point de vue biblique, la différence entre les œuvres et le fait d’être sauvé par la grâce par la foi. Il semblerait incohérent qu’un calviniste accepte le livre de R.C. Sproul s’il ou elle considérait que la foi n’était qu’une œuvre parmi d’autres.
Q : Dans Luc 7, 50, comment une personne peut-elle « partir en paix » après avoir pris conscience d’avoir commis de grands péchés ?
R : Il s’agit d’une paix qu’aucun psychiatre ne peut vous apporter. C’est la paix qui vient de savoir que vous êtes véritablement et sincèrement pardonné par Dieu. Ce n’est pas un déni de ce que vous avez fait, ni un déni de la gravité de vos actes, mais la prise de conscience que Dieu est plus grand que cela. Une personne devra peut-être encore vivre sur terre avec les conséquences de ses actes, mais Dieu peut transformer même la discipline et les conséquences en bénédictions futures. Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1395.
Q : Dans Luc 8:2, les femmes possédées par des esprits mauvais souffraient-elles simplement d’un trouble psychologique ?
R : Si vous croyez en la Bible, vous ne pouvez pas considérer que les démons ne soient qu’un problème psychologique, pour les raisons suivantes :
Les démons sont extérieurs : ils peuvent entrer dans une personne, en sortir, puis aller entrer dans des porcs, par exemple.
Les démons ont une personnalité : ils peuvent penser et agir indépendamment de la volonté d’un être humain.
Q : Dans Luc 8, 3-4 et Jean 2, 1-11, Jésus a-t-il épousé une ou plusieurs des femmes qui accompagnaient les disciples, comme le croient les mormons polygames et certaines autres sectes ?
R : Non. Tout d’abord, voici les femmes dont nous savons qu’elles accompagnaient Jésus et les disciples. Selon Luc 8, 3-4, les femmes qui voyageaient avec Jésus étaient Marie-Madeleine, Jeanne, épouse de Chuza, Susanne et d’autres. D’autres passages mentionnent Salomé (Marc 15, 40), Marie, mère de Jacques (Marc 15, 40 ; Luc 24, 10), et Marthe, la sœur de Marie. À titre d’information complémentaire, Jeanne, l’épouse de Chuza, mentionnée en Luc 8, 3 ( ), est la première personne citée en lien avec une famille royale. Notez qu’elle était déjà mariée.
Jean 2:2 indique que Jésus avait été invité à ce mariage. Un marié n’est jamais invité à son propre mariage.
Rien ne permet d’affirmer que Jésus se soit jamais marié, qu’il ait eu des enfants, ou que des enfants soient nés sans nature pécheresse. Si aucun verset ne dit explicitement que Jésus ne s’est jamais marié, aucun ne dit non plus qu’il ne s’est jamais envolé vers Mars. Un argument par silence ne prouve pas plus l’une de ces affirmations que l’autre.
Voici tous les autres passages antérieurs à la résurrection concernant les femmes :
Jeanne et Salomé ne sont mentionnées nulle part ailleurs.
Marthe (avec Marie) n’est mentionnée que dans trois passages antérieurs à la résurrection : un souper (Luc 10, 38-41), la guérison de leur frère Lazare (Jean 11, 1-45) et un deuxième souper avec Lazare (Jean 12, 1-8).
Comme il n’y a aucune autre mention, on ne pourrait guère trouver d’argument plus solide pour affirmer que Jésus a épousé Marie plutôt que sa sœur Marthe. Cependant, Jésus obéissait à la loi mosaïque, et le mariage d’un homme avec deux sœurs, alors que celles-ci étaient toutes deux en vie, était interdit dans Lévitique 18:18. Les mormons qui enseignent cela ne se rendent probablement pas compte qu’ils enseignent que Jésus aurait enfreint ici les lois matrimoniales de l’Ancien Testament.
Voir *When Cultists Ask*, p. 163, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 8, 9-10, ce « mysterion » pourrait-il s’apparenter aux religions à mystères grecques ?
R : Certains érudits libéraux l’ont pensé. Mais le mot hébreu équivalent à « mystère » était également présent dans la littérature hébraïque extra-biblique ; il n’y a donc aucun lien avec des religions grecques plus lointaines. Voir *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 906, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 8, 16-17, quel est l’intérêt de ne pas cacher une bougie allumée sous un récipient ?
R : Le but d’une bougie allumée est de briller ; la placer sous un panier ou un lit serait ridicule. De même, le but d’un chrétien est de glorifier Dieu, et cacher son témoignage ainsi que ne pas glorifier Dieu est tout aussi étrange. Les boisseaux servaient à contenir les céréales et les marchandises qui étaient achetées et vendues. Le lit était un lieu de confort, ou, pour certains, de paresse. Certains chrétiens d’aujourd’hui cachent leur témoignage pour des raisons professionnelles, par souci de confort ou par complaisance. Voir le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1398, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 8:18, pourquoi les gens devraient-ils prêter attention à ce qu’ils entendent ?
R : Dieu n’a aucune obligation d’offrir à quiconque des occasions illimitées d’entendre l’Évangile. Ne considérez pas comme acquise l’occasion de découvrir la vérité, que ce soit pour vous-même ou pour quelqu’un d’autre.
De plus, Dieu juge les hommes en fonction de ce qu’ils ont eu l’occasion de connaître, comme le montrent Romains 4, 15 et 5, 12. 2 Pierre 2, 20-22 indique qu’il aurait mieux valu pour certaines personnes ne pas avoir connu la voie de la vérité, plutôt que de la connaître et de lui tourner le dos.
Q : Dans Luc 8, 19-21, Jésus rendait-il ici honneur à sa mère ?
R : Jésus honorait ses parents, mais il est allé à l’encontre de ce qu’il savait être les souhaits de sa mère dans ce passage. Nous devons obéir à nos parents, mais lorsque leurs souhaits vont à l’encontre de ce que nous savons être la volonté de Dieu, nous devons obéir à Dieu en premier lieu. Il est difficile pour un jeune enfant de savoir ce que Dieu veut, surtout si ses parents affirment le contraire. Cependant, Jésus était ici un adulte.
Q : Dans Luc 8, 19-21, pourquoi Joseph, le père de Jésus, n’était-il pas présent ?
R : Les Écritures ne le précisent pas. Cependant, la tradition de l’Église indique que Joseph est mort avant que Jésus n’atteigne l’âge adulte.
Q : Dans Luc 8, 22, pourquoi les disciples n’auraient-ils pas dû avoir peur ?
R : D’une part, c’étaient des pêcheurs professionnels qui avaient sans aucun doute traversé ce lac à de nombreuses reprises. D’autre part, la tempête était si violente qu’ils craignaient de se noyer. Mais Jésus a dit : « Traversons vers l’autre rive. » Lorsque Jésus a déclaré qu’ils iraient de l’autre côté, tous les démons de l’enfer réunis n’auraient pas pu les empêcher d’y parvenir. Soit dit en passant, il s’agissait là d’une tentative très énergique pour empêcher Jésus d’atteindre l’autre rive. Cependant, la seule chose dont on nous rapporte que Jésus ait faite une fois arrivé de l’autre côté, c’est d’avoir guéri un possédé sous les yeux des habitants de la ville. On ne mentionne pas que des habitants aient suivi Jésus, mais malgré tout, Jésus leur a tout de même donné cette opportunité. Pour plus d’informations, consultez *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 226 ; *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 976-977 ; et *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 911-912.
Q : Dans Luc 8:23 et Matthieu 5:23-26, comment Jésus a-t-il pu dormir dans une barque au milieu d’une violente tempête ?
R : Soit Jésus dormait naturellement, car il était très fatigué, soit il a été plongé de manière surnaturelle dans un sommeil profond afin de mettre les disciples à l’épreuve. Il est très probable que Jésus dormait profondément parce qu’il était épuisé par toutes ces prédications.
Il existe trois types de sommeil naturel : le sommeil profond, le sommeil paradoxal (mouvements oculaires rapides) pendant lequel on rêve, et le sommeil léger. Chaque nuit, les gens passent par plusieurs cycles de ces trois types de sommeil. Jésus était peut-être en sommeil profond. Quoi qu’il en soit, Jésus, en tant qu’être humain, dormait lorsque la tempête s’est levée. Mais Jésus, en tant que Dieu, a apaisé la tempête d’un simple mot. Aujourd’hui, si une tempête démoniaque fait rage dans votre cœur, demandez à Jésus de prendre la parole, de la réprimander et de l’apaiser à son tour.
Dans des circonstances très différentes, Jonas dormait lui aussi dans un bateau au milieu d’une violente tempête.
Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1398, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 8, 25 et Matthieu 8, 26, pourquoi Jésus a-t-il demandé où était leur foi ?
R : C’était en quelque sorte un test pour les disciples ; ils ne l’ont pas réussi. Dans Luc 8, 22, Jésus avait dit aux disciples qu’ils allaient de l’autre côté. Jésus a été surpris par leur peur. Ils doutaient que
a) Dieu le Père protégerait Jésus des intempéries, et/ou
b) Jésus lui-même souhaitait les protéger, et/ou
c) Jésus était capable de les protéger.
Parfois, nos doutes d’aujourd’hui proviennent des mêmes raisons.
Q : Dans Luc 8, 37, pourquoi certaines personnes, aujourd’hui, souhaitent-elles que le Christ et son influence s’éloignent, même après en avoir constaté les effets ?
R : Jésus est trop « gênant » pour beaucoup de gens. Il perturbe leur sentiment de tranquillité, leur bien-être et leur autosuffisance. Ils se rendent compte que Jésus les appelle à changer de cap, dans une direction qu’ils ne pensent pas vouloir prendre.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1399.
Q : Dans Luc 8, 38, pourquoi Jésus a-t-il refusé la demande de cet homme qui souhaitait l’accompagner ?
R : C’était probablement parce que Jésus voulait que cet homme reste parmi ceux qui le connaissaient, afin de témoigner auprès d’eux.
Q : Dans Luc 8, 43-45, la femme a-t-elle bien agi en touchant le vêtement de Jésus ?
R : En réalité, les personnes considérées comme impures n’étaient pas censées toucher celles qui ne l’étaient pas. Elle avait dépensé tout son argent chez les médecins, en vain. Marc 5, 26 indique que les médecins n’avaient fait qu’aggraver son état, mais Luc, étant lui-même médecin, a peut-être préféré passer ce détail sous silence. Toutefois, compte tenu de la situation et du caractère désespéré de sa maladie, Jésus ne lui a adressé aucune parole de réprimande ; il ne lui a offert que la guérison et des éloges. Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1399-1400, le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 227, et l’« Evangelical Commentary on the Bible », p. 817.
Q : Dans Luc 9, 1-11, en quoi ce passage diffère-t-il de Matthieu 10, 1-15 et Marc 6, 8-9 ?
R : Matthieu précise que Jésus leur a dit de ne se rendre que chez les Juifs, tandis que Luc ne le précise pas. Ils ne devaient avoir ni sac, ni nourriture, ni argent, ni ni tunique de rechange. Dans ce passage, Jésus leur confère Sa puissance (dynamos/dynamin) et Son autorité (exousian) ; ils n’ont donc pas besoin d’autres choses.
Mais devaient-ils emporter un bâton (au singulier) ou ne pas emporter de bâtons (au pluriel) ? Si Jésus a peut-être simplement dit : « Emportez un seul bâton si vous en avez un, mais pas de bâton supplémentaire », une autre possibilité est une erreur de copiste.
Peut-être les copies de Marc dont nous disposons ont-elles substitué « seulement » à la place de « pas ». Bien que toutes les copies dont nous disposons indiquent « pas », en grec, la différence entre « seulement » et « pas » réside dans l’ajout du mot grec de deux lettres « ei ». L’ouvrage *Hard Sayings of the Bible*, p. 422-424, mentionne une erreur de copiste d’un autre type, où Matthieu, qui connaissait généralement très bien Marc, a suivi Luc sur ce point. En d’autres termes, « seulement/sauf un bâton » chez Marc devrait probablement être « pas un bâton », comme chez Matthieu et Luc.
Pour plus d’informations, consultez le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1 400, et le *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 918.
Q : Dans Luc 9, 1-11, pensez-vous que les douze apôtres disposaient tous de ce pouvoir et de cette autorité, y compris Judas Iscariote ?
R : Il est possible que Judas n’ait rien fait d’autre que de prétendre accomplir des miracles et chasser des démons. Cependant, il est probable, surtout s’ils partaient deux par deux, qu’il ait été vu et qu’il n’ait pas pu feindre. En d’autres termes, même Judas disposait réellement de ce pouvoir. Rappelez-vous que, à ce stade, les démons ne savaient pas encore que Judas allait se retourner contre eux.
Q : Dans Luc 9, 3-5, pourquoi devaient-ils simplement rester dans une seule maison dans une ville ?
R : Une raison secondaire est que cela leur éviterait de perdre du temps à demander aux gens de les héberger en passant d’une maison à l’autre. Une raison majeure serait d’éviter de susciter des ressentiments quant à savoir qui aurait l’honneur d’accueillir le disciple. Le principal avantage réside dans la simplicité, tant pour éviter d’éventuels ressentiments que pour des raisons logistiques.
Selon *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 918, le Grec Lucien a écrit *Le Départ de Pérégrin*, une satire sur un prédicateur cynique nommé Pérégrin qui se faisait passer pour un chrétien et vivait de l’hospitalité des chrétiens. L’ouvrage paléochrétien *La Didachè*, chapitres 11 et 12, met en garde contre les prophètes errants qui ne font que vivre aux dépens des autres. Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 400.
Q : Dans Luc 9, 5, y a-t-il aujourd’hui des situations où l’on devrait, au sens figuré, simplement secouer la poussière de ses pieds ?
R : Oui, même si, espérons-le, cela restera rare. Tout d’abord, notez que même face aux païens de la rive orientale de la mer de Galilée, qui avaient demandé à Jésus de quitter cet endroit, Jésus n’a pas secoué la poussière de ses pieds. Mais à ceux qui prétendaient suivre Dieu tout en rejetant ses apôtres et ses serviteurs, Jésus a dit de secouer la poussière de leurs pieds. Si une organisation ou une Église se dit chrétienne, mais rejette ou expulse ceux qui suivent Dieu, il est peut-être temps de secouer la poussière de vos pieds. Voir « The Tony Evans Bible Commentary », p. 979, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 9, 7, qu’est-ce qu’un tétrarque ?
R : Le mot grec « tetra » signifie « quatre », et le souverain de Galilée était appelé « tétrarque », car il régnait sur l’une des quatre régions de la Palestine. Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1401.
Q : Dans Luc 9, 7 et 9, s’agit-il du même Hérode qui régnait à la naissance de Jésus ?
R : Non. L’Hérode qui a fait massacrer les petits garçons de Bethléem s’appelait Hérode le Grand. Cet Hérode, appelé Hérode Antipas, était le fils cadet d’Hérode le Grand et de l’une de ses dix épouses, Malthace. Il ignorait très probablement qu’il s’agissait du même Jésus que son père avait tenté d’assassiner lorsqu’il était bébé. Voir le « Tony Evans Bible Commentary », p. 979, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 9, 7-9, lorsque Hérode le tétrarque s’est montré curieux au sujet de Jésus, pourquoi Jésus n’a-t-il pas tout laissé tomber pour se rendre auprès du souverain et lui expliquer ?
R : La réponse à la question de l’identité de Jésus était facile à découvrir ; il suffisait d’aller vers Jésus et de l’écouter. Il semble que la difficulté ne réside pas dans la divulgation de l’information sur l’identité de Jésus, mais plutôt dans le fait d’amener les gens à poser la question et à vouloir chercher la réponse. Jésus ne s’est pas précipité vers Hérode, celui-là même qui avait emprisonné et tué Jean. Si Hérode avait vraiment voulu savoir, il aurait pu venir l’écouter lui-même.
Q : Dans Luc 9, 14, pourquoi les gens devaient-ils s’asseoir par groupes de cinquante ?
R : Il s’agissait de personnes venues de loin pour écouter Jésus ; s’il n’avait s’agis que d’habitants de la région, ils seraient rentrés chez eux. Les Écritures ne précisent pas pourquoi ils devaient s’asseoir par groupes de cinquante, mais cela facilitait sans doute le décompte et la distribution des paniers. Cela rappelle le miracle rapporté en 2 Rois 4, 42-44, où Élisée a nourri cent hommes à partir d’un seul pot. Ces 5 000 personnes représentaient le monde perdu, affamé du pain de Dieu. Les disciples sont des chrétiens aux ressources limitées. Leurs ressources ont été multipliées au point qu’il en est resté douze paniers (kophinoi) de surplus, tels qu’on en utilise dans le commerce. Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 401, et le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 228-229.
Q : Dans Luc 9,20, quelle est la différence entre « Christ » et « Messie » ?
R : Le terme « Christ » en grec équivaut à « Messie » en hébreu. Il s’agit de l’Oint qui avait été promis dans l’Ancien Testament. Voir *1001 Bible Questions Answered*, p. 28-29, pour une réponse plus détaillée.
Q : Dans Luc 9, 20-21, Jésus a-t-il refusé d’être reconnu comme le Fils de Dieu, puisqu’il a demandé à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ de Dieu (Luc 9, 20-21) et que, dans Luc 4, 11, il a réprimandé les démons pour avoir dit qu’il était le Christ, le Fils de Dieu ?
R : Il est un peu difficile de répondre à cette question, car les deux références bibliques citées sont incorrectes ; je dois donc supposer à quels passages le questionneur faisait référence. Luc 9, 20-21 ne mentionne pas « Fils de Dieu », mais « Christ de Dieu ». Le Coran admet même que Jésus était le Messie (le Christ) ; les musulmans devraient donc eux aussi reconnaître que Jésus était le Christ de Dieu. Luc 4, 11 ne mentionne pas non plus le « Fils de Dieu ».
L’auteur de la question pensait peut-être à Matthieu 8, 29, où les démons ont demandé : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? », puis ont demandé à être envoyés dans les porcs. Jésus n’a pas dit de ne le dire à personne, mais Il leur a permis d’entrer dans les porcs. Cependant, les démons reconnaissaient simplement qu’ils savaient qui était réellement Jésus, espérant peut-être que les choses se passeraient plus facilement pour eux.
Dans Matthieu 16, 16-20, Jésus a demandé à ses disciples qui il était, et Pierre a répondu : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Mais même là, à ce moment-là, Jésus « a recommandé aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ [le Messie] ». Il n’est pas fait mention d’un avertissement donné aux disciples de ne pas dire qu’il était le Fils de Dieu.
Q : Dans Luc 9, 21 et Matthieu 16, 20, à ce moment-là, pourquoi les disciples ne devaient-ils dire à personne que Jésus était le Christ (le Messie) ?
R : À quoi cela aurait-il servi d’utiliser ce titre, alors qu’ils ne savaient pas ce que le Messie ferait, ou qu’on leur avait inculqué de fausses conceptions du Messie, le présentant comme un conquérant militaire ? Il valait mieux commencer par dissiper les idées fausses liées à un titre avant de revendiquer ce titre. Très vite, ils diraient ouvertement à tout le monde que Jésus était le Messie, mais il fallait d’abord que les gens voient qui était Jésus et les preuves de sa revendication.
Q : Dans Luc 9, 24-26, quels sont les deux obstacles courants à l’engagement chrétien, tant à l’époque qu’aujourd’hui ?
R : La soif d’argent et la crainte de la honte. On peut gagner plus d’argent en s’y consacrant corps et âme, sans laisser de temps à ce que Dieu attend de vous. On peut renoncer à accomplir ce que Dieu attend de vous par crainte du rejet ou de perdre le respect des autres. Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1403, et le « Tony Evans Bible Commentary », p. 979.
Q : Dans Luc 9, 27 et Matthieu 16, 28, comment certains n’ont-ils pas goûté à la mort avant d’avoir vu le royaume de Dieu ?
R : « Goûter à la mort » signifie faire l’expérience de la mort. Certains d’entre eux ne mourraient pas avant d’avoir vu le royaume de Dieu venir avec la résurrection de Jésus et la Pentecôte, cinquante jours plus tard.
Q : Dans Luc 9, 31, quelle est la différence entre prédire que Jésus pourrait être mis à mort et le fait que Jésus dise qu’il doit être mis à mort ?
R : Jésus ne dit pas qu’il pourrait être dangereux et qu’il y avait une chance qu’il soit tué. Il n’y avait aucun risque qu’il soit tué ; au contraire, il était absolument certain qu’il accomplirait sa destinée et serait tué. À titre d’aparté, le mot grec signifiant « départ » ou « décès » est le même que celui utilisé pour « Exode ». Jésus se dirigeait vers son « Exode », pour ainsi dire. Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1202, et le Believer’s Bible Commentary, p. 1404.
Q : Dans Luc 9, 36 et Matthieu 17, 9, pourquoi les disciples n’ont-ils parlé à personne de la Transfiguration à ce moment-là ?
R : Il y a au moins trois raisons.
1. Cela aurait pu susciter de la jalousie parmi les autres disciples.
2. Pour les Juifs qui ne croyaient pas en Jésus, ce miracle dont seuls trois disciples avaient été témoins n’aurait pas été cru.
3. Pour les croyants, cet événement allait bientôt être éclipsé par la résurrection.
Q : Dans Luc 9, 37-39 et Matthieu 17, 15-17, pourquoi les démons font-ils souvent du mal aux personnes qu’ils possèdent ?
R : Reportez-vous à l’analyse de Matthieu 17, 14-16 pour obtenir la réponse.
Q : Dans Luc 9, 45, pourquoi la signification des paroles de Jésus concernant sa trahison a-t-elle été cachée aux disciples ?
R : Il s’agissait probablement d’une expression familière signifiant qu’ils ne comprenaient pas. Cependant, la question fondamentale demeure : pourquoi n’ont-ils pas compris cela ? Si la raison aurait pu être que Dieu, ou Satan, les en empêchait de manière surnaturelle, la véritable explication est probablement bien plus simple. En général, les gens ne comprennent souvent pas ce qu’ils ne sont pas disposés à accepter. Comment quelqu’un qui avait fait l’objet d’une telle splendeur surnaturelle lors de la Transfiguration pouvait-il subir une mort aussi honteuse ? La mort de Jésus serait une défaite pour la cause, du moins le pensaient-ils. De toute évidence, Jésus ne laisserait pas Sa cause être vaincue. Les disciples n’avaient jamais entendu cela auparavant, ils ne souhaitaient pas l’entendre, et c’est donc probablement l’ s disciples eux-mêmes qui se sont empêchés de comprendre cela la première fois.
Jésus, le sachant, l’a dit ici, puis l’a répété plus tard afin de leur laisser le temps de l’assimiler. Ils s’opposaient à la souffrance de Jésus. Ils apprendraient plus tard que non seulement Jésus souffrirait, mais que ceux qui suivent Dieu souffriraient eux aussi pour l’Évangile.
Pour plus d’informations, consultez The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 231 ; The Expositor’s Greek Testament, vol. 1, p. 531 ; The Tony Evans Bible Commentary, p. 980 ; et le Believer’s Bible Commentary, p. 1405.
Q : Dans Luc 9, 46, pourquoi les disciples se sont-ils disputés pour savoir qui serait le plus grand ?
R : Notez le contexte dans lequel cela s’est produit. En Luc 9, 10, ils étaient revenus faire état de leur succès, ce qui leur était apparemment monté à la tête. Dans leur orgueil, ils ont placé Jésus en premier, mais se sont placés eux-mêmes en second. Philippiens 2, 3 et suivants indiquent que nous devons considérer les autres comme supérieurs à nous-mêmes.
De plus, comme l’a dit G. Campbell Morgan, « notre passion pour les statistiques est égocentrique, elle relève de la chair et non de l’Esprit ». 61,5 % des gens seraient d’accord. (une plaisanterie) (tiré du « Believer’s Bible Commentary », p. 1401.) Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1404 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 9, 49, comment quelqu’un d’autre pouvait-il chasser les démons ?
R : Il n’était pas nécessaire d’être l’un des douze disciples pour chasser les démons ; d’autres disciples pouvaient également le faire. Dieu peut accorder ce pouvoir à qui Il le souhaite.
Q : Dans Luc 9, 49, pourquoi les disciples voulaient-ils empêcher cet homme d’agir, et pourquoi Jésus voulait-Il qu’il continue ?
R : Ils ne comprenaient pas comment il pouvait croire et agir ainsi, alors qu’il leur était inconnu. Les Douze, tout comme les chrétiens de n’importe quelle Église aujourd’hui, ne devraient pas se considérer comme les représentants exclusifs de Dieu.
Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1203, le Believer’s Bible Commentary, p. 1406, et le Tony Evans Bible Commentary, p. 980.
Q : Dans Luc 9, 49, quels sont, de nos jours, des exemples de situations où quelqu’un pourrait être tenté de vouloir mettre un terme à un ministère, parce qu’il est différent ?
R : Les chrétiens peuvent malheureusement parfois se montrer sectaires ; c’est-à-dire qu’ils accordent plus d’importance à l’organisation et aux procédures qu’à l’œuvre elle-même. La question n’était pas celle de l’orthodoxie, mais celle de l’appartenance. S’ils sont pasteurs, ils peuvent se sentir mal à l’aise face à quelque chose qui est sous le contrôle de Dieu, mais pas sous le leur. Si cela ne provient pas de leur organisation, cela peut être considéré comme une menace ; mais ils doivent prendre conscience que ce n’est une menace que pour leur contrôle et leur organisation, qui n’ont en réalité aucune importance. On pourrait les accuser de « voler des brebis » ; mais les brebis n’ n’appartiennent pas au dirigeant ni à l’organisation, elles appartiennent au Grand Berger, Jésus-Christ. Vous risquez d’être déçu si vous pensez que les gens vous appartiennent ou appartiennent à votre organisation, alors qu’ils appartiennent en réalité à Dieu. Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 931 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 9, 51, Jésus s’était déjà rendu à Jérusalem auparavant ; en quoi cette fois-ci était-elle différente ?
R : Jésus savait qu’il devait s’y rendre avant la Pâque pour son « rendez-vous avec le destin ». Contrairement aux autres fois, Jésus savait qu’il ne reviendrait pas avant sa mort. C’était une solitude de porter ce secret. Il a même essayé de partager cette information avec ses disciples, mais ils ne l’ont tout simplement pas comprise. Voir The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 232 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 9,53, pourquoi les Samaritains n’ont-ils pas accueilli Jésus comme ils l’avaient fait auparavant ?
R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Même s’il s’agissait très probablement d’autres Samaritains, la question reste de savoir pourquoi ces Samaritains n’ont pas accueilli Jésus.
2. Ces Samaritains avaient peut-être déjà entendu parler de la prétention de Jésus d’être le Messie [juif], et ils l’avaient rejetée.
3. Étant donné que Jésus se rendait à Jérusalem pour des raisons religieuses et que les Samaritains estimaient que leur culte était supérieur à celui pratiqué à Jérusalem, le voyage de Jésus ne cadrait pas avec leur conception de ce qu’ils considéraient comme bon. Ils n’auraient pas considéré Jérusalem comme le lieu de culte approprié, mais plutôt le mont Garizim, en Samarie. Le fait que Jésus se rende à Jérusalem ne confirmait pas leur point de vue, mais plutôt celui qui s’y opposait ; c’est pourquoi ils lui ont délibérément tourné le dos.
La troisième raison est la plus probable.
Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1203, The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 933-934, et le Believer’s Bible Commentary, p. 1406.
Q : Dans Luc 9, 54-55, pourquoi les disciples voulaient-ils que les Samaritains soient mis à mort ?
R : Bien que les Écritures ne le précisent pas, nous pouvons le déduire du comportement d’autres personnages. Il arrive parfois qu’une personne soit tellement obnubilée par le pouvoir qu’elle en oublie toute compassion envers les gens.
On pourrait penser qu’après tout ce temps passé à apprendre les enseignements de Jésus, Jacques et Jean connaîtraient mieux le cœur de Jésus, mais ce n’était pas le cas. Les croyants peuvent savoir beaucoup de choses et être efficaces dans leur ministère, tout en ayant néanmoins d’effroyables angles morts. C’est pourquoi nous n’avons pas seulement besoin de la vérité de la Bible, mais nous avons besoin les uns des autres pour nous exhorter mutuellement lorsque nous ne suivons pas la vérité de la Bible.
Un jour, je me trouvais en compagnie de chrétiens du Moyen-Orient, et nous étions sortis pour parler du Christ à d’autres personnes de cette région. Nous avons rencontré un homme, originaire de Jordanie, qui avait été élevé dans la foi chrétienne depuis son enfance. Nous lui avons demandé de se joindre à nous pour témoigner auprès des musulmans, mais il s’est montré réticent. Après ce qu’il avait vu et entendu concernant le sort réservé aux chrétiens par les musulmans dans son pays d’origine, il ne souhaitait pas que les musulmans viennent à Jésus et aillent au ciel. Nous lui avons expliqué que s’il éprouvait de la haine, et non de l’amour, envers les autres, il devait alors examiner très attentivement s’il était réellement sauvé (1 Jean 3, 14-16 ; 4, 8). Heureusement, il a changé d’avis et a décidé de venir parler de Jésus aux musulmans.
Peut-être les disciples pensaient-ils à Élie faisant descendre le feu sur 102 hommes dans 2 Rois 1, 9-12. Cependant, la situation était très différente. Non seulement Jésus était venu pour manifester l’amour de Dieu et inaugurer une nouvelle ère, mais les Samaritains se contentaient de le rejeter, et ne cherchaient pas à l’arrêter comme ces 102 hommes avaient tenté de capturer Élie.
Q : Dans Luc 9, 54-55, pourquoi Jésus ne voulait-il pas que les Samaritains soient tués ?
R : Cela n’aurait en rien contribué à amener les gens vers Jésus pour qu’ils aillent au ciel. Jésus ne voulait pas que les gens soient immédiatement jugés pour ne pas l’avoir suivi et pour l’avoir rejeté, et nous devrions en être très reconnaissants. Dans Luc 9, 56, Jésus a dit qu’il n’était pas venu pour détruire la vie des gens, mais pour la sauver. Ce n’était pas seulement la mission de Jésus, mais aussi son cœur. Nous devrions, nous aussi, avoir le même cœur. Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 981.
Q : Dans Luc 9, 57-62, pourquoi Jésus a-t-il refusé que ces trois hommes le suivent directement ?
R : Bien que les Écritures ne le disent pas explicitement, les circonstances semblent ici très différentes de celles du possédé de Gérasa. Pour le possédé guéri, il n’y eut pas la moindre réprimande, et Jésus lui confia une autre mission — qui pouvait s’avérer efficace — : rester auprès des personnes qui l’avaient connu lorsqu’il était possédé par un esprit impur. Quant aux trois hommes, Jésus leur fit des reproches quant à leur manque d’engagement total, et il ne leur proposa aucune mission.
Ces trois hommes adhéraient à l’objectif, mais pas à l’engagement. Il ne s’agissait pas tant de ce qu’ils étaient prêts à abandonner ou non, mais plutôt de donner la priorité à Jésus. Dans les trois cas, leur réponse était « Oui, mais ». Ils regardaient en arrière au lieu de regarder vers l’avenir, comme Jésus l’a mentionné en Luc 9, 62. Ils avaient le désir d’aider, mais aucun sens de l’urgence. Être disciple implique un renoncement, un coût.
Si l’on ne considère que les sujets de la phrase, on obtient : « Seigneur… moi d’abord ». Accordons-nous la priorité aux tâches que seuls ceux d’entre nous qui sont spirituellement vivants peuvent accomplir, ou à celles que n’importe qui peut accomplir ? Les croyants peuvent être freinés dans leur ministère par un amour prioritaire pour le confort matériel, leur carrière, ou leur famille et leurs amis.
Pour plus d’informations, consultez The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 232-233 ; le New International Bible Commentary, p. 1204 ; le Believer’s Bible Commentary, p. 1407 ; et The Tony Evans Bible Commentary, p. 981.
Q : Dans Luc 9, 57-59, pourquoi Jésus a-t-il parlé de renards et d’oiseaux à quelqu’un qui souhaitait le suivre ?
R : Jésus voulait dire que Lui et Ses disciples n’avaient pas de lieu d’abri sûr, ni bon nombre des conforts que les gens tiennent pour acquis. Cet homme n’aurait pas non plus ces choses-là. Il ne fait aucun doute que cet homme souhaitait sincèrement suivre Jésus. Ce qui était en jeu, c’était son engagement à donner la priorité à Jésus.
Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1406-1407, indique : « Lorsque nous lisons que le Fils de l’Homme n’a nulle part où poser sa tête, nous sommes enclins à avoir pitié de Lui. Un commentateur remarque : “Il n’a pas besoin de votre pitié. Ayez plutôt pitié de vous-même si vous avez un foyer qui vous retient alors que le Christ veut que vous vous rendiez sur les hauteurs du monde.” »
Q : Dans Luc 9, 59-60, le Christ enseignait-il aux gens de ne pas honorer leurs parents, contrairement à ce que dit Exode 20, 12 ?
R : Non. Nous devons honorer nos parents, mais certaines choses ont la priorité sur la famille une fois que nos parents sont décédés. Il est plus important d’honorer nos parents tant qu’ils sont parmi nous sur terre, que de les déshonorer ici-bas pour ensuite honorer les enveloppes vides de leurs corps après leur départ.
Dans *Hard Sayings of the Bible* (p. 463-464), il est rapporté qu’un prédicateur écossais du XIXe siècle, John McNeill, trouvait ce verset tout à fait applicable à sa situation. Un jour, alors qu’il devait prêcher lors d’une série de réunions d’évangélisation en Angleterre, il apprit que son père était décédé et que les funérailles auraient lieu le même jour que l’une de ces réunions. Il raconta : « Car ce même Jésus se tenait à mes côtés et semblait me dire : “Écoute, je suis là avec toi. Va prêcher l’Évangile à ces gens. Préférez-vous enterrer les morts ou ressusciter les morts ?” » Et McNeill alla prêcher.
Si votre fils devait choisir entre prêcher l’Évangile à de nombreuses personnes et assister à vos funérailles, que préféreriez-vous ?
Pour plus d’informations, voir l’ouvrage de Haley intitulé « Alleged Discrepancies of the Bible », p. 287.
Q : Dans Luc 9, 59-60, pourquoi Jésus n’a-t-il pas laissé l’homme enterrer son père d’abord ?
R : Lorsque le fils a voulu enterrer son père d’abord, il n’est pas certain que le père fût déjà décédé. Il se peut plutôt qu’il ait attendu le décès de son père âgé avant de rejoindre Jésus. Il devait être présent aux funérailles de son père pour être sûr de toucher son héritage. Voir le « Tony Evans Bible Commentary », p. 980, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 9, 61-62, pourquoi cet homme ne pouvait-il pas dire au revoir à sa famille ?
R : Cet homme n’aurait même pas interpellé Jésus s’il s’était contenté de demander cinq minutes pour faire ses adieux. Il demandait plutôt à passer d’abord quelques jours avec sa famille, probablement comme le souhaitait la famille de Rebecca dans Genèse 24, 54-59. Élie a laissé Élisée faire ses adieux à sa famille dans 1 Rois 19, 19-21.
On peut établir un parallèle approximatif avec un entretien d’embauche aujourd’hui. Si votre première question, ainsi que bon nombre des questions suivantes, portent sur les congés et les arrêts maladie, le recruteur pourrait alors se demander dans quelle mesure ce poste vous intéresse réellement.
Lorsque Élie appela Élisée, celui-ci fit brièvement ses adieux à ses parents, comme le rapporte 1 Rois 19, 19-21, et cela suffisait. Il ne s’agissait donc pas tant d’un geste que d’une attitude. Pour nous, il ne s’agit pas seulement d’avoir Jésus dans notre cœur ; il s’agit de placer Jésus à la première place dans notre cœur.
Dans les coutumes funéraires juives, une personne était généralement enterrée le jour même de son décès. Il se peut donc que le père fût encore en vie mais sur le point de mourir, et que l’homme ait souhaité passer les derniers jours de son père à ses côtés. C’est le point de vue exposé dans l’ouvrage *Bible Difficulties & Seeming Contradictions*, p. 114-115.
Pour plus d’informations, veuillez consulter *Hard Sayings of the Bible*, p. 464-465, et le *Commentaire évangélique de la Bible*, p. 819.
Q : Dans Luc 10, 1, on peut lire : « Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et tous les lieux où lui-même devait se rendre ». La question est la suivante :
1- Pour quelle raison Jésus a-t-il envoyé ces 70 après avoir déjà envoyé les 12 (Luc 9, 1) ? Leur mission ou leur destination était-elle différente ? Le nombre 70 a-t-il une signification symbolique ou allégorique ? Ces 70 comprenaient-ils les 12 d’origine ?
2- Pourquoi les autres évangiles ne mentionnent-ils pas du tout cet épisode ? Ou s’agissait-il d’un récit allégorique qui ne s’est pas produit dans la réalité ?
R : Les soixante-dix n’étaient pas avec Jésus en permanence comme les douze, mais ils ont reçu son enseignement et ont été envoyés prêcher. Non, les douze ne faisaient pas partie des soixante-dix. Je suppose que Jésus aurait pu choisir un autre nombre, tel que 69 ou 71. Mais Jésus a délibérément choisi 70, un nombre rond qui est un multiple de 7. Le sept symbolise la perfection, ce qui constituerait également un parallèle avec les soixante-dix anciens qui servaient sous Moïse dans Nombres 11, 16-17.
Il ne faut pas considérer chaque passage comme purement allégorique tant que le contraire n’est pas démontré. Au contraire, chaque passage doit être pris au sens littéral, sauf si le contexte indique le contraire. Bien sûr, certains événements se sont réellement produits, mais ils ont également une signification symbolique.
Q : Dans Luc 10, 2, pourquoi Jésus a-t-il dit que les ouvriers étaient peu nombreux et qu’il fallait prier pour qu’il y en ait davantage ?
R : Bien sûr, il n’y avait que soixante-dix ouvriers à cette époque, mais ce n’était pas là l’essentiel.
Même plus tard, les ouvriers seraient peu nombreux. Il y a davantage de personnes qui deviennent chrétiennes que de personnes qui œuvrent activement pour Dieu. Ce n’est pas la volonté de Dieu, car Jésus dit ici de prier pour qu’il y ait davantage d’ouvriers.
Q : Dans Luc 10, 3, en quoi les soixante-dix disciples étaient-ils comme des agneaux parmi les loups ?
R : Les agneaux ne cherchent pas à se détruire ni à s’entre-tuer. Les loups, quant à eux, cherchent non seulement à tuer et à détruire, mais ils aiment aussi dévorer les agneaux. De plus, certaines personnes tirent même un plaisir pervers à détourner les justes de la justice.
On pourrait se demander pourquoi, même lorsque Jésus s’est rendu compte qu’Il les envoyait comme des agneaux parmi les loups, Il a choisi de les envoyer quand même. Au fur et à mesure que l’Église s’est développée par la suite, les messagers ont souvent été tués, mais le message était plus important que le messager, et les messagers l’avaient bien compris.
Q : Dans Luc 10, 4-12, pourquoi Jésus a-t-il dénoncé Corazin, Bethsaïda et Capharnaüm ?
R : Bien qu’il y eût certainement beaucoup d’autres villes méchantes, ces villes étaient « si proches et pourtant si lointaines ». Elles étaient si proches qu’elles pouvaient facilement entendre les paroles de Jésus, mais elles restaient sourdes à l’Évangile. Certaines personnes sont ainsi : on leur a donné tant d’enseignements et de bons exemples pour suivre le Christ, et pourtant elles ont quand même choisi de ne pas le suivre.
Soit dit en passant, Corazin n’est mentionnée nulle part ailleurs dans la Bible ni chez Josèphe. Mais ses ruines, situées à 1,5 miles au nord de Capharnaüm, sont encore visibles aujourd’hui. Nous ne savons pas avec certitude si Jésus s’est rendu en personne à Corazin ou non, mais quoi qu’il en soit, le fait d’accepter ou de rejeter les messagers de Jésus révèle leur attitude envers lui. Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1 204, et The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 938-939.
Q : Dans Luc 10, 8, pouvaient-ils, à cette époque, manger des aliments interdits par l’Ancien Testament ?
R : Non, ce verset ne va pas dans ce sens. Ils se rendaient dans des villes et des maisons juives, et on ne leur aurait pas proposé de porc, de chameau ni quoi que ce soit d’autre contraire à la loi mosaïque. Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 938 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 10, 12, en quoi le sort de Sodome et de Gomorrhe sera-t-il plus supportable que celui de certaines villes de Palestine ?
R : Luc 10, 12 et 2 Pierre 2, 21 montrent qu’il existe différents degrés de châtiment. Si Sodome et Gomorrhe ont rejeté les anges de front, elles n’ont pas entendu une présentation de l’Évangile aussi claire que les habitants des villes de Galilée qui ont entendu Jésus. Voir The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 233 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 10, 13, puisque Sodome et Gomorrhe se seraient repenties si Jésus était venu vers elles, et que Dieu ne souhaite pas que quiconque périsse (Ézéchiel 18, 23.32 et 2 Pierre 3, 9), pourquoi Dieu n’a-t-il pas envoyé quelqu’un vers elles ?
R : Dieu a bel et bien envoyé à la fois des hommes et des anges. Lot se trouvait là-bas, et 2 Pierre 2, 7 indique que Lot était affligé par la vie immorale des hommes sans loi. Dieu a également envoyé des anges, que les hommes de Sodome ont tenté de maltraiter.
Q : Dans Luc 10, 13-14, puisque Tyr et Sidon se seraient repenties si elles avaient vu les miracles, pourquoi Jésus n’a-t-il accompli aucun miracle dans cette région ?
R : Ce n’est pas que tous se seraient repentis, mais que certains, même à Tyr et à Sidon, se seraient repentis en voyant Jésus, tandis que beaucoup, dans les villes de Galilée, ne se seraient pas repentis. Jésus s’est en effet rendu dans la région de Tyr et de Sidon en Marc 3, 8, puis à nouveau en Marc 7, 24-31. Des gens sont venus de Tyr et de Sidon pour écouter Jésus, comme le rapporte Luc 6, 17.
Q : Dans Luc 10, 15, une ville entière peut-elle être envoyée en enfer ?
R : Les rues, les bâtiments et les autres objets ne sont pas envoyés en enfer. Lorsque tous les habitants d’une ville rejettent Jésus, alors les habitants de cette ville se retrouveront en masse en enfer.
Q : Dans Luc 10, 18, comment Satan est-il tombé du ciel à cette époque ?
R : Alors que cet aspect du ministère de Jésus se déroulait, il a vu prophétiquement Satan, l’accusateur, tomber du ciel, car bientôt les gens recevraient la parole du pardon de leurs péchés, et Satan n’aurait plus aucun motif d’accusation contre eux.
Pour plus d’informations, voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 465-466.
Q : Dans Luc 10, 19, comment les disciples de Jésus pouvaient-ils marcher sur des serpents et des scorpions ?
R : Jésus ne leur demandait pas ici d’agir de manière imprudente ni de mettre Dieu à l’épreuve. Au contraire, Dieu les protégerait des serpents et des scorpions, tout comme Paul fut protégé dans Actes 28, 3-5.
Q : Dans Luc 10, 21, quelle est la signification du fait de révéler ces vérités aux petits enfants et non aux savants et aux sages ?
R : Comme le montre 1 Corinthiens 1, 19-30, Dieu n’a pas rendu les savants et les sages plus aptes à aller au ciel en raison de leur savoir et de leur sagesse. Si le savoir rendait quelqu’un plus pieux et plus juste, qu’en serait-il alors des nazis de la Seconde Guerre mondiale ? Les Allemands comptaient parmi les peuples les plus instruits de la terre, et leurs technologies en matière d’aviation, d’ , de bombardiers en piqué, de missiles, de chars et de charbon étaient les meilleures au monde. Pourtant, ils ont commis un immense mal en tuant plus de six millions de Juifs.
L’Évangile est extraordinaire en ce qu’il est si profond que les sages peuvent l’étudier toute leur vie sans jamais cesser d’en apprendre davantage. Pourtant, les simples d’esprit peuvent eux aussi le comprendre facilement.
Q : Dans Luc 10, 22, de quelle manière le Père a-t-il remis toutes choses entre les mains de Jésus ?
R : D’au moins quatre manières :
La création : toutes choses ont été créées par le Père par l’intermédiaire de Jésus (Jean 1, 3 ; Colossiens 1, 16).
Soutien : Toutes choses sont maintenues par Jésus (Colossiens 1, 17).
Le jugement : le Père a confié le jugement des hommes à Jésus, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père (Jean 5, 22-23).
Le salut : Il n’y a sous le ciel aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvés (Actes 4, 12).
Q : Dans Luc 10, 24, en quoi les justes qui sont morts avant le Christ aspiraient-ils à voir ce que les disciples voyaient ?
R : Les prophéties messianiques de l’Ancien Testament montrent que le peuple attendait avec impatience de voir le Messie.
Q : Dans Luc 10, 25, en quoi la question du docteur de la loi « mettait-elle à l’épreuve » Jésus ?
R : Il vaudrait mieux traduire par « mettre Jésus à l’épreuve ». À l’instar de nombreux juristes d’aujourd’hui, ce juriste posait une question dont il pensait déjà connaître la réponse. Son but n’était pas vraiment d’apprendre la véritable réponse, mais de voir ce que Jésus dirait, et de vérifier si Jésus avait raison, du moins à ses yeux.
Q : Dans Luc 10, 25-37, comment devons-nous nous comporter en prochain ?
R : La parabole du bon Samaritain ne vise pas à nous dire qui d’autre devrait être notre prochain et nous venir en aide, mais plutôt à qui nous devrions nous comporter en bon voisin et apporter notre aide ; et la réponse est : tout le monde. Voici les qualités qui font de nous un bon voisin.
1) Un prochain ne cherche pas d’excuses. Quelles excuses utilisez-vous ?
2) Un prochain accepte volontiers les désagréments. Aider l’homme qui s’était fait voler a coûté au bon Samaritain du temps, puisqu’il a dû parcourir ce tronçon de route dangereux en plein jour. Aider les autres nous coûte du temps, de l’énergie, du sommeil et de l’argent. À quand remonte la dernière fois où vous avez accepté un désagrément pour quelqu’un d’autre ?
3) Un prochain cultive son propre caractère. Notre compassion doit être formée par la Parole de Dieu, et non par notre culture. À cette époque, la culture voulait qu’on n’aide pas les Samaritains. Aimez-vous Dieu et priez-vous ? Pour qui avez-vous été un prochain pour la dernière fois ? Avez-vous un « apprenti de la compassion », quelqu’un que vous formez à exprimer de la compassion ?
4) Faut-il qu’on vous le demande ? En réalité, l’homme blessé n’était pas en mesure de demander de l’aide.
Extrait d’un sermon prononcé le 7 novembre 2010 par Jeff Miller à la Trinity Bible Church.
Q : Dans Luc 10, 27, est-ce le docteur de la loi qui a dit cela en premier, ou Jésus ?
R : Comme nous ne disposons pas d’un compte rendu exhaustif de tout ce que Jésus a dit, et que les Évangiles ne suivent pas nécessairement un ordre chronologique, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude qui a été le premier à prononcer ces paroles. Même si le docteur de la loi l’a dit en premier, en se fondant sur sa bonne compréhension de la Bible, les paroles de Jésus restent néanmoins revêtues de l’autorité de Jésus.
Q : Dans Luc 10, 29, qui est notre prochain ?
R : Dans Luc 10, 36, Jésus a délibérément choisi de ne pas répondre à cette question. Au lieu de cela, il a raconté une parabole assez longue, afin que, lorsqu’il nous a renvoyé la question, tous ceux qui le souhaitaient puissent y répondre par eux-mêmes.
Q : Dans Luc 10, 30, que savons-nous de la route qui relie Jérusalem à Jéricho ?
R : Elle n’était pas longue, environ dix-sept miles, mais elle était très escarpée ; Jérusalem se trouvait à environ 2 500 pieds au-dessus du niveau de la mer, et Jéricho à 770 pieds en dessous du niveau de la mer. Des bandits tendaient souvent des embuscades sur cette route escarpée et sinueuse, bordée de collines et de rochers. On la surnommait notamment « la route du sang ». Il y avait certes un certain danger pendant la journée, mais il valait mieux ne pas s’y attarder et éviter à tout prix de l’emprunter de nuit. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 943, et l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 820.
Q : Dans Luc 10, 33-36, pourquoi le Samaritain a-t-il adopté cette attitude ?
R : Même si le Samaritain savait probablement que cet homme n’était pas samaritain, Luc 10, 33 indique que le Samaritain « eut pitié » de la victime. Un voyageur ordinaire n’aurait sans doute pas disposé de suffisamment de bandages pour panser toutes ses blessures ; il a donc probablement fabriqué des bandages en déchirant des lambeaux de ses propres vêtements. Pour désinfecter, il a utilisé l’huile et le vin qu’il avait avec lui.
Le « Believer’s Bible Commentary » (p. 1 410) et l’« Evangelical Commentary on the Bible » (p. 820) indiquent qu’il est possible que le Lévite et le prêtre aient pensé qu’il s’agissait d’un piège et qu’ils aient voulu éviter de se faire voler eux-mêmes. Mais soit le Samaritain n’a pas eu cette pensée, soit celle-ci a été balayée par le fait qu’un homme avait clairement besoin d’aide.
Nous devons être le Samaritain. Mais à un autre niveau, les Juifs sont passés à côté de la victime, et Jésus a été le Samaritain qui s’est arrêté pour lui venir en aide.
Pour plus d’informations, consultez *The Expositor’s Bible Commentary*, chapitre 8, p. 943, et *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 234.
Q : Dans Luc 10, 35, pensez-vous que ce Samaritain craignait de se faire arnaquer ? Aurait-il dû ?
R : Le Samaritain n’avait aucune « crainte » d’être surfacturé, même s’il était assez probable que cela arrive. Il voulait venir en aide à la victime, et si le fait d’aider les autres vous rendait plus vulnérable à l’arnaque, alors tant pis. Voir The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 544 pour plus d’informations.
Q : Luc 10, 36 dit-il en grec « était un prochain » (NIV) ou « est devenu un prochain » (NET Bible) ?
R : Voici d’abord ce que disent les différentes traductions, puis la réponse.
« était un prochain » (KJV, BSB, NKJV, NIV, NRSV)
« vous semble être un prochain » (Interlinéaire de Berry)
« il vous semble que vous êtes devenu un prochain » (Interlinéaire de Jay P. Green)
« est devenu un prochain » (NET Bible)
« s’est révélé être un prochain » (ESV, NASB 2020, traduction augmentée de Wuest)
L’Expositor’s Bible Commentary, chap. 8, p. 944, bien qu’il ne donne pas de traduction littérale, indique : « le Samaritain s’est fait un prochain »
La réponse est que les deux interprétations sont valables, ce qui met en évidence une difficulté de traduction.
C’est « était » parce que le pharisien a demandé « qui est mon prochain ? »
C’est également « est devenu » car les Samaritains ne vivaient pas dans les mêmes villes que les Juifs ; les Samaritains ne se considéraient pas comme des prochains ou des amis des Juifs, et les Juifs ne se considéraient pas comme des prochains ou des amis des Samaritains.
Une remarque intéressante figurant dans The Expositor’s Bible Commentary, chapitre 8, page 944, indique que l’animosité entre Juifs et Samaritains était telle que le pharisien ne pouvait même pas se résoudre à employer le mot « Samaritain » dans sa réponse à Jésus.
Q : Dans Luc 10, 36-37, comment Jésus a-t-il renversé la question posée par le docteur de la loi ?
R : Le docteur de la loi a demandé qui était son prochain, c’est-à-dire qui devait-il aider, et qui devait-il ignorer ? Pouvait-il ignorer un non-Juif, quelqu’un qu’il jugeait indigne, etc. Jésus aurait pu conclure en disant que la victime du crime était le prochain qui avait besoin d’aide, mais ce n’est pas ce qu’il a dit. Au contraire, Jésus a renversé la question et a demandé « qui était le prochain », non pas dans le sens de « qui avait besoin d’aide », mais plutôt « qui a apporté de l’aide ». Ne demandez donc pas « qui est votre prochain », mais plutôt « envers qui pouvez-vous être un prochain ? ». Voir *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 983, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 10, 38-42, arrive-t-il que des croyants se concentrent sur une chose alors qu’ils devraient se concentrer sur une autre ?
R : Ce n’était pas le moment de gloire de Marthe. Remarquez que Marthe n’est pas sortie de la cuisine pour demander à Marie de l’aider. Non, elle a quitté la cuisine en trombe, reprochant à Jésus que Marie ne l’aide pas. Malgré sa mauvaise attitude, envers son Seigneur qui plus est, Jésus lui a répondu et l’a réprimandée avec grâce et douceur. Marthe pensait qu’il était bon qu’elle soit si concentrée sur le dîner. Mais plutôt que d’être trop concentrée, Jésus a dit qu’elle était trop détournée de choses plus importantes.
Servir Dieu et passer du temps avec Lui sont deux bonnes choses, mais des deux, passer du temps avec Dieu est préférable. Le message n’était PAS que Marie et Marthe n’auraient pas dû préparer le souper. Mais Marthe n’avait pas besoin d’en faire autant. Elle aurait pu préparer quelque chose de simple et passer le reste du temps à écouter Jésus. Vous arrive-t-il parfois d’en faire plus que ce que Dieu attend de vous ?
Il est intéressant de constater que Marthe n’avait absolument pas conscience de ce qu’elle manquait, et que c’était elle qui avait les mauvaises priorités. Veillez à ne pas vous retrouver dans une situation où vous passez à côté de la proximité avec le Seigneur, sans vous en rendre compte le moins du monde.
Cette parabole est un avertissement à notre intention. Lorsque votre service envers Dieu vous détourne de votre relation avec Lui et de votre amour pour les autres, vous devez alors vous demander si votre service est véritablement pour Dieu ou non. À l’instar de Marthe, nous devons veiller à ne pas nous laisser distraire par une multitude d’activités, même celles liées au ministère, au point de ne plus nous concentrer sur ce que Dieu souhaite que nous mettions au premier plan.
Pour plus d’informations, consultez le « Commentaire biblique de Tony Evans », p. 984, le « Nouveau Testament grec de l’Expositor », vol. 1, p. 545, et le « Commentaire évangélique de la Bible », p. 820.
Q : Dans Luc 11, 1, pourquoi les disciples ont-ils demandé : « Apprenez-nous à prier » ?
R : Les Évangiles montrent que Jésus priait beaucoup. Il a prié lors de son baptême (Luc 3, 21). Il a prié lorsqu’il a choisi les douze (Luc 6, 12). Il priait souvent seul (Luc 5, 16 ; 9, 18). Il a prié en présence d’autres personnes (Luc 9, 28-29). Il a prié pour Simon Pierre (Luc 22, 32), ainsi que dans le jardin de Gethsémani (Luc 22, 40-44). Il a même prié sur la croix (Luc 23, 46). Finalement, l’un de ses disciples lui a demandé : « Apprends-nous à prier. »
Cette demande implique de nous enseigner la méthode pour prier, mais elle va bien au-delà. Elle englobe également : « Apprenez-nous à être des personnes de prière ». Cette demande a été formulée juste après que Jésus eut réprimandé Marthe pour s’être affairée loin de Dieu et loué Marie pour sa dévotion envers Jésus. À l’instar de ce disciple, nous devrions prendre conscience lorsque la prière fait défaut dans nos vies. Pour plus d’informations, consultez The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 234, le Believer’s Bible Commentary, p. 1411, et le New International Bible Commentary, p. 1206.
Q : Dans Luc 11, 1-4, pourquoi cette prière diffère-t-elle de la version moderne ?
R : Elle est plus courte dans Luc, plus longue dans Matthieu, et identique à celle d’aujourd’hui dans certains manuscrits postérieurs de Matthieu. En supposant que la forme moderne soit apparue plus tard, Matthieu et Luc ont tous deux rapporté ce dont ils se souvenaient de la prière du Seigneur ; il se peut également que Jésus l’ait enseignée à plusieurs reprises. La leçon que nous pouvons en tirer est que la prière du Seigneur n’est pas une « formule magique » que nous devons tous mémoriser et réciter à la lettre. Au contraire, les variations dans la formulation nous montrent que ce sont l’intention et le sens constants qui importent, et c’est cela que Dieu a préservé, et non une formule quelconque. Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 948, et l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 821, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 11, 2, pourquoi devrions-nous, nous, simples humains, prier pour que le nom de Dieu soit sanctifié ?
R : La prière consiste à demander que le nom de Dieu soit sanctifié sur terre. Le nom de Dieu est qualifié de saint et de redoutable dans le Psaume 111, 9. Les prières juives du Kaddish et des Dix-huit bénédictions demandent également que le nom de Dieu soit sanctifié. Dieu se réjouit lorsque nous prions et demandons que son nom soit glorifié sur terre. Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 948 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 11:4, puisque Jésus a expié nos péchés, pourquoi devons-nous encore prier pour obtenir le pardon de ceux-ci ?
R : Jésus a supprimé la sanction judiciaire du péché, mais grâce à l’action de l’Esprit dans nos vies, il nous incombe d’éliminer la pratique du péché de notre vie. Il est difficile d’entretenir une relation dynamique avec Dieu si nous ne traitons pas sérieusement le péché dans nos vies.
Soit dit en passant, dans Luc, il est question de « péchés », tandis que dans Matthieu, il est question de « dettes ». D’une part, ces paroles ont été prononcées avant que nos péchés ne soient effacés lors de la crucifixion. Mais même après cela, nous devrions être éternellement et infiniment reconnaissants envers Jésus d’avoir payé le prix de nos péchés.
Pour plus d’informations, consultez le « Commentaire biblique de Tony Evans », p. 985.
Q : Dans Luc 11, 4, pourquoi prions-nous pour que Dieu ne nous laisse pas tomber dans la tentation ?
R : Dieu ne nous tente pas, comme l’enseigne Jacques 1, 13-15. Mais Dieu permet que nous soyons mis à l’épreuve, et nous prions pour qu’Il ne nous expose pas à des épreuves au-delà de ce que nous pouvons supporter. Les anglicans formulent cette prière ainsi : « Sauvez-nous à l’heure de la détresse. » Ou encore : « Éloignez-nous des situations que nous ne pouvons pas gérer. »
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 948 ; The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 235 ; et The Tony Evans Bible Commentary, p. 985.
Q : Dans Luc 11, 5, pourquoi un voyageur viendrait-il à minuit ?
R : En règle générale, on voyageait de jour le long de la côte et dans la majeure partie de la Palestine. Mais dans le désert occidental, on pouvait préférer voyager de nuit, surtout lors de la pleine lune, pour éviter la chaleur. Il se peut aussi qu’un voyageur se soit trompé dans ses calculs et soit arrivé très tard.
Quoi qu’il en soit, le pain était très bon marché. Une famille pouvait cuire une grande quantité de pain frais et le partager avec ses voisins du village. Puis, lorsque celui-ci commençait à rassir, une autre famille pouvait cuire beaucoup de pain et le partager à son tour. Ainsi, dans un village, on savait qui disposait de pain frais. Par conséquent, lorsqu’un voyageur arrivait à minuit, l’hôte pouvait frapper à la porte de la personne qui venait de cuire une grande quantité de pain. Soit dit en passant, le pain était cuit sous forme de miches rondes qui ressemblaient, à première vue, à des pierres brun clair.
Les familles modestes disposaient souvent de petites maisons d’une seule pièce et partageaient parfois même leurs nattes de couchage. Il pouvait être difficile de se lever sans réveiller les autres. D’où cette réticence à se lever pour déverrouiller la porte. Le terme grec utilisé ici est ambigu. Il peut signifier que la personne qui frappait faisait preuve d’audace, ou bien qu’elle était « effrontée » d’insister pour frapper à cette heure-là.
Le sens de cette parabole est que même un voisin finira par faire ce qu’il préférerait ne pas faire face à des demandes insistantes. À combien plus forte raison Dieu répondra-t-il à nos prières si nous le sollicitons avec persévérance.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1412 ; « The Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 948 ; « The Expositor’s Greek Testament », vol. 1, p. 547 ; le « New International Bible Commentary », p. 1206 ; et le « Evangelical Commentary on the Bible », p. 821.
Q : Dans Luc 11, 5-8, pourquoi devons-nous persévérer auprès de Dieu ?
R : Jésus a simplement dit que nous devions être capables de persévérer ; ici, il n’a pas expliqué pourquoi. Cependant, nous pouvons identifier certaines raisons justifiant cette persévérance.
Daniel a dû persévérer car Daniel 10, 12-13 montre que, à son insu, l’ange qui répondait à sa prière faisait face à une opposition démoniaque.
Il est souvent important d’attendre en raison du calendrier de Dieu.
Parfois, une prière persévérante est nécessaire car ce que nous combattons est une forteresse de Satan.
Q : Dans Luc 11, 5-8, quelle est la différence entre la persévérance dans la prière et la répétition vaine, comme dans Matthieu 6, 7 ?
R : Dans les deux cas, une personne peut prononcer exactement les mêmes mots à plusieurs reprises, ou une demande peut être répétée de différentes manières.
Si cela a un sens à chaque fois et que c’est l’expression d’un désir sincère, il s’agit de persévérance.
Si les mots sont prononcés sans signification sous-jacente, ils n’ont pas plus de sens pour Dieu que pour la personne qui les répète en vain.
Dans une liturgie chrétienne, tout le monde dit la même chose à chaque fois que la liturgie est célébrée. Que cela relève de la persévérance ou de la répétition vaine ne dépend pas des mots, mais du cœur des personnes qui célèbrent la liturgie. À titre d’information historique, nous disposons de copies de liturgies datant approximativement de l’époque de Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.).
Q : Dans Luc 11, 8, faut-il parler de persévérance ou d’audace/d’insistance ?
R : La persévérance consiste à demander encore et encore. L’audace, c’est ne pas avoir honte de demander ces choses. Le mot grec peut signifier les deux.
Il est traduit par « persévérance » dans la NKJV, la NRSV, la World English Bible, l’English Free Bible et la Wuest’s Expanded Translation.
Il est traduit différemment, par « importunité » dans la KJV, l’ASV de 1901, la RV de 1895 et la Young’s Literal Translation, ou par « impudence » dans l’ESV, ou encore par « audace » dans la NIV.
Q : Dans Luc 11:10 (NIV), faut-il traduire par « porte » ou par « cela » ?
R : Le grec ne dit pas explicitement « porte », mais plutôt « cela ». D’un autre côté, le grec mentionne également « frapper » et « ouvrir », de sorte que le sens implicite est celui d’une porte ou d’un portail.
Q : Dans Luc 11, 11-13, quel était le propos de Jésus concernant les pères terrestres par rapport à notre Père céleste ?
R : Bien que les pères terrestres ne soient pas aussi bons que Dieu le Père, même eux donnent généralement à leurs propres enfants les bonnes choses qu’ils leur demandent. Ils ne font certainement pas tout leur possible pour donner à leurs enfants de mauvaises choses lorsqu’ils leur demandent de bonnes choses. N’hésitez donc pas à demander de bonnes choses à notre Père céleste.
Q : Dans Luc 11, 12, dans quelle mesure les œufs étaient-ils courants à l’époque ?
R : Les Israélites n’avaient ni poules ni œufs avant d’avoir appris cette pratique auprès des Babyloniens pendant la captivité. Mais à cette époque, ils devaient être assez courants. Voir The Expositor’s Greek Testament, vol. 1, p. 548 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 11, 13, comment le Père donne-t-il le Saint-Esprit à tous ceux qui le lui demandent, alors que Simon le Magicien l’a demandé mais n’a pas reçu le Saint-Esprit dans Actes 8, 18-23 ?
R : Certes, Simon ne s’adressait pas au Père mais aux apôtres, mais ce n’est pas là l’essentiel.
En réalité, Simon le Magicien n’a jamais demandé à être rempli du Saint-Esprit pour lui-même. Il a plutôt proposé un pot-de-vin pour obtenir le pouvoir de le donner à d’autres et de l’utiliser. Aujourd’hui encore, il arrive que certaines personnes souhaitent utiliser Dieu plutôt que d’être utilisées par Lui.
Q : Dans Luc 11, 13, puisque le Père donne le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent, cela signifie-t-il que les chrétiens ne possèdent pas le Saint-Esprit tant qu’ils ne l’ont pas demandé à Dieu ?
R : Comme le souligne l’ouvrage *1001 questions bibliques répondues*, p. 47-48, ces paroles ont été prononcées avant la Pentecôte, lorsque le Saint-Esprit a été répandu sur tous les chrétiens. Depuis la Pentecôte, la venue du Saint-Esprit chez un nouveau croyant fait partie intégrante de l’acceptation du Christ dans sa vie. Il existe toutefois un cas particulier, rapporté dans Actes 8, 14-17, où l’Évangile fut prêché de manière imparfaite aux Samaritains : ceux-ci furent baptisés au nom de Jésus, mais n’entendirent rien concernant le Saint-Esprit. Pierre et Jean vinrent vers eux, leur imposèrent les mains, et ils reçurent alors le Saint-Esprit. Cependant, la situation normale consiste à recevoir le Saint-Esprit au moment où l’on croit. Une fois qu’un chrétien a reçu le Saint-Esprit, il peut être rempli du Saint-Esprit (Éphésiens 5, 18-21), ou non, selon la manière dont il demeure en Christ.
Q : Dans Luc 11, 21-22, qui sont « l’homme fort » et « l’homme plus fort » ?
R : Dans cette métaphore, l’homme fort est Satan, et l’homme plus fort est Jésus-Christ. Le Christ reprend possession des vies et des corps qui étaient sous l’emprise de Satan. Le Christ n’adopte pas ici une attitude défensive, ne se contentant pas de défendre ce qui lui appartient. Au contraire, il passe à l’offensive, arrachant avec détermination à Satan ces personnes qui, sans cela, lui appartiendraient. Voir The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 236, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 11, 23, comment peut-on se disperser si l’on n’est pas avec Jésus, alors que certains chassaient des démons au nom de Jésus dans Luc 9, 49-50 ?
R : Les deux affirmations sont vraies. Remarquez que les personnes qui chassaient les démons en Luc 9, 49-50 le faisaient toujours au nom de Jésus. Elles étaient donc avec Jésus. En revanche, elles ne faisaient pas partie de l’organisation humaine des apôtres et des soixante-dix. Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1413-1414, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 11, 24-26, pourquoi un esprit malfaisant peut-il revenir accompagné de sept autres esprits, et non de six ou de huit ?
R : Il y a deux aspects à prendre en compte dans la réponse.
1. Jésus ne disait pas qu’il s’agissait toujours de sept et jamais d’un autre nombre. Il donnait simplement un exemple.
2. Le chiffre sept était considéré comme un nombre générique symbolisant la plénitude, et Jésus voulait peut-être dire qu’un « ensemble complet » de démons reviendrait.
Il n’y a pas de « neutralité spirituelle » dans nos vies. Si quelqu’un est vide parce que les démons sont partis, c’est une excellente chose. Mais il doit être rempli du Saint-Esprit en tant que croyant, sinon les démons pourraient revenir, voire pire.
Pour plus d’informations, consultez le « Commentaire évangélique de la Bible », p. 822, et le « Commentaire biblique de Tony Evans », p. 986.
Q : Dans Luc 11, 27-28, en quoi certaines personnes considèrent-elles à tort la famille et la maternité comme plus importantes que Dieu ?
R : Les bonnes choses, tout comme les mauvaises, peuvent devenir des idoles. Par exemple, la famille est une bonne chose, et être proche de sa famille est une bonne chose. Mais si votre famille vous demande de faire des choses qui vont à l’encontre de ce que Dieu dit, alors vous devez être plus proche de votre Dieu que de votre famille. Je connais deux couples qui ont divorcé principalement parce que la famille de l’un des conjoints n’approuvait pas l’autre conjoint. Dieu déteste le divorce, et lorsque vous divorcez de votre conjoint uniquement parce que vous écoutez votre famille, vous commettez un péché devant Dieu.
Q : Dans Luc 11, 27-28, en quoi certaines personnes pèchent-elles en vénérant Marie à peu près au même titre que Jésus ?
R : Jésus n’a pas nié que Marie fût bénie, mais il était plus important d’écouter la parole de Dieu et d’y obéir que de la qualifier de bénie. Il n’y a aucun mal à la qualifier de bénie, mais rien dans la Bible ne dit que nous devons l’adorer ou la vénérer. Dans le Catéchisme de l’Église catholique romaine, Marie est appelée Médiatrice (co-médiatrice) et Rédemptrice (co-rédemptrice) avec le Christ. Comme l’indique le « Tony Evans Bible Commentary » (p. 986), l’admiration pour Jésus et pour sa mère ne remplace pas l’obéissance à Jésus.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1414, et le « Evangelical Commentary on the Bible », p. 822.
Q : Dans Luc 11, 29-30, quel était le signe de Jonas ?
R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.
Ce n’est pas la réponse : Jonas a certainement dû paraître étrange aux yeux des Ninivites. Après avoir passé trois jours et trois nuits dans le grand poisson, sa peau était probablement toute blanchie, et peut-être ses cheveux avaient-ils partiellement tombé. Cependant, Jésus ne fait ici aucune référence à la peau ou à l’apparence physique.
La réponse : Les pharisiens ont demandé un signe miraculeux à leur demande, et Jésus ici, à l’instar de Jonas, ne ferait absolument rien d’autre que de leur prêcher. Tout comme Jonas n’a jamais accompli de miracle, Jésus non plus n’accomplirait pas de miracle à leur demande. Et pourtant, les Ninivites se sont repentis lorsqu’ils ont entendu la prédication de Jonas, mais les pharisiens se repentiraient-i ement lorsqu’ils entendraient la prédication du Fils de Dieu ? Si ce n’est pas le cas, à quel point les pharisiens paraîtraient-ils alors endurcis, même comparés aux Ninivites, certes violents, mais repentants.
Voir *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 236, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 11, 29-30, que nous apprend ce passage sur la conviction de Jésus que Jonas était un personnage historique ?
R : Certains chrétiens libéraux affirment que le livre de Jonas est un ouvrage symbolique. Cependant, aucun personnage juif historique ni aucun des premiers chrétiens n’a jamais laissé entendre qu’il le considérait autrement que comme un récit historique. Jésus utilise ici le fait historique de Jonas et des Ninivites pour souligner la gravité de leur manque de repentance. Tout comme la reine de Saba était un personnage historique, Jonas l’était tout autant. L’argument de Jésus reposerait sur un raisonnement fallacieux si Jésus lui-même avait pensé que cette histoire était inventée. Si le retour de Jonas après trois jours et trois nuits dans le ventre du grand poisson était une préfiguration de la mort et de la résurrection de Jésus lui-même, si vous croyez que l’histoire de Jonas n’était qu’une allégorie, croyez-vous alors que la mort et la résurrection de Jésus ne sont elles aussi qu’une allégorie ?
Pour plus d’informations, veuillez consulter le « Believer’s Bible Commentary », p. 1414-1415, le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 236, et le « New International Bible Commentary », p. 1207.
Q : Dans Luc 11, 31, comment la reine du Sud se dressera-t-elle contre cette génération ?
R : La reine du Sud était la reine de Saba, qui rendit visite au roi Salomon (1 Rois 10, 1-10). Les Juifs n’avaient assurément aucune excuse pour être si éloignés de la Galilée, compte tenu de l’exemple de la reine de Saba, qui était venue de bien plus loin pour écouter Salomon, et l’enseignement de Jésus était supérieur à celui de Salomon.
Q : Dans Luc 11, 32, comment les hommes de Ninive condamneront-ils cette génération ?
R : Les Juifs ne pouvaient pas prétendre qu’ils étaient trop méchants ni que l’enseignement de Jésus leur était trop étranger. L’exemple du peuple de Ninive leur montrera que les méchants étrangers de Ninive se sont repentis à la prédication de Jonas, et que l’enseignement de Jésus est supérieur à celui de Jonas.
Q : Dans Luc 11, 34, que voulait dire Jésus en affirmant que si l’œil est obscur, tout le corps est rempli de ténèbres ?
R : Jésus a utilisé une situation physique comme analogie d’une vérité spirituelle. Si vos yeux sont obscurs (incapables de voir), alors vous ne voyez aucune lumière. De même, si votre seule source spirituelle est les ténèbres, il n’est pas surprenant que ce qui se trouve en vous soit les ténèbres. Il arrive parfois que la lumière d’une personne s’éteigne rapidement, ou bien qu’elle devienne trop faible pour être utile et faire du bien. Jésus est la Lumière, celui qui a allumé la lampe ; ne laissez donc pas votre lumière s’affaiblir ou s’éteindre. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Greek Testament, vol. 1, p. 551, et le Believer’s Bible Commentary, p. 1415.
Q : Dans Luc 11, 38-41, pourquoi Jésus n’a-t-il pas donné le bon exemple en matière d’hygiène en se lavant les mains avant de manger ?
R : Dieu n’a pas ordonné aux gens de se laver les mains avant de manger dans l’Ancien Testament. Il n’y a rien de mal à se laver les mains, mais si vous le faites de manière si zélée que vous considérez cela comme un signe de justice devant Dieu, alors cela devient mauvais pour vous. Jésus soulevait ici un point plus important que l’hygiène personnelle. Lorsque les hommes se mettent à inventer des règles et à affirmer qu’il faut suivre leurs règles pour suivre Dieu, Jésus s’y opposait. Cela est étroitement lié à Luc 11, 45-46, où Jésus a déclaré qu’ils négligeaient ce que Dieu avait dit et substituaient les règles des hommes aux commandements de Dieu.
Ne prétendez pas que Dieu a dit quelque chose s’il ne l’a pas réellement dit, comme l’indiquent Proverbes 30, 5-6 et 1 Corinthiens 4, 6.
Pour plus d’informations, consultez *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 237 ; *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 986 ; *The Believer’s Bible Commentary*, p. 1415-1416 ; et *The Evangelical Commentary on the Bible*, p. 822.
Q : Dans Luc 11, 42-54, pourquoi Jésus a-t-il réprimandé si sévèrement les pharisiens ?
R : Jésus a exprimé sa profonde déception à l’égard de ces personnes. D’une part, ils possédaient une grande connaissance des Écritures et la transmettaient aux autres. D’autre part, ils n’avaient aucun amour pour Dieu, et Jésus était déçu qu’ils aient rejeté le dessein de Dieu à leur égard (Luc 7:30). Ils aimaient tous les prophètes morts ; c’était avec les prophètes vivants qu’ils avaient des difficultés.
Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 987.
Q : Dans Luc 11, 49, pourquoi Dieu enverrait-il un prophète à un peuple, alors qu’Il savait que ce peuple le tuerait ?
R : Dieu fait preuve d’une immense patience en offrant aux hommes des occasions de se tourner vers Lui. Même lorsque des hommes tuent un prophète pieux, il arrive parfois que ces mêmes hommes se repentent par la suite et se tournent vers Dieu, comme l’ont fait, par exemple, les Indiens Auca en Équateur après avoir tué Jim Elliot et d’autres missionnaires chrétiens.
Q : Dans Luc 11, 51 et Matthieu 23, 35, qui était Zacharie ?
R : Il s’agissait très probablement de Zacharie le prêtre, que Joas a tué dans 2 Chroniques 24, 20-21. Il pourrait s’agir de Zacharie le prophète, ou bien les deux étaient la même personne. Abel fut le premier martyr de la Bible. Le prêtre Zacharie fut le dernier martyr mentionné dans le dernier livre de l’Ancien Testament juif, 2 Chroniques. Par coïncidence, on peut résumer cela ainsi : « ils ont tué les prophètes de A à Z ». Pour plus d’informations, consultez le Believer’s Bible Commentary, p. 1 416, et le Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 237.
Q : Dans Luc 11, 52, de quelles manières les enseignants religieux et versés dans la religion d’aujourd’hui peuvent-ils parfois empêcher les gens de se tourner vers Dieu ?
R : Ils détenaient la vérité, la « clé » de la vie éternelle, mais non seulement ils ne s’en servaient pas eux-mêmes, mais ils décourageaient également les autres de l’apprendre et de s’en servir.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1416-1417, et « The Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 956-957.
Q : Dans Luc 11, 53-54, pourquoi Jésus s’est-il vu poser autant de questions ?
R : Les scribes et les pharisiens lui posaient tant de questions, non pas parce qu’ils voulaient apprendre de lui, mais plutôt pour le piéger afin qu’il dise par inadvertance quelque chose d’incohérent ou qu’il regretterait par la suite. Voir *The Expositor’s Greek Testament*, vol. 1, p. 555, et le *New International Bible Commentary*, p. 1207, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 12, 1, pourquoi Jésus a-t-il comparé l’enseignement des pharisiens à la levure ?
R : Le levain est ici une métaphore de l’enseignement hypocrite. Le levain est invisible, mais sa croissance et ses effets transforment profondément la pâte. Ce processus est lent et secret, mais il imprègne et envahit complètement la pâte. L’enseignement des pharisiens était similaire. Jésus ne considérait pas l’enseignement des pharisiens comme simplement indésirable, mais plutôt comme spirituellement mortel. De même, il existe aujourd’hui des enseignements qui, si les gens y croient, sont spirituellement mortels. Heureusement, dans ce sens métaphorique, Dieu peut ramener les gens d’entre les morts. Jésus a dit la même chose, mais dans un contexte différent, en Marc 8:15. Voir The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 555 ; The Tony Evans Bible Commentary, p. 987 ; et le New International Bible Commentary, p. 1208 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 12, 2, quel est le message de Jésus concernant l’hypocrisie ?
R : Le mot « hypokrisis » en grec désignait à l’origine une personne, généralement un acteur, qui portait un masque. À un moment donné, chacun est démasqué et les gens découvrent son vrai visage. Si l’hypocrisie est répréhensible, Jésus souligne dans ce verset qu’elle est surtout insensée. Imaginez un instant qu’une personne puisse commettre tous les crimes qu’elle souhaite en toute impunité ; cependant, ses parents, ses enfants, ses amis et la police finiraient tous par le découvrir. Dans ce cas, combien de crimes serait-elle prête à commettre dans de telles circonstances ? En général, les gens sous-estiment la probabilité d’être pris sur le fait. Cela tient en partie à la manière dont nous évaluons les choses. Si vous commettiez un acte 99 fois sans être pris, et que la centième fois, vous vous faisiez prendre et alliez en prison, considérerait-on que a) c’est très bien car le taux de réussite était de 99 %, ou b) que vous vous êtes fait prendre, que vous êtes allé en prison et que vous avez peut-être gâché votre vie ? Pour plus d’informations, consultez le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 237, le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 417, et l’« Evangelical Commentary on the Bible », p. 822-823.
Q : Dans Luc 12,6 et Luc 12,59, qu’est-ce qu’un « denier » ou une pièce de cuivre ?
R : Dans Luc 12, 6 et Matthieu 10, 29, il s’agissait d’une pièce romaine appelée « assarion », qui représentait un seizième d’un denier, soit le salaire d’une journée. Ce mot n’est utilisé dans la Bible que dans Luc 12, 6 et Matthieu 10, 29.
Dans Luc 12, 59 ; Marc 12, 42 et Luc 21, 2, le mot utilisé est « leptos », qui désigne une pièce de cuivre juive valant environ un huitième de centime.
Pour plus d’informations, consultez « The Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 237 et 240.
Q : Dans Luc 12,11-12, comment pouvons-nous nous appuyer sur la promesse qui y est faite, et qu’est-ce qui n’est pas promis ?
R : Il est promis que lorsque nous serons amenés devant des juges en raison de la persécution de notre foi, le Saint-Esprit nous montrera quoi dire pour être de bons témoins du Christ.
Il n’est PAS dit que l’on nous donnera les paroles les plus sûres à prononcer ni que celles-ci nous permettront d’être relâchés. Mais notre préoccupation doit être le témoignage du Christ, et non notre sécurité.
Il n’est pas non plus dit que nous ne devrions pas nous préparer avant d’animer une étude biblique ou de prononcer un sermon.
Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1418, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 12:14, pourquoi Jésus n’a-t-il jamais partagé l’héritage entre cet homme et son frère ?
R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Seul l’homme a posé la question, pas son frère. Il est difficile d’arbitrer un différend entre deux parties si l’une d’entre elles n’a jamais demandé, souhaité ou accepté l’arbitrage.
2. Le but principal de Jésus en venant sur terre n’était pas de régler de mesquines affaires civiles. Arbitrer un différend serait une bonne chose, sauf que cela l’aurait détourné de la raison pour laquelle il était là.
3. Il existait déjà des tribunaux auxquels cet homme pouvait s’adresser.
4. L’argent n’est pas une bénédiction lorsqu’une personne se soucie davantage de l’argent que de Dieu, comme Jésus l’a mentionné dans Luc 12:21.
Luc ne précise pas si l’homme subissait une injustice de la part de son frère, ou s’il était simplement avide d’en obtenir davantage. Luc ne le savait probablement pas, mais comme les versets suivants traitent de la cupidité, il est certain qu’au moins l’un des deux faisait preuve de cupidité. Dans une perspective plus large, peu importait qui était cupide, car dans tous les cas, cet homme passait à côté de l’essentiel. Il est incroyablement triste de penser que cet homme, qui vivait à cette époque, a eu la chance de voir Jésus, Dieu fait homme. Pourtant, au lieu de demander à Jésus de l’instruire ou de lui accorder la vie éternelle, il voulait seulement que Jésus règle une affaire insignifiante. Il n’y a rien de mal à interroger Dieu sur des choses mineures. Cependant, aujourd’hui, nous présentons-nous fréquemment devant Dieu dans la prière pour les petites choses, tout en négligeant les grandes ?
Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1418, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 12, 15-21, qu’est-ce que l’homme riche a fait de mal exactement ?
R : L’homme riche avait un grave problème, mais ce n’était pas ce qu’il avait mal fait. C’était plutôt ce qu’il n’avait pas fait correctement. Penser à l’avenir, rendre grâce à Dieu et se demander comment il pouvait aider les autres, puisque Dieu l’avait si abondamment béni, étaient apparemment des préoccupations très éloignées de son esprit. L’homme riche n’avait pas besoin de construire de nouvelles granges pour stocker plus que ce dont il avait besoin. Il lui suffisait simplement de distribuer la nourriture aux pauvres.
Comme quelqu’un l’a dit un jour : « L’homme propose, mais Dieu dispose. » Tout comme l’hypocrisie est une folie dans Luc 12, 2, le souci de l’argent est une folie ici, dans Luc 12, 28-29.
On retrouve des similitudes dans le Psaume 49, 5-10, 16-17 et dans les livres apocryphes, au Siracide 11, 18-19. Pour plus d’informations, consultez *The Expositor’s Greek New Testament*, vol. 1, p. 557 ; *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 238 ; *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 988 ; *The Evangelical Commentary on the Bible*, p. 822-823 ; *New International Bible Commentary*, p. 1209-1210 ; et *The Believer’s Bible Commentary*, p. 1419.
Q : Dans Luc 12, 23-31, pourquoi les gens s’inquiètent-ils ?
R : Luc nous donne ici plusieurs raisons.
a) Nous nous inquiétons trop de la manière dont nous allons subvenir à nos besoins fondamentaux en nourriture et en vêtements, pour nous-mêmes et notre famille, dans Luc 12, 23 et 29. Nous devrions avoir la foi que Dieu pourvoit à nos besoins.
b) Nous nous inquiétons de notre valeur et de notre importance (Luc 12, 24). Nous devrions plutôt veiller à ce que le nom de Dieu soit glorifié sur terre. En réalité, nous ne sommes peut-être pas considérés comme très précieux aux yeux du monde, mais c’est le regard de Dieu qui compte.
c) Nous nous inquiétons pour notre corps et notre santé dans Luc 12, 25. Nous devons prendre soin de nous-mêmes, mais qu’en est-il des besoins spirituels et physiques du peuple de Dieu ?
d) Nous nous inquiétons de notre apparence, de notre beauté physique et de la mode dans Luc 12:27. Nous devrions davantage veiller à ce que Jésus resplendisse de toute sa beauté dans nos vies.
e) Nous nous inquiétons de tout ce que le monde nous présente comme des sujets d’inquiétude dans Luc 12:30. Nous devrions prendre conscience qu’en tant qu’étrangers et résidents temporaires dans ce monde, nous ne nous soucions tout simplement plus de bon nombre des choses qui nous préoccupaient lorsque nous vivions dans le monde.
En général, lorsque vous êtes tenté de vous inquiéter, pensez à ces choses. Nous ne devons pas nous inquiéter car a) il nous est ordonné de ne pas le faire en Luc 12:22, notre foi peut nous empêcher de nous inquiéter en Luc 12:28 et suivants, cessez de rechercher ce que le monde recherche en Luc 12:30, mais recherchez plutôt avec ardeur le royaume de Dieu en Luc 12:31, car c’est une joie pour le Père de vous donner le royaume en Luc 12:32.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1419-1420.
Q : Dans Luc 12:32, le « petit troupeau » fait-il référence à une classe d’oints de 144 000 personnes, comme l’enseignent les Témoins de Jéhovah ?
R : Non. Les Témoins de Jéhovah enseignent cela, notamment dans l’ouvrage *L’homme le plus grand qui ait jamais vécu* (1991), section 78. Il n’est fait mention nulle part, ni ici ni dans l’Apocalypse, que le Ciel soit réservé à 144 000 personnes. En réalité, Jésus ne parle pas d’un futur « petit troupeau », mais s’adresse au petit troupeau qui se tient actuellement devant lui. Le petit troupeau dont il est question ici, ce sont les disciples de Jésus, y compris Judas. Nous sommes comme des brebis sans défense lâchées dans un monde hostile. Seuls, nous sommes impuissants face à Satan, aux démons et aux autres « loups », mais nous disposons de la puissance du Christ. Romains 8:35-39 enseigne que, bien que nous soyons des brebis sans défense, Dieu a promis que rien ne nous séparera de son amour.
Pour plus d’informations, consultez *When Cultists Ask*, p. 148-149, le *New International Bible Commentary*, p. 1209, et le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1420.
Q : Dans Luc 12, 33, comment devons-nous nous y prendre ?
R : Il est dit de vendre ses biens ; le mot « tout » n’est ni mentionné ni sous-entendu dans le texte grec. Mais ce qui est sous-entendu, c’est un don sacrificiel, c’est-à-dire donner jusqu’à ce que cela fasse mal, afin de subvenir aux besoins des pauvres et de soutenir le ministère.
On pourrait se demander si l’objectif premier était d’aider les pauvres ou d’empêcher les croyants d’être encombrés par leurs biens. Une réponse simple est que ces deux raisons sont valables.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 964.
Q : Dans Luc 12, 37, qu’est-ce qui est extrêmement inhabituel dans cette parabole ?
R : La plupart des paraboles de Jésus enseignent des vérités dans un contexte et d’une manière auxquels les auditeurs peuvent facilement s’identifier. Cette parabole commence elle aussi de cette façon. Mais l’idée d’un Maître récompensant les serviteurs vigilants et obéissants en se mettant lui-même à leur service est tout à fait inédite. Quel genre de Maître, sain d’esprit, ferait cela ? Alors même que ses serviteurs obéissants sont prêts à se mettre en action et à le servir, il renverse les rôles et les sert de manière touchante.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1420-1421, et le « New International Bible Commentary », p. 1209-1210.
Q : Dans Luc 12, 41-44, comment Jésus a-t-Il répondu à la question de Pierre qui demandait à qui s’adressait cet enseignement ?
R : Jésus y a répondu par une autre parabole. L’enseignement de Jésus ici s’adresse à tout serviteur qui attend (ou qui devrait attendre) le retour de son maître. Voir le « Tony Evans Bible Commentary », p. 988-989, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 12, 42-48, que signifie la parabole des serviteurs attendant le retour de leur maître ?
R : Il existe trois applications distinctes de cette parabole.
À l’époque de Jésus, les gens n’attendaient peut-être pas tous le Messie, mais ils auraient dû le faire.
Depuis l’ascension du Christ au ciel, il nous est demandé de veiller en attendant son retour. Jésus laisse entrevoir un délai avant sa seconde venue.
À toute époque, les hommes devraient rechercher Dieu et son salut.
Cette parabole s’applique à tout le monde, mais elle s’adresse tout particulièrement aux croyants, c’est-à-dire aux serviteurs du maître, lorsqu’ils exercent une autorité ou une influence sur d’autres croyants. Nous devrions réfléchir attentivement à la manière dont nous employons notre temps et nos ressources en attendant le retour du Maître. Nous devrions également méditer soigneusement sur la façon dont nous traitons les autres. Pendant l’absence du maître, les serviteurs avaient encore du travail à accomplir. Il en va de même pour nous.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 966-967, et l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 823.
Q : Dans Luc 12, 45, à quel point le serviteur de cette parabole est-il mauvais ?
R : Le serviteur ne fait même pas l’effort d’obéir aux ordres de son maître. Il fait preuve d’une audace provocante, car il estime qu’il reste encore beaucoup de temps avant le retour de son maître. Il s’approprie les biens de son maître ainsi que les autres serviteurs à ses propres fins et pour son propre plaisir. Voir The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 562 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 12, 45, comment les serviteurs infidèles de Dieu, le Maître, seront-ils jugés ?
R : Certains, les véritables croyants, seront jugés et perdront leur récompense, comme le montre 1 Corinthiens 3, 12-17.
D’autres, qui n’ont pas servi Dieu, bien qu’ils se considéraient probablement comme des serviteurs de Dieu, seront détruits, comme le montrent 1 Corinthiens 3, 16-17, Matthieu 7, 21-23, Hébreux 6, 4-8 et 2 Pierre 2, 1-3. Ils n’ont pas été sauvés et iront en enfer. Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 989, et le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 421.
Q : Dans Luc 12, 47-48, qu’est-ce que cela nous enseigne au sujet de la connaissance et de la responsabilité ?
R : Le serviteur qui avait la connaissance sera sévèrement puni. Le serviteur qui n’avait pas la connaissance sera puni plus légèrement. Il existe différents degrés de punition. Vous pouvez résumer cela par Luc 12, 48 : « À celui à qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup. » Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 421, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 12, 49-52, de quel baptême s’agit-il ?
R : Il s’agit de la réalité dont notre baptême est un symbole. Cela fait référence à la mort et à la résurrection du Christ. Le feu pourrait ici faire référence à la purification, au jugement, ou aux deux. Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 471-472, *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 968, et le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1421 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 12, 49 et 51, pourquoi Jésus, le Prince de la Paix, est-il venu non pas pour apporter la paix, mais la division ? (C’est le musulman Ahmed Deedat qui a soulevé cette question.)
R : Avec Jésus, nous avons la paix de trois manières, mais pas d’une quatrième.
1) Jésus est venu nous apporter la paix et la réconciliation avec Dieu.
2) Nous devons également vivre en paix avec nos frères et sœurs en Christ.
3) Dans la mesure du possible, nous devons vivre en paix avec tous les hommes.
X 4) Cependant, certains s’opposeront à nous parce que nous portons la vérité de l’Évangile. Jésus et Paul nous ont tous deux prévenus que les gens nous haïraient, se sépareraient de nous et nous persécuteraient à cause de l’Évangile.
Voir « The Tony Evans Bible Commentary », p. 989, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 12, 50, en quoi Jésus était-il contraint jusqu’à ce que ce baptême soit accompli ?
R : Ce baptême n’est pas celui que Jean a administré à Jésus, car celui-ci avait déjà eu lieu. Il s’agit plutôt de la mort de Jésus sur la croix et de ses conséquences, notamment sa résurrection et l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte. Ce n’est qu’alors que le Saint-Esprit viendrait habiter en tous les croyants et accomplirait l’œuvre pour laquelle Jésus l’avait envoyé.
Pour plus d’informations, consultez *Hard Sayings of the Bible*, p. 472-475, *The Believer’s Bible Commentary*, p. 1421, *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 239, et *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 989.
Q : Dans Luc 12, 51, comment se fait-il que Jésus, le Prince de la Paix, soit venu non pas apporter la paix sur terre, mais la division ?
R : Suivre Jésus a entraîné une division, mais pas nécessairement la guerre ni la violence. Même lorsque des non-croyants recourent à la violence pour persécuter les chrétiens, ce sont les non-croyants, et non les chrétiens, qui font usage de la violence. Il peut même y avoir, au sein de notre propre famille, des non-croyants susceptibles de nous persécuter. C’est un peu comme si un parent disait : « Mon enfant est peut-être un menteur, un voleur ou un alcoolique, mais au moins, il n’est pas chrétien ! » Jésus fait écho à une pensée très similaire dans Michée 7, 5-7. Dans Jean 15, 18-21, Jésus nous a dit de ne pas être surpris par cette persécution. Voir The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 239, et le Believer’s Bible Commentary, p. 1422, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 12, 52-53, comment les chrétiens peuvent-ils honorer leurs parents sans exaspérer leurs enfants, puisque l’Évangile est source de division au sein d’un foyer ?
R : Les chrétiens doivent honorer leurs parents et leur obéir, à moins que ceux-ci ne leur ordonnent de faire quelque chose qui soit contraire à ce que Dieu a dit. De la même manière, chacun doit se conformer aux règlements de la ville ou de la commune où il réside, sauf s’ils contredisent les lois de l’État ou de la province. Chacun doit respecter les lois de son État ou de sa province, sauf si cela revient à enfreindre les lois nationales.
Les chrétiens doivent chérir leur famille et être des artisans de paix, tout en prenant conscience que l’Évangile est source de division. Nous devons veiller à ne pas nous séparer des autres, d’autant plus que l’Évangile amènera parfois les autres à se séparer de nous.
Q : Dans Luc 12, 57-59, quel est le sens de la remarque de Jésus selon laquelle il ne faut pas sortir tant que le dernier sou n’a pas été payé ?
R : Lorsqu’on ne demande ni ne reçoit de miséricorde, la justice peut être impitoyable.
Q : Dans Luc 12, 59, Luc 21, 2 et Marc 12, 42, sur une note plus légère, pourquoi les physiciens des particules s’intéresseraient-ils à ces versets ?
R : Dans Luc 12, 59, le texte grec dit littéralement qu’ils ne sortiraient pas avant d’avoir payé le dernier lepton. Luc 21, 2 mentionne deux lepta. En physique moderne, les leptons constituent une classe de particules subatomiques qui comprend les électrons et les neutrinos ; on pourrait donc dire qu’ils ne sortiraient pas avant d’avoir payé le dernier lepton.
Q : Dans Luc 13, 1, pourquoi certaines personnes ont-elles parlé à Jésus des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à leurs sacrifices ?
R : Cela aurait été odieux aux yeux des Juifs. Soit ils voulaient obtenir de Jésus une réaction, une explication sur les raisons pour lesquelles Dieu avait permis que cela se produise, soit ils voulaient la confirmation que cela ne devait pas être toléré. Comme cela se serait produit à Jérusalem, cela indique que Jésus ne se trouvait pas à Jérusalem à ce moment-là. Ils voulaient savoir comment Jésus répondrait au problème du mal et de la souffrance dans ce cas précis. Ces personnes étaient-elles plus méchantes que les autres, ou s’agissait-il d’autre chose ? Peut-être s’agissait-il de zélotes qui souhaitaient obtenir un soutien verbal pour se rebeller contre Rome.
Alors que le premier exemple concernait une catastrophe provoquée par un homme malfaisant, le second exemple concernait une catastrophe qui n’avait été provoquée (du moins intentionnellement) par personne.
T.W. Manson, dans *Sayings*, p. 273, souligne également qu’ils ont peut-être raconté cela à Jésus afin qu’il formule une critique à l’encontre de Pilate, qu’ils pourraient ensuite rapporter à ce dernier. Notez ici que Jésus n’a pas du tout critiqué Pilate ni fait allusion à lui.
Quelles qu’aient été leurs intentions, la réaction de Jésus, sa réponse et ce qu’il a affirmé ont probablement été tout à fait inattendus. Jésus a passé sous silence la réprimande concernant ce que tout le monde savait déjà être mauvais, et s’est plutôt concentré sur la raison pour laquelle cela leur était arrivé. On peut faire trois observations concernant la réponse de Jésus.
1. Cela arrive aux gens en général parce que nous sommes des pécheurs, mais cela n’avait rien à voir avec quoi que ce soit de spécifique qu’ils aient fait.
2. Cependant, il est faux de supposer que leur châtiment, à court terme, était équitable par rapport à celui d’autres Galiléens. On ne peut pas en conclure qu’ils étaient de pires pécheurs que les autres.
3. Bien que Jésus n’ait jamais justifié cet acte ni déclaré qu’il était bon, il y avait une bonne leçon à tirer de la méchanceté de Pilate. Tôt ou tard, tous périront de la même manière, à moins qu’ils ne se repentent.
Pilate a commis des actes similaires, selon Josèphe dans *Antiquités judaïques*, livre 18, chap. 3.2, p. 379, et *Guerres des Juifs*, livre 2, chap. 9.4, p. 479. Pour plus d’informations, consultez *The Expositor’s Greek New Testament*, vol. 1, p. 564, le *New International Bible Commentary*, p. 1210, et l’*Evangelical Commentary on the Bible*, p. 824.
Q : Dans Luc 13, 6-9, quel est le sens de la parabole du figuier ?
R : Quel est l’intérêt des fruits pour un figuier ? Dans ce cas précis, à la fois aucun et tout. La production de figues mobilise des nutriments dont le figuier aurait pu se servir pour devenir plus robuste et plus grand. Les figues ne servent qu’à faire pousser d’autres arbres ; elles n’apportent rien à l’arbre lui-même. Cependant, si l’arbre ne porte pas de figues, son propriétaire va le faire abattre ; en ce sens donc, les figues sont vraiment, vraiment importantes pour l’arbre.
Il y a là deux significations complémentaires.
Application générale : bien que ce ne fût pas la saison des figues, on pourrait penser qu’un figuier au bord de la route, peut-être à l’abri des rigueurs de l’hiver, pourrait déjà porter quelques figues. Quel que soit le moment où Jésus viendra, nous devons être prêts. Si vous ne portez pas de bons fruits dans votre vie, le jugement viendra.
C’est le moment : en général, les figuiers ne commençaient à porter des figues qu’à partir de leur quatrième année. Le texte ne précise pas si le propriétaire a attendu trois ans à compter de la plantation du figuier ou trois ans à compter du moment où celui-ci aurait dû porter ses premiers fruits. Quoi qu’il en soit, le serviteur a demandé à son maître d’attendre jusqu’à la quatrième année. Lorsque Dieu veut que nous fassions quelque chose, nous devons être prêts. Sinon, l’occasion risque d’être manquée.
Application concrète : le figuier représentait la nation juive. Jésus reçut un signe indiquant si la nation juive dans son ensemble l’accepterait ou non, et la réponse fut qu’elle ne l’accepterait pas.
Pour plus d’informations, consultez *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 240, *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 970, et *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 989.
Q : Luc 13, 12 ; Tout handicap physique est-il d’origine démoniaque ?
R : Pas du tout. Dans Jean 9, 1-5, un homme était né aveugle, et rien n’indique que des démons aient eu quoi que ce soit à voir avec cela.
Q : Dans Luc 13:13, devrions-nous être tout aussi disposés à collaborer dans le ministère avec des personnes souffrant de maladies physiques, de handicaps ou de problèmes spirituels ?
R : Si ce n’était pas le cas, nous exclurions Paul, qui avait une épine dans la chair, Timothée, qui souffrait fréquemment de maux d’estomac, Matthieu, qui exerçait un métier controversé en tant que collecteur d’impôts, ou Pierre, qui a un jour renié Jésus. Il serait vraiment, vraiment triste de dire que ces personnes sont assez bonnes pour Dieu, mais pas assez bonnes pour nous, car non seulement nous essayons de nous ériger en juges à leur égard, mais nous essayons d’être des juges plus sévères que Dieu. Un ministère fructueux ne dépend de toute façon pas de notre force, physique ou autre, mais de l’Esprit de Dieu.
Rien ne permet d’affirmer qu’une personne en situation de handicap ou souffrant d’une maladie physique ne puisse pas être tout aussi efficace et utile qu’une personne qui n’en souffre pas. En réalité, il arrive parfois que Dieu utilise leur situation pour sa gloire. On pourrait même aller jusqu’à dire qu’il faudrait tout particulièrement rechercher ceux qui rencontrent des difficultés, ou qui sont méprisés, pour en faire des partenaires dans le ministère.
Quant aux problèmes spirituels, la réponse est « cela dépend ». Si une personne s’est repentie et s’est libérée d’un péché récurrent, reconnaissez honnêtement ce qu’elle était alors et ce qu’elle est aujourd’hui, et acceptez-la pleinement. Peut-être ne voudriez-vous pas la replacer dans une situation qui constituerait pour elle une tentation. De même, si une personne présente une faiblesse dans un domaine, vous ne voudriez peut-être pas la placer dans un contexte où elle pourrait facilement chuter. Certains chrétiens, comme Martin Luther, souffrent de crises de dépression. Mais avant de les considérer comme de mauvais soldats du Christ, considérez tout ce que Luther a accompli, malgré une opposition farouche.
Q : Dans Luc 13, 14, pourquoi le chef de la synagogue estimait-il qu’il était répréhensible de guérir le jour du sabbat ?
R : Les pharisiens avaient établi 39 catégories de travaux. Comme ils considéraient tout acte créatif ou effort de production comme un travail, guérir quelqu’un relevait de ces deux catégories. Apparemment, tant la Loi de Dieu que les restrictions supplémentaires qu’ils avaient inventées avaient pour eux une priorité plus élevée que Dieu Lui-même. Si Dieu accordait la guérison le jour du sabbat, qui étaient-ils pour affirmer que Dieu ne pouvait pas guérir ? Prenez garde à vous-même lorsque vous essayez de dire à Dieu qu’Il doit obéir à vos règles, ou même qu’Il doit obéir aux règles qu’Il nous a données.
Q : Dans Luc 13, 15-17, pourquoi Jésus a-t-il répondu ainsi aux chefs de la synagogue ?
R : Jésus aurait pu invoquer la Loi de l’Ancien Testament (dont cet homme avait une interprétation différente), ou le fait qu’Il était le Messie (ce que cet homme n’acceptait probablement pas). Au lieu de cela, Jésus a mis en évidence l’incohérence et le manque de compassion de cet homme.
Selon The Expositor's Bible Commentary, vol. 8, p. 971, il existait de nombreux exemples de rabbins enseignant qu’il fallait venir en aide aux animaux en cas d’urgence le jour du sabbat. (Cependant, à Qumrân, on affirmait qu’il ne fallait en aucun cas aider un animal le jour du sabbat, même s’il tombait dans un puits ou mettait bas.) Souvent, lorsque l’on s’entretient avec autrui, il est important de commencer par le « terrain d’entente » que vous acceptez tous les deux. Ce n’est qu’ensuite, lorsque vous soulignez les incohérences de l’autre partie, que celle-ci pourrait (éventuellement) comprendre la nécessité d’envisager un point de vue différent.
À titre d’aparté, cette manière de faire valoir un argument s’appelle « l’argumentation du plus petit au plus grand ». C’était une méthode couramment utilisée par les rabbins pour présenter leurs arguments.
Jésus a mis en évidence que, bien qu’ils donnassent l’impression de vouloir connaître les choses religieuses, ils n’étaient pas réellement intéressés par l’œuvre de Dieu dans leur vie.
Pour plus d’informations, consultez The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 240 ; The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 970 ; et l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 824 et 825.
Q : Dans Luc 13, 15-17, en dehors de la Bible, comment savons-nous que les synagogues existaient déjà à l’époque biblique et ne constituent pas un développement ultérieur ?
R : L’une des raisons pour lesquelles nous savons qu’elles existaient dès cette époque est la découverte, vers la fin du XIXe siècle, de l’inscription de Théodote, commémorant un Juif hellénistique nommé Théodote, fils de Vettenos. Théodote était prêtre et chef de la synagogue ; il était le fils et le petit-fils du chef de la synagogue. Cette inscription a très probablement été rédigée avant l’an 70 après J.-C. Voir le *Dictionnaire du contexte du Nouveau Testament*, p. 534, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 13, 18-21, pourquoi le royaume de Dieu est-il comparé à un grain de moutarde ou à du levain ?
R : Les deux se développent d’eux-mêmes. Une graine de moutarde est minuscule, mais un plant de moutarde à maturité mesure environ 10 pieds (3 mètres) de haut. Jésus a peut-être utilisé ces deux comparaisons parce qu’une graine de moutarde pousse à l’extérieur, tandis que le levain agit de l’intérieur. Le levain est invisible, mais il produit un résultat visible : un pain moelleux à l’extérieur.
Ce passage est également important dans la mesure où la levure y symbolise le bien, car il contrebalance d’autres passages où la levure est une métaphore des mauvais enseignements des pharisiens. Cette utilisation de la levure montre qu’on ne peut pas prendre une comparaison ayant une signification particulière et attribuer à ce mot la même signification dans toute la Bible, sans tenir compte du contexte.
En revanche, le *Believer’s Bible Commentary* (p. 1 424) et le *Bible Knowledge Commentary: New Testament* (p. 240-241) considèrent que la levure symbolise toujours le mal et la corruption. Le *Evangelical Commentary on the Bible* (p. 824) affirme que cette interprétation est erronée dans ce passage.
Pour plus d’informations, consultez *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 972, et le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1424.
Q : Dans Luc 13, 19, les oiseaux représentent-ils les païens ou les croyants corrompus et hypocrites ?
R : Les chrétiens ne sont pas d’accord sur ce point. Il s’agit d’autres créatures, qui ne font pas partie du grand buisson, mais qui profitent de son ombre ou de ses bienfaits. Certains pensent que cela fait référence aux païens qui sont bénis. D’autres pensent qu’il s’agit de faux croyants qui n’ont pas leur place dans l’Église, mais qui y sont malgré tout.
Selon le « Believer’s Bible Commentary », p. 1424, il s’agit de corruption. Cependant, le « Evangelical Commentary on the Bible », p. 824, n’est pas de cet avis.
Q : Dans Luc 13, 23-27, pourquoi seuls quelques-uns sont-ils sauvés ?
R : Les disciples s’attendaient peut-être à ce que le formidable enseignement de Jésus, associé à ses miracles, convainque presque tout le monde. Ils ont sans doute été déçus lorsque cela ne s’est pas produit ; c’est pourquoi Jésus a expliqué que le chemin du salut est étroit. Ce ne sont pas ceux qui ont vu et entendu Jésus qui seraient sauvés. C’était leur décision et leur réaction face à ce qu’ils avaient entendu qui comptaient. Il n’est pas dit : « En chemin, passez par la porte étroite », ni « attendez que la porte étroite se présente ». Au contraire, il est dit littéralement de « s’efforcer » d’entrer par la porte étroite.
Bien que Jésus n’ait pas abordé la question supplémentaire de savoir pourquoi seuls quelques-uns sont sauvés, nous pouvons formuler un certain nombre d’observations et de déductions.
1. Ceux qui meurent après avoir atteint l’âge de la responsabilité ont choisi leur destin, explicitement ou implicitement.
2. Dieu « tarde » à juger parce qu’il veut donner aux hommes une occasion de se repentir (2 Pierre 3:9).
3. Dieu n’est pas tenu d’accorder indéfiniment des occasions de se repentir, ni même de continuer à en accorder tant qu’une personne est encore en vie. Ceux qui commettent un blasphème contre le Saint-Esprit ne sont pas toujours tués sur-le-champ.
4. En fin de compte, Dieu n’éprouve aucun remords à envoyer les hommes vers la destination correspondant au chemin qu’ils ont choisi.
Pour plus d’informations, consultez *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 241, *The Believer’s Bible Commentary*, p. 1424, et *The Evangelical Commentary on the Bible*, p. 825.
Q : Dans Luc 13, 25, qui frappe exactement à la porte dans cette parabole ?
R : Bien que la parabole ne le dise pas explicitement, Jésus laisse fortement entendre que la nation juive frappera à la porte et ne sera pas admise si elle le rejette.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 424.
Q : Dans Luc 13, 31, pourquoi ces pharisiens ont-ils dit à Jésus qu’Hérode Antipas (fils d’Hérode le Grand) avait l’intention de le tuer ?
R : Il pourrait y avoir plusieurs raisons à cela.
1. Peut-être ces pharisiens-là étaient-ils bien disposés envers Jésus et souhaitaient-ils assurer sa sécurité.
2. Il se peut aussi qu’ils aient simplement voulu que Jésus s’en aille. Peut-être ces pharisiens ne tenaient-ils pas tant à la mort de Jésus ; ils voulaient simplement qu’il ne soit plus dans leurs pattes. Voir également la question suivante. Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 241-242, penche en faveur de cette interprétation.
3. Enfin, s’ils pouvaient faire croire au peuple que Jésus s’était enfui pour sauver sa vie lorsqu’il avait entendu la menace, cela aurait sapé son statut aux yeux du peuple en tant que Messie tout-puissant.
Consultez le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1 424, *The Expositor’s Greek New Testament*, vol. 1, p. 569, l’*Evangelical Commentary on the Bible*, p. 825, et le *New International Bible Commentary*, p. 1 211 pour en savoir plus sur la manière dont Jésus aurait pu être informé de cela pour diverses raisons.
Q : Luc 13, 31 prouve-t-il qu’Hérode Antipas prévoyait de tuer Jésus ?
R : Non, ce verset ne le prouve ni ne le réfute. La Bible rapporte les paroles des pharisiens, mais elle ne précise pas s’ils disaient la vérité ou non. Il arrive souvent, de nos jours, que des personnes entendent parler de menaces et soient amenées à y réagir sans savoir si elles sont fondées ou non.
Q : Dans Luc 13, 31-33, que signifiait la réponse de Jésus à cette menace ?
R : Ce verset nous permet de faire trois observations.
1. Jésus a qualifié Hérode Antipas de « renarde rusée », ce qui n’était pas un compliment. À l’époque, le renard était considéré comme un animal insignifiant. Il était également perçu comme rusé, tant à l’époque qu’aujourd’hui.
2. Jésus n’avait pas peur de lui et ne voyait pas d’inconvénient à ce qu’ils rapportent sa réponse à Hérode.
3. Jésus savait qu’il allait mourir sur la croix, mais il savait également que tout se passerait selon le calendrier du Père.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 424, le « Evangelical Commentary on the Bible », p. 824, et le « The Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 974.
Q : Dans Luc 13, 35, quelle est la portée de l’expression « béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » ?
R : Jésus aurait pu simplement dire : « Vous devez dire : “Béni soit Jésus le Messie”, ou quelque chose de similaire. » Cependant, comme ils n’acceptaient pas que Jésus fût le Messie, Jésus, dans sa miséricorde, leur présentait cela en des termes qu’ils pouvaient accepter. Ils n’iraient pas au Ciel tant qu’ils n’auraient pas reconnu le véritable Messie, dont ils ignoraient le nom.
Il est intéressant de comparer la manière dont Jésus et Paul se sont « mis en quatre » pour communiquer la vérité, avec le fait qu’ils n’ont jamais fait de concessions quant au contenu de l’Évangile.
Q : Dans Luc 14, 1, pourquoi un pharisien occupant une position d’autorité aurait-il laissé Jésus enseigner chez lui ?
R : Tous les pharisiens et les dirigeants n’étaient pas contre Jésus – il suffit de demander à Joseph d’Arimathée et à Nicodème. En effet, après la résurrection, Actes 15, 5 montre qu’un nombre suffisant de pharisiens croyaient au point de former leur propre groupe au sein de l’Église. Jean 12, 42 indique également que de nombreux pharisiens croyaient à l’enseignement de Jésus, mais en secret, car ils ne voulaient pas être exclus de la synagogue.
D’un autre côté, le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 425, estime que ce n’était pas par sincère amitié, mais dans le but de piéger Jésus. Après tout, Luc 14, 1 et suivants indiquent que Jésus était étroitement surveillé. Pourquoi le pharisien aurait-il invité à la fois Jésus et un homme qui avait besoin d’être guéri, à moins que cet homme ne se soit présenté sans y avoir été invité ?
Cependant, c’est la quatrième fois que les pharisiens abordaient la question du sabbat (Luc 6, 1-5 ; Luc 6, 11 ; Luc 13, 10-17) ; l’enseignement de Jésus sur le sabbat constituait donc pour eux une véritable pierre d’achoppement. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 976 ; The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 242 ; et le New International Bible Commentary, p. 1211.
Q : Dans Luc 14, 2, qu’est-ce que l’hydropisie ?
R : Il s’agit d’une affection médicale caractérisée par une accumulation de liquide dans l’organisme. Les causes sont diverses : dysfonctionnement du ventricule gauche du cœur, problèmes hépatiques ou au niveau des ganglions lymphatiques, lupus, ou encore exposition à des substances toxiques telles que l’huile d’argémone. L’argémone est une mauvaise herbe qui pousse souvent dans les champs de moutarde et qui peut être récoltée avec les graines de moutarde. Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1425, et le « Evangelical Commentary on the Bible », p. 825.
Q : Dans Luc 14, 3-6, pourquoi Jésus leur a-t-il posé des questions ?
R : Ils tentaient de Le piéger en faisant venir sur place une personne atteinte d’hydropisie. Cette affection pouvait être due à des problèmes hépatiques, rénaux ou à un cancer. Jésus a pris l’initiative et leur a demandé de se prononcer sur la question de savoir s’il était licite ou non de faire le bien le jour du sabbat. S’ils répondaient par l’affirmative, alors les bonnes actions non interdites par la Torah seraient autorisées. S’ils répondaient par la négative, cela révélerait où se trouvait réellement leur cœur : attaché à leurs règles plutôt qu’à faire le bien pour Dieu. Pour plus d’informations, consultez « The Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 242.
Q : Dans Luc 14, 7-11, quel était le sens de l’enseignement de Jésus concernant le fait de prendre la place la plus humble ?
R : Tout d’abord, les places n’ont pas d’importance, pas plus que les honneurs humains. Nous devons plutôt faire preuve d’humilité et nous soucier de plaire à Dieu. L’honneur que Dieu nous accorde est bien plus important que ne pourrait l’être n’importe quel honneur humain.
C’est un bon passage à partager avec les enfants lorsqu’ils se disputent pour savoir qui doit s’asseoir à l’avant de la voiture.
Q : Dans Luc 14, 7-11, pourquoi Jésus a-t-il donné aux pharisiens cet enseignement sur le fait de prendre la place la plus basse juste après avoir tenté de les corriger au sujet de la guérison le jour du sabbat ?
R : On peut avancer plusieurs raisons.
1. L’enseignement des pharisiens était animé par le désir d’être honorés et d’acquérir de l’honneur. Ont-ils vraiment inventé toutes ces règles concernant le sabbat par amour pour Dieu ? Non, ils voulaient l’honneur religieux. Jésus laisse entendre qu’il ne faut pas rechercher l’honneur religieux ; c’est plutôt à Dieu de rendre cet honneur.
2. Si les pharisiens ne pouvaient pas prouver qu’il avait tort au sujet de la guérison par la puissance de Dieu le jour du sabbat, alors ils devaient faire preuve d’humilité et cesser de s’opposer à Jésus.
Q : Dans Luc 14, 12-15, quel était le message de Jésus concernant le fait d’inviter les pauvres, les estropiés, les boiteux et les aveugles ?
R : Dans leur société, ces personnes n’étaient pas considérées comme les invitées idéales pour un festin. Elles n’étaient pas aptes au travail et n’étaient généralement pas en mesure de rendre la pareille. On peut en tirer trois leçons :
1. Tout d’abord, Dieu choisit et utilise souvent ceux que nous considérerions comme loin d’être parfaits.
2. Ces personnes reconnaissent souvent qu’elles ne sont pas idéales et sont d’autant plus enclines à compter sur Dieu et à lui rendre gloire.
3. Cependant, la vérité est que nous ne sommes pas tous parfaits. Si l’on comparait la norme de justice de Dieu à la santé physique, nous serions tous estropiés, aveugles, sans richesse ni aucun espoir, en dehors de Dieu.
Pour plus d’informations, veuillez consulter l’ouvrage « Difficultés bibliques et contradictions apparentes », p. 117-118.
Q : Dans Luc 14, 16-24, quel était le but de la parabole du banquet racontée par Jésus lors de ce banquet ?
R : Lorsqu’un des convives a prononcé une bénédiction sur toutes les personnes présentes qui mangeraient dans le royaume, il partait du principe que tout le monde mangerait dans le royaume. Jésus a souligné que tous ceux qui étaient présents ne seraient pas là pour manger dans le royaume. Les paroles de Jésus étaient-elles bienveillantes ? Si vous y réfléchissez bien, il aurait été des plus cruels de la part de Jésus d’accepter tacitement que toutes les personnes présentes allaient bien et mangeraient dans le royaume, alors que ce n’était pas le cas. Donc oui, parfois, des paroles qui semblent sévères sont en réalité la chose la plus bienveillante que l’on puisse dire.
Comme les auditeurs de Jésus pouvaient facilement s’identifier aux banquets organisés par les hommes, Jésus leur a raconté une parabole au sujet de Dieu et de son banquet. Ce serait merveilleux de prendre part au banquet de Dieu ; cependant, la triste vérité est que la plupart rejettent l’invitation. Tout comme le maître d’un banquet peut inviter des personnes, qui ont alors le choix d’accepter ou de refuser, Dieu invite sincèrement chacun à prendre part à sa grâce, et chacun peut soit l’accepter, soit la refuser. Il est dit que tous ont décliné la deuxième invitation. Dans cette culture, on envoyait l’invitation assez tôt, puis on envoyait une deuxième invitation, un rappel, plus tard. Ils avaient toutes sortes d’excuses, certaines assez peu convaincantes, mais le fait est que le maître a invité des personnes qui ne voulaient pas venir. Si le mariage d’un homme l’obligeait à décliner l’invitation, pourquoi cela n’a-t-il pas été évoqué lors de la première invitation ? Il semble incroyable que quelqu’un puisse refuser une invitation à un fabuleux banquet terrestre, mais cela arrive.
De même, il semble probablement incroyable aux anges que quiconque puisse refuser l’offre extrêmement généreuse que Dieu fait à chaque personne, mais cela arrive aussi.
Pour plus d’informations, consultez *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 242 ; *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 978 ; *The Expositor’s Greek New Testament*, vol. 1, p. 574-575 ; *The New International Bible Commentary*, p. 1212 ; et *The Believer’s Bible Commentary*, p. 1426.
Q : Dans Luc 14, 16-24, pourquoi cette parabole est-elle similaire, sans être identique, à celle de Matthieu 22, 1-10 ?
R : N’oubliez pas que Jésus a enseigné pendant près de trois ans, ce qui est bien plus long que le temps qu’il faudrait à une personne pour lire les Évangiles. Jésus a probablement prêché une série de sermons dans une ville, puis s’est rendu dans la ville suivante où il a prêché une série de sermons similaires. Ceux-ci sont similaires, mais pas exactement identiques ; peut-être que Jésus s’adressait à un public légèrement différent et qu’il a donc légèrement adapté son message. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 979.
Q : Dans Luc 14, 23, puisque le maître oblige les gens à entrer, cela prouve-t-il que les gens n’ont pas le libre arbitre de venir à Christ ?
R : Cela ne prouve pas plus cela que cela ne prouve que ceux qui n’étaient pas invités n’avaient aucune responsabilité de suivre Dieu.
De toute évidence, personne dans cette parabole ne penserait que le maître envoyait une armée, enchaînait les gens et les emmenait comme des esclaves à son banquet. Au contraire, dans cette parabole, le fait de « contraindre » implique une forte persuasion.
Si quelqu’un tentait d’utiliser ce passage pour prouver que les gens n’ont pas de libre arbitre, sa tentative se retournerait contre lui. Les invités initiaux avaient été conviés, mais ne sont pas venus. Ainsi, l’invitation initiale était une « cause perdue ». De plus, si une personne dans le monde avait le désir de venir, mais qu’elle n’avait pas été invitée, serait-il répréhensible d’éprouver ce désir ? Il existe des non-chrétiens qui aimeraient aller au Ciel – du moins selon leurs propres conditions, et non selon celles de Dieu.
Notez que la règle de Granville Sharp comporte des exceptions : Luc 14, 23 et Éphésiens 2, 20. Voir le Believer’s Bible Commentary, p. 2064, pour plus d’informations. L’application de la règle de Granville Sharp à Tite 2, 13 soutient la doctrine du post-tribulationisme.
Q : Dans Luc 14, 24, comment se fait-il qu’aucun des invités qui ont été rejetés n’ait eu de seconde chance ?
R : Dieu accorde souvent plusieurs chances aux gens, mais il y a une limite. Bien que le nombre de chances ne soit pas le sujet de cette parabole, Dieu n’est nullement tenu d’accorder plusieurs chances à qui que ce soit.
Q : Que nous enseigne Luc 14, 25-35 au sujet de l’évaluation du coût et de la seigneurie ?
R : Il convient de dire à une personne d’évaluer le coût avant de s’engager à suivre le Christ. D’une part, Zachée n’a pas eu le temps de mettre de l’ordre dans sa maison, ni dans sa vie, avant que Jésus ne vienne vers lui et ne lui annonce qu’il avait le salut. D’autre part, Luc 14, 25-35 corrige cette idée fausse selon laquelle Jésus préférerait une tour à moitié achevée à aucune tour du tout. Les gens n’ont pas le pouvoir de mettre de l’ordre dans leur vie par eux-mêmes ; c’est pourquoi nous venons à Jésus avant que nos vies ne soient mises en ordre ; mais nous devons venir à Jésus avec la volonté de Lui permettre de mettre de l’ordre dans notre vie. Voir le Commentaire évangélique de la Bible, p. 826, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 14, 26, comment les disciples de Jésus sont-ils censés « haïr » leur père, leur mère, leur femme, leurs enfants et leurs frères ?
R : Le contexte de ce passage, ainsi que leur culture fondée sur la Loi mosaïque, permet d’interpréter cette expression comme signifiant « aimer moins ». Jésus ne leur demande pas de désobéir à la Parole de Dieu, qui commande d’aimer ses parents dans Exode 20:12 et, plus loin, d’aimer sa femme dans Éphésiens 5:25. Par exemple, dans Deutéronome 21, 15, lorsqu’il est question d’un homme qui aime l’une de ses épouses plus que l’autre, le mot utilisé ici est « haïr ». Une formulation similaire est employée dans Genèse 29, 31, où Jacob aimait Rachel plus que Léa. Matthieu 10, 37 montre que ce que Jésus veut dire, c’est que nous ne devons pas aimer nos parents plus que nous aimons Dieu.
Pour plus d’informations, consultez *Hard Sayings of the Bible*, p. 475-476 ; *The Complete Book of Bible Answers*, p. 56-57 ; *The Believer’s Bible Commentary*, p. 1427 ; et *Bible Difficulties & Seeming Contradictions*, p. 116, 210.
Q : Dans Luc 14, 26, quel est le rapport entre l’enseignement de Jésus concernant les parents et la loi ?
R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Les auditeurs de Jésus connaissaient tous la loi mosaïque concernant les parents, et Jésus le savait.
2. Jésus mettait l’accent sur l’équilibre. Aimer Dieu est le premier commandement, et aimer son prochain est le deuxième, et non l’inverse.
3. Si votre amour ou votre loyauté envers vos parents, vos enfants ou toute autre personne l’emportent sur votre amour et votre loyauté envers Dieu, vous devez revoir vos priorités. Même les bonnes choses peuvent devenir des idoles.
Q : Dans Luc 14, 28, comment les gens doivent-ils évaluer le coût de la suite de Jésus, et celui de ne pas le suivre ?
R : Suivre Jésus à moitié, ou essayer de le suivre pendant un certain temps avant de faire demi-tour, ne sert absolument à rien. Un non-chrétien venu à une étude biblique m’a un jour demandé : « Si je ne fais pas de Jésus le Seigneur de ma vie, le christianisme m’apportera-t-il quelque bien que ce soit ? » Je lui ai répondu que, mis à part quelques aspects mineurs et insignifiants, la réponse était fondamentalement non. C’est tout ou rien. Vous devez remettre votre vie entre les mains de Jésus. Nous devons prêcher la nécessité d’évaluer le prix à payer lorsque nous prêchons l’Évangile. Jésus dénonce les disciples tièdes.
Jean Calvin a déclaré : « J’ai tout abandonné pour le Christ, et qu’ai-je trouvé ? J’ai tout trouvé en Christ. » Henry Drummond a déclaré : « Le prix d’entrée dans le royaume des cieux n’est rien : la cotisation annuelle est tout. »
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1428, et le « New International Bible Commentary », p. 1213.
Q : Dans Luc 14, 31-32, à quoi cette guerre fait-elle référence ?
R : Cela devait occuper l’esprit des auditeurs, car il était possible qu’Hérode entre en guerre contre Arétas, son beau-père. Mais la parabole de Jésus transcende cette situation et enseigne que, d’une manière générale, il n’y a aucun intérêt à entreprendre ce que l’on ne peut pas mener à bien. En effet, commencer quelque chose que l’on ne termine pas pourrait être pire que de ne pas commencer du tout. Il vaudrait peut-être mieux renoncer à une victoire potentielle et tant désirée, si, en réalité, vous n’étiez de toute façon pas en mesure de l’emporter.
Pour plus d'informations, consultez *The Expositor's Greek New Testament*, vol. 1, p. 567, et *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 244.
Q : Dans Luc 14, 34-35, que voulait dire Jésus en affirmant que le sel qui a perdu sa saveur ne sert plus qu’à être jeté au tas de fumier ?
R : Le sel, en général, est utile pour apporter des éléments essentiels à la vie, pour assaisonner et pour conserver les aliments. Le sel qui a perdu sa saveur, à la suite d’une dilution par de la saleté ou pour d’autres raisons, ne sert plus à grand-chose. Le sel qui reste, s’il est déposé sur un tas de fumier, ralentira la décomposition de celui-ci, ce qui réduira l’intensité des mauvaises odeurs. Pour plus d’informations, consultez *The Expositor’s Greek New Testament*, vol. 1, p. 577, et *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 992.
Q : Dans Luc 14, 34-35, de quelles manières certains chrétiens d’aujourd’hui peuvent-ils « perdre leur saveur » ?
R : D’un point de vue naturel, le sel de haute qualité était coûteux. Plus tard, dans la ville africaine de Tombouctou, on disait qu’une livre de sel valait une livre d’or. Le sel peut perdre sa valeur de plusieurs façons. Il peut contenir de petites quantités d’impuretés au goût désagréable. Ou bien, il peut être dilué avec un agent de remplissage inerte et insipide, de sorte que, bien qu’il conserve le même aspect, même la partie de bonne qualité perd toute valeur en raison de cette dilution.
Sur le plan spirituel, une personne peut travailler dur dans le ministère, mais une infime part de malhonnêteté, de cupidité ou de convoitise peut détruire son témoignage. À l’inverse, une personne peut être désireuse de servir Dieu lorsqu’elle en a le temps, mais en raison d’un travail exigeant, d’un mode de vie très prenant, de loisirs ou d’autres occupations, elle agit comme si elle avait bien d’autres choses plus importantes à faire que de servir Dieu.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1427-1428.
Q : Dans Luc 15, 1-32, qu’ont en commun ces trois paraboles ?
R : Ces trois paraboles traitent toutes de la perte et de la joie d’être retrouvé. La parabole des 99 brebis perdues et de la 100e montre que Dieu recherche ce qui est perdu, et que la joie de retrouver celle-ci est plus grande que celle des 99 qui n’ont plus besoin d’être retrouvées. La parabole des 9 pièces perdues et de la 10e montre que Dieu cherche avec une grande minutie, et qu’ e se réjouit d’avoir retrouvé ce qui était perdu. La parabole du fils prodigue montre que Dieu pardonne et accueille à nouveau ceux qui se sont égarés et se sont détournés de Lui. Bien sûr, alors que nous cherchons à comprendre le cœur de Dieu, nous souhaitons que notre amour et notre attitude envers les autres reflètent également l’amour et l’attitude de Dieu.
Tout au long de Luc 15, Dieu souhaite que vous ayez, comme lui, un cœur tourné vers les perdus. Dans Luc 16, Dieu souhaite que vous ayez un esprit tourné vers les perdus.
Q : Dans Luc 15, 1-32, quel est le point principal : l’égarement, la repentance ou la joie ?
R : Le point principal de ces paraboles est-il la repentance ou la joie ? Il n’est pas fait mention de la repentance de la brebis perdue ou de la pièce perdue ; le point principal de ces paraboles est donc la joie, et non la repentance. Les pharisiens, malgré toutes leurs études, ne comprenaient pas le cœur de Dieu. Ainsi, lorsque les pharisiens, dans leur autosatisfaction, critiquaient Jésus parce qu’il fréquentait les pécheurs, Jésus leur répondait essentiellement en leur racontant trois paraboles sur la joie.
Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1213, et le Tony Evans Bible Commentary, p. 994.
Q : Dans Luc 15, 1, comment pouvons-nous nous rendre « accessibles » aux grands pécheurs, en leur faisant savoir que nous les aimons, sans pour autant approuver leurs actes ?
R : Montrez-leur que vous les respectez, que vous les aimez, que vous vous souciez d’eux et que vous êtes disposés à consacrer du temps à les aider. S’il est bon de passer du temps avec eux, ne le faites pas en vous livrant à des activités moralement répréhensibles.
Il y a toutefois un certain nombre de choses que nous devons prendre conscience à notre sujet.
1) Parfois, nous pouvons avoir tendance à fréquenter les 99 « brebis vertueuses » au lieu d’avoir à cœur de rechercher la brebis perdue.
2) Votre réputation pourrait être remise en cause si vous fréquentez des pécheurs.
3) Il est parfois préférable pour vous de ne pas vous trouver en leur présence. Un jour, une jeune chrétienne s’est vu proposer en privé une relation sexuelle par un athée. La jeune fille l’a repoussé, mais elle est restée aimable à son égard. La question de savoir si elle aurait dû l’éviter ou non dépend de la situation. S’il considérait que son amabilité constituait toujours une invitation à ses yeux, alors elle aurait dû l’éviter.
4) Parfois, les non-croyants peuvent vous entraîner vers le bas ou vous inciter à commettre des actes contraires à la volonté de Dieu. Si la Bible dit de résister au mal, elle ne dit jamais de résister à la tentation ; elle recommande plutôt de fuir la tentation.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 428, le « New International Bible Commentary », p. 1 213 et 1 214, ainsi que le « Tony Evans Bible Commentary », p. 992.
Q : Dans Luc 15,2, quand les croyants doivent-ils aujourd’hui manger ou ne pas manger avec des pécheurs ?
R : L’Ancien Testament ne dit pas qu’ils ne pouvaient pas manger avec des non-croyants, mais les Juifs de l’époque de Jésus suivaient leur propre tradition consistant à ne pas manger avec des non-croyants, comme le montrent Actes 10, 28 et Galates 2, 12-14. Cependant, Galates 2, 12-14 montre que nous devons manger avec tout le monde, et les seules exceptions sont les suivantes.
1. 2 Thessaloniciens 3:10 montre que si une personne refuse de travailler, elle ne doit pas manger.
2. 2 Thessaloniciens 3, 14 précise que nous ne devons pas fréquenter ceux qui se prétendent croyants, mais qui choisissent de désobéir à ce que Paul a écrit.
3. 2 Jean 7-11 précise qu’il ne faut pas accueillir chez soi un séducteur.
4. 1 Corinthiens 5, 9-13 précise que, bien que nous puissions fréquenter les personnes immorales, avides, les voleurs ou les idolâtres, nous ne devons pas prendre le repas avec l’une d’entre elles si elle se dit chrétienne.
Q : Dans Luc 15, 8-10, comment une femme pourrait-elle perdre et retrouver une pièce de monnaie comme celle-là ?
R : Cette parabole laisse entendre que ces dix pièces d’argent constituaient tout ce qu’elle possédait. Une pièce d’argent correspondait ici probablement à une drachme, équivalente à un denier, soit le salaire journalier d’un ouvrier. Ces pièces pouvaient faire partie d’une dot, et une femme pouvait porter cet argent en guise de parure de tête. De nos jours, on observe un phénomène similaire en Inde, où les femmes peuvent porter l’or qui leur a été donné en dot.
Si la femme pensait l’avoir perdue dans la maison, elle se donnerait beaucoup de mal pour balayer le sol, et la pièce pourrait tinter en heurtant quelque chose.
Le « Greek New Testament » de l’Expositor, vol. 1, p. 578, souligne que la femme n’adresse pas une invitation formelle à ses voisins pour qu’ils viennent faire la fête ; elle a plutôt la certitude qu’ils le feront.
Pour plus d’informations, consultez *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 982 ; *The New International Bible Commentary*, p. 1213, 1214 ; *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 244 ; et *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 992-993.
Q : Dans Luc 15, 12-13, pourquoi certains enfants, même ceux de croyants, deviennent-ils des fils prodigues ?
R : Cela peut s’expliquer par une combinaison d’au moins huit facteurs.
1) Le sentiment d’être bridé, de devoir vivre selon des normes qu’ils n’auraient peut-être pas choisies à ce stade de leur vie.
2) L’attrait d’une vie dissolue.
3) Le sentiment que « l’herbe est plus verte de l’autre côté de la clôture ».
4) La pression des pairs, ou la persécution : qu’elle soit sociale ou pire encore.
5) Maladie mentale
6) Une déception qui a anéanti leurs espoirs ou leurs attentes.
7) La peur de passer à côté de quelque chose, qui le pousse à agir pour satisfaire pleinement tout ce qu’il pourrait souhaiter dans sa vie dès maintenant ; il ne pouvait pas attendre le décès de son père.
8) Le fait de ne pas avoir pris en compte le coût potentiellement élevé de leurs actes pécheresses.
Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 993.
Q : Dans Luc 15, 17-18, qui représentent les deux fils et le père ?
R : Le père représente le cœur de Dieu. Le père a accueilli le fils prodigue, mais il a également supplié avec ferveur le fils aîné.
Le fils aîné représente les pharisiens, selon *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 245. Pour ceux qui critiquaient Jésus parce qu’il mangeait avec les pécheurs, cette parabole devait être une véritable piqûre au cœur. Mais cela peut s’étendre à toute personne religieuse qui privilégie ses œuvres et sa religion plutôt que l’amour du prochain.
Il existe plusieurs interprétations concernant le fils cadet. Le « Believer’s Bible Commentary : New Testament », p. 244, indique que le fils cadet symbolise en réalité les croyants qui se sont détournés de la foi, car il était un fils avant de réclamer son héritage. D’un autre côté, le salut n’est pas au centre de cette parabole, mais uniquement l’amour du père. Plus couramment, on considère que le fils cadet représentait toute personne égarée. Même s’il était peut-être religieux, il était égaré.
Q : Dans Luc 15, 17-18, le fils prodigue s’est-il repenti, ou avait-il simplement faim ?
R : Luc 15, 14 mentionne qu’une famine s’est abattue. Pendant cette famine, les habitants de ce pays étranger ne voulaient pas de lui et ne l’estimaient pas ; ils ne lui donnaient de la nourriture pour porcs que par pitié, mais peut-être aussi pour l’encourager à partir en lui offrant une nourriture aussi médiocre. Il aurait été humiliant pour un Juif de devoir exercer un métier consistant à nourrir des porcs. Il n’y avait là ni nourriture, ni amour, ni espoir de changement. L’expression hébraïque « reprendre ses esprits » implique la repentance. Les deux explications sont possibles. C’était certainement la faim, mais la faim peut aussi conduire à la repentance.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 984 ; The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 580-581 ; The Evangelical Commentary on the Bible, p. 827 ; et The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 245.
Q : Dans Luc 15, 20-24, pourquoi le père a-t-il accueilli à nouveau le fils prodigue, et aurait-il dû le faire ?
R : Le père a aperçu son fils avant même que celui-ci ne s’approche ; on en déduit donc qu’il guettait souvent son retour. Le père a accueilli à nouveau le fils prodigue par pure compassion, parce qu’il l’aimait. Tout mérite que le fils aurait pu avoir était perdu. Le fils avait fait du tort à son père et lui avait manqué de respect, mais le père a librement pardonné à son fils qui était revenu. Le festin était peut-être un moyen de montrer aux serviteurs, aux voisins et aux autres qui était ce fils et qu’il avait été réintégré.
Un chrétien occidental a un jour lu cette parabole à diverses personnes au Moyen-Orient, qui n’étaient ni chrétiennes ni familières avec ce récit, et leur a demandé ce qu’il se passerait si un fils venait à réclamer son héritage. Il a reçu des réponses telles que « une telle e ne se produirait jamais » et « je battrais mon fils s’il disait cela ». Une autre réponse venait d’un homme qui a déclaré avoir entendu parler d’un cas similaire, et que le père était mort de chagrin moins d’un an plus tard.
Le père n’avait aucune obligation de reprendre son fils, rien n’indique donc qu’il « aurait dû » le faire. Cependant, le père était en droit de se montrer généreux, et c’est avec bienveillance qu’il a accueilli à nouveau son fils.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 582.
Q : Dans Luc 15, 25, 29-30, le frère aîné avait-il raison ?
R : La réponse dépend de la question de savoir si l’argent et les richesses sont considérés comme plus importants que les personnes. Le frère aîné estimait que son père devait l’aimer en raison de son travail. Le frère aîné a retrouvé un frère, qu’il n’appréciait apparemment pas autant qu’un veau gras de plus. Le souci d’équité du frère, qui allait jusqu’à s’attacher à un seul veau gras, trahissait un manque d’amour. Remarquez que le frère aîné n’a pas dit « mon frère », mais plutôt « ce fils à vous ».
On dit que certaines personnes utilisent les choses et aiment les gens, tandis que d’autres aiment les choses et utilisent les gens. Lorsqu’un véritable chrétien commence ne serait-ce qu’à aimer les choses plus que les gens, sa perspective est alors bien loin de ce que Dieu souhaite. Les « choses » peuvent inclure les biens matériels, la connaissance, les rituels et même la religion. La seule chose que l’on nous demande d’aimer plus que les gens, c’est Dieu.
Pour plus d’informations, consultez *Hard Sayings of the Bible*, p. 476-477, *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 995, et *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 245.
Q : Dans Luc 15, 28, quel est le message de Jésus concernant la réaction du frère aîné ?
R : Un berger possédant 99 brebis était aisé, tandis qu’une femme ne disposant que de dix pièces était plutôt pauvre. Mais à part cela, ces trois paraboles sont assez similaires… jusqu’à ce que l’on arrive à Luc 15, 28. Les 99 brebis et les 9 pièces qui n’ont jamais été perdues ne se plaignent pas et ne se mettent pas en colère. Ce n’est pas par souci de justice que le père a accueilli à nouveau le fils prodigue, mais par miséricorde et par amour. Le terme utilisé par le père est littéralement « mon enfant » (teknon), ce qui est plus tendre que « mon fils ». Même aujourd’hui, certaines personnes se soucient davantage de la justice et du châtiment que de la miséricorde et de l’amour. Les deux ont leur place, mais la miséricorde l’emporte sur le jugement selon Jacques 2:13.
Le frère aîné a-t-il fini par se radoucir et se joindre à la fête, ou non ? Jésus ne l’a pas dit, et ce, délibérément. Jésus demandait essentiellement aux pharisiens où se trouvait leur cœur. Allez-vous vous radoucir pour partager le cœur de Dieu, ou non ?
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 984-985, The Evangelical Commentary on the Bible, p. 827, et The Tony Evans Bible Commentary, p. 993.
Q : Dans Luc 16, 1, l’homme riche / le maître est-il Jésus, Dieu le Père ou quelqu’un d’autre ?
R : Rien ne permet d’associer le maître à Jésus ou au Père. Il s’agit simplement d’un homme riche, et Jésus utilise une situation courante pour en tirer des leçons de vie. Voir l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 827, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 16, 6-9, en quoi exactement l’intendant s’est-il montré malhonnête ?
R : L’intendant (ou gestionnaire financier de la maison) avait été surpris en train de « gaspiller » les biens de son maître avant même le début de la parabole ; il était donc malhonnête ou négligent avant même que celle-ci ne commence. Peut-être avait-il promis de faire de son mieux pour gérer l’argent de son maître sans pour autant avoir à cœur les intérêts de ce dernier. Ainsi, la malhonnêteté de l’intendant était antérieure à la réduction des dettes, bien que le maître n’eût pas eu connaissance au préalable de cette réduction.
Ce terme précis était utilisé dans les manuscrits de Qumrân, où il signifiait « mondain » ou décrivait le caractère de l’époque, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 987.
Q : Dans Luc 16, 6-8, pourquoi l’intendant malhonnête a-t-il été félicité ?
R : Il faut connaître certains contextes culturels pour comprendre la réponse. Alors qu’il était ordonné aux Israélites de ne pas se prêter de l’argent avec intérêt (Lévitique 25, 35 ; Exode 22, 25), la réalité à cette époque était qu’ils le faisaient couramment. De plus, il était autorisé de prêter de l’argent avec intérêt aux étrangers (Deutéronome 23, 20).
L'intendant a restitué 50 des 100 cruches d'huile d'olive et 20 des 100 récipients de blé. Le Dictionnaire biblique Wycliffe, p. 1761, indique que le taux d'intérêt en vigueur pour les céréales se situait entre 25 % et 33 1/3 %. 80 récipients de blé, majorés de 25 % d'intérêts, donneraient 100 récipients. J’ai entendu un enseignement selon lequel l’intérêt sur l’huile d’olive s’élevait à 100 %, mais je n’ai pas pu corroborer cette information, bien que la « New Geneva Study Bible », p. 1636, propose également cette hypothèse. L’Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 988, indique que 100 mesures de blé représentaient une quantité importante : le rendement d’environ 100 acres selon l’ouvrage de Jeremias, Parables of Jesus, p. 181. De même, l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 828, précise que le serviteur réduisait les intérêts qui avaient été facturés, alors que la loi de l’Ancien Testament stipulait qu’aucun intérêt ne devait être prélevé au départ.
Ainsi, en accordant ces « réductions », l’intendant ne trompait peut-être pas son maître, mais supprimait plutôt des intérêts qu’il n’aurait de toute façon pas dû facturer à un compatriote israélite. Il est important de noter que l’intendant n’essayait PAS de récupérer son poste ; il savait déjà qu’il ne le pourrait pas. L’intendant cherchait à se faire bien voir des créanciers afin qu’ils envisagent de lui confier un emploi.
Soit le maître était au courant de ces réductions, soit il ne l’était pas. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1430-1431, indique que le maître était au courant et qu’il a (peut-être à contrecœur) félicité l’intendant pour sa prévoyance. Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 246, et le « The Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 987, indiquent également que l’homme riche était au courant et qu’il a néanmoins félicité l’intendant pour sa perspicacité.
Parfois, lorsqu’une entreprise ou un investisseur est au bord de la faillite, la banque réduit arbitrairement un peu le montant du prêt. Il vaut mieux obtenir un peu moins d’argent et éviter la saisie plutôt que de ne rien obtenir et de ne récupérer que la garantie.
Q : Dans Luc 16, 9, comment les croyants sont-ils censés se faire des amis grâce à l’argent ?
R : L’intendant malhonnête semblait généreux à ce moment-là, non pas par altruisme désintéressé, mais par pragmatisme froid. Lorsque les croyants prennent conscience de la valeur éphémère des richesses terrestres, ils devraient être d’autant plus disposés à renoncer à ces richesses pour l’amour de l’Évangile. Comme l’a écrit dans son journal le célèbre missionnaire et martyr chrétien Jim Elliot : « N’est pas un imbécile celui qui donne ce qu’il ne peut garder pour gagner ce qu’il ne peut perdre. »
L’ouvrage *Hard Sayings of the Bible*, p. 477-478, ajoute : « “Vous voyez”, a dit Jésus, “les gens du monde, qui n’ont d’autres préoccupations que la vie présente, se comportent parfois de manière plus sensée et plus prévoyante que les gens de l’au-delà, les ‘enfants de la lumière’. Ils utilisent les richesses matérielles pour préparer leur avenir terrestre ; pourquoi les enfants de la lumière ne pourraient-ils pas les utiliser pour préparer leur avenir éternel ?…” »
Q : Dans Luc 16, 9, si vous constatez que vous avez déjà été injuste ou infidèle aux yeux de Dieu, que devriez-vous faire à ce moment-là pour plaire à Dieu ?
R : Prendre conscience de votre péché et demander pardon à Dieu est un excellent début, mais cela ne suffit pas. Vous devriez peut-être également présenter vos excuses aux personnes à qui vous avez fait du tort. De plus, lorsque cela est possible, rendez-leur ce qui leur a été pris, que ce soit directement par vous-même ou indirectement à la suite de vos actes.
Q : Dans Luc 16, 9, imaginez à quel point ce serait agréable d’avoir des clients, des fournisseurs et des partenaires commerciaux qui vous traiteraient toujours équitablement, même lorsque vous ne vous rendriez pas compte d’un traitement injuste, et qui vous diraient toujours la vérité. Que pouvez-vous faire pour devenir une personne comme celle-là ?
R : Il n’y a rien de mal à négocier un accord, ni à ne pas tout révéler à tout le monde. Mais vous ne devez pas mentir, même s’il s’agit de ce que l’on appelle un « mensonge innocent ». Il n’y a rien de mal à mener des négociations serrées pour obtenir un bon accord, mais il existe une limite : si la personne avec laquelle vous négociez est désespérée, vous pouvez aller au-delà de la simple recherche d’un bon accord et en arriver à exploiter son désespoir. Traitez les autres comme vous aimeriez qu’ils vous traitent. Êtes-vous le genre de personne pour laquelle vous aimeriez travailler, que vous aimeriez encadrer ou avec laquelle vous aimeriez faire des affaires ?
Il n’y a aucune garantie que vous deviendrez plus riche en agissant ainsi. Mais vous plairez davantage à Dieu en agissant ainsi.
Voir « The Tony Evans Bible Commentary », p. 994, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 16:9, comment pouvons-nous mieux garder à l’esprit que nous sommes des intendants, et non des propriétaires, de ce dont Dieu nous a comblés ?
R : Tout d’abord, réfléchissez aux dons ou aux talents que vous possédez et qui vous distinguent des autres, sans que vous les ayez mérités. Vous n’en avez aucun. Ensuite, réfléchissez aux biens ou à l’argent dont vous disposez en dehors de la grâce de Dieu. Vous avez peut-être récolté quelques fruits et accompli certaines choses en travaillant dur, mais qui vous a permis d’avoir les capacités et la situation nécessaires pour que votre travail acharné porte ses fruits ?
Ensuite, demandez-vous combien de temps vous conserverez les bénédictions terrestres dont vous jouissez actuellement. Quelqu’un a dit qu’on ne voit jamais de camions de déménagement derrière les corbillards. Tout cela disparaîtra, sera donné à d’autres, qui en feront peut-être bon usage, ou peut-être pas, comme le dit l’Ecclésiaste 2, 18-19.
Enfin, croyez en ce que dit Proverbes 8, 10-11, où il est écrit que la sagesse vaut mieux que l’or ou l’argent. Consacrez tout votre temps et toute votre énergie disponibles à rechercher la sagesse de Dieu et son royaume, et non l’or ou l’argent. Les richesses que vous possédez ne sont pas une fin en soi ; ce sont des outils destinés à vous aider à atteindre votre objectif : servir Dieu et faire progresser son royaume.
Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 994-995.
Q : Dans Luc 16, 14, pourquoi les pharisiens, qui aimaient l’argent, se moquaient-ils de Jésus ?
R : Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 246, l’explique bien en indiquant que Jésus était un homme pauvre, suivi par d’autres hommes pauvres, et qu’il essayait de leur enseigner des leçons sur l’argent. Un sixième de tous les versets des Évangiles traite de l’argent. Dans Luc, 18 des 40 paraboles traitent de l’argent. Les pharisiens pensaient qu’il était possible de servir à la fois l’argent et Dieu.
Pour plus d’informations, consultez le « Evangelical Commentary on the Bible », p. 828.
Q : Dans Luc 16, 15 et suivants, quelles sont certaines choses très prisées par le monde qui constituent une abomination aux yeux de Dieu ?
R : Certaines formes de malhonnêteté et d’astuce sont prisées par le monde. Dans les films « Ocean’s XX », les « héros » sont la bande qui vole des millions dans les casinos. Dans les films « Les Minions », les « gentils » sont ceux qui volent les autres. On admire parfois des personnes qui commettent des actes financièrement répréhensibles ou discutables, et qui s’en tirent à bon compte. Le Psaume 49, 18 et suivants dit que les gens vous loueront si vous réussissez dans la vie. Curieusement, ces mêmes personnes sont toutefois fustigées comme des méchants si elles commettent une erreur ou se font prendre. C’est presque comme si l’on ne les admirait pas pour leur caractère moral, mais par envie. Apparemment, Kim Kardashian est devenue célèbre après avoir tourné une scène de sexe. Alors, combien d’épisodes de la série télévisée des Kardashian avez-vous regardés ? Si le nombre est supérieur à zéro, pourquoi l’avez-vous fait ?
Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 995, et le « Believer’s Bible Commentary », p. 1432.
Q : Dans Luc 16:16 et Matthieu 11:12, le « ciel » agit-il activement ou est-il passif, dans le sens où quelque chose lui est fait ou lui est opposé dans ces versets ?
R : Tout d’abord un peu de grammaire, puis trois points de vue, et enfin la réponse.
Les ouvrages *Hard Sayings of the Bible*, p. 479-480, et *The Evangelical Commentary on the Bible*, p. 829, indiquent qu’il existe une ambiguïté dans le verbe grec utilisé ici. Il peut être à la forme active, comme dans « Le royaume des cieux invite instamment tout le monde à venir », ou à la forme passive, comme dans « les gens s’efforcent d’entrer dans le royaume des cieux », ou encore « le royaume des cieux subit des violences… » ou « les hommes s’introduisent de force dans le royaume des cieux ».
1) Forme active : « Le royaume des cieux invite instamment tout le monde à venir. » La NET Bible adopte cette interprétation, et le « Commentaire évangélique sur la Bible », p. 829, indique que c’est celle qui présente le plus d’avantages.
2) Passif : tout le monde cherche à entrer. Le « Believer's Bible Commentary », p. 1432, privilégie cette interprétation.
3) Passif et violent : les hommes recourent à la violence du monde pour tenter d’y entrer. Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 247, ainsi que la plupart des traductions, partagent ce point de vue.
La réponse : Matthieu 11, 12 utilise deux fois le mot « violence » et indique que les personnes sont actives et violentes. Dans le contexte des pharisiens, il s’agit d’une critique à l’encontre des personnes religieuses qui tentent d’utiliser des moyens violents ou mondains pour entrer dans le royaume. Tout le chapitre 16 de Luc traite de la fidélité et de la cupidité, et les pharisiens y sont spécifiquement mentionnés, car toutes ces choses les concernent également.
Q : Dans Luc 16, 16 et suivants et Matthieu 11, 12, comment certains tentent-ils de pénétrer de force dans le royaume de Dieu/les cieux ?
R : Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1432, souligne que le contexte autour de Luc 16, 16 porte entièrement sur les pharisiens, leur cupidité et leur hypocrisie avare. Cela vaut aussi bien pour ceux qui cherchaient à entrer dans le royaume de Dieu que pour ceux qui cherchaient à détruire le royaume prêché par Jean-Baptiste. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1244, souligne que la prédication de Jean-Baptiste a suscité une vive réaction.
Il est important de comprendre de quel royaume il est question ici. Cela ne signifie pas nécessairement que tous ceux qui s’y forcent recevront le salut, mais plutôt qu’ils s’arrachent une place dans l’expression visible du royaume de Dieu sur terre.
La leçon à en tirer est que nous devons tenir compte tant des moyens que des fins. Certains voulaient aller au ciel, ce qui est une bonne chose, mais ils essayaient d’utiliser des armes terrestres pour y parvenir.
Voir *Hard Sayings of the Bible*, p. 479-480, et *Evangelical Commentary on the Bible*, p. 828, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 16, 17, puisqu’il est plus facile que le ciel et la terre disparaissent que la moindre partie de la loi, pourquoi les chrétiens peuvent-ils manger du porc, de la viande de chameau et des crustacés, et pourquoi ne pratiquent-ils plus de sacrifices d’animaux ?
R : Jésus a ici abrogé la Loi de l’Ancien Testament.
Alimentation : Jésus a déclaré que ce n’était pas ce qui entrait dans l’homme qui le rendait impur, mais ce qui sortait de l’homme, dans Matthieu 15, 10, 17-20 et Marc 7, 14-15.
Marc 7, 19 ajoute que, par là, Jésus a déclaré tous les aliments purs.
Un ange de Dieu a ordonné à Pierre de tuer et de manger des animaux autrefois impurs, dans Actes 10, 12-16.
Les musulmans devraient pouvoir s’identifier à ce point, car Mahomet n’a pas non plus obéi à la Loi de l’Ancien Testament lorsqu’il a mangé de la viande de chameau.
Les sacrifices : Les Israélites devaient pratiquer des sacrifices ; malheureusement, pour beaucoup, cela est devenu un rituel dont le sens s’est perdu. Le sacrifice est tout aussi important, voire plus important, pour les chrétiens que pour les Israélites, comme le montrent Hébreux 7, 23-10, 26. Nous avons nous aussi besoin d’un sacrifice, et notre sacrifice a été accompli une fois pour toutes par notre grand prêtre, Jésus-Christ, qui s’est sacrifié lui-même sur la croix.
Q : Dans Luc 16, 19, pourquoi l’homme riche est-il souvent appelé « Dives » ?
R : Comme Lazare est nommé dans cette parabole, certaines traditions ont donné au riche le nom de « Dives ». Cependant, « Dives » est simplement le mot latin désignant un homme riche.
Lazare était la forme grecque du nom hébreu Éléazar, qui signifie « Dieu a aidé ». Hadès, en hébreu « Sheol », désigne la tombe. Ce mot est utilisé dix fois dans le Nouveau Testament. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 992.
Q : Dans Luc 16, 19-31, quels sont les points principaux de cette parabole ?
R : Jésus racontait des paraboles sur l’argent, et il en enchaîne une autre. De nombreux Juifs pensaient que la richesse matérielle était un signe de la faveur de Dieu. Il aurait été choquant d’entendre qu’un Juif riche allait finir dans le feu.
Il y a trois points principaux.
1) Le caractère définitif de la mort et la vie après la mort.
2) Le sort des pieux est meilleur que celui des impies qui ne se soucient pas des pauvres.
3) Les Écritures constituent un guide suffisant pour les hommes.
Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1216, et le Believer’s Bible Commentary, p. 1433.
Q : Dans Luc 16:19-31, quelle est l’interprétation des Témoins de Jéhovah concernant Lazare et l’homme riche ?
R : Selon le « Believer’s Bible Commentary », p. 1433, cette parabole réfute la doctrine du sommeil de l’âme. Cependant, les Témoins de Jéhovah ne sont pas d’accord. Cela m’a été rapporté oralement par un Témoin de Jéhovah, et j’en ai également vu des extraits sous forme écrite. Accrochez-vous bien, car c’est assez étrange.
L’homme riche représente la classe des pharisiens (ou du clergé / des prêtres) qui se sent humiliée par la classe des serviteurs fidèles (ceux qui suivent Dieu). Les chiens symbolisent les faux docteurs, tandis que les miettes de pain représentent l’enseignement de Dieu. L’expression « toute leur vie » dans Luc 16:24 signifie qu’ils vivaient sous le régime de la loi. La mort ne désigne pas la mort physique, mais un changement de situation. Le fait que Lazare soit emporté par des anges, tandis que l’homme riche est enterré, signifie qu’ils ont changé d’état, ce qui s’est produit soit après que l’esprit de Jésus se soit élevé dans un corps spirituel, soit à la Pentecôte. (Je ne suis pas tout à fait sûr de ce point.) Le tourment, ici, n’implique pas la notion de souffrance physique ou de contrainte comme c’est le cas ailleurs. Il s’agit plutôt d’une angoisse mentale provoquée par les prédicateurs pieux qui tiennent des propos désobligeants à leur égard. Puisque [soi-disant] les personnes qui sont brûlées ne désirent pas d’eau, le feu n’est pas un feu littéral. Le grand abîme signifie simplement que l’ensemble de cette catégorie ne peut pas le franchir, bien que certains individus le puissent.
Comme l’indique la page 149 de *When Cultists Ask* : « Étant donné que ce passage soutient de manière si évidente l’idée d’une existence consciente après la mort — ainsi que d’une souffrance consciente pour les méchants après la mort —, les Témoins de Jéhovah se donnent beaucoup de mal pour le réinterpréter. »
Voir également la question suivante.
Q : Dans Luc 16:19-31, quelle est la réponse à l’interprétation des Témoins de Jéhovah ?
R : Quatre points sont à prendre en compte dans la réponse.
1. Les premiers chrétiens, qui parlaient grec, croyaient unanimement en un tourment conscient après la mort pour les impies. Outre les écrits des premiers chrétiens, il suffit de lire Matthieu 13:40-42, 50, Apocalypse 20:10 et Apocalypse 14:9-11
2. Les Juifs croyaient également la même chose. Cela est prouvé par 1 Hénoch 22, 1-4, l’Ascension de Moïse 10, 10, 2 Esdras 7, 36, Judith 16, 17 et les Psaumes de Salomon 3, 13. Voir la discussion sur Luc 23, 43 pour les citations exactes. Les rabbins concevaient le Shéol/Hadès comme comportant deux parties séparées par un mur, d’une largeur de paume ou d’un doigt (cf. Weber, *Lehre des Talmud*, p. 326 et suivantes), selon *The Expositor’s Greek Testament*, p. 589.
3. Jésus n’a rien fait pour réprimander ou corriger ces croyances prétendument erronées. En réalité, Jésus les a entérinées en les utilisant sans les corriger. De plus, les termes employés par Jésus : « le sein d’Abraham » et « le Paradis » sont en fait des termes utilisés dans le Talmud juif.
4. Soit Jésus les trompait, en approuvant la croyance prétendument fausse d’une existence consciente après la mort, soit Jésus présentait comme vrai ce qui était communément admis.
Une illustration que j’ai donnée à deux missionnaires Témoins de Jéhovah illustre bien ce point.
Supposons qu’un jour, je prenne un exemplaire du magazine « Réveillez-vous ! » des Témoins de Jéhovah, et qu’il raconte l’histoire de deux garçons. L’un d’eux a grandi en suivant Dieu, et de bonnes choses lui sont arrivées après sa mort. Le second garçon a grandi en rejetant Dieu, et après sa mort, il s’est réincarné en insecte. Je leur ai alors demandé s’ils pensaient que je lirais un jour quelque chose de ce genre dans le magazine *Awake*, et ils ont répondu que certainement pas, car la réincarnation n’était pas biblique. J’étais d’accord, mais je leur ai alors demandé : « N’essaieriez-vous pas quand même d’utiliser une fausse doctrine comme la réincarnation pour prouver une vérité, à savoir qu’il faut suivre Dieu ? » Ils se sont fermement opposés à cette idée, affirmant que ce serait trompeur de leur part. J’étais d’accord, mais j’ai ajouté que si la survie de la conscience des impies après la mort était une fausse doctrine, alors ne disaient-ils pas que Jésus avait fait exactement cela ?
Q : Que nous apprend Luc 16, 19-31 au sujet des pauvres ?
R : Ce passage constitue une sévère réprimande à l’adresse de nombreux riches (mais pas tous). L’homme riche est appelé « l’homme riche » à trois reprises avant sa mort, mais ni lui ni Lazare ne sont désignés comme « l’homme riche » ou « le pauvre » après leur mort. Le nom « Lazare » signifie « aidé par Dieu », et pourtant il était si démuni que ses plaies étaient léchées par des chiens. La salive des chiens est plus antiseptique que la nôtre ; ainsi, même les chiens errants ont davantage aidé Lazare que ne l’a fait le riche. Les pauvres, les prisonniers et les opprimés sont peut-être invisibles à nos yeux, mais ils ne le sont nullement aux yeux de Dieu. De même, certaines personnes idolâtrées dans ce monde peuvent être indignes aux yeux de Dieu. Nous ne devrions pas admirer ceux qui mènent une vie que Dieu mépriserait. Si seulement nous pouvions voir les personnes et les choses avec les yeux de Dieu !
Q : Que nous apprend Luc 16, 19-31 au sujet des riches ?
R : Ce passage ne dit pas explicitement que la richesse est un mal, car il mentionne Abraham au paradis, et Abraham, selon les normes anciennes comme modernes, était un homme extrêmement riche. Cependant, bon nombre de riches souffrent de ce que Darrell Bock appelle « le coma de l’insensibilité » et ne peuvent même pas voir le pauvre à l’extérieur de la porte de leur demeure. Le pauvre Lazare était presque invisible aux yeux de l’homme riche. Si vous ne faites pas attention, la richesse peut altérer votre vue et votre ouïe, vous rendant aveugle aux pauvres et sourd au cri des opprimés. Mais quelle que soit votre fortune, si vous pouviez voir et entendre un peu mieux que vous ne le faites actuellement, spirituellement parlant, quelle mesure pourriez-vous prendre pour aider les pauvres, les prisonniers et les opprimés, afin de leur faire savoir qu’ils ne sont pas oubliés, et que quelqu’un se soucie d’eux et souhaite les aider ?
Q : Si Luc 16, 20-25 est une parabole, pourquoi est-ce la seule parabole où le nom d’une personne est mentionné ?
R : Bien que l’on puisse ergoter sur la question de savoir si ce récit correspond entièrement à une parabole ou non, le nom de Lazare a joué un rôle important dans cette parabole. Personne d’autre que Lazare n’est nommé dans ce récit ; Lazare pouvait sembler insignifiant, mais Dieu connaissait son nom. Lazare signifie « aidé par Dieu », et pourtant nous voyons quelqu’un qui n’a pas reçu beaucoup d’aide de la part de Dieu, de l’homme riche, ni de quiconque dans cette vie. On ne nous dit même pas que Lazare a eu droit à un enterrement digne de ce nom, et pourtant, il a reçu une aide bien plus grande encore en se rendant au Paradis où se trouvait Abraham. L’homme riche connaît le nom de Lazare dans Luc 16, 24 ; il avait donc au moins vaguement conscience que Lazare existait juste à l’extérieur du confort de l’enceinte de sa demeure. Mais les personnes qui peuvent sembler invisibles aux yeux des riches (et malheureusement peut-être même à nos yeux) sont connues et importantes aux yeux de Dieu. Chacun est créé à l’image de Dieu, et nous devrions respecter tous les êtres humains, qu’ils soient honorés ou non dans ce monde présent.
Lazare, et sa forme grecque, Éléazar, étaient des prénoms courants, et les Écritures n’expliquent pas pourquoi ce mendiant porte le même nom que le frère de Marie et Marthe. Cependant, cela pourrait être une préfiguration. Lorsque Lazare fut ressuscité des morts par la suite, quelqu’un se souvint peut-être d’avoir entendu cette parabole, ainsi que la demande de l’homme riche de faire revenir Lazare d’entre les morts.
Q : Dans Luc 16, 25, quelle est la signification de la façon dont Abraham s’adresse à l’homme riche ?
R : Le mot grec utilisé ici est teknon, c’est-à-dire « enfant », et non « mon fils ». C’est un terme doux et tendre, mais il n’implique pas qu’Abraham considérait l’homme riche comme son enfant ou sa descendance, même si celui-ci était juif.
Q : Dans Luc 16, 26, quel est ce grand abîme qui sépare le lieu de tourments du Paradis ?
R : Il s’agit du gouffre que Dieu a créé entre le Ciel (le paradis) et l’enfer (la prison). C’est le seul passage du Nouveau Testament où ce mot grec, chasma, est utilisé, et nous devons garder à l’esprit que de nombreuses personnes que nous côtoyons chaque jour se retrouveront de l’autre côté du grand gouffre après leur mort. C.S. Lewis, dans son roman sur le Ciel et l’Enfer intitulé *Le Grand Divorce*, émet l’hypothèse que les personnes en Enfer pourraient se rendre au Ciel, mais que rares seraient celles qui choisiraient de le faire. Cependant, Luc 16, 26 contredit cette hypothèse de C.S. Lewis. Jude 7 et Matthieu 25, 46 indiquent également que leur châtiment est éternel.
Curieusement, le riche n’a jamais demandé à sortir, il n’a demandé qu’un soulagement. Puis il a demandé, ou plutôt ordonné, à Abraham d’envoyer Lazare avertir ses frères, en disant en substance : « Je n’avais pas suffisamment de preuves ; envoyez des preuves à mes frères. »
À titre d’aparté, le mot « paradis » n’est utilisé que trois fois dans le Nouveau Testament. Si quelqu’un venant de l’enfer pouvait envoyer un message, que dirait-il ? Tout d’abord, l’homme riche souhaitait atténuer son tourment. Deuxièmement, l’homme riche voulait envoyer un message afin que ses frères puissent éviter de se retrouver là où il se trouvait. Même cette personne en enfer souhaitait que quelqu’un partage l’Évangile avec d’autres. Notez également que l’homme riche pouvait voir Abraham et Lazare, mais il n’est pas précisé que Lazare pouvait voir l’homme riche.
Pour plus d’informations, consultez l’ouvrage *Hard Sayings of the Bible*, p. 480-482.
Q : Dans Luc 16, 31, que voulait dire Jésus en affirmant qu’ils ne croiraient toujours pas, même si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts ?
R : Il s’agissait à la fois d’une observation de leur attitude actuelle et d’une prédiction de leur réaction face à la résurrection de Jésus. Il est intéressant de noter qu’Abraham continuait d’appeler le riche « mon enfant ». Bien sûr, peu de temps après, Jésus en a même apporté la preuve en ressuscitant Lazare, le frère de Marie et Marthe, dans Jean 11, 45-53 et 12, 10-11.
Q : Dans Luc 16, 31, Abraham était-il au ciel, comme l’affirme le Guide sceptique de la Bible d’Asimov à la page 985 ?
R : Non, la Bible ne précise pas où se trouvait Abraham. Bien qu’Abraham et Lazare se trouvaient dans un lieu agréable, de nombreux chrétiens enseignent qu’ils n’étaient pas encore au ciel, mais dans un « lieu d’attente », où Jésus a dit au voleur à sa droite qu’il se rendrait ce jour-là, et qu’il a appelé le Paradis. Le Paradis est la partie de l’au-delà où se rendaient ceux qui avaient suivi Dieu jusqu’à ce que Jésus ressuscite d’entre les morts.
Q : Dans Luc 16, 31, les miracles prouvent-ils la mission de Jésus ?
R : Les miracles constituaient un témoignage à l’appui de la mission de Jésus, selon Hébreux 2, 4, mais un miracle en soi ne « prouve » rien, car il peut y avoir de faux miracles. Cependant, même avec les preuves de la résurrection et d’autres miracles, toutes les prophéties accomplies et le témoignage des premiers chrétiens, nous ne disposons toujours pas d’une « preuve absolue », car on ne peut jamais avoir de preuve absolue d’un événement historique.
Néanmoins, même si Jésus a fourni des preuves accablantes, fournir des preuves accablantes est une chose, mais qu’un auditeur accepte ces preuves en est une autre. Même à l’époque moderne, on trouve encore quelques personnes qui croient que la Terre est plate, qui pensent que l’Holocauste n’a jamais eu lieu, ou que tuer certaines personnes et boire leur sang protège contre le sida. Mais le fait que quelques personnes croient à chacune de ces trois faussetés, malgré des preuves accablantes du contraire, ne signifie pas que les preuves contre ces idées farfelues ne soient pas accablantes.
Voir *When Critics Ask*, p. 392-393, pour une réponse complémentaire.
Q : Dans Luc 17, 1-2, pourquoi est-ce un délit si grave que de faire trébucher quelqu’un d’autre ?
R : Les conséquences sont graves lorsqu’on devient l’instrument de Satan pour détourner quelqu’un d’une vie de joie éternelle avec Dieu.
Q : Dans Luc 17, 2, qui sont les « petits » dont il est question ici ?
R : Examinons trois possibilités.
a) Il pourrait s’agir d’enfants, mais aucun autre passage de cet enseignement ne fait référence aux enfants, contrairement à d’autres enseignements. Jésus et la Bible accordent aux enfants la même valeur qu’aux adultes, mais ne les considèrent pas comme plus précieux.
b) Il pourrait s’agir de nouveaux croyants, d’enfants dans la foi, et de ceux dont la foi est encore en train de se former, qu’ils soient physiquement des enfants ou plus âgés.
c) Il pourrait s’agir des « petits », c’est-à-dire des pauvres de ce monde. Cependant, à l’exception du parallèle avec la parabole de Lazare et de l’homme riche, rien d’autre ne viendrait étayer cette interprétation.
La réponse : Étant donné que le contexte porte sur le fait d’offenser ou de faire trébucher quelqu’un qui pourrait être offensé ou amené à trébucher, la réponse serait b). Il peut y avoir des personnes matériellement pauvres qui sont riches dans la foi et qui ne risqueraient pas de trébucher.
Le « Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 994, indique également qu’il ne peut en aucun cas s’agir de la réponse a), tandis que le « Believer’s Bible Commentary », p. 1434, le « Tony Evans Bible Commentary », p. 996, et le « New International Bible Commentary », p. 1216, indiquent qu’il s’agit de la réponse b).
Q : Dans Luc 17, 3-4, pourquoi est-il si choquant qu’un croyant ne pardonne pas aux autres ?
R : Une analogie pourrait peut-être vous aider ici. Pourquoi est-il si important que notre sang transporte l’oxygène et les nutriments vers les cellules de notre corps, et qu’il évacue le dioxyde de carbone et les déchets ? Tout comme ces processus physiques sont un signe de vie, l’amour et le pardon sont un signe de notre vie spirituelle. Tout ce qui entrave le fonctionnement du sang constitue un grave problème.
Tout comme notre corps a besoin de nourriture et d’oxygène, nous avons constamment besoin de la grâce et de l’amour de Dieu. Tout comme notre corps a besoin d’être débarrassé du dioxyde de carbone et des déchets, nous avons besoin du pardon et de la purification de Dieu. Nous pouvons pardonner facilement aux autres, car Dieu nous a tant pardonnés, à nous qui sommes en Christ. Si quelqu’un est incapable de pardonner, soit il n’a pas pris pleinement conscience de l’ampleur du pardon que Dieu lui a accordé, soit il n’a peut-être pas été sauvé.
Q : Dans Luc 17, 5-6, qu’enseigne Jésus ici au sujet de la foi ?
R : La foi n’est pas une substance qui vous est donnée, et ce que vous possédez est tout ce dont vous disposerez jamais. Il ne s’agit donc pas d’obtenir davantage de « fragments » de foi, mais plutôt de faire grandir ce que vous possédez déjà depuis que vous avez cru en Christ pour la première fois. La foi vivante est plutôt comme une graine : elle est vivante et grandit. Même si vous ne possédez qu’une petite part de foi vivante, celle-ci peut tout de même se transformer en une grande foi, à condition d’éloigner les mauvaises herbes et les insectes nuisibles, et de l’arroser et d’en prendre soin. Vous n’avez donc pas besoin d’une « grande foi » ; il vous suffit d’une foi authentique, car celle-ci peut grandir jusqu’à devenir une grande foi. Si vous êtes un chrétien authentique, comment entretenez-vous votre foi ?
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 435, et le « Tony Evans Bible Commentary », p. 996-997.
Q : Dans Luc 17, 6, que savons-nous des mûriers ?
R : Bien qu’il existe 12 espèces de mûriers, celle cultivée en Israël et dans le bassin méditerranéen était généralement le mûrier noir, également appelé sycomore. Ces arbres étaient cultivés pour leurs fruits et n’ont été utilisés pour l’élevage des vers à soie en Occident que bien après l’époque de Jésus.
Les mûriers ont un système racinaire peu profond, et des vents violents peuvent renverser un arbre et l’emporter. Au sens figuré, on peut imaginer un vent violent (le Saint-Esprit) emportant un mûrier jusqu’à la mer, un résultat qui semble impossible mais qui s’est sans aucun doute produit.
Autre réponse : Le *New International Bible Commentary*, p. 1217, et le *Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 248, indiquent que le sycomore possède des racines très solides. Néanmoins, le site https://homeguides.sfgate.com/potting-soil-and-cactus-mix-13768053.html précise que les mûriers possèdent en général un système racinaire plus étendu et moins profond que celui de nombreux autres types d’arbres, ce qui leur permet de mieux absorber les nutriments. Mais dans un sol meuble exposé à un vent violent, cela rendrait l’arbre plus facile à déraciner.
Q : Dans Luc 17, 7-10, quel enseignement Jésus donne-t-il sur le service lorsqu’il parle du serviteur qui revient des champs et prépare le repas ?
R : Trois points sont à prendre en compte dans la réponse.
Il est insensé de tirer fierté de notre obéissance. L’obéissance n’est que notre devoir légitime. Notre obéissance doit être l’expression de notre gratitude envers Dieu.
Se vanter : nous ne devons pas dire à Dieu à quel point nous sommes formidables et obéissants. Jésus en a donné un exemple dans la prière du pharisien opposée à celle du publicain (percepteur d’impôts) en Luc 18, 9-14.
Traitement de faveur : nous ne devons pas penser que nous méritons un traitement de faveur en raison de notre obéissance. Aucun niveau de spiritualité ni aucune obéissance passée ne nous dispense d’écouter Dieu et de lui obéir à l’avenir. Nous ne devons pas avoir le sentiment d’avoir des droits acquis, et nous ne devons pas donner ce sentiment aux autres, comme le montre Jacques 2, 1-9.
Q : Dans Luc 17, 11-19, pourquoi Jésus a-t-il été offensé par les neuf lépreux ?
R : Tous ont été guéris, mais un seul a fait preuve de gratitude en revenant vers Jésus pour le remercier. Or, ce mendiant n’était pas originaire de Judée et n’avait probablement pas eu l’occasion d’étudier l’Ancien Testament comme les autres. Cela peut être offensant, tant pour les autres que pour Dieu, lorsque l’on se préoccupe tellement de soi-même que l’on en vient à ne pas manifester de gratitude. Les dix ont tous été guéris de leur lèpre, mais seul celui qui est revenu a reçu la bénédiction particulière de Jésus. Cela souligne que le message de l’Évangile s’adresse autant à ceux qui n’ont pas de origines juives qu’à ceux qui en ont.
Après avoir guéri les dix, Jésus les a envoyés vers les prêtres afin qu’ils se conforment aux prescriptions de Lévitique 14, 2-32. Le prêtre devait examiner la personne, et si la lèpre avait disparu, il devait la déclarer pure, ce qui lui permettrait de réintégrer la société. Cela constituerait également un témoignage auprès des prêtres. Nous ne savons pas si les prêtres ont parlé durement aux lépreux lorsqu’ils ont appris que Jésus les avait guéris, ni s’ils leur ont adressé des avertissements. Quoi qu’il en soit, quelle que soit l’opposition éventuelle, ils auraient dû revenir pour témoigner leur gratitude à Jésus.
Mais avant de juger trop sévèrement les neuf lépreux, rendez-vous compte que beaucoup de gens sont ainsi aujourd’hui. Ils se montrent très aimables lorsqu’ils demandent de l’aide, mais une fois qu’ils ont reçu toute l’aide dont ils avaient besoin, ils ne manifestent aucune gratitude, car ils ne voient en l’autre qu’un moyen d’atteindre une fin à laquelle ils estimaient avoir droit. En tant que croyants, nous devons veiller à ne pas nous montrer ingrats envers les autres. Jésus a été offensé lorsque les neuf lépreux n’ont manifesté aucune gratitude, mais l’ont simplement pris pour acquis. Dieu se sent-il offensé lorsque nous ne lui manifestons pas notre gratitude et que nous le prenons pour acquis ? J’espère que vous « comptez vos bénédictions » chaque jour et que vous rendez grâce à Dieu en permanence, dans la prière.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1436, et le « Evangelical Commentary on the Bible », p. 829.
Q : Dans Luc 17, 19, pourquoi Jésus disait-il souvent aux gens : « C’est ta foi qui t’a guéri » ?
R : Tout d’abord, Jésus voulait louer leur foi, et nous devrions faire de même. Aujourd’hui, il ne suffit pas que les chrétiens se contentent de tolérer et d’accepter les croyants engagés dans d’autres ministères pieux. Nous devrions prier pour eux, louer Dieu à leur sujet et les féliciter publiquement pour leur foi et leur travail au service du Seigneur.
Q : Dans Luc 17, 20, ces pharisiens étaient-ils sincères lorsqu’ils demandaient à Jésus quand viendrait le royaume, se moquaient-ils de Jésus, ou essayaient-ils simplement de le piéger ?
R : D’après le contexte, nous ne pouvons pas déterminer de quelle intention il s’agissait, ni s’il s’agissait en partie de sincérité et en partie de scepticisme. Une personne ayant entendu la question à ce moment-là n’aurait peut-être pas pu le déterminer non plus. Mais peu importe. Lorsqu’on nous pose une question qui pourrait être sincère, nous n’avons pas besoin de passer du temps à essayer d’évaluer le cœur de quelqu’un ; il suffit de répondre à la question.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1436.
Q : Dans Luc 17,21, puisque le royaume de Dieu est en chacun des croyants, cela signifie-t-il que les royaumes humains sont irréels, comme l’enseigne la secte de la Science chrétienne ?
R : Non. Il faudrait adhérer à une définition irréelle de la réalité pour affirmer cela. Bien sûr, tout ce qui existe sur terre, et pas seulement les royaumes, n’est pas aussi réel que le Ciel. Cependant, les royaumes terrestres qui ont « réellement » torturé et martyrisé des chrétiens, ainsi que les royaumes terrestres et les philosophies qui « réellement » poussent les gens vers le mal, ne doivent pas être banalisés comme de simples fantasmes.
Voir *When Cultists Ask*, p. 150, pour une réponse différente mais complémentaire.
Q : Dans Luc 17, 21, puisque le royaume de Dieu est en chacun des croyants, cela signifie-t-il que les êtres humains sont divins, comme l’enseigne la secte de la Science chrétienne ?
R : Non. Nous pouvons être certains que l’apôtre Paul connaissait la réponse à cette question. Dans les Actes 14, 11-18, Paul et Barnabas n’ont pas voulu que la foule lycaonienne les adore. Le fait d’avoir le royaume de Dieu en vous montre que vous êtes un enfant de Dieu, mais cela ne fait pas de vous un être divin ni Dieu lui-même. Il est intéressant de noter que, dans sa réponse aux pharisiens, Jésus a dit de chercher ce qui est déjà là, tandis que, juste après, s’adressant à ses disciples, il leur a dit de se tourner vers l’avenir. Pour plus d’informations, voir *When Cultists Ask*, p. 150-151, et le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1436.
Q : Dans Luc 17, 31-33, que dit Jésus au sujet du souvenir de la femme de Lot ?
R : Il y a au moins deux leçons à en tirer.
Soudain, la femme de Lot a été anéantie alors même qu’elle se sentait en sécurité après avoir été sauvée par les anges. Dieu lui a sauvé la vie, mais elle a ensuite péri à cause de sa propre désobéissance. Le problème, comme l’indique le « Believer’s Bible Commentary », p. 1437, était que « elle était sortie de Sodome, mais Sodome n’était pas sortie d’elle ».
De manière générale, les chrétiens peuvent se demander combien d’années il leur faudra avant de pouvoir relâcher leur vigilance face à la tentation et au péché, notamment le matérialisme, la convoitise, l’orgueil et le découragement. Quand seront-ils suffisamment mûrs spirituellement pour ne plus avoir à se soucier de résister à ces maux ? La réponse est que, tant que nous sommes ici-bas, vous ne pouvez jamais baisser la garde. À maintes reprises, la Bible nous met en garde sur la nécessité de persévérer sans relâche. Voici quelques moyens d’y parvenir :
Veiller attentivement sur notre vie et notre doctrine. 2 Timothée 1:14 ; Colossiens 1:23 ; Proverbes 22:5
Ne pas suivre la sagesse de ce monde. Colossiens 2:8-9 ; Jacques 3:15 ; 1 Corinthiens 1:17-27 ; 2:6, 8, 14 ; 2 Corinthiens 1:12
La persévérance en général. Hébreux 10:23, 36 ; 12:1, 12-13 ; 1 Jean 2:24 ; 1 Corinthiens 13:7 ; Romains 5:3-4 ; Jacques 1:3-4, 12 ; 5:11 ; 2 Pierre 1:8-10
Les croyants doivent persévérer dans la souffrance. Romains 8:17-18 ; 2 Corinthiens 1:8-9 ; 4:8-12 ; 6 ; 2 Timothée 2:3 ; 4:5
Q : Dans Luc 17, 34-36, que dit ce passage au sujet du jour et de la nuit sur la terre ?
R : Cela indique qu’il peut faire nuit pour certaines personnes au verset 34, et simultanément jour pour d’autres aux versets 17:35-36. Voir le « Believer’s Bible Commentary », p. 1437, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 17, 37, que voulait dire Jésus en affirmant : « Là où il y a un cadavre, les vautours s’y rassembleront » ?
R : Qu’il s’agisse d’un aigle nécrophage ou d’un vautour commun, Jésus utilise la métaphore des grands oiseaux nécrophages comme symbole d’une série de jugements imminents. Bien sûr, lorsque certaines choses existent, comme des cadavres, certaines conséquences se produisent généralement, telles que l’arrivée d’oiseaux nécrophages. Cependant, ce n’est pas là l’essentiel, car Jésus aurait pu utiliser un grand nombre d’autres métaphores s’il avait simplement voulu dire que les choses ont des conséquences.
Application générale à toute époque : L’ouvrage *Hard Sayings of the Bible* (p. 482-483) indique que certains interprètent cela comme signifiant : « Là où une situation est mûre pour le jugement, c’est là que le jugement s’abattra. »
Application à la fin des temps : Jésus raconte une parabole sur l’une des conséquences de la méchanceté avant son retour. Les méchants seront tués, et les oiseaux nécrophages auront de la nourriture en abondance. Ceci est développé plus en détail dans Apocalypse 19:17-21.
Application à l’an 70 après J.-C. : Certains considèrent que les « aigles » mentionnés ici font également référence à l’emblème des aigles romains qui figuraient sur les étendards portés par les divisions. L’armée romaine est venue détruire Jérusalem en l’an 70 après J.-C. Le « Commentaire évangélique sur la Bible » (p. 830), le « Commentaire biblique de Tony Evans » (p. 998) et le « Commentaire biblique : Nouveau Testament » (p. 249) interprètent ce passage comme faisant simplement référence à des vautours.
Voir également le « Believer’s Bible Commentary », p. 1437, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 18, 1-8, si Dieu est comme le juge injuste de la parabole, alors Dieu peut-il parfois paraître injuste ?
R : Dieu n’est pas injuste, mais, dans Sa providence, Il peut paraître injuste pendant un certain temps — il suffit de demander à Job. Le but de cette parabole est de montrer que, puisque les victimes font preuve de persévérance même devant un juge injuste, à combien plus forte raison les enfants de Dieu devraient-ils faire preuve de persévérance auprès de leur Père céleste, qui est juste. Jésus voulait illustrer un point précis avec le juge injuste, de la même manière qu’il souhaitait montrer un point précis avec l’homme riche qui avait renvoyé l’intendant avisé dans Luc 16, 1-9. Les choses sont souvent injustes sur terre, mais Dieu peut tout remettre en ordre lors du jugement dernier. Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1217-1218 ; The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 249-250 ; The Tony Evans Bible Commentary, p. 999 ; et The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 596.
Q : Dans Luc 18, 4-6, quel enseignement Jésus nous donne-t-il concernant la nécessité de persévérer dans la prière ?
R : Si une personne doit persévérer auprès d’un juge qui ne se soucie pas de la justice, à combien plus forte raison devons-nous persévérer auprès de Dieu. Cela peut faire référence à la prière en général, mais selon le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1437, son emplacement juste après Luc 17 suggère que cette parabole s’applique tout particulièrement à la prière de longue haleine pour le retour du Christ.
1 Thessaloniciens 5, 17 nous commande de prier sans cesse. L’expression grecque « m’épuise » est en réalité difficile à traduire. Elle signifie littéralement « me faire un œil au beurre noir », ce qui peut à la fois signifier « me tabasser » et « me faire passer pour un idiot ».
Voir *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 1000, pour plus de détails sur la façon dont cela signifie « nuire à ma réputation ». Cependant, le *Evangelical Commentary on the Bible*, p. 830, indique que le juge ne tenait PAS compte de ce que pensaient les gens, mais qu’il en avait simplement assez que cette femme le dérange.
Q : Dans Luc 18, 4-5, comment pouvez-vous gérer une situation où quelqu’un vous considère comme trop insignifiant pour faire ce qu’il est censé faire pour vous ?
R : La leçon à tirer de cette parabole est de continuer à insister jusqu’à ce que vous obteniez gain de cause. Il y a des moments où nous devons faire preuve de persévérance. Non pas en étant impoli ou en perdant notre sang-froid, mais en persévérant avec gentillesse et sans relâche.
Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 998-999, et le « Evangelical Commentary on the Bible », p. 830.
Q : Dans Luc 18, 8 et suivants, que voulait dire Jésus en demandant s’il trouverait la foi sur terre ?
R : Jésus n’a pas trouvé beaucoup de foi sur terre, comme le montrent Jean 1:10-12. Le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 249-250, précise que Jésus ne s’ ait pas par ignorance, ni ne remettait en question l’Enlèvement, mais qu’il exhortait plutôt ses auditeurs à garder la foi par la prière et un engagement plus grand au service. Voir « Hard Sayings of the Bible », p. 483-484, pour une réponse complémentaire.
Q : Dans Luc 18, 9, est-il acceptable de compter sur soi-même pour certaines choses ?
R : Nous devons assumer la responsabilité de nos propres actes et avoir confiance dans le fait qu’avec l’aide de Dieu, nous pouvons accomplir ce qu’Il attend de nous.
Cependant, nous ne pourrions même pas continuer d’exister sans Dieu, notre Créateur et celui qui nous soutient. De plus, nous ne pouvons accomplir aucune bonne action ayant une importance éternelle sans Dieu. Nous n’avons donc aucune raison de compter sur notre propre bonté, notre puissance ou nos capacités en dehors de Dieu.
Q : D’après Luc 18, 9-14, sommes-nous tenus de verser la dîme ?
R : La dîme, ou dixième, est une partie de vos revenus consacrée à l’œuvre du Seigneur. Le Lévitique 27, 30-33 précise qu’elle appartenait à Dieu, et elle était destinée aux prêtres et aux Lévites dans l’Ancien Testament, comme l’indiquent Nombres 18, 21-32, Genèse 14, 20 ; 28, 22 ; 2 Chroniques 31, 5 ; et Malachie 3, 7-12.
Dans le Nouveau Testament, depuis la résurrection de Jésus, nous ne sommes plus soumis à la loi de l’Ancien Testament (y compris la dîme), mais à la grâce. Nous pouvons donner davantage ! Cependant, la « dîme » peut encore être considérée comme la norme en matière de générosité. Le Nouveau Testament mentionne la dîme dans Luc 18, 9-14 ; 1 Corinthiens 16, 1 ; et 2 Corinthiens 8.
Q : Dans Luc 18, 9-14, est-il possible que le publicain ait été Zachée ? Cela pourrait-il expliquer pourquoi le Seigneur l’a appelé à descendre dans le chapitre suivant, Luc 19, 1-10 ?
R : Bien que Zachée corresponde à cette situation, la plupart des commentateurs considèrent Luc 18, 9-14 comme une parabole, qui ne fait référence à aucun collecteur d’impôts ni à aucun pharisien en particulier.
Q : Dans Luc 18, 11, devrions-nous jamais remercier Dieu d’être moralement meilleurs que quelqu’un d’autre ?
R : Cette parabole indique que nous ne devrions pas le faire. Nous n’avons rien de bon qui ne nous ait été donné par Dieu. Il est arrogant de prétendre, même devant Dieu, que nous sommes meilleurs ou plus importants que quelqu’un d’autre. Philippiens 2, 3 et suivants nous enseignent que nous devons estimer les autres plus importants que nous-mêmes.
Comme l’indique le New International Bible Commentary, p. 1218, le pharisien « jette un regard vers Dieu, mais ne contemple que lui-même ». À l’inverse, le collecteur d’impôts ne pouvait se supporter lui-même lorsqu’il contemplait la sainteté de Dieu.
Pour plus d’informations, consultez l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 830, et le Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 250.
Q : Dans Luc 18, 12, quand les Juifs jeûnaient-ils deux fois par semaine ?
R : Les Juifs qui jeûnaient le faisaient généralement le lundi et le jeudi.
Q : Dans Luc 18, 14, la prière peut-elle justifier une personne ?
R : Non. Il est intéressant de noter qu’au début de la parabole, beaucoup supporteraient que le pharisien juste soit le héros et que le collecteur d’impôts soit le méchant. C’est Dieu qui choisit de justifier ou non. La prière ou nos autres actions ne « forcent » pas Dieu Tout-Puissant à justifier qui que ce soit. Cependant, ce que Jésus souligne dans ce passage, c’est que Dieu a choisi de justifier le collecteur d’impôts repentant plutôt que le pharisien orgueilleux. Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 999.
Q : Dans Luc 18, 16, pourquoi les disciples envisageaient-ils de réprimander les enfants ?
R : Jésus était un homme très occupé qui, selon eux, n’avait « manifestement » pas le temps de recevoir tous ceux qui souhaitaient Le voir. Les disciples cherchaient à préserver le temps précieux de Jésus de ce qu’ils considéraient comme une perte de temps. Ils tentaient d’« aider Dieu » en écartant ceux qu’ils jugeaient comme des personnes de moindre valeur. Notez que Jésus n’a jamais demandé ce genre d’aide.
Aujourd’hui, nous devons faire preuve de prudence chaque fois que nous pensons que Dieu a besoin que nous « lui donnions un coup de main », en particulier en accomplissant des choses qu’Il ne nous a jamais demandé de faire.
Contrairement à la vision qu’avaient les disciples des enfants, le pieux évangéliste D.L. Moody a un jour déclaré à un ami : « Deux personnes et demie ont été sauvées aujourd’hui. » L’ami lui demanda : « Vouliez-vous dire deux adultes et un enfant ? » Moody répondit : « Non, deux jeunes enfants et un adulte plus âgé. » En effet, les enfants avaient toute une vie devant eux pour servir Dieu. C’était formidable que l’adulte plus âgé puisse à la fois aller au ciel et servir Dieu dès maintenant, mais il lui restait moins de la moitié de sa vie pour servir Dieu sur terre.
Pour plus d’informations, voir le Commentaire évangélique de la Bible, p. 830-831.
Q : Dans Luc 18, 16 et suivants, en quoi le royaume de Dieu est-il destiné à ceux qui sont comme des enfants ?
R : D’une part, les enfants prennent conscience qu’ils sont des enfants. Ils sont souvent plus humbles que les adultes, car ils se rendent compte qu’ils n’ont ni les connaissances, ni la force, ni la capacité de faire beaucoup de choses. Cela ne les dérange toutefois pas, si leurs parents sont là pour les aider. Les petits enfants n’apportent rien à la relation parent-enfant, si ce n’est leur propre faiblesse, leurs besoins, leur dépendance et leur amour. Mais bien qu’ils sachent qu’ils sont dépendants, ils nourrissent des attentes et de l’enthousiasme. De même, nous devrions être comme des enfants lorsque nous entrons dans le royaume de Dieu.
Pour plus d’informations, consultez *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 999, et *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 250.
Q : Dans Luc 18, 18-23, pourquoi Jésus insistait-il sur la loi auprès du jeune homme riche ?
R : Cela se passe juste après l’épisode des petits enfants, et cela montre quelqu’un qui ne recevra PAS le royaume comme un petit enfant. Le jeune chef riche ne se considérait pas comme perdu, ayant besoin de pardon, ni ayant besoin de la grâce pour son salut. Jésus s’est mis à son niveau et a mentionné cinq des Dix Commandements, sans toutefois évoquer encore la convoitise. L’injonction de Jésus pourrait également être considérée comme une question implicite : « Quelle importance revêt votre argent à vos yeux ? » Plutôt que de se contenter de dire au jeune homme de croire en Lui, Jésus a d’abord voulu lui montrer que ses œuvres et son cœur ne suffisaient pas pour atteindre le Ciel par ses propres moyens. Jésus n’a pas accusé le jeune homme riche d’hypocrisie ; il a plutôt voulu lui faire prendre conscience plus profondément de l’état de son propre cœur.
Si le jeune homme riche et l’aveugle sont tous deux venus vers Jésus – l’aveugle même après qu’on lui eut dit de cesser d’essayer –, Jésus n’a invité que très peu de personnes à tout quitter pour le suivre. Et pourtant, le jeune homme s’est détourné. Si vous pouviez incarner n’importe quel personnage de l’histoire, ne serait-il pas merveilleux d’être ce jeune homme riche et, lorsque Jésus vous aurait demandé de le suivre en tant que disciple, d’avoir joyeusement tout donné pour le faire !
Voir *When Cultists Ask*, p. 151-152, le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1438-1439, et l’*Evangelical Commentary on the Bible*, p. 831 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 18, 18-23 et Matthieu 19, 21, devons-nous donner tout ce que nous possédons aux pauvres, comme Jésus l’a demandé au jeune homme riche ?
R : Les Écritures ne disent jamais cela, et Abraham était en réalité un homme très riche. Paul a conservé ses biens personnels, notamment son manteau, comme le mentionne 2 Timothée 4, 13. Plutôt que de dire que les riches doivent faire ceci ou cela, voyons simplement ce que Paul a dit à leur sujet dans 1 Timothée 6, 17-19.
« Recommandez aux riches de ce monde de ne pas être orgueilleux et de ne pas placer leur espérance dans l’incertitude des richesses, mais en Dieu, qui nous comble de tout ce dont nous pouvons jouir. Recommandez-leur de faire le bien, d’être riches en bonnes œuvres, d’être généreux et prêts à partager, s’assurant ainsi un fondement solide pour l’avenir, afin qu’ils puissent saisir ce qui est véritablement la vie. » (BSB)
Remarquez que le jeune homme riche avait sans doute mieux respecté la loi que Zachée, mais que les deux ont réagi de manière très différente.
Soit dit en passant, il existe au moins deux mots pour désigner le « bien » en grec. Le mot grec kalos signifie « beau » ou « bon fruit », tandis qu’agathos signifie « intrinsèquement bon ». C’est ce dernier mot qui est utilisé ici.
Pour plus d’informations, voir *When Critics Ask*, p. 502, et *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 251.
Q : Dans Luc 18, 31, puisque le Christ a dit en substance : « Nous montons à Jérusalem, et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l’Homme s’accomplira », pourquoi les prophéties concernant la seconde venue ne se sont-elles pas encore accomplies ?
R : Toutes les prophéties s’accompliront. Malgré le rejet de Christ par les Juifs, dont Dieu avait connaissance d’avance, ces prophéties se réaliseront néanmoins. Cependant, si le règne éternel de Christ sur terre avait commencé avant qu’Il ne soit rejeté et si Jésus n’avait jamais été rejeté, alors les prophéties d’Ésaïe 53 seraient fausses.
Cela illustre un point important concernant Dieu. Dieu a son propre calendrier pour son œuvre, et nous devons parfois faire preuve de patience et attendre que Dieu agisse en son temps, comme nous le rappelle la première parabole de Luc 18.
Q : Dans Luc 18, 34, pourquoi Jésus leur a-t-il dit des choses qu’ils ne comprenaient pas ?
R : Jésus leur a parlé clairement, mais ils ne s’en souvenaient pas et ne comprenaient pas clairement. Il s’agit du troisième épisode, dans les trois premiers évangiles, où Jésus leur a annoncé qu’il serait mis à mort. Parfois, lorsque vous enseignez quelque chose à quelqu’un et que cette personne a du mal à comprendre comment cela pourrait se produire, vous devez lui réexpliquer patiemment à plusieurs reprises. À chaque fois, Jésus leur donnait toutefois davantage de détails. Les disciples finiraient par comprendre clairement par la suite. Pour plus d’informations, consultez l’analyse de Luc 9, 45 dans *The Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 251, ainsi que dans *The Evangelical Commentary on the Bible*, p. 831.
Q : Dans Luc 18, 40-41, que nous apprend ce passage sur Jésus ?
R : Jésus était prêt à tout interrompre pour un mendiant aveugle. Comme l’indique le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 440, alors que Josué voyait le soleil s’arrêter dans les cieux, le Seigneur du soleil s’est arrêté pour un seul mendiant aveugle. Puis, curieusement, Jésus a demandé à l’aveugle ce qu’il voulait. Ce n’était pas que Jésus ne parvenait pas à deviner ce qui était évident, mais plutôt qu’il souhaitait que celui-ci exprime clairement son besoin.
Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 1000-1001.
Q : Dans Luc 19, 1-9, qu’est-ce qui, dans l’expérience de Zachée, nous donne particulièrement de l’espoir ?
R : Le texte commence par la recherche de Jésus par cet homme mauvais, mais en réalité, c’est Jésus qui cherchait Zachée depuis le début. Jésus n’a pas demandé à séjourner chez Zachée ; il a dit à Zachée qu’il devait séjourner chez lui, comme si Zachée n’avait pas le choix. Zachée n’a pas eu à mettre de l’ordre dans sa maison au préalable, et Jésus ne s’y attendait pas non plus. Zachée n’a pas eu l’occasion de mettre de l’ordre dans sa vie au préalable, et Jésus ne s’y attendait pas non plus.
On pourrait penser qu’après le refus de ce riche homme juste de renoncer à ses biens pour suivre Jésus, un riche homme corrompu n’aurait pratiquement aucune chance de se défaire de son argent et de vouloir suivre le Seigneur. Cela montre simplement que nous ne devrions pas nous attacher à prédire qui acceptera le Christ et qui ne le fera pas. Contentez-vous de prêcher, et Dieu se chargera de la réponse.
Les gens savaient qui était Zachée, et s’il pouvait paraître indigne pour Zachée de grimper à l’arbre, le fait que Jésus l’ait accepté aurait semblé encore pire aux yeux des autres. Mais Jésus s’en moquait. Les gens se sont peut-être moqués de Zachée en pensant que Jésus ne voudrait pas de lui, mais Zachée s’en moquait. En vivant devant un large public, recherchons-nous les applaudissements d’Un seul ?
Zachée a été transformé, et de l’intérieur. Jésus n’a pas dit à Zachée de rendre l’argent qu’il avait pris aux pauvres et à d’autres. C’est le cœur renouvelé de Zachée qui lui a dicté qu’il devait le faire.
Q : En Luc 19, 2, qu’est-ce qui est inhabituel dans ce verset ?
R : Dans Luc 19,2, l’expression grecque « chef des collecteurs d’impôts » n’apparaît nulle part ailleurs dans toute la littérature grecque, y compris la Bible. Il s’agit probablement d’un titre désignant un collecteur d’impôts qui supervisait d’autres collecteurs. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 603, l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 831, et le New International Bible Commentary, p. 1219.
Q : Dans Luc 19, 8, pourquoi Zachée a-t-il donné la moitié de ses biens aux pauvres ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais l’un des facteurs était son nouveau souci des pauvres. Une autre raison pourrait être que s’il avait remboursé tout ce qu’il avait escroqué aux autres, il ne lui serait peut-être pas resté plus de la moitié. Selon le *Believer’s Bible Commentary*, p. 1441, le mot grec ne devrait pas être traduit par « si », mais plutôt par « puisque ». Notez que, tandis que le jeune homme riche ne voulait pas se séparer de sa fortune, Zachée s’apprêtait à en donner la majeure partie. Voir « The Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 252, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 19, 13a, pourquoi Jésus a-t-il mentionné dix serviteurs dans la parabole des talents ?
R : Jésus a raconté d’autres paraboles sur l’argent, et il en a également raconté d’autres sur le pouvoir. Cette parabole est inhabituelle en ce qu’elle combine à la fois l’argent et le pouvoir. Dans Luc 19, 15-26, Jésus n’a évoqué que le sort de trois serviteurs ; c’est pourquoi beaucoup de gens se souviennent à tort qu’il n’y avait que trois serviteurs dans la parabole. Jésus mentionne que dix serviteurs ont reçu de l’argent, mais il ne dit rien sur ce que les sept autres ont fait du leur. C’est presque comme si Jésus n’avait pas tout à fait terminé la parabole ; les sept autres serviteurs, c’est nous, son Église, et c’est à nous de compléter la parabole par ce que nous faisons de nos minas.
Cela rappelle la fin du livre de Jonas, où la question de savoir si Jonas s’est repenti ou non de son attitude déplorable envers les perdus reste en suspens.
Q : Dans Luc 19, 14, pourquoi Jésus a-t-il mentionné que les sujets avaient envoyé une délégation en disant : « Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous » ?
R : Les auditeurs de Jésus pouvaient très bien s’identifier à cette description, car vers 4 av. J.-C., une délégation d’Hérode le Grand et de son fils Hérode Archélaüs s’était rendue de Jéricho à Rome précisément pour cette raison. Cependant, les habitants de Judée avaient envoyé un message à l’empereur romain pour lui faire savoir qu’ils ne voulaient pas qu’Archélaüs soit leur roi. À titre d’aparté, Rome a finalement destitué Hérode Archélaüs en raison des pétitions incessantes de ses sujets. Voir The NIV Study Bible, p. 1577, The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 603, le Believer’s Bible Commentary, p. 1441, et le New International Bible Commentary, p. 1219, qui tirent ces informations des « Guerres des Juifs » 2.6.1 et des « Antiquités judaïques » 17.9.3 de Josèphe (rédigés vers 93-94 apr. J.-C.) pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 19, 16-26, pourquoi le maître a-t-il confié cet argent à ses serviteurs ?
R : Une mina correspondait à environ trois mois de salaire d’un ouvrier, selon le *Bible Knowledge Commentary : New Testament* (p. 252) et le *Evangelical Commentary on the Bible* (p. 832). Elle représentait environ 100 jours, d’après le *Tony Evans Bible Commentary* (p. 1001). Même si le maître aurait sans doute apprécié quelques minas d’argent supplémentaires, celui qui allait gouverner des villes avait probablement une raison bien plus importante. Il recherchait des gouverneurs pour les villes qu’il allait diriger, et il souhaitait savoir qui serait fidèle et qui ne le serait pas. Le serviteur qui a multiplié une mine en dix mines a dû faire preuve d’ingéniosité pour y parvenir. De même, lorsque nous sommes fidèles à ce que Dieu nous a confié, il ne s’agit pas simplement pour Lui d’obtenir quelques contributions supplémentaires, mais Il nous met à l’épreuve pour voir si l’on peut nous confier davantage. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 606.
Q : Dans Luc 19,20, que signifie ici le mot grec traduisant « un autre » ?
R : À certains égards, le grec est plus précis que d’autres langues, et il dispose de trois mots différents pour désigner « autre » ou « un autre ». Le mot utilisé ici est eteros (Strong 2087), dont est issu notre préfixe « hétéro », et qui signifie « un autre d’une nature différente ». Ce mot est également utilisé dans 1 Corinthiens 3:4, Hébreux 7:15 et Actes 1:20. Un autre mot, allos (Strong 243), signifie « un autre de la même nature ». Allos est utilisé dans Matthieu 4:21 ; 6:15 ; 20:3 ; 21:23 ; 27:42 ; et dans les Actes 19:32.
Q : Dans Luc 19:20, alors que le troisième serviteur ne voulait pas assumer la responsabilité de l’intendance, comment les chrétiens peuvent-ils (malheureusement) se comporter ainsi aujourd’hui ?
R : Rien n’indique que ce serviteur ait été malhonnête. Au moins, il n’a pas perdu ce qui lui avait été confié. Mais il ne souhaitait pas s’ r aux affaires du roi en son absence. À l’instar de ce serviteur, les chrétiens peuvent laisser leurs dons et leurs capacités en friche ou ne pas les mettre au service de Dieu. Si nous ne saisissons pas les occasions qui s’offrent à nous, elles peuvent nous être retirées. Alors, lorsque rien ne se passe, à l’instar du serviteur, certains peuvent avoir tendance à rejeter la faute sur le maître.
Une forme de paresse consiste à ne pas faire ce que vous devriez faire. Une autre forme de paresse consiste à ne pas vouloir planifier ni réfléchir à ce que l’on devrait faire. Aucun des serviteurs n’avait reçu d’instructions sur la manière d’investir. Les deux premiers serviteurs ont dû faire preuve d’ingéniosité et prendre des initiatives pour trouver des moyens de gagner de l’argent. Notre initiative doit se placer sous la seigneurie du Christ ; lorsqu’une direction semble bonne pour nous, mais que Dieu souhaite que nous empruntions une autre voie, nous devons suivre la voie de Dieu. Mais nous devons tout de même faire preuve d’initiative et d’ingéniosité en essayant de mettre nos talents au service de Dieu. Nous ne savons pas si le troisième serviteur a fait preuve de paresse dans ses actes, s’il a été paresseux en ne voulant pas planifier, ou s’il a agi ainsi en raison de son attitude envers son maître. Il est probable que ces trois éléments soient en cause, les deux types de paresse découlant de son attitude.
Lorsque le troisième serviteur a creusé un trou pour cacher sa mine, d’une certaine manière, il creusait un trou pour lui-même. Aucun des serviteurs ne pouvait être certain de réussir. Mais, par excès de prudence, le troisième serviteur a fait la pire chose qu’il pouvait faire, aux yeux de son maître. Parfois, par peur, ou lorsqu’ils se sentent menacés, les gens commettent des actes insensés. Lorsque les anges ont dit aux bergers « n’ayez pas peur », cela pouvait signifier deux choses différentes mais liées. La première est « ne ressentez pas de peur », et la seconde est « n’agissez pas par peur ».
Enfin, lorsque Dieu nous accorde un don ou un talent, et que nous décidons soit de ne pas l’utiliser, soit de ne pas l’utiliser pour Dieu, ne nous comportons-nous pas aussi mal que le troisième serviteur ? Le don naturel le plus évident auquel on pense est la richesse et la carrière, mais peut-être qu’un don naturel plus important encore est le temps. Lorsque vous « ne pouvez tout simplement pas » servir Dieu davantage, parce que vous passez trop d’heures chaque jour à regarder la télévision ou des films, n’êtes-vous pas en train de creuser un trou pour y enterrer vos talents ? Comme l’a dit un jour un prédicateur à la télévision, pour certains, la première étape pour servir Dieu consiste à lever l’index bien droit, puis à tourner la main pour le diriger loin de soi, et enfin à appuyer sur le bouton « arrêt » de la télévision. Ne jugez donc pas le troisième serviteur trop sévèrement, car cela pourrait se retourner contre vous. Repentez-vous des façons dont vous avez peut-être, sans le vouloir, creusé un trou pour gaspiller vos dons et vos talents qui auraient pu être mis au service de Dieu.
Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 1002, le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 252-253, et le « Believer’s Bible Commentary », p. 1442.
Q : Dans Luc 19, 38 et suivants, pourquoi n’ont-ils pas dit « paix sur la terre » comme lors de la naissance de Jésus ?
R : Luc 19, 38 cite le Psaume 118, 26a et le Psaume 148, 1 ; cependant, ils auraient pu répéter ce que les anges avaient dit à la naissance de Jésus, mais ils ne l’ont pas fait. Ils ont parlé sous l’inspiration du Saint-Esprit, et la paix allait très bientôt régner dans les cieux, mais les chefs et de nombreux Juifs ont rejeté Jésus ; la paix sur terre allait donc devoir attendre. Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1443.
Q : Dans Luc 19, 39, pourquoi les pharisiens ont-ils demandé à Jésus de réprimander ses disciples ?
R : « Hosanna » signifie « louange », et ils voyaient que les disciples louaient Jésus, alors que seul Dieu devrait être loué. Ils avaient raison sur un point : seul Dieu devrait être loué de cette manière.
Q : Dans Luc 19, 40, que signifie l’expression « les pierres crieraient » ?
R : Les pharisiens étaient mécontents parce que Jésus agissait comme si le Temple et la ville lui appartenaient. Si le peuple ne vénérait pas Jésus, les pierres elles-mêmes le glorifieraient. Les Juifs connaissaient bien cette image, car Habacuc 2, 11 disait que même les pierres crieraient. Habacuc 2, 11 montre toutefois que cela ne serait pas favorable à ceux qui rejettent le Christ, car les pierres crieraient pour le jugement. Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1443.
Q : Dans Luc 19, 41-44, pourquoi Jésus est-il ému aux larmes à cet endroit ?
R : Ce n’est PAS à cause de ce qu’Il s’apprête à endurer ; c’est plutôt à cause de ce qui va arriver à Jérusalem. Plus tard, dans le jardin de Gethsémani, Jésus demandera s’il est possible que cette coupe s’éloigne de Lui ; Jésus savait donc ce qui allait Lui arriver. Mais ici, Jésus est principalement accablé par la tristesse face aux souffrances futures de Jérusalem. Pour plus d’informations, consultez le « Commentaire évangélique sur la Bible », p. 832, le « Commentaire biblique : Nouveau Testament », p. 253-254, et le « Commentaire biblique de Tony Evans », p. 1002-1003.
Q : Dans Luc 19, 44, pourquoi Jésus a-t-il prophétisé que les enfants juifs seraient écrasés ?
R : Jésus ne disait pas cela avec joie, ni ne donnait cet ordre, mais se contentait de prédire cet événement avec une grande tristesse et en pleurant. Dieu permet que ces choses arrivent, mais certaines d’entre elles attristent le cœur de Dieu.
Q : Dans Luc 20, 2, pourquoi les chefs ont-ils demandé à Jésus d’où Il tirait Son autorité ?
R : Il y a la question, et puis la question qui se cache derrière la question. La question posée visait simplement à savoir pourquoi Jésus pensait avoir l’autorité de se faire louer par les foules et de chasser les changeurs d’argent du temple d’autrui. À première vue, on pourrait croire qu’ils étaient simplement curieux de savoir où il avait obtenu son diplôme, son ordination ou son certificat de rabbin.
Mais la véritable question était plutôt : « Comment osez-vous faire ces choses, alors que vous n’en avez pas l’autorité ? » Un rabbin peut avoir des disciples, mais un simple rabbin ne devrait pas être loué de la sorte, à moins que ce rabbin ne soit en réalité le Messie, voire plus. Jésus et tous les dirigeants savaient déjà qu’aucun chef religieux ou politique, ni d’ailleurs aucune personne sur terre, n’avait conféré cette autorité à Jésus. Et pourtant, aussi exaspérant que cela puisse être pour les puissants grands prêtres et autres, il était évident que Jésus s’en moquait. Jésus était Dieu, et son autorité venait du Père.
Jésus ne leur répondit pas directement, mais leur posa une question à son tour. À première vue, la question était : « Je me demandais également si vous estimiez que l’autorité de Jean-Baptiste était légitime ou non. » Mais derrière cette question, Jésus les accusait d’hypocrisie. Si la réponse leur semblait claire, pourquoi auraient-ils eu besoin d’en discuter d’abord entre eux ? Si Jésus leur avait posé une question sur Jérémie, ils auraient immédiatement répondu : « Oui, il venait de Dieu. » Pourquoi cette hésitation au sujet de Jean-Baptiste ? Ils ne pouvaient même pas répondre à une question simple, soit parce qu’ils craignaient que le peuple ne les lapide, soit parce qu’ils voyaient où cette question les menait. Si Jean-Baptiste n’avait pas non plus d’autorité humaine, mais une autorité venant de Dieu, alors pourquoi me questionner si vous vous êtes vous-mêmes condamnés en sachant que Jean venait de Dieu et pourtant en ne suivant pas l’autorité de Dieu ?
Pour plus d’informations, veuillez consulter le « Commentaire évangélique de la Bible » (p. 832), le « Commentaire biblique de Tony Evans » (p. 1003), le « Commentaire biblique du croyant » (p. 1444), le « Nouveau commentaire biblique international » (p. 1220), le « Commentaire biblique : Nouveau Testament » (p. 254-255) et le « Nouveau Testament grec de l’Expositor », vol. 1 (p. 611).
Q : Dans Luc 20, 8, pourquoi Jésus a-t-il refusé de répondre à leur question ?
R : Avant de répondre, notez qu’ils ne se sont pas demandé entre eux « quelle est la bonne réponse » ou « que voudrait Dieu que nous disions », mais plutôt quelle réponse ils pourraient inventer pour que cela sonne le mieux. Ils ne se souciaient pas ici de savoir s’ils répondaient honnêtement ou non.
La réponse : Les grands prêtres et les scribes savaient qu’ils disposaient de la lumière de l’enseignement de Dieu en la personne de Jean-Baptiste, mais ils refusaient d’accepter la lumière dont ils disposaient. Jésus a refusé de leur donner davantage de lumière alors qu’ils rejetaient celle dont ils disposaient déjà. Voir *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 1013 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 20, 9-14, en quoi les grands prêtres et les sadducéens ressemblaient-ils aux vignerons de la parabole ?
R : Les propriétaires absents étaient courants en Palestine à cette époque ; le contexte de la parabole leur semblait donc familier. Ésaïe 5, 1-7 présentait une allégorie similaire, dans laquelle Dieu était le propriétaire de la vigne et Israël la vigne elle-même, qui produisait des raisins sans valeur.
On relève quatre similitudes. Tant les vignerons que les grands prêtres et les sadducéens occupaient et tiraient leur subsistance de ce qui appartenait à autrui, ce qui en soi n’était pas répréhensible. Mais les uns comme les autres refusaient d’accepter l’autorité du Maître. Les uns comme les autres en vinrent à considérer que cela leur appartenait réellement, et non au propriétaire légitime. Les uns comme les autres n’hésiteraient pas à recourir au meurtre pour obtenir ce qu’ils estimaient leur revenir de droit.
Chaque fois qu’un groupe au pouvoir estime que le culte de Dieu relève à juste titre de sa compétence, des troubles surgissent. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 1014, le Believer’s Bible Commentary, p. 1444, et l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 833.
Q : Dans Luc 20, 18, que dit Jésus au sujet de la pierre qui est à la fois sous les pieds et qui tombe sur quelqu’un ?
R : Il n’y a ici qu’une seule pierre. La pierre qui est une nuisance sous les pieds représente les chefs religieux troublés par la première venue de Jésus. Mais la pierre, cette même pierre, qui tombera plus tard du ciel et en écrasera certains, apparaîtra lors de la seconde venue de Jésus. Il n’y a pas d’échappatoire ; vous ne pouvez pas rejeter la pierre et en sortir indemne. Pour plus d’informations, consultez le « Tony Evans Bible Commentary », p. 1004, et le « Believer’s Bible Commentary », p. 1444-1445.
Q : Dans Luc 20, 19-22, pourquoi les grands prêtres et les scribes ont-ils interrogé Jésus au sujet des impôts ?
R : Cette question ne portait pas uniquement sur les impôts, mais aussi sur l’argent, la religion et la politique. Ils considéraient Jésus comme une menace pour leur pouvoir sur le système religieux. Ils ont tenté de piéger Jésus : si celui-ci répondait d’une certaine manière, bon nombre de ses disciples risquaient d’être déçus par lui, car il leur aurait alors dit de continuer à payer les impôts. Mais si Jésus répondait dans l’autre sens, en refusant de payer les impôts, ce serait encore mieux. Ils pourraient courir chez Pilate ou Hérode et leur dire que cet homme a déclaré publiquement qu’il fallait résister au paiement des impôts, et que si vous êtes fidèles à Rome, vous vous en prendrez à Jésus.
De nombreux Juifs avaient trois objections au paiement des impôts. Ils ne voulaient pas verser d’argent à un système étranger pour contribuer à l’oppression du peuple juif. Ils étaient imposés à hauteur d’un tiers de leurs revenus, selon The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 1015. Deuxièmement, les pièces romaines portaient généralement l’effigie d’un empereur, et ils estimaient que cette image taillée enfreignait le deuxième commandement. Troisièmement, à cette époque, les empereurs se proclamaient eux-mêmes dieux ; ainsi, une pièce romaine, avec l’effigie d’un empereur, constituait une image blasphématoire d’une idole.
Jésus ne leur répondit toutefois pas directement et ne tomba pas dans leur piège. Premièrement, Jésus dénonça le fait qu’il s’agissait d’un piège ou d’une épreuve dans Luc 20, 23. Deuxièmement, Jésus posa une question simple pour trouver un terrain d’entente, et troisièmement, Jésus leur renvoya la balle. Jésus a dit de rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu. Il n’a toutefois pas précisé quelle somme devait revenir à César. Mais d’où Jésus tenait-il cette pièce ? C’était l’un des Juifs qui la portait sur lui. Si cette effigie était une idole blasphématoire, pourquoi ce Juif la portait-il sur lui ?
Pour plus d’informations, consultez le « Commentaire évangélique sur la Bible » p. 833, le « Commentaire biblique de Tony Evans » p. 1004, le « Nouveau commentaire biblique international » p. 1220, le « Commentaire biblique : Nouveau Testament » p. 255 et le « Commentaire biblique du croyant » p. 1445.
Q : Dans Luc 20, 27-38, pourquoi les sadducéens ont-ils mis Jésus à l’épreuve à ce sujet ?
R : Il s’agit d’un test d’un autre ordre. Les sadducéens pensaient disposer d’un argument imparable, qui permettrait non seulement de démontrer que Jésus avait tort, mais aussi que les pharisiens avaient tort. Le Deutéronome 25, 5-10 stipule qu’un frère survivant du mari décédé doit épouser la veuve. Si l’on partait du principe que les relations conjugales au ciel sont identiques à celles sur terre, leur argument aurait pu être valable. Mais Jésus leur a montré que leur hypothèse était erronée en l’occurrence. Pour plus d’informations, consultez *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 1004-1005, *The New International Bible Commentary*, p. 1220-1221, et *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 1016.
Q : Dans Luc 20, 35, en quoi certains sont-ils « jugés dignes » ?
R : En général, une personne est digne (mérite) quelque chose de bon pour l’une des deux raisons suivantes.
1. Elle l’a elle-même payée, méritée ou possédée.
2. Une autre personne l’a payé, l’a mérité en son nom ou le lui a donné.
Jésus visait la deuxième signification, et non la première, car il ne dit pas que nous sommes dignes, mais que nous sommes jugés dignes.
Aux yeux des hommes, des anges et des démons, nous sommes véritablement jugés dignes de participer à la vie éternelle, car Jésus a payé le prix de nos péchés en nous offrant ce précieux don. Les personnes qui tentent de gagner leur place au Ciel et les véritables chrétiens s’accordent à dire que les croyants sont sauvés par le mérite. Le point de désaccord porte sur la question de savoir s’il s’agit du mérite de Jésus ou de leur propre mérite.
Q : Dans Luc 20, 41-44, quel était le propos de Jésus ici ?
R : Ces deux aspects, à savoir que le Messie était à la fois un descendant de David et le Seigneur de David, figurent dans le même verset du Psaume 110, verset 1 ; il s’agit donc nécessairement de la même personne. Où y a-t-il, dans leur théologie, une place pour un seul être qui soit à la fois un descendant humain de David et le Seigneur du roi David ? S’il n’y a pas de place dans leur théologie pour que cette Parole de Dieu de l’Ancien Testament y trouve sa place, alors ils doivent revenir en arrière et refondre leur théologie.
Q : Dans Luc 20, 44-47, pourquoi Jésus s’opposait-il spécifiquement aux scribes ?
R : Trois types de raisons sont avancés. Premièrement, ils aimaient les longues robes, les titres, les salutations et les meilleures places. Deuxièmement, ils tiraient de l’argent de leurs dépenses somptuaires au détriment des veuves pauvres. Troisièmement, ils prononçaient de longues prières uniquement pour faire bonne impression. Ils abusaient de leur autorité religieuse au service de leur propre orgueil et de leur profit financier. Malheureusement, depuis cette époque, de nombreux chefs religieux vêtus de longues robes ont agi de la même manière. Luc 20, 47 et suivants indiquent que les chefs religieux qui agissent ainsi feront l’objet d’un jugement plus sévère. Pour plus d’informations, consultez *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 1005 ; *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 256 ; *The New International Bible Commentary*, p. 1221 ; et *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 1018.
Q : Dans Luc 21, 1-4, pourquoi Jésus a-t-il fait l’éloge de la veuve ?
R : Les deux pièces s’appelaient des « lepta » et valaient environ un huitième de penny. C’était une somme extrêmement modeste, mais c’était tout ce qu’elle possédait.
Jésus a loué la veuve pour plusieurs raisons. Il venait justement de parler de ceux qui dévoraient les maisons des veuves dans Luc 20, 47. Or, Jésus oppose cette situation en considérant les choses du point de vue de la veuve. Alors que d’autres donnaient un petit pourcentage de leur abondance, elle a donné tout ce qu’elle possédait malgré sa pauvreté. Alors que d’autres auraient pu faire preuve d’une faible dépendance envers Dieu, son offrande témoignait de sa dépendance envers Lui. Dans l’Antiquité, les veuves avaient du mal à subvenir à leurs besoins, à moins d’avoir des fils et des filles. Certains auraient pu s’attendre à ce qu’une veuve mendie au temple, mais au contraire, elle s’y trouvait pour y faire un don.
Voir le Commentaire évangélique sur la Bible, p. 834 ; le Commentaire biblique de Tony Evans, p. 1005 ; le « Bible Knowledge Commentary : Nouveau Testament », p. 256, le « Believer’s Bible Commentary », p. 1446, le « New Testament grec de l’Expositor », vol. 1, p. 618, le « New International Bible Commentary », p. 1221, et le « Bible Commentary de l’Expositor », vol. 8, p. 1018 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 21, 5-6, en quoi ce que nous considérons comme magnifique diffère-t-il de ce que Dieu considère comme magnifique ?
R : Hérode le Grand a commencé la rénovation du Temple en 20/19 av. J.-C., et celle-ci n’était toujours pas achevée à l’époque de Jésus. Elle ne s’est achevée qu’en 63 apr. J.-C. Jésus accordait davantage d’attention à la veuve qu’aux édifices somptueux construits par Hérode le Grand.
Pour plus d’informations, consultez le « Commentaire évangélique de la Bible », p. 834, et le « Commentaire biblique de Tony Evans », p. 1005.
Q : Dans Luc 21, 5-6, les églises et les édifices religieux doivent-ils être décorés à grands frais ?
R : Jésus commentait ici la manière dont tout cela serait détruit, comme cela s’est produit en 70 après J.-C. En général, certaines personnes s’intéressent davantage à offrir des objets de grande valeur à Dieu qu’à lui consacrer leur vie.
Deux concepts bibliques montrent qu’il est tout à fait acceptable de décorer joliment une église.
Dans l’Ancien Testament, le Tabernacle, puis le Temple, étaient richement décorés en signe de révérence envers Dieu.
La femme pécheresse qui a oint Jésus d’une huile valant un an de salaire a rendu un culte approprié à Jésus. Il est donc toujours acceptable de dépenser un peu d’argent pour des choses qui glorifient Dieu, en dehors des dons aux pauvres (qui glorifient également Dieu).
Q : Dans Luc 21, 7, pourquoi les disciples s’intéressaient-ils tant à la date à laquelle le Temple serait détruit ?
R : D’une part, ils étaient stupéfaits qu’un édifice aussi imposant puisse être entièrement démoli, au point qu’il ne reste pas une pierre sur une autre. D’autre part, ils pensaient à tort que, lorsqu’un événement aussi capital se produirait, le royaume messianique s’établirait immédiatement après.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1446, et le « Tony Evans Bible Commentary », p. 1005-1006.
Q : Dans Luc 21, 8-28, Jésus a-t-il répondu exactement à leur question ?
R : Oui, Jésus a répondu à ce qu’ils lui ont demandé, mais il a également répondu à ce qu’ils pensaient probablement. Ils ont explicitement demandé quand le Temple serait détruit. Jésus a d’abord évoqué des signes, tels que les faux Christs, les guerres et les rumeurs de guerres, etc. Mais ce qu’ils ignoraient, c’est qu’une partie de ces événements se produirait très bientôt, avant la destruction du Temple en 70 apr. J.-C., mais que l’accomplissement définitif aurait lieu à la fin des temps, lorsque le Temple reconstruit serait détruit.
Soit dit en passant, lorsque les Juifs se sont révoltés contre les Romains et ont vaincu deux légions, les Romains sont revenus vers l’an 67 après J.-C. avec cinq légions. Après que Jérusalem eut été encerclée par les légions romaines (Luc 21, 20-21), celles-ci se sont retirées pendant une courte période avant de revenir. On aurait pu être tenté, par mesure de sécurité, de rester à l’intérieur des remparts de la ville. Mais les chrétiens savaient qu’ils devaient précisément fuir Jérusalem et se rendre ailleurs, par exemple à Pella, juste à l’est du Jourdain et au sud de la mer de Galilée, dans l’actuelle Jordanie. Jérusalem fut prise, et ses habitants tués ou réduits en esclavage en 70 après J.-C.
Il est intéressant de noter que, dans le but de réfuter la véracité du christianisme, l’empereur romain Julien l’Apostat rédigea en 362 apr. J.-C. deux décrets : l’un ordonnant aux Juifs de reconstruire Jérusalem, et l’autre visant spécifiquement la reconstruction du temple. Julien mourut en 363 apr. J.-C. en combattant les Perses. Un incendie se déclara quelques jours après le début des travaux, et la construction fut abandonnée.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1447, le « Tony Evans Bible Commentary », p. 1006, le « The Expositor’s Greek New Testament », vol. 1, p. 620, et le « Believer’s Bible Commentary », p. 1446.
Q : Dans Luc 21, 8-28, en quoi l’histoire jusqu’en 70 après J.-C. correspond-elle à ces prophéties ?
R : Il y a ici plusieurs prophéties ; examinons-les donc une par une.
1 (oui, mais seulement de 3 à 6) Faux prophètes et faux Christs (Luc 21, 8) : Dans Actes 5, 34-37, le célèbre rabbin juif Gamaliel évoque Théudas (vers 44 apr. J.-C.) et Judas de Galilée, qui se sont soulevés avec leurs partisans pour délivrer Israël du joug romain. Dans les Actes 8, 9-24, Pierre réprimande un faux chef religieux nommé Simon, connu par la suite sous le nom de Simon le Magicien. L’histoire de l’Église nous apprend que Simon le Magicien a ensuite fondé sa propre religion, prétendument fondée sur le Christ, et est devenu un faux Messie. La première épître de Jean a probablement été écrite après l’an 70, mais elle mentionne, en 4, 3, que de nombreux faux prophètes animés par l’Esprit de l’Antéchrist se sont manifestés. Les écrits de l’Église primitive mentionnent Ménandre, Cérinthe et Carpocrate, mais on ne sait pas avec certitude s’ils sont antérieurs à l’an 70 après J.-C. ou non.
2 (oui, 19 guerres) Guerres (Luc 21, 9-10) : bien qu’il y ait eu de nombreux combats en Chine et quelques-uns en Inde à cette époque, concentrons-nous uniquement sur les empires romain et parthe.
35-42 apr. J.-C. Le général parthe Vardanès réprime la révolte de la ville de Séleucie.
37 apr. J.-C. Hérode Antipas vainc le roi nabatéen Arétas.
40 apr. J.-C. Deuxième révolte contre Rome en Maurétanie
48 apr. J.-C. Les Romains reprennent le contrôle des Frisons, qui s'étaient révoltés depuis 20 ans.
43-51 apr. J.-C. Les Romains, sous le commandement d’Aulus Plautius, envahissent l’Angleterre et s’emparent du Kent et de Maiden Castle.
44 apr. J.-C. Les Romains reconquièrent la Maurétanie.
44 apr. J.-C. Les Romains conquièrent la Pannonie (Serbie)
44 apr. J.-C. Théudas se révolte contre Rome en Palestine.
46 apr. J.-C. Le Romain Pline l'Ancien mène une campagne en Germanie.
47-77 apr. J.-C. Les Silures résistent aux Romains en Angleterre.
47/49 apr. J.-C. Le Parthien Vardanès contrôle Babylone jusqu’à son assassinat.
51 apr. J.-C. Les Parthes vainquent et tuent le prétendant au trône parthique Méherdates.
54 apr. J.-C. Le livre des Actes 21, 38 mentionne un Juif qui a conduit 4 000 assassins dans le désert. L'histoire nous apprend qu'il s'appelait Ben Stada.
60/61 apr. J.-C. La reine Boudicca de Grande-Bretagne mène une rébellion massive contre les Romains. Environ 80 000 morts.
66-71 apr. J.-C. Les Juifs se révoltent contre Rome et battent deux légions. Les Romains reviennent avec cinq légions supplémentaires.
68 apr. J.-C. Les Bataves et les Frisons se rebellent contre l’empereur romain Néron.
69 apr. J.-C. Les Roxolanes envahissent la Mésie et anéantissent la IIIe légion gallique romaine.
69-70 apr. J.-C. Vespasien vainc ses rivaux au trône impérial.
69-70 apr. J.-C. Le Romain Vespasien écrase la révolte des Bataves menée par Julius Civilis.
3 (oui, mais seulement 3) tremblements de terre en divers endroits (Luc 21, 11) :
33 apr. J.-C. Tremblement de terre en Bithynie et à Nicée, selon l’historien profane Phlégon.
60 apr. J.-C. Laodicée fut détruite par un tremblement de terre. Les Laodicéens la reconstruisirent avec leurs propres fonds, sans aucune aide romaine.
62 apr. J.-C. Tremblement de terre au Vésuve, en Italie. (Pompéi ne fut détruite par une éruption qu’en 79 apr. J.-C.)
4 (aucune) Famine (Luc 21, 11) : Aucune n’est mentionnée dans les empires romain et parthe.
5 (aucune) Épidémies (Luc 21, 11) : aucune n’a été enregistrée dans les empires romain et parthique.
6 (non) Spectacles effrayants et grands signes venant du ciel (Luc 21, 11) : personne n’a rapporté qu’un tel événement se soit produit.
7 (oui, mais seulement 2) Persécutions (Luc 21, 11) :
54 apr. J.-C. Première persécution locale des chrétiens par les Romains sous l’empereur Néron.
64 apr. J.-C. Première persécution générale (à l’échelle de l’empire) des chrétiens sous l’empereur romain Néron.
À vrai dire, il y eut beaucoup plus de persécutions après l’an 70 apr. J.-C.
8 (non) Chrétiens trahis par leurs proches (Luc 21, 16) : rien de particulier n’a été rapporté.
9 (non) Chrétiens haïs de tous à cause du nom du Christ (Luc 21, 17) : Pas vraiment, à l’exception de la persécution de Néron, et les gens haïssaient davantage Néron que les chrétiens.
10 (oui, sans aucun doute) Les habitants de Jérusalem tués par l’épée et emmenés en captivité (Luc 21, 24) : Cela s’est produit. Vous pouvez lire tous les détails chez Josèphe.
11 (oui, bien qu’il soit inhabituel de parler de « piétinement ») : Jérusalem piétinée par les païens (Luc 21, 24 et suivants) : Les Romains se sont emparés de la ville et ont détruit le temple.
12 (non) Des signes dans le soleil, la lune et les étoiles (Luc 21, 25) : aucun n’a été rapporté.
13 (non) Angoisse des nations et rugissement des vagues de la mer (Luc 21, 25) : Moins importantes que les guerres civiles entre Romains et Parthes à d’autres époques. Bien moins importantes que celles provoquées par les Huns, ainsi que la lente chute de l’Empire romain et le sac de Rome.
14 (non) Jésus venant avec une grande puissance et une grande gloire (Luc 21, 27) : les chrétiens n’en savaient rien en l’an 70 après J.-C.
Seules six des quatorze parties (43 %) peuvent être considérées comme s’étant accomplies en l’an 70 après J.-C.
Pour plus d’informations, consultez *The Bible Knowledge Commentary: New Testament*, p. 256-257, et *The Expositor’s Greek New Testament*, vol. 1, p. 619.
Q : En quoi Luc 21, 8-28 correspond-il à l’Apocalypse ?
R : 1 (oui, mais seulement 3 à 6) Faux prophètes et faux Christs (Luc 21, 8) : Dans Actes 5, 34-37, le célèbre rabbin juif Gamaliel évoque Théudas (vers 44 apr. J.-C.) et Judas de Galilée, qui se sont soulevés avec leurs partisans pour délivrer Israël du joug romain. Dans Actes 8, 9-24, Pierre réprimande un faux chef religieux nommé Simon, connu par la suite sous le nom de Simon le Magicien. L’histoire de l’Église nous apprend que Simon le Magicien a ensuite fondé sa propre religion, prétendument fondée sur le Christ, et est devenu un faux Messie. La première épître de Jean a probablement été écrite après l’an 70, mais elle mentionne, en 1 Jean 4, 3, que de nombreux faux prophètes animés par l’Esprit de l’Antéchrist se sont manifestés. Les écrits de l’Église primitive mentionnent Ménandre, Cérinthe et Carpocrate, mais on ne sait pas avec certitude s’ils sont antérieurs à l’an 70 après J.-C. ou non.
2 (oui, 19 guerres) Guerres (Luc 21, 9-10) : Apocalypse 6, 2-3, 12 ; 13, 7
3 (oui) Tremblements de terre en divers lieux (Luc 21, 11) : Apocalypse 6, 12 ; 11, 13
4 (oui) Famine (Luc 21, 11) : Apocalypse 6, 6, 12
5 (oui) Des pestes (Luc 21, 11) : Apocalypse 11, 6.
6 (oui) Des phénomènes effrayants et de grands signes venant du ciel (Luc 21, 11) Apocalypse 6, 12-13.
7 (oui) Persécutions (Luc 21, 11) : Apocalypse 12, 17
8 (non) Chrétiens trahis par leurs proches (Luc 21, 16) : rien dans l’Apocalypse, seulement Matthieu 24 et Marc 13.
9 (oui, en quelque sorte) Les chrétiens haïs de tous à cause du nom du Christ (Luc 21, 17) : Apocalypse 11, 9-10, se réjouir de la mort des justes.
10 (non) Les habitants de Jérusalem tués par l’épée et emmenés en captivité (Luc 21, 24)
11 (oui) Jérusalem piétinée par les païens (Luc 21, 24 et suivants) Apocalypse 11, 2 et suivants
12 (oui) Des signes dans le soleil, la lune et les étoiles (Luc 21, 25) : Apocalypse 6, 12-13.
13 (oui) Angoisse des nations et rugissement des vagues de la mer (Luc 21, 25) : Apocalypse 6, 15-17 ; 13, 1
14 (oui) Jésus venant avec une grande puissance et une grande gloire (Luc 21, 27) : Apocalypse 19, 11-16
Ainsi, 12 des 14 événements (86 %) mentionnés dans Luc le sont également dans l’Apocalypse. Bien sûr, le livre de l’Apocalypse comporte de nombreux événements qui ne sont pas mentionnés dans Luc 21.
Q : Dans Luc 21, 23, qui est « cette génération » ?
R : Il n’y a qu’une seule lettre de différence entre le mot « génération » et le mot « race » ; cela pourrait donc signifier qu’une génération s’écoulera à compter du moment où les premiers signes apparaîtront, ou bien que la race du peuple juif existera jusqu’à ce que ces signes se produisent. Une génération était considérée comme durant environ 40 années lunaires, soit environ 39,5 années solaires. Étant donné que la prophétie comporte un double accomplissement, la génération qui aura vu le premier de ces signes assistera à son accomplissement. L'an 70 après J.-C. se situe à peine à quelques années d'une génération après l'an 33 après J.-C. Étant donné que les premiers signes apparaissent à la fin des temps, tout s'accomplira en l'espace d'une génération à compter de ces premiers signes. Ainsi, les termes « race » et « génération » conviennent tous deux.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1448, et « The Expositor’s Bible Commentary », vol. 8, p. 1022.
Q : Dans Luc 21, 24 et suivants, que signifie « piétinement par les païens » ?
R : Apocalypse 11, 2 dit qu’à la fin des temps, les païens fouleront aux pieds la Ville Sainte pendant 42 mois.
Q : Dans Luc 21, 29-31, pourquoi Jésus compare-t-il cela à un figuier ?
R : Jésus n’enseigne rien de nouveau au sujet des arbres ; cela était déjà évident pour tout le monde. Jésus utilisait une métaphore tirée de quelque chose que tout le monde connaissait pour expliquer que ces signes ne seraient pas subtils, mais qu’ils seraient évidents pour tous. Un figuier représente souvent Israël dans les Écritures, et cela concernerait certainement Israël. Cependant, Jésus parle d’un figuier « ou de n’importe quel arbre » ; il ne s’agit donc pas uniquement d’Israël ici.
Pour plus d’informations, consultez *The Tony Evans Bible Commentary*, p. 1006 ; *The Evangelical Commentary on the Bible*, p. 835 ; *The Expositor’s Bible Commentary*, vol. 8, p. 1022 ; et *The Expositor’s Greek New Testament*, vol. 1, p. 622.
Q : Dans Luc 21, 34-36, comment les croyants se laissent-ils accabler ou enchevêtrer par les affaires de ce monde ?
R : Les croyants n’ont pas besoin de rejeter ou de nier explicitement quoi que ce soit pour se refroidir. Ils peuvent progressivement accorder de moins en moins d’importance aux choses de Dieu et de plus en plus aux choses du monde. Quelles sont les choses les plus importantes dans votre vie en ce moment ? Si cela n’inclut pas la glorification de Dieu, le partage de l’Évangile avec les autres, l’aide apportée aux autres, l’encouragement des autres chrétiens et la défense du troupeau, considérez que vos priorités sont peut-être complètement déséquilibrées.
Satan et les démons peuvent nous tenter avec des « flèches enflammées ». Une flèche enflammée peut rebondir sur l’armure de Dieu, mais vous pouvez tout de même en ressentir la chaleur. Parfois, une flèche enflammée peut se faufiler dans une brèche de l’armure, et en tant que croyants, nous avons besoin de la guérison de Jésus, le Grand Médecin.
D’une certaine manière, la bataille est gagnée dès que nous venons à Christ pour la première fois. Mais d’un autre côté, la bataille, celle de la sanctification, ne fait que commencer. Assurez-vous que vous menez réellement le combat, et que vous ne vous contentez pas de vous soumettre au monde. Le commandement de Romains 12:2, qui nous invite à être transformés, n’est pas un commandement destiné au ciel, mais bien à notre vie ici-bas. Même s’il serait peut-être plus facile d’y parvenir si nous n’étions pas de ce monde, Dieu veut que nous restions dans le monde ; mais nous ne devons pas être du monde, comme le dit Jean 17:14-16.
Parfois, nous devons prendre la décision de nous opposer à un ennemi qui nous prive de la joie que nous pouvons trouver en Dieu. Je ne parle pas ici de Satan, des démons ou d’autres personnes. L’un des principaux ennemis contre lesquels nous devons lutter, et que nous devons vaincre, c’est notre nature charnelle.
Q : Dans Luc 21, 34-36, comment un croyant peut-il déterminer s’il est en train de s’alourdir ou de s’empêtrer ?
R : Parfois, vous pouvez le sentir simplement dans votre cœur. Qu’est-ce qui vous fait sortir du lit le matin ? Qu’est-ce qui vous enthousiasme, par opposition à ce qui vous semble ennuyeux ? Lorsque vous n’avez rien de particulier à quoi penser, à quoi pensez-vous ? S’agit-il des choses de Dieu, ou de choses moins importantes ?
Q : Dans Luc 21, 36, sur quoi exactement devons-nous veiller et prier ?
R : L’ensemble du chapitre peut se résumer aux raisons pour lesquelles nous devons prendre au sérieux le commandement de veiller et de prier. Veiller sur ces événements et prier au sujet de ce que Dieu a décrété n’est qu’un sens secondaire. Le sens premier est de veiller sur votre vie et de prier pour que Dieu vous juge dignes d’échapper à ces événements.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1448.
Q : Dans Luc 22, 3 et Jean 13, 2 et 27, comment et pourquoi Satan est-il entré en Judas à ces endroits ?
R : Bien que cela puisse faire référence à une possession démoniaque de Judas, ce n’est pas nécessairement le cas. La possession démoniaque se manifeste souvent lorsque la personne perd le contrôle ou ne sait pas ce qu’elle fait. Rien n’indique que Judas ait perdu le contrôle ou qu’il n’ait pas eu le plein contrôle de ses actes. Ainsi, la « coopération démoniaque » n’est pas toujours synonyme de « possession démoniaque ».
Par ailleurs, d’où provenait l’argent que les prêtres ont versé à Judas dans Luc 22, 5 ? Il provenait du trésor du temple ; en d’autres termes, de l’argent qui avait été sincèrement offert à Dieu a vu sa destination détournée pour servir à payer la trahison de Jésus. Satan n’est pas le créateur ; il n’a pas créé cet argent. Il n’a même pas persuadé les gens d’offrir leur propre argent pour trahir Jésus. Tout ce que Satan avait à faire, c’était d’amener le grand prêtre à détourner la finalité de l’offrande pour servir ses propres fins.
Q : Dans Luc 22, 3 et Jean 13, 2 et 27, un chrétien peut-il être influencé par des démons ?
R : Malheureusement, oui. Même si un chrétien n’est pas possédé par un démon, il peut tout de même être influencé par des démons s’il s’y laisse aller. Si un chrétien choisit de croire à ce que le démon lui propose pour le tenter, s’il se tourne vers des choses obscures pour y trouver du plaisir, ou s’il permet aux démons de prendre le contrôle d’un domaine particulier de sa vie, alors il peut, au moins en partie, se trouver sous la volonté du démon.
Q : Dans Luc 22,10, qu’y a-t-il d’un peu inhabituel ici ?
R : Ce n’est pas une coïncidence si Jésus a pu prédire que le porteur d’eau, puis le maître de maison, se verraient demander de fournir une chambre d’hôtes, ce qu’ils firent volontiers. En effet, beaucoup pensent que le maître de maison était probablement déjà un disciple de Jésus.
Deuxièmement, à cette époque, de nombreux hommes travaillaient comme journaliers, et c’étaient souvent les femmes qui allaient chercher l’eau. Un homme portant de l’eau n’était pas inhabituel, mais restait tout de même moins courant. Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1449, précise également que les disciples ont demandé une chambre d’hôtes, mais que l’hôte leur a offert plus que ce qu’ils avaient demandé : une grande salle haute, meublée. Cet homme savait probablement qui était Jésus. De plus, les gens disposaient sans doute de chambres à louer à cette période où un grand nombre de visiteurs venaient pour la Pâque. Pour plus d’informations, consultez le « Evangelical Commentary on the Bible », p. 835, le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 259, et le « Tony Evans Bible Commentary », p. 1007.
Q : Dans Luc 22, 19-21, Jésus avait déjà pris de nombreux repas avec les disciples ; quelle était donc la signification particulière de ce repas ?
R : Plutôt que de spéculer, voyons ce que Jésus lui-même en a dit.
Importance générale
Dans Luc 22, 15, Jésus a déclaré qu’il avait « ardemment désiré » (littéralement : désiré avec désir) prendre ce dernier repas avec ses disciples.
Dans Luc 22, 16 et 18, Matthieu 26, 29 et Marc 14, 25, Jésus a déclaré qu’il ne mangerait plus de pain ni ne boirait du fruit du raisin jusqu’à ce que le royaume de Dieu vienne ; cela revêtait donc une importance pour la fin des temps.
Signification particulière
Dans Jean 13, 14-15, Jésus a déclaré qu’Il leur donnait l’exemple en lavant les pieds de ses disciples.
Dans Jean 13, 18, Jésus a spécifiquement mangé avec Judas, ce qui a accompli le Psaume 41, 9.
Dans Luc 22, 19, Jésus rompit le pain et dit de faire cela en mémoire de Lui.
Bien sûr, Jésus célébra la Pâque comme devaient le faire les Juifs pratiquants, et il enseigna cela à ses disciples également.
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 450, et le « Evangelical Commentary on the Bible », p. 836.
Q : Dans Luc 22, 19, pourquoi le pain et le vin ne sont-ils pas le corps physique du Christ ?
R : Nous pouvons constater que Jésus entendait dire que le pain et le vin représentaient symboliquement son corps, et ce pour deux raisons.
Premièrement, il n’existe pas la moindre preuve que les gens se prosternaient devant le pain et le vin, ni dans la Bible ni dans l’Église primitive. Nous ne devons adorer rien ni personne d’autre que Dieu. Nous adorons Jésus, mais si le pain et le vin ne sont pas Jésus, nous ne devons pas adorer le pain et le vin.
Deuxièmement, si l’on interprétait cette métaphore comme signifiant que le pain et le vin étaient ou devenaient Jésus, alors, pour être cohérents, il faudrait également considérer d’autres métaphores du corps de Jésus comme représentant Jésus lui-même, comme par exemple dans 1 Corinthiens 12, 27 : « Nous (l’Église) sommes le corps du Christ. » Pensez-vous que les gens devraient vous adorer, ou adorer la communauté à laquelle vous appartenez ? Si ce n’est ni l’un ni l’autre, alors pourquoi n’adoreriez-vous pas un chrétien, créé à l’image de Dieu, davantage que le pain et le vin, qui ne sont pas créés à l’image de Dieu ?
Bien sûr, nous ne devons pas adorer les chrétiens. Mais adorer d’autres personnes, en se justifiant par la métaphore du Christ, serait-il pire que d’adorer le pain et le vin, en se justifiant par la métaphore du Christ ?
Pour plus d’informations, voir *When Critics Ask*, p. 393-394.
Q : Dans Luc 22, 24-30, quelles sont les trois trahisons mentionnées dans ce chapitre ?
R : La première, et la plus grave, est le fait que Judas ait accepté de l’argent pour trahir Jésus. La deuxième est que, même après avoir passé plus de trois ans avec Jésus, les disciples étaient encore animés par une ambition égoïste. La troisième est la peur de Pierre pour sa vie, qui a pris le dessus sur son amour pour Jésus. En tant que chrétiens, même si nous ne succombons pas à la première tentation, nous devons veiller à ne pas tomber dans les deux dernières.
Q : Dans Luc 22, 31, comment Satan tamise-t-il quelqu’un comme du blé ?
R : L’Écriture ne le dit pas explicitement, mais elle laisse entendre que Satan brise leur résistance et leur force spirituelle, ainsi que la cohérence de leur vie, et les rend malléables entre ses mains, incapables d’obéir à Dieu. Le mot grec traduisant « vous » est ici au pluriel, et non au singulier. Ainsi, d’une part, Satan voulait passer au crible tous les disciples comme du blé. Mais d’autre part, Jésus s’adressait uniquement à Pierre, celui qui allait maintenir la cohésion du groupe. Voir « The Tony Evans Bible Commentary », p. 1008, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 22, 32, la prière de Jésus pour que la foi de Simon Pierre ne défaille pas a-t-elle reçu une réponse affirmative ou négative ?
R : Le grec peut être traduit par « faiblir » ou « s’éteindre ». La prière de Jésus a rapidement reçu une réponse négative, car la foi de Pierre a effectivement faibli pendant un certain temps lorsqu’il a renié Jésus à trois reprises. Mais dans un autre sens, la prière de Jésus a finalement reçu une réponse positive, puisque Pierre est revenu vers lui. Il arrive parfois qu’un croyant s’éloigne complètement du Seigneur, mais qu’il revienne par la suite. Dans Luc 22, 32, Jésus n’a pas dit à Pierre ce qu’il devait faire S’IL se détournait, mais, sachant ce qu’il savait, Jésus a dit à Pierre QUAND il se détournerait. Pierre faisait ici preuve d’une confiance excessive, car il avait une vision erronée de sa propre fragilité. Voir The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 1028-1029, et The Tony Evans Bible Commentary, p. 1008, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 22, 38, pourquoi Jésus a-t-il tenu à ce qu’ils aient deux épées ?
R : Il existe au moins cinq interprétations différentes de ce que Jésus voulait faire comprendre à ses disciples.
Demande satisfaite : Jésus voulait qu’ils prennent deux épées. Il savait qu’ils auraient besoin d’une épée, car il lui restait encore un miracle à accomplir : guérir l’oreille d’un esclave qui allait être coupée.
Réprimande : « Cela suffit » signifiait que Jésus parlait des épées de manière symbolique, tandis que les disciples prenaient les mots « avec une épée » au sens littéral. Jésus a déclaré qu’il en avait assez de ce genre de discours. C’est l’interprétation donnée par la « New Geneva Study Bible », p. 1649, et le « Believer’s Bible Commentary », p. 1452.
Indifférence : Jésus ne les réprimandait ni ne les félicitait. Il disait simplement que deux épées suffisaient, et qu’ils ne devaient plus s’en préoccuper.
Prophétie accomplie : Jésus voulait qu’ils aient deux épées, afin que s’accomplisse la prophétie selon laquelle ils seraient classés parmi les criminels. Le *Bible Knowledge Commentary : New Testament*, p. 260, examine trois autres points de vue, mais privilégie celui-ci.
L’ouvrage *Hard Sayings of the Bible*, p. 486-488, ajoute que cela montre à quel point ils étaient différents d’une bande de révolutionnaires zélotes. Une bande belliqueuse aurait été bien mieux équipée pour combattre.
Q : Dans Luc 22, 40, que nous apprend ce passage sur la tentation ?
R : Dans cette situation particulière, Jésus leur a dit d’éviter la tentation par la prière. Mais c’est un bon conseil en général. Lorsque vous êtes tentés, priez ; et mieux encore, priez avec quelqu’un d’autre.
Q : Dans Luc 22, 42, qu’est-ce que la « coupe » que Jésus demandait de lui épargner si possible ?
R : Commençons par ce qui n’est pas la réponse, puis passons à la réponse.
Ce n’est pas la réponse : certains ont pensé que Jésus priait pour ne pas s’enfuir ou pour ne pas faire appel aux anges afin qu’ils le sauvent, et ainsi échouer dans sa mission de mourir sur la croix. D’autres ont émis l’hypothèse que Jésus demandait à ne pas mourir de l’épuisement avant d’arriver à la croix.
La réponse : Conscient à la fois de la douleur physique imminente et, pire encore, de la séparation imminente d’avec le Père, Jésus demandait s’il existait une autre voie à suivre qui permettrait d’accomplir les conditions du salut. Jésus avait le droit de poser cette question, mais l’arrivée des gardes alors qu’Il était encore en prière indique que le Père a répondu « non » à la demande de Jésus.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 1032.
Q : Dans Luc 22, 50-52, en quoi les gardes du temple sont-ils significatifs ici ?
R : Il s’agit de la « police » juive du temple qui a arrêté Jésus, et non des gardes romains. Les gardes du temple avaient pour mission de maintenir l’ordre dans le temple de Dieu, mais ici, ils se sont aventurés bien au-delà de l’enceinte du temple pour être utilisés par Satan afin de faire respecter l’ordre. Parfois, Satan n’empêche pas quelqu’un d’accomplir sa mission ; au contraire, cette personne continue à faire son travail, mais elle est détournée de sa vocation au profit de Satan et des démons.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 623-624.
Q : Dans Luc 22, 54-60, que pouvons-nous retenir du reniement de Pierre ?
R : Pierre est le seul disciple mentionné qui ait eu le courage de suivre Jésus. Pierre était courageux, mais son courage s’est envolé lorsque la servante l’a pris au dépourvu en lui demandant s’il était un disciple de Jésus. Pierre n’a pas renié Jésus parce qu’il avait perdu son amour pour lui ; c’est plutôt que, à ce moment-là, sa crainte pour sa vie et son doute quant à la protection de Dieu l’emportaient sur son amour. Si Jésus était livré aux prêtres au lieu d’être protégé, Pierre pouvait se demander quelle protection il aurait lui-même. Cependant, Pierre a apparemment bien retenu la leçon. Dans Actes 4, 3-21 ainsi que dans Actes 5, 18-33, Pierre ne s’inquiétait pas de vivre sans la protection de Dieu. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 1035 ; le New International Bible Commentary, p. 1224 ; The Expositor’s Greek New Testament, vol. 1, p. 628 ; et The Tony Evans Bible Commentary, p. 1008-1009.
Q : Dans Luc 22, 57-60, en quoi le reniement de Pierre est-il si maladroit ?
R : Pierre n’a pas seulement nié être un disciple ; il a nié connaître l’identité même de Jésus. Étant donné que Jésus a enseigné en Galilée et en Judée pendant environ trois ans, qu’il est entré à Jérusalem en triomphe, qu’il a enseigné dans le temple pendant près d’une semaine et qu’il a chassé les changeurs, je me demande quel pourcentage de Juifs de Jérusalem, parlant avec l’accent galiléen, aurait pu affirmer n’avoir jamais entendu parler d’un compatriote galiléen, Jésus ? Non seulement Pierre a-t-il renié Jésus, mais il ne s’y est même pas très bien pris !
Q : Dans Luc 22, 64, a-t-on bandé les yeux de Jésus ou non ?
R : Ils ont bandé les yeux de Jésus pendant une partie du temps où ils se moquaient de lui. Il n’est pas dit que Jésus ait eu les yeux bandés tout le temps. Vous n’auriez certainement pas voulu vous moquer des soldats romains.
Q : Dans Luc 22,70 ; 23,3, que voulait dire Jésus lorsqu’il a déclaré : « C’est vous qui le dites » ?
R : Il s’agissait d’une expression exprimant une forte affirmation de ce qui venait d’être dit. La NIV traduit cela à juste titre par : « Vous avez raison de dire que je suis ».
Les manuscrits de la mer Morte apportent un éclairage supplémentaire sur cette question posée à Jésus. L’une des croyances de la secte de Qumrân était que le Messie accomplirait des miracles et des guérisons, mais qu’il tuerait de ses propres mains l’empereur romain. Il faudrait des années pour enterrer tous les morts résultant des victoires militaires du Messie. Ainsi, comme le rapporte le Christian News (23/11/1998) : « Nous savons donc désormais que lorsque Caïphe a mené le procès de Jésus, il lui suffisait d’amener Jésus à admettre qu’il était le Messie. Dès lors que Jésus, qui avait accompli les miracles annoncés, a fait cet aveu, il a été considéré comme coupable de trahison envers l’empereur. »
Q : Dans Luc 23, 2, étant donné que l’objectif même du procès devant le Sanhédrin était de trouver des chefs d’accusation à présenter à Pilate, quels étaient les chefs d’accusation retenus contre Jésus et quelle était leur gravité ?
R : Le Conseil juif n’avait pas le pouvoir de condamner quiconque à mort ; il a donc remis Jésus à la plus haute autorité romaine du pays : Ponce Pilate. Lorsque le Sanhédrin a remis Jésus à Pilate en lui présentant ces chefs d’accusation, cela a constitué un rejet officiel de Jésus par les autorités juives. Il y avait trois chefs d’accusation.
Le fait de subvertir la nation juive n’aurait probablement pas eu beaucoup d’importance aux yeux de Pilate, même s’il aurait pu faire semblant de s’en soucier.
Le fait d’interdire le paiement des impôts romains aurait été grave, et cette déloyauté aurait mérité la mort. Les autorités juives savaient pertinemment que ce chef d’accusation était un mensonge.
Se proclamer Messie, un roi. C’est plus compliqué. Pilate ne se serait pas soucié qu’on utilise un terme religieux obscur, mais les anciens juifs avaient ajouté que cela signifiait « roi ». Bien sûr, se proclamer roi revêtait une importance capitale ; il était hors de question que le gouverneur laisse passer une éventuelle rébellion menée par un roi autoproclamé. Pilate commença donc par ce dernier chef d’accusation.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 1039-1040 ; The Evangelical Commentary on the Bible, p. 837 ; The New International Bible Commentary, p. 1224 ; The Believer’s Bible Commentary, p. 1453-1454 ; The Bible Knowledge Commentary : New Testament, p. 262 ; et The Tony Evans Bible Commentary, p. 1010.
Q : Dans Luc 23, 4, pourquoi Pilate était-il disposé à relâcher Jésus après que celui-ci eut déclaré qu’il était roi ?
R : Il faut garder à l’esprit que les Évangiles ne prétendent jamais rendre compte intégralement de la conversation. Bien que cela ne soit pas mentionné dans Luc, après en avoir discuté, comme le montre Jean 18, 33-38a, Pilate savait que Jésus ne se présentait pas comme un roi politique de ce monde, et que Jésus ne voudrait pas que ses disciples se battent. Pilate n’avait donc aucun problème avec Jésus à ce moment-là. Rappelez-vous que Pilate avait l’habitude de traiter avec de véritables rebelles, mais il savait que Jésus n’en faisait pas partie. Cependant, comme nous le verrons quelques versets plus loin, déclarer à juste titre un homme innocent ou coupable n’était pas la préoccupation première de Pilate. Il se souciait davantage de maintenir l’ordre que de rendre justice.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 1040 ; The Tony Evans Bible Commentary, p. 1011 ; et le Believer’s Bible Commentary, p. 1454.
Q : Dans Luc 23, 6-8, pourquoi exactement Ponce Pilate a-t-il envoyé Jésus à Hérode Antipas ?
R : La raison apparente était que Jésus vivait dans la juridiction d’Hérode. Mais Pilate aurait pu ignorer ce fait. La véritable raison résidait dans l’une ou plusieurs des trois raisons suivantes.
Pilate ne voulait pas s’occuper de Jésus. Puisqu’il avait un prétexte pour le remettre à Hérode, il a laissé Hérode s’en charger. Ou peut-être Pilate y a-t-il vu une occasion de partager la responsabilité de ce qui pourrait arriver.
Pilate souhaitait en savoir davantage : comme Hérode connaissait bien mieux les coutumes juives que lui, Pilate voulait entendre de la bouche d’un expert en la matière à quel point cette revendication messianique était sérieuse.
Pilate voulait rendre service à Hérode. Pilate et Hérode n’entretenaient pas de bonnes relations, et peut-être Pilate pensait-il que s’il s’en remettait à Hérode de cette manière insignifiante, et s’il satisfaisait la curiosité de ce dernier, cela pourrait améliorer leurs relations.
Mais Pilate ne trouva aucune faute chez Jésus dans Luc 23, 4, et ni Hérode Antipas ni Pilate ne trouvèrent aucune faute chez Jésus dans Luc 23, 14-15.
Pour plus d’informations, consultez le « Commentaire évangélique de la Bible », p. 837.
Q : Dans Luc 23, 16, pourquoi Pilate a-t-il déclaré qu’il punirait/fouetterait Jésus, puis qu’il le relâcherait, s’il le considérait comme innocent ?
R : Tout d’abord, le mot grec utilisé ici pour « punir/fouetter », paideusas, est différent du mot désignant le flagellation proprement dite, phragellosas, que Jésus a finalement subie dans Matthieu 27:26 et Marc 15:15.
L’intention de Pilate était de relâcher Jésus après l’avoir légèrement puni. Pilate souhaitait peut-être avertir Jésus de « rester tranquille » afin que les chefs juifs puissent constater qu’il avait bel et bien subi une punition. De plus, Pilate n’appréciait sans doute pas que Jésus se soit comporté d’une manière qui ait tant mis les chefs juifs en colère au départ. Enfin, Matthieu 27, 19 mentionne que la femme de Pilate l’avait mis en garde de ne rien faire à Jésus, car elle avait beaucoup souffert dans un rêve à ce sujet. Ainsi, Pilate voyait comment il pourrait trouver un « juste milieu » dans toute cette affaire. Cependant, le projet de Pilate ne devait pas se réaliser. Comme le dit Helmut Gollwitzer : « Pilate a le pouvoir, mais pas la liberté ».
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 1040-1041 ; The Believer’s Bible Commentary, p. 1454 ; The New International Bible Commentary, p. 1225 ; The Evangelical Commentary on the Bible, p. 837 ; et The Tony Evans Bible Commentary, p. 1010.
Q : Dans Luc 23, 31, dans le contexte du figuier, que voulait dire Jésus en déclarant : « Car si l’on fait ces choses à l’arbre quand il est vert, qu’arrivera-t-il quand il sera sec ? »
R : Le bois vert ne brûle pas bien, et les innocents ne sont pas censés être exécutés. Mais si, au sens figuré, on brûle du bois vert (innocent), qu’adviendra-t-il du bois sec et des coupables ? Si les gens agissent ainsi en présence de Jésus, même après avoir été témoins de ses miracles, à quel point rejetteront-ils davantage Dieu lorsque Jésus ne sera pas physiquement à leurs côtés et qu’ils ne verront pas ses miracles ? Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1225, et le Believer’s Bible Commentary, p. 1455.
Q : Dans Luc 23, 33, le lieu de la crucifixion de Jésus s’appelait-il le Calvaire, ou s’agissait-il du Golgotha, comme l’indique Matthieu 27, 33 ?
R : Les deux, car la population était multilingue. « Calvaire » vient du terme latin romain signifiant « crâne », tandis que « Golgotha » est d’origine araméenne. Le New International Bible Commentary, p. 1 225, et le Asimov’s Guide to the Bible, p. 893, vont dans le même sens.
Q : Dans Luc 23, 33-49, qu’y a-t-il d’intéressant dans ces versets ?
R : Les gens ont eu des réactions très diverses face à cet événement unique. Les soldats étaient trop occupés à jouer aux dés pour prêter beaucoup d’attention à Jésus. Les femmes pleuraient, Jésus agonisait dans la souffrance, et la plupart des chefs juifs s’en réjouissaient. L’un des malfaiteurs sur la croix se moquait de Jésus, tandis que l’autre croyait en Lui. Le centurion, auparavant indifférent à l’égard de Jésus, a changé d’attitude et est désormais émerveillé. Pour plus d’informations, consultez le New International Bible Commentary, p. 1225, et l’Evangelical Commentary on the Bible, p. 837-838.
Q : Dans Luc 23, 40-43, les personnes qui ont rejeté Dieu toute leur vie et qui acceptent Jésus dans leur dernier souffle peuvent-elles tout de même aller au ciel ?
R : À la fois oui et non.
Oui : si une personne parvient à une foi authentique en Christ au moment de mourir, alors, à l’instar du voleur sur la croix dans Luc 23, 40-43, elle ira au ciel. Elle n’aura peut-être pas toutes les récompenses mentionnées par Paul dans 1 Corinthiens 3, 11-15, mais elle sera assurément au ciel.
Non : si une personne se contente de prononcer ces mots, un peu comme s’il s’agissait d’une assurance incendie, sans vraiment confier son âme au Christ, alors, comme le mentionne R.C. Sproul dans *Now That’s a Good Question*, p. 113-115, elle se contente de « professer la foi » et ne « possède » pas la foi.
Q : Dans Luc 23, 40-43, qu’y a-t-il de paradoxal chez le voleur à la droite de Jésus ?
R : Même si certains ont vu Jésus ressusciter les morts, ils n’y ont toujours pas cru. Le brigand a vu Jésus être mis à mort et continue pourtant de croire. Après que Jésus eut ressuscité Lazare, la réaction du Sanhédrin a été de comploter pour tuer Jésus. Même aujourd’hui, si vous pouviez accomplir autant de miracles que Jésus, cela ne ferait que renforcer l’opposition de certains à l’Évangile.
Q : Dans Luc 23, 40-43, que nous enseigne le voleur sur la croix au sujet du baptême d’eau ?
R : Il y a deux points à prendre en compte dans la réponse.
1. Un chrétien de l’Église du Christ m’a confié que, comme on y enseigne qu’il faut être baptisé d’eau pour être sauvé, le récit du voleur sur la croix se trouvant avec Jésus au paradis l’avait longtemps troublé. Mais il en a ensuite conclu que, puisque ce voleur n’aurait pas eu la possibilité d’être baptisé, Dieu comprend certainement la situation de chacun.
Sa conclusion est tout à fait juste. Rien n’empêche Dieu de sauver quelqu’un qui n’a pas été baptisé d’eau. Bien que le baptême d’eau soit une pratique à laquelle tout chrétien obéissant se livre dès qu’il en a la possibilité, Dieu n’est pas limité par nos circonstances.
2. Un deuxième point de vue qui m’a été exposé publiquement lors d’un débat avec un membre de l’Église du Christ est que le larron de droite devait être un ancien disciple de Jésus ou de Jean-Baptiste, et qu’il avait été baptisé avant d’être sur la croix.
3. Un troisième point de vue de l’Église du Christ est que le voleur sur la croix est mort avant la résurrection du Christ, et que le baptême n’est essentiel qu’après la résurrection. Bien sûr, dans ce cas, Jean 3:5, « nul ne peut entrer dans le royaume de Dieu s’il n’est né d’eau et d’Esprit », était également enseigné comme vrai avant la résurrection.
Il s’agit là d’un point de vue qui limite la puissance de Dieu. Imaginez qu’un criminel condamné, incarcéré dans un pays non chrétien, parvienne à la vraie foi en Christ, et que les gardiens l’empêchent d’être baptisé d’eau avant son exécution. Les actions des gardiens « annuleraient-elles » la capacité de Dieu Tout-Puissant à conduire au Ciel une personne qui croit véritablement en Christ ?
De plus, vers l’an 400 après J.-C., à l’époque d’Ambroise, d’Augustin et de Prosper d’Aquitaine, l’opinion selon laquelle les bébés baptisés qui meu ment vont au Ciel, tandis que les bébés non baptisés qui meurent vont en Enfer, s’est généralisée. « Par coïncidence », le baptême des nourrissons est devenu très populaire. Pendant la majeure partie de l’histoire, jusqu’à l’époque des anabaptistes pendant la Réforme, les chrétiens pratiquaient presque universellement le baptême des nourrissons. Tous les chrétiens, de l’an 400 après J.-C. à environ 1514 après J.-C., iront-ils en enfer, en raison de l’incapacité ou du refus de Dieu de les sauver ?
Q : Dans Luc 23, 43, comment Jésus a-t-il pu dire au voleur à sa droite qu’il serait au paradis ce jour-là, alors que Jésus ne ressuscita qu’au troisième jour ?
R : Jésus s’est rendu au paradis et a prêché aux esprits en prison immédiatement après sa mort et avant sa résurrection. Il est intéressant de noter que Jésus n’a PAS dit au voleur : « Aujourd’hui, tu seras avec moi au ciel », mais « Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis ».
Q : Dans Luc 23:43, ce verset dit-il « En vérité, je te le dis aujourd’hui », comme l’affirment les Témoins de Jéhovah, ou « En vérité, je te le dis, aujourd’hui » ?
R : Non. Rien ne prouve que les chrétiens de langue grecque aient compris que « aujourd’hui » désignait le moment où Jésus parlait, et non celui où ces paroles s’accompliraient. L’ouvrage *When Cultists Ask*, p. 152, indique que sur les 74 occurrences de « en vérité, je vous le dis », ce serait le seul cas où « aujourd’hui » serait associé à cette expression. Lorsqu’un groupe de personnes d’aujourd’hui propose une interprétation novatrice de la grammaire grecque antique, il devrait exister des preuves indiquant qu’au moins certains des premiers chrétiens l’ont comprise de cette manière.
Q : Dans Luc 23,43, qu’est-ce que le paradis exactement ?
R : Puisque le voleur à la droite de Jésus devait être avec lui ce jour-là au Paradis, le Paradis est l’endroit où Jésus s’est rendu ce jour-là. Avant la naissance de Jésus, les Juifs considéraient que la tombe, le Shéol, était divisée en deux parties : la « prison » pour les injustes et le « paradis » pour les justes. Puisque Jésus a utilisé ce terme sans aucune précision, il n’a en substance apporté aucune correction à cette doctrine. Paul s’est rendu au troisième ciel, le paradis, dans 2 Corinthiens 12, 2 et 4.
La référence juive aux deux parties du Shéol se trouve dans 1 Hénoch 22, 1-4. Après le jugement, les injustes connaîtraient la douleur et le fléau pour l’éternité. D’autres références juives au châtiment éternel des méchants sont les suivantes :
L’Assomption de Moïse 10, 10
2 Esdras 7, 36 : lorsque les fils des Maccabées étaient brûlés vifs, ils dirent : « Nous ne brûlerons qu’un court instant, mais vous brûlerez pour l’éternité. »
Judith 16, 17 : « Il livrera leur chair au feu et aux vers ; ils pleureront de douleur pour toujours. »
Psaumes de Salomon 3, 13. 4 Maccabées, dans la LXX, l’utilise pour traduire des mots hébreux tels que « asam », en tant que réparation de la culpabilité. Dans la Septante, il est employé en 1 Samuel 6, 3 et suivants , 8, 17, en tant qu’offrande pour la culpabilité. Il est traduit par « honte », « déshonneur » en Ézéchiel 16, 52, 42 ; 32, 24, 30, et comme cause de péché et de malheur dans Ézéchiel 3, 20 et 7, 19. Ézéchiel 16, 52, 52 et 32, 24, 40 illustrent les châtiments de Dieu. Sagesse 3, 1 affirme que les justes ne sont touchés par aucun basanos.
Dans 2 Maccabées 7, 13 et, à plusieurs reprises, dans 4 Maccabées, le nom et le verbe sont utilisés pour désigner les tortures infligées aux martyrs juifs. Ils sont utilisés pour désigner les tortures subies par les martyrs chrétiens dans 1 Clément 6, 1 et 15, 2 Clément 17, 7, l’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe 5, 1, 20 et 24, ainsi que dans le Martyre de Polycarpe 2 et 3.
Pour plus d’informations, consultez l’Encyclopédie des difficultés bibliques, p. 367-368, et les Paroles difficiles de la Bible, p. 488-489.
Q : Dans Luc 23, 44, à quelle heure correspondait la sixième heure ?
R : La journée juive commençait vers 6 h du matin ; la sixième heure correspondait donc à midi environ. La « NIV Study Bible », p. 1587, la « NET Bible », la « New Geneva Study Bible », p. 1652, et le « Bible Knowledge Commentary : New Testament », p. 262, s’accordent tous sur ce point. Il ne pouvait s’agir d’une éclipse solaire, car la Pâque avait lieu lors d’une pleine lune, selon « The Expositor’s Greek Testament », vol. 1, p. 641.
Q : Dans Luc 24,4, pourquoi Luc a-t-il appelé ces deux hommes « hommes » plutôt que « anges » ?
R : Luc décrit les choses telles qu’elles apparaissaient, et celles-ci semblaient être des hommes. Cependant, Luc lui-même comprenait qu’il s’agissait d’anges, puisqu’il les désigne ainsi en Luc 24, 23. De plus, même en Luc 24, 4, ces hommes portaient des vêtements resplendissants (c’est-à-dire des vêtements, et non une armure), ce qui correspondrait à la tenue des anges. Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 1048, et The Expositor’s Greek Testament, vol. 1, p. 643-644.
Q : Dans Luc 24, 5 et suivants, comment les gens cherchent-ils aujourd’hui les vivants parmi les morts ?
R : Tout comme les femmes cherchaient le Sauveur ressuscité au mauvais endroit, les gens d’aujourd’hui peuvent se tourner vers des choses mortes pour tenter de trouver la vie. D’une part, ils peuvent littéralement se livrer à des pratiques occultes, comme assister à des séances de spiritisme ou demander à des médiums de contacter les morts, alors que les croyants ne sont pas censés agir ainsi. Au sens figuré, ils peuvent se tourner vers des institutions moribondes, des Églises libérales et de fausses religions pour trouver la vie. Ils peuvent se tourner vers leur organisation, leurs traditions, leurs saints ou héros disparus, ou encore vers des lois pour trouver la vie. Mais la vie ne vient que par Jésus. Voir « The Tony Evans Bible Commentary », p. 1013, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 24, 13, où se trouvait le village d’Emmaüs ?
R : Emmaüs était un petit village, et nous ne le savons pas avec certitude. Luc indique qu’il se trouvait à soixante stades, soit environ sept miles. Mais comme il n’était qu’à quelques pas de l’ e de Jérusalem, trois possibilités s’offrent à nous. Abu-Ghosh se trouve à environ neuf miles, El-Qubeibeh à environ sept miles. Motza-Illit n’est qu’à trois miles et demi, mais l’aller-retour ferait sept miles. Josèphe la mentionne sous le nom d’Emmaüs, tandis que le Talmud la désigne sous le nom de Motza. Le mot sémitique « Ha-Motza » est similaire à « Emmaüs ». Plus tard, une église byzantine s’y est implantée.
Il existe un autre site, Imwas, également appelé Nicopolis, qui existait à cette époque, mais il se trouvait à 160 stades, soit environ 15 miles. Le Sinaiticus et certains autres manuscrits indiquent 160 stades.
Pour plus d’informations, consultez The Expositor’s Bible Commentary, vol. 8, p. 1055.
Q : Dans Luc 24, 13-35, en quoi cela s’applique-t-il à nous aujourd’hui ?
R : Ces croyants n’ont pas reconnu Jésus alors même qu’Il marchait à leurs côtés. Aujourd’hui, vous vous trouvez peut-être sur votre propre chemin d’Emmaüs. Vous ne voyez pas encore Jésus, bien qu’Il marche juste à vos côtés. Parfois, ce que Dieu veut que vous fassiez est sous vos yeux, mais vous ne le voyez pas.
S’il est possible que Dieu les ait empêchés de reconnaître Jésus par un acte surnaturel, il est probable qu’ils ne l’aient pas reconnu pour des raisons plus terre-à-terre. Outre le fait qu’il portait peut-être des vêtements différents, ils savaient que Jésus était mort ; ils ne s’attendaient pas à ce qu’il soit vivant, et ils n’ont pas vu ce qu’ils ne cherchaient pas. Ils savaient ce que les femmes et les autres leur avaient rapporté, et leur cœur brûlait en eux tandis qu’ils marchaient aux côtés de Celui qu’ils aimaient, mais ils n’avaient pas la foi et étaient trop lents à croire que Dieu pouvait ressusciter Jésus. Même lorsque nous possédons la connaissance et que nous avons l’amour, les choses peuvent ne pas s’harmoniser avec notre marche avec le Seigneur si nous n’avons pas la foi.
Q : Dans Luc 24, 16, qu’est-ce qui a empêché les disciples de reconnaître Jésus ?
R : Par un acte surnaturel, Dieu aurait facilement pu les empêcher de Le reconnaître, tout comme les hommes à la porte de Lot ne parvenaient pas à trouver une simple porte dans Genèse 19, 11. D’un point de vue naturel, si quelqu’un portait un vêtement semblable à la robe d’un Bédouin pour se protéger du soleil et de la poussière, ils auraient eu peu de chances de voir son visage. Ils étaient peut-être également trop accablés par le chagrin pour observer les gens d’aussi près. Ils ne croyaient pas que Jésus vaincrait la mort ; ainsi, même s’ils avaient pensé que cet homme ressemblait à Jésus, ils auraient rejeté cette idée en raison de leur incrédulité. Enfin, ils ne cherchaient certainement pas Jésus, puisqu’ils savaient que Jésus avait été mis à mort. L’Expositor’s Greek Testament, vol. 1, p. 646, ne voit pas la nécessité d’une raison surnaturelle pour expliquer pourquoi ils n’ont pas reconnu Jésus. Voir The Tony Evans Bible Commentary, p. 1013, 1014 pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 24, 19-21, les deux disciples racontaient comment ils avaient placé tout leur espoir en Jésus, et comment leurs espoirs et leurs rêves avaient tous été anéantis. Comment avez-vous réagi, ou comment réagiriez-vous, si Dieu permettait que vos espoirs et vos rêves soient anéantis ?
R : Notre objectif est de plaire à Dieu, et non de réaliser nos propres ambitions. Nous devrions nous intéresser vivement à ce que Dieu accomplit et à la manière dont nous pouvons y prendre part. En revanche, nous devrions nous intéresser « moins vivement » aux choses auxquelles Dieu ne participe pas. Il peut parfois être douloureux de renoncer à ce qui semble pouvoir satisfaire votre ambition, mais nous devons prendre conscience que Dieu a quelque chose de mieux à vous offrir. Les chrétiens devraient, si l’on comprend bien, être très ambitieux. Mais nous devons être ambitieux selon Son ambition, pour Son royaume, et non selon la nôtre.
Q : Dans Luc 24, 30-31, l’invité, Jésus, est devenu l’hôte. Comment Jésus peut-il passer du statut d’invité à celui d’hôte dans votre vie ?
R : Beaucoup de gens sont bien disposés envers le christianisme et Jésus. D’autres souhaitent écouter ce qu’Il a enseigné et peut-être en suivre une partie, tout en en rejetant d’autres aspects. Mais laisserez-vous Jésus être le Seigneur de votre vie, en vous détournant de ce qui semble prometteur ou agréable, parce qu’Il le dit, que ce soit dans la Parole écrite de Dieu ou à la suite d’une prière, et en suivant ce qu’Il souhaite ?
Pour plus d’informations, consultez le « Believer’s Bible Commentary », p. 1 458, et le « New International Bible Commentary », p. 1 226-1 227.
Q : Dans Luc 24, 39, en quoi la chair et le sang de Jésus différaient-ils avant et après la résurrection ?
R : Les Écritures ne le précisent pas, mais nous pouvons émettre quelques hypothèses. Après la résurrection, Jésus n’était plus soumis à la douleur, à la mort, ni à aucune possibilité de préjudice physique. Il ne fait aucun doute qu’Il pouvait faire davantage avec Son corps glorifié qu’avec Son corps humain ordinaire. Jésus, dans Son corps, pouvait traverser les portes et les murs, mais Il pouvait également être tangible, au point d’être mangé et touché. Pour des analyses plus approfondies, veuillez vous reporter aux ouvrages *When Cultists Ask*, p. 154-157, et *When Critics Ask*, p. 395-399.
Q : Dans Luc 24:39-43, qu’est-ce que cela signifie pour les Témoins de Jéhovah et les membres de l’Église de l’Unification du révérend Moon ?
R : Ce verset leur pose de réels problèmes, car ces deux groupes enseignent que Jésus a été « ressuscité spirituellement », ce qui signifie que son corps physique se trouvait toujours dans le tombeau. Soit
1. Jésus mentait et n’avait pas de corps physique ici.
2. Comme les disciples mettaient du temps à croire, Jésus s’est temporairement doté d’un corps physique et l’a fait passer pour le sien (j’ai entendu cette théorie de la bouche d’un Témoin de Jéhovah). En d’autres termes, Jésus s’est présenté sous un faux jour à ses disciples. Si quelqu’un accepte cette idée, alors il ne devrait pas prendre trop au sérieux le fait que les chrétiens présentent à tort Jésus comme ayant été ressuscité physiquement d’entre les morts, puisque Jésus lui-même s’est également présenté sous un faux jour à cet égard.
3. Jésus disait la vérité. Il a tenu ces propos parce qu’il est réellement ressuscité physiquement d’entre les morts.
Quant à moi, je crois que Jésus disait la vérité. Voir *When Cultists Ask*, p. 152-154, pour une réponse différente mais complémentaire.
Q : Dans Luc 24, 39-43, qu’est-ce que cela signifie pour la fausse religion qu’est la Science chrétienne ?
R : Les scientistes chrétiens croient que Jésus n’est pas ressuscité physiquement d’entre les morts. Selon *When Cultists Ask*, p. 157-158, Mary Baker Eddy, fondatrice de la Science chrétienne, affirme que Jésus « s’adaptait simplement aux idées immatures de ses disciples (Eddy, 593) ».
Eddy affirme ainsi que Jésus a ouvertement trompé ses disciples. Puisque les disciples enseignaient que Jésus était ressuscité physiquement, cette prétendue tromperie de Jésus aurait induit le monde occidental en erreur pendant près de 2 000 ans. De plus, si Jésus s’adaptait simplement à des idées immatures, comment se fait-il que, lorsque Thomas ne croyait pas à la résurrection physique de Jésus, ce dernier aurait trompé Thomas pour le faire passer d’une vision « plus éclairée » à une vision « plus immature » ?
Q : D’après Luc 24, 41-43 et Actes 10, 10-16, un chrétien peut-il être végétarien ?
R : Oui, c’est tout à fait acceptable. Cependant, il n’est pas chrétien d’affirmer que manger de la viande est moralement répréhensible. Jésus a mangé du poisson dans Luc 24, 41-43, et Pierre a reçu l’ordre de tuer et de manger dans Actes 10, 10-16. Bien sûr, le fait de manger du poisson montre que Jésus pouvait se nourrir, et qu’Il possédait donc un corps physique glorifié. Voir « The Tony Evans Bible Commentary », p. 1018, pour plus d’informations.
Q : Dans Luc 24, 44, en quoi les Écrits de Moïse parlaient-ils de Jésus ?
R : Examinons d’abord les principes fondamentaux, puis les prophéties spécifiques, et enfin les images contenues dans la Torah, les cinq premiers livres de la Bible.
Principes clés : On ne peut lire la Torah sans être frappé par la fréquence et l’importance des sacrifices. Dieu leur a fait pratiquer ce concept pendant 1 400 ans, jusqu’à ce qu’il fasse partie intégrante de leur culture, de sorte que lorsque Jean a appelé Jésus « l’Agneau de Dieu », tout le monde savait à quoi il faisait référence.
Prophéties spécifiques :
Genèse 3:15 dit que la postérité (au singulier) de la femme écrasera la tête de Satan.
Genèse 49:10 dit que le sceptre ne s’éloignera pas de Juda jusqu’à ce que « Shiloh » vienne. Cela signifie qu’ils ne perdront pas le droit d’exécuter jusqu’à ce que le Christ vienne. Voir la discussion sur Genèse 49:10 pour étayer cette affirmation.
Le Deutéronome 18:15-19 dit qu’un homme issu des Juifs viendra après Moïse, et qu’ils devront lui obéir.
Imagerie : Il existe un certain nombre de passages qui fournissent des images et des préfigurations de la venue du Christ, mais il ne s’agit pas de prophéties spécifiques.
Le serpent d’airain (Jean 3:14 ; Nombres 21:8, 9)
Q : Dans Luc 24, 46, où l’Ancien Testament dit-il que le Messie doit souffrir, mourir et ressusciter des morts le troisième jour ?
R : Parmi les versets indiquant que le Messie souffrirait et mourrait, on trouve Daniel 9, 26 ; Ésaïe 53, 1-12 ; et Zacharie 12, 10 (pleurer celui qu’ils ont transpercé). Auparavant, Jésus avait enseigné que le séjour de Jonas dans le ventre du poisson était une préfiguration de son propre sort, en Matthieu 12, 40-41.
Q : Dans Luc 24, 50-51, Jésus est-il monté au ciel depuis Béthanie, ou depuis le mont des Oliviers comme le mentionne Actes 1, 9-11 ?
R : Les deux. Béthanie se trouvait sur le versant sud-est du mont des Oliviers, à environ un mile du sommet. L’ouvrage *When Critics Ask*, p. 401, suggère également que les disciples se trouvaient peut-être au sommet du mont avec Jésus, et que Jésus est monté vers l’est (en s’éloignant de Jérusalem) au-dessus de Béthanie. Pour plus d’informations, voir également *Bible Difficulties & Seeming Contradictions*, p. 200 ; *The Expositor’s Greek Testament*, vol. 1, p. 651 ; et *The Evangelical Commentary on the Bible*, p. 839.
Q : Dans Luc 24, 53, faut-il ajouter Jean 7, 53-8, 11 à la fin de l’Évangile selon Luc ?
R : Non. Le seul manuscrit qui, selon Aland et al. (3e édition), comportait ces passages était le 1333, rédigé au XIe siècle. De plus, ces passages y ont été ajoutés à titre de correction, apparemment par une autre main.
Q : Pourquoi l’Évangile selon Luc devrait-il figurer dans la Bible ?
R : Il y a deux raisons, et une troisième raison qui fait paraître les deux premières moins importantes.
1. Luc est considéré comme l’un des historiens de l’Antiquité les plus précis.
2. Puisque Luc rapporte fidèlement les paroles de Jésus, nous souhaitons lire les paroles et les actes du Messie.
3. Paul et les auteurs de l’Église primitive l’ont reconnu comme la parole de Dieu. Comme le souligne *The Complete Book of Bible Answers* (p. 27-28), dans 1 Timothée 5:18, Paul cite les livres du Deutéronome [Dt 25:4] et de Luc [Lc 10:7], en les qualifiant tous deux d’Écritures . 1 Timothée a été rédigé en 63 apr. J.-C., seulement trois ans après l’Évangile de Luc, et pourtant ce dernier est toujours considéré comme une Écriture au même titre que le Deutéronome.
Q : Dans Luc, quels éléments permettent d’affirmer que Luc a rédigé l’Évangile qui porte son nom ?
R : L’Église primitive a universellement reconnu Luc, le compagnon de Paul, comme l’auteur de l’Évangile selon Luc.
Irénée, dans *Contre les hérésies*, p. 439, chapitre 14, versets 1 et 3 (écrit entre 182 et 188 apr. J.-C.), cite Luc 1, 2 et mentionne que cet évangile a été rédigé par Luc.
Tertullien (198-220 apr. J.-C.), dans *Contre Marcion*, livre 4, chapitre 2, affirme que « le Testament évangélique a pour auteurs des apôtres ». Dans ce même chapitre, Tertullien reconnaît que Luc n’était pas un « apôtre », mais un « homme apostolique », car il accompagnait Paul. Concernant la fiabilité de l’Évangile selon Luc en général, veuillez vous reporter aux trois questions suivantes.
Cyrille, évêque de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.), cite Luc en indiquant qu’il s’agit bien de Luc dans son Traité 12, livre III, n° 116.
Q : Quand l’Évangile de Luc a-t-il été rédigé ?
R : Nous savons avec certitude qu’il a été rédigé après l’an 33 apr. J.-C., avant le Livre des Actes, et probablement avant l’an 70 apr. J.-C.
Points de vue de divers auteurs
La NIV Study Bible, p. 1533, indique que les deux périodes les plus couramment avancées sont 59-63 apr. J.-C. et les années 70 ou 80.
Le « Bible Knowledge Commentary : Nouveau Testament », p. 199, indique que, puisque les Actes ont été rédigés alors que Paul était encore en vie, et que l’Évangile selon Luc l’avait été auparavant, ils pourraient avoir été écrits avant l’an 64 après J.-C. Il suggère une date comprise entre 58 et 60 après J.-C.
La « New Geneva Study Bible », p. 1599, indique que l’Évangile selon Luc et les Actes des Apôtres ont peut-être été rédigés vers 63 apr. J.-C.
Le « Believer’s Bible Commentary », p. 1367-1368, indique que la date la plus probable se situe au tout début des années 60. « Si certains situent l’Évangile selon Luc entre 75 et 85 (voire au IIe siècle), cela tient généralement, au moins en partie, au refus d’admettre que le Christ ait pu prédire avec précision la destruction de Jérusalem. »
Le *New International Dictionary of the Bible*, p. 605, indique que la fin abrupte des Actes suggère que Luc n’a pas survécu longtemps à l’emprisonnement de Paul. De plus, il est peu probable que ce texte ait été rédigé après la destruction de Jérusalem. Il précise que les années 58-59 après J.-C. auraient laissé à Luc amplement le temps de mener ses recherches.
Le Wycliffe Bible Dictionary, p. 1056-1057, se contente d’indiquer la seconde moitié du Ier siècle.
Le *New International Bible Commentary*, p. 1182, expose les arguments en faveur de trois points de vue.
80-85 apr. J.-C. si l’on rejette la prophétie : il est indiqué que cette opinion, la plus répandue, repose sur Luc 21, 20, selon lequel « quand vous verrez Jérusalem encerclée par des armées », cela ne saurait constituer une prédiction prophétique.
100 apr. J.-C., si Luc et les Actes s’inspirent de Josèphe : Josèphe et Luc rapportent certains des mêmes événements, ce qui conduit certains à penser que Luc s’est inspiré de Josèphe.
Avant 70 apr. J.-C., car les Actes se terminent alors que Paul est encore en vie.
L’ouvrage sceptique *Asimov’s Guide to the Bible*, p. 912, indique apparemment une date postérieure à 70 apr. J.-C. Bien que certains suggèrent des dates allant jusqu’à 100 apr. J.-C., l’année 80 apr. J.-C. est plus généralement admise.
Q : Comment sait-on que l’Évangile selon Luc tel que nous le connaissons aujourd’hui est une version fidèle de ce qui a été écrit à l’origine ?
R : Il existe au moins trois bonnes raisons.
1. Dieu a promis de préserver sa Parole dans Ésaïe 55, 10-11 ; Ésaïe 59, 21 ; Ésaïe 40, 6-8 ; 1 Pierre 1, 24-25 ; et Matthieu 24, 35.
2. Les témoignages de l’Église primitive. Voici quelques-uns des auteurs qui ont fait référence à des versets de Luc.
1 Clément (96-98 apr. J.-C.) cite Luc 6, 36-38 ; 8, 5 (paraphrase de la parabole du semeur) ; 17, 2. La citation de Luc 6, 36-38 (chap. 13, p. 8) peut également faire référence à Matthieu 6, 12-15 ; 7, 2. La paraphrase de Luc 17, 2 peut également faire référence à Matthieu 18, 8 ; 26, 24 ; Marc 9, 42.
La Didachè (vers 60-120 apr. J.-C.), vol. 7, chap. 1, p. 377, cite Luc 6, 30 : « Donnez à quiconque vous demande, et ne le réclamez pas en retour ; »
L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chapitre 5, p. 139, cite Luc 5, 32 (ainsi que Matthieu 9, 13 ; Marc 2, 17)
L’Épître de Barnabé (vers 70-130 apr. J.-C.), chapitre 19, page 148, cite la moitié de Luc 6, 30 (voir aussi Matthieu 5, 42)
La 2e Lettre de Clément (120-140 apr. J.-C.), chapitre 13, p. 254, cite librement Luc 6, 32 en attribuant ces paroles au Seigneur : « Vous n’avez aucun mérite si vous aimez ceux qui vous aiment, mais vous avez du mérite si vous aimez vos ennemis et ceux qui vous haïssent. » Elle fait également référence à Luc 16, 12.
2 Clément (120-140 apr. J.-C.), chap. 13, p. 254, cite une partie de Matthieu 9, 13 et de Luc 6, 32 comme Écriture. « Et une autre Écriture dit : “Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.” » 2 Clément cite également Matthieu 6, 24 et Luc 16, 13, au chapitre 16, p. 252.
2 Clément (120-140 apr. J.-C.), chap. 5, p. 252, fait référence à une conversation entre Pierre et Jésus qui ne figure pas dans les Écritures, et la conclut par une citation de Matthieu 10, 28 et de Luc 12, 4-5.
Ce sont là toutes les références à Luc que l’on trouve dans 2 Clément.
Polycarpe (100-155 apr. J.-C.) cite un tiers de Luc 6, 37 : « Pardonnez, et il vous sera pardonné » ; Lettre de Polycarpe aux Philippiens, chapitre 2, p. 33.
Polycarpe (100-155 apr. J.-C.) cite ce qui correspond à Matthieu 7, 2 et Luc 6, 38 : « De la mesure dont vous mesurez, il vous sera mesuré en retour » ; Lettre de Polycarpe aux Philippiens, chap. 3, p. 33.
Polycarpe (100-155 apr. J.-C.) cite librement ce qui figure à la fois dans Matthieu 5, 3 et 10 et dans Luc 6, 20. « Heureux les pauvres, et ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume de Dieu est à eux. » Lettre de Polycarpe aux Philippiens, chap. 3, p. 33.
Ce sont là toutes les références à Luc que l’on trouve dans la lettre de Polycarpe.
Justin le Martyr a écrit vers 138-165 apr. J.-C. Il cite ou paraphrase Luc 1, 32, 35, 38, 78 ; 6, 28-30, 34-36 ; 9, 22 ; 10, 16, 19 ; 12, 48 ; 13, 26 ; 18, 18 et suivants ; 20, 34, 35 ; 22, 19, 42, 44 ; 23, 46 ; 24, 32
Luc est mentionné dans le Canon muratorien (vers 170 apr. J.-C.) aux côtés des trois autres évangiles.
Le « Pasteur d'Hermas » (vers 160), livre 2, chapitre 6, page 30, cite la moitié de Luc 12, 5, qui correspond également à Matthieu 10, 28.
Athénagoras (177 apr. J.-C.) cite Luc 6, 27-28, qui correspond également à Matthieu 5, 44-45. « Défense des chrétiens », chapitre 11, p. 134
Athénagoras (177 apr. J.-C.) cite Luc 6, 32-34, qui correspond également à Matthieu 5, 46. *Plaidoyer en faveur des chrétiens*, chap. 12, p. 134
Méliton de Sardes (170-180 apr. J.-C.) cite une partie de Luc 11, 20 : « et dans les Évangiles : “Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons” ». Extrait de *L’Oraison sur la Passion du Seigneur*, vol. 8, p. 761
Le *Diatessaron* de Tatien (vers 172 apr. J.-C.) cite 77,4 % de l’Évangile selon Luc, soit la quasi-totalité des 1 151 versets, à l’exception de 260,3.
Les chrétiens de Vienne et de Lugdunum (177 apr. J.-C.) font allusion à Luc 1, 67 : « et ayant lui-même pour Défenseur l’Esprit, plus abondamment que Zacharie » ; vol. 8, p. 779
Théophile d’Antioche (168-181/188 apr. J.-C.) cite Luc 18, 27 dans *Théophile à Autolycus*, livre 2, chap. 13, p. 99
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite tout ou partie de 130 versets de Luc.
Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.) cite Luc 1, 6 comme étant de Luc. Irénée, *Contre les hérésies*, livre 3, chap. 10.1, p. 423
Canon muratorien (190-217 apr. J.-C.) 1. Le troisième livre des Évangiles est celui de Luc. (Ainsi, Matthieu et Marc, dont les noms ne sont pas mentionnés, sont comptés comme deux.)
Clément d’Alexandrie (193-202 apr. J.-C.) cite Luc 3, 1, 2 et 23 comme provenant de l’Évangile selon Luc dans *Stromates*, livre 1, chap. 21, p. 333
Clément d’Alexandrie (193-217/220 apr. J.-C.) cite Luc 16, 9 comme provenant du Seigneur. « Qui est l’homme riche qui sera sauvé ? », chap. 13, p. 594-595.
Tertullien (198-220 apr. J.-C.) insiste sur la paternité de Matthieu, Marc, Luc, Jean, l’Apocalypse et de nombreuses épîtres de Paul dans *Cinq livres contre Marcion*, livre 4, chapitre 5, p. 350.
Hippolyte (222-235/6 apr. J.-C.) cite Luc 21, 28 ; 21, 18 en disant : « Le Seigneur dit », dans son Traité sur le Christ et l’Antéchrist, p. 218.
Commodien (vers 240 apr. J.-C.) fait allusion à la fois à Marc 12, 42 et à Luc 21, 2 dans ses « Instructions de Commodien », chapitre 72, p. 217
Théodote, probablement montaniste (vers 240 apr. J.-C.), cite une partie de Luc 12, 49 en l’attribuant au « Sauveur » : Extraits de Théodote, chap. 27, p. 46
Théodote, probablement montaniste (vers 240 apr. J.-C.), cite Luc 1, 43 en tant qu’« Évangile ». Extraits de Théodote, chap. 50, p. 49
Jules l’Africain (232-245 apr. J.-C.) mentionne « l’évangéliste Matthieu » et « Luc » en comparant les deux généalogies de Jésus. Lettre à Aristide, chap. 3, p. 126
Origène (225-254 apr. J.-C.) mentionne Matthieu, Marc, Luc et Jean. Origène, *Contre Celse*, livre 5, chap. 56, p. 568. Il cite également Matthieu 18, 1 dans son *Commentaire sur Matthieu*, livre 13, chap. 14, p. 482.
Novatien (250/4-256/7 apr. J.-C.) : « Car ils proposent et mettent en avant ce qui est rapporté dans l’Évangile selon Luc » et fait référence à Luc 1, 35. *Concernant la Trinité*, chap. 24, p. 635
Le Traité contre Novatien (254-256 apr. J.-C.), chapitre 15, p. 662, cite Luc 8, 1-5, en indiquant que ces paroles ont été prononcées par le Seigneur lui-même dans l’Évangile.
Traité contre Novatien (254-256 apr. J.-C.), chapitre 6, p. 659, cite Luc 10, 19, tel que prononcé par le Seigneur dans l’Évangile. Cet ouvrage fait également référence à Luc 11, 10 et 7, 39.
Traité sur le rebaptême (vers 250-258 apr. J.-C.), chapitre 14, p. 675 : « dans l’Évangile selon Luc » et cite Luc 12, 50.
Cypiane de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) cite Luc 11, 41 et déclare : « Le Seigneur enseigne cela également dans l’Évangile » dans les Traités de Cypiane, traité 8, chapitre 2, p. 476
Cyrille de Carthage (vers 246-258 apr. J.-C.) : « Dans l’Évangile selon Luc : “Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom.” » (Luc 21, 17) *Traités de Cyrille*, traité 3, chap. 29, p. 542
Firmilien de Césarée, dans une lettre adressée à Cyprien (256 apr. J.-C.), cite Luc 11, 23 comme provenant de « Christ notre Seigneur ». (Lettre 74, chap. 14, p. 394)
Grégoire le Thaumaturge (240-265 apr. J.-C.) fait allusion à Luc 21, 2, l’offrande de la pauvre veuve, en la qualifiant d’« énoncée dans les Écritures sacrées ». Discours et panégyrique adressés à Origène, argument 3, p. 23
Dionysius d’Alexandrie (246-265 apr. J.-C.) : « C’était “à la fin du sabbat”, comme l’a dit Matthieu ; c’était “tôt, alors qu’il faisait encore sombre”, comme l’écrit Jean ; c’était “très tôt le matin”, comme le dit Luc ; et c’était “très tôt le matin, au lever du soleil”, comme nous le raconte Marc. Ainsi, personne ne nous a clairement indiqué l’heure exacte à laquelle Il est ressuscité. » Lettre n° 5 à l’évêque Basilide, p. 94
Lettre d’Hyménée (268 apr. J.-C.)
Pierius d’Alexandrie (275 apr. J.-C.) a écrit un ouvrage
intitulé « Sur l’Évangile selon Luc » ; fragment 1, p. 157
Anatolius d’Alexandrie (270-280 apr. J.-C.) cite Luc 15, 6 comme si ces paroles avaient été prononcées par le Seigneur lui-même. Le Canon pascal d’Anatolius d’Alexandrie, chap. 10, p. 149
Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) : « Serez-vous d’accord si je démontre, à partir des Évangiles, qu’ils ne sont pas des inventions ? » … « Ce sont les disciples du Christ qui les ont rédigés : Jean et Matthieu ; Marc et Luc. » Dialogue sur la vraie foi, première partie, « b 5 », p. 41
Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) cite Luc 23, 46 ; 50-53 comme provenant de l’évangéliste. Dialogue sur la vraie foi, cinquième partie, 12, p. 163
Adamantius (vers 300 apr. J.-C.) cite Luc 1, 35 comme provenant de l’Évangile. Dialogue sur la vraie foi, cinquième partie, chap. 9, p. 159.
Victorinus de Petau, évêque de Petau en Autriche (martyrisé en 304 apr. J.-C.), mentionne Matthieu, Marc et Luc dans son « Commentaire sur l’Apocalypse de saint Jean », à partir du chapitre IV, versets 7 à 10, p. 348
Pamphile (martyrisé en 309 apr. J.-C.) : « Nous faisons donc cette exégèse en nous appuyant sur l’histoire de Luc, l’évangéliste et l’historien. » *Exégèse des chapitres des Actes des Apôtres*, p. 166
Méthode (270-311/312 apr. J.-C.) (citation partielle) cite Marc 11, 9b, qui correspond également au Psaume 118, 26a ; Matthieu 21, 9b ; Luc 19, 38a ; et Jean 12, 13b. « Au lieu de nos vêtements, étendons nos cœurs devant Lui. Par des psaumes et des hymnes, élevons vers Lui nos cris d’action de grâce ; et sans cesse, proclamons : « Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur » ; » Discours sur les Psaumes, chap. 1, p. 394
Athanase (318 apr. J.-C.) cite Luc 19, 10 : « comme Il [Jésus] le dit Lui-même dans les Évangiles : “Je suis venu chercher et sauver ce qui était perdu.” » *L’Incarnation du Verbe*, chap. 14, p. 43. Il cite également Luc 4, 34, qui correspond à Marc 5, 7, dans *L’Incarnation du Verbe*, chap. 32.5, p. 53.
Athanase (318 apr. J.-C.) cite Luc 10, 18 dans *L’Incarnation du Verbe*, chap. 25, p. 50
L’Histoire ecclésiastique d’Eusèbe (318 apr. J.-C.), livre 3, chapitre 24, p. 152, traite des quatre Évangiles : Matthieu, Marc, Luc et Jean. Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 1, p. 152
Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.) cite Luc 14, 2 dans *Les Institutions divines*, livre 5, chapitre 16, p. 151.
Lactance (vers 303-vers 325 apr. J.-C.) fait allusion à Matthieu 14, Marc 6, Luc 9 et Jean 6 lorsqu’il relate l’épisode des cinq pains et des deux poissons. *Les Institutions divines*, livre 4, chapitre 15, p. 115
Veuillez vous reporter à la question suivante pour savoir quels versets et quelles parties de versets ont été cités et lesquels ne l’ont pas été.
Après Nicée
Juvencus (329 apr. J.-C.) a écrit un poème épique combinant les quatre Évangiles.
Eusèbe rédigea des commentaires complets sur Luc et sur la première épître aux Corinthiens. Pères nicéens et post-nicéens, deuxième série, vol. 1, p. 41
Aphrahat le Syrien (337-345 apr. J.-C.), *Démonstrations choisies*
Hégémonios (IVe siècle) cite Luc 4, 34. « Dispute avec Manès », chap. 48, p. 225.
Philon de Carpathie (IVe siècle) fait référence à Luc 23, 11
Optatus (IVe siècle) fait référence à Luc 8, 45
Zénon (IVe siècle)
Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) fait référence avec autorité à Jean, Luc, Matthieu et Marc. *Sur la Trinité*, livre 10, chap. 43, p. 193
Hilaire de Poitiers (355-367/368 apr. J.-C.) cite Luc 18, 19 comme provenant de Jésus. Dans *Sur la Trinité*, livre 1, chapitre 31, p. 48. Il fait également référence à Luc 1, 35.
Athanase (367 apr. J.-C.) énumère les livres du Nouveau Testament dans sa « Lettre festale » n° 39, p. 552
Le *Synopsis Scripturae Sacrae* (350-370 apr. J.-C. ou Ve siècle) mentionne l’Évangile selon Luc comme faisant partie du Nouveau Testament. Il cite l’intégralité de Luc 1, 1.
Le schismatique Lucifer de Cagliari (370/371 apr. J.-C.) fait référence à Luc 13, 27 ; 19, 25
Éphrem le Syrien (373 apr. J.-C.)
Titus de Bostra (avant 378 apr. J.-C.)
Basile de Cappadoce (357-379 apr. J.-C.) cite Luc comme s’il s’agissait de Jésus. Il fait également référence à Luc 9, 26. Il cite également Luc 14, 29 comme provenant du Seigneur dans sa Lettre 42, chap. 1, p. 143
Ambrosiaster (après 384 apr. J.-C.)
Cyrille de Jérusalem (vers 349-386 apr. J.-C.) cite une partie de Luc 4, 41 comme Écriture dans la Conférence 10.15, p. 4. Il y fait référence en tant qu’Évangile dans la Conférence 2.4, p. 9.
Le synode de Laodicée (en Phrygie) (343-381 apr. J.-C.), au canon 60, p. 159, énumère les livres de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Le canon 59, p. 158, stipule que seuls les livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament peuvent être lus à l’église.
Le Canon de Cheltenham (= Catalogue de Mommsen) (vers 360-370/390 apr. J.-C.) fait référence à chacun des quatre Évangiles.
Ambroise de Milan (370-390 apr. J.-C.)
Apollinaire de Laodicée (vers 390 apr. J.-C.) fait référence à Luc 1, 35
Grégoire de Nazianze (330-391 apr. J.-C.) fait allusion à Luc
Amphilochius (mort en 397 apr. J.-C.) cite Luc dans ses *Iambi ad Seleucum*
Grégoire de Nysse (vers 356-397 apr. J.-C.) fait référence à Luc 6, 36 en attribuant ces paroles au Seigneur dans *Contre Eunomius*, livre 1, chapitre 34, p. 89
Didyme l’Aveugle (398 apr. J.-C.)
Le Livre des degrés (Liber Graduum) en syriaque (350-400) cite une partie de Luc comme provenant de Jésus.
Maxime de Turin (IVe/Ve siècle)
Asterius d’Émèse (vers 400 apr. J.-C.)
Catalogue syrien de Sainte-Catherine (vers 400 apr. J.-C.)
Épiphane de Salamine (360-403 apr. J.-C.) Luc 1, 28
Commentaire de Rufin sur le Credo des Apôtres (376-406 apr. J.-C.)
Jean Chrysostome (-406 apr. J.-C.) affirme que la généalogie de Luc est plus complète que celle de Matthieu. Commentaire sur l’Évangile selon Matthieu, Homélie 1.14, p. 7 (vol. 10)
Gaudence (après 406 apr. J.-C.)
Chromace (mort en 407 apr. J.-C.)
Séverien (actif entre 400 et 408 apr. J.-C.)
Jérôme (317-420 apr. J.-C.) mentionne chacun des quatre évangiles par son nom dans la lettre 53.9, p. 101.
Sozomène (370/380-425 apr. J.-C.) fait référence à Luc en tant qu’Écriture. Histoire ecclésiastique de Sozomène
Concile de Carthage (393-419 apr. J.-C.) (218 évêques) (implicite)
Nicétas de Remésianus (361-vers 415 apr. J.-C.) cite Luc. Il fait référence à Luc 12, 39.
Orose/Hosius de Braga (414-418 apr. J.-C.) cite Luc
Sulpicius/Sulpitius Severus (363-420 apr. J.-C.) mentionne Luc par son nom dans son ouvrage *Histoire*, livre 2, chapitre 28, p. 110
Augustin d’Hippone (354-430 apr. J.-C.) fait référence aux quatre Évangiles dans son ouvrage intitulé « L’Harmonie des Évangiles ».
Jean Cassien (semi-pélagien) (419-430 apr. J.-C.) mentionne Luc 4, 27 comme provenant de Luc dans *Conférence de l’abbé Nesteros*, chapitre 1, p. 445
Nilus (vers 430 apr. J.-C.) fait référence à Luc
Hésychius de Jérusalem (-450 apr. J.-C.) (prononcé HESS-us) fait référence aux quatre Évangiles
Cyrille d’Alexandrie (444 apr. J.-C.)
Théodoret de Cyr (évêque et historien) (423-458 apr. J.-C.)
Speculum (Ve siècle)
Patrick d’Irlande (420-461 apr. J.-C.) cite Luc. Lettre à Corticus
Le pape Léon Ier de Rome (440-461 apr. J.-C.)
Proclus (412-485 apr. J.-C.)
Témoignages d’hérétiques et d’ouvrages apocryphes
L’hérétique encratite Tatien (vers 172 apr. J.-C.) a rédigé une harmonisation des quatre Évangiles intitulée le Diatessaron, ce qui signifie « à travers [les] quatre ». Il y fait référence à 890,7 versets de l’Évangile selon Luc, soit 77,4 % de l’intégralité de cet Évangile.
Constitutions apostoliques (375-380 apr. J.-C.)
Ptolémée et Valentinien selon Irénée de Lyon (182-188 apr. J.-C.)
Priscillien (vers 385 apr. J.-C.) fait référence à Luc 1, 35 et à d’autres versets.
Le « Bazar d’Héracléide » de Nestorius (451/452 apr. J.-C.)
L'hérétique manichéen Faustus-Milevis (383-400 apr. J.-C.) cite Luc 3, 22-23 comme provenant de Luc. Réponse d'Augustin à Faustus le manichéen, livre 23, chapitre 2, Pères nicéens et post-nicéens, première série, vol. 4, p. 313
L’hérétique pélagien Julien d’Éclane (vers 454 apr. J.-C.) fait référence à Luc 20, 36
3. Les plus anciens manuscrits de Luc dont nous disposons présentent de légères variations, mais aucune erreur théologiquement significative.
Le manuscrit de Luc conservé à Paris, concernant Luc 3, 23 ; 5, 36, est daté par Philip Comfort d’environ 100 apr. J.-C. Vous trouverez plus d’informations à ce sujet dans l’ouvrage de Thiede, Carsten P. et Matthew d’Ancona, *Eyewitness to Jesus: Amazing New Manuscript Evidence About the Origin of the Gospels* (New York, Doubleday, 1996, 206 p.). Ils datent ce manuscrit de « peu après l’an 68 après J.-C. ». Bien entendu, l’Évangile selon Luc a été rédigé avant les Actes des Apôtres.
p. 3 Luc 7, 36-45 ; 10, 38-42. VIe/VIIe siècle. Texte alexandrin.
VIe ou VIIe siècle – 1968 – *Le texte du Nouveau Testament*.
p. 4 Luc 1, 58-59 ; 1, 62-2, 1 ; 2, 6-7 ; 3, 8-4, 2 ; 4, 29-32, 34-35 ; 5, 3-8 ; 5, 30-6, 16 (milieu du IIe siècle selon *Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament*, p. 33.) Une photographie de la p. 4 figure dans *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, p. 32. Les p. 4, 64 et 67 proviennent toutes du même manuscrit.
La datation du manuscrit est la suivante :
IIIe siècle – 1968 – *The Text of the New Testament*.
IIIe siècle – 1975 – Aland, 3e édition
Similaire au début du IIe siècle – 1990 - Philip Comfort, dans *Early Manuscripts and Modern Translations of the New Testament*, p. 32, note que jusqu’à récemment, ce manuscrit était daté du IIIe siècle (vers 250 apr. J.-C.), mais comme la page 4 fait soit partie du même manuscrit que les pages 64 et 67, soit a été écrite par le même scribe, et que l’on sait que les pages 64 et 67 datent du début du IIe siècle, la page 4 doit avoir une date similaire. (Certains affirment toutefois qu’il ne s’agit pas des mêmes.)
IIIe siècle – 1998 – Aland, 4e édition révisée
Milieu du IIe siècle – 1999 – Philip Comfort dans *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts*, p. 33
p7 Luc 4,1-3 (se trouvait à Kiev, aujourd’hui perdu) (IIIe au IVe siècle ?)
Ve siècle – 1968 – L’ouvrage *The Text of the New Testament* indique qu’il ne contient que Luc 4,1-2.
p. 42 Luc 1, 54-55 ; 2, 29-32 (VIIe au VIIIe siècle) Il concorde avec l’Alexandrinus.
VIIe-VIIIe siècle – 1968 – *Le texte du Nouveau Testament*.
p. 45 Chester Beatty I (les quatre Évangiles et les Actes) (100-150 apr. J.-C.) (que l’on pensait auparavant dater de la fin du IIe ou du début du IIIe siècle apr. J.-C.) 233 versets de Luc. (Luc 6, 31-41 ; 6, 45-7, 7 ; 9, 26-41 ; 9, 45-10, 1 ; 10, 6-22 ; 10, 26-11, 1 ; 11, 6-25, 28-46 ; 11, 50-12, 13 (le verset 12, 9 n’a jamais été écrit) ; 12, 18-37 ; 12, 42-13, 1 ; 13, 6-24 ; 13, 29-14, 10 ; 14, 17-33). L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* présente, à la page 146, une photographie montrant une partie du p45. Aux pages 150-151, il est indiqué que cette copie était une paraphrase libre, dans laquelle l’auteur s’efforce de faire ressortir la pensée de chaque phrase. L’ouvrage *Introduction générale à la Bible* ( , p. 389) précise que le rouleau original comptait, selon les estimations, environ 220 feuillets, dont 30 ont été conservés. Nous disposons de 7 feuillets de l’Évangile selon Luc.
IIIe siècle – 1968 – Le texte du Nouveau Testament
IIIe siècle – 1975 – Aland et al., troisième édition
IIIe siècle – 1998 – Aland et al., quatrième édition révisée
Fin du IIe ou début du IIIe siècle – 1999 – Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament.
p69 (= Papyrus d’Oxyrhynchus 2383) Luc 22, 40, 45-48, 58-61 (milieu du IIIe siècle). Il n’a jamais contenu Luc 22, 43-44. L’ouvrage *Le texte complet des plus anciens manuscrits du Nouveau Testament* présente une photographie montrant une partie de la p. 69 à la p. 460, tout comme *Le texte des plus anciens manuscrits grecs du Nouveau Testament* à la p. 470.
IIIe siècle – 1968 – *Le texte du Nouveau Testament*.
p. 75 : Papyrus Bodmer 14/15 (la majeure partie de Luc et de Jean) ; contient Luc 3, 18-22 ; 3, 33-4, 2 ; 4, 34-5, 10 ; 5, 37-6, 4 ; 6, 10-7, 32 ; 7, 35-39, 41-43 ; 7, 46-9, 2 ; 9, 4-17, 15 ; 17, 19-18, 18 ; 22, 4-24, 53. Il est généralement daté de 175 à 200 apr. J.-C., ou de 175 à 225 apr. J.-C. Cependant, son écriture est très similaire à celle d’un autre document, le Papyrus Fuad XIX, dont on sait qu’il a été rédigé entre 145 et 146 apr. J.-C. Le texte est très similaire à celui du Vaticanus (A General Introduction to the Bible, p. 390) L’ouvrage *The Complete Text of the Earliest New Testament Manuscripts* présente une photographie d’une partie de ce manuscrit à la page 495 et précise qu’il a été rédigé par un scribe chrétien professionnel ; à la page 496, il indique qu’il est identique à 97 % au Vaticanus (92 % d’identité dans l’Évangile selon Jean). L’ouvrage *L’archéologie du Nouveau Testament* (Finnegan) présente une photographie de Luc 9, 23-33 à la page 383. L’*Encyclopédie biblique internationale standard* (1982), vol. 6, p. 414, présente une photographie de Luc 16, 9-21, en attribuant une date comprise entre 175 et 225 apr. J.-C.
début du IIIe siècle – 1968 – L’ouvrage *The Text of the New Testament* contient Luc 3, 18-22 ; 3, 33-4, 2 ; 4, 34-5, 10 ; 5, 37-6, 4 ; 6, 10-7, 32, 35-43 ; 7, 46-8, 18 ; 22, 4-24, 53
p. 82 Luc 7, 32-34, 37, 38 (IVe au Ve siècle)
p. 97 Luc 14, 7-14 (VIe-VIIe siècle)
p. 111 (IIIe siècle) Oxyrhynque Luc 17, 11-13, 22-23
Le manuscrit 0171 (vers 300 apr. J.-C.) contient Luc 22, 44-50 ; 22, 52-56
Le Vaticanus [B] (325-350 apr. J.-C.), le Sinaiticus [Si] (340-350 apr. J.-C.) et l’Alexandrinus [A] (vers 450 apr. J.-C.) contiennent l’intégralité de l’Évangile selon Luc.
Le Codex de Washington (IVe/Ve siècle) contient l’intégralité de l’Évangile selon Luc.
Cambridge, Ve/VIe siècle
Copte bohairique [Boh] IIIe/IVe siècle
Arménien [Arm] à partir du Ve siècle
Copte sahidique, IIIe/IVe siècle
Éphraïmi Rescriptus [C], Ve siècle
Gothique, 493-555 apr. J.-C.
Éthiopien [Eth] à partir de vers 500 apr. J.-C.
Syriaque curetonien [Syr C], IVe-VIIe siècles
Syriaque sinaïtique [Syr S] IVe-VIIe siècle
Géorgien [Geo] Ve siècle
Une illustration de Luc 16, 16-21, tirée d’un papyrus de Bodmer (vers 180 apr. J.-C.), figure dans le *New International Dictionary of the Bible*, p. 604. Une photographie d’une partie du rouleau des papyrus Bodmer 14/15 figure dans le *New International Dictionary of the Bible*, p. 706.
Jusqu’en l’an 200 apr. J.-C., nous disposons de manuscrits conservés contenant 71 % des versets de Luc (818 versets sur 1 151). Il s’agit des passages suivants : Luc 1, 58-59 ; 1, 62-2, 1 ; 2, 6-7 ; 3, 8-4, 2 ; 4, 29-32 ; 4, 34-5, 10 ; 5, 30-7, 32 ; 7, 35-39, 41-43 ; 7, 46-9, 2 ; 9, 4-17, 15 ; 17, 19-18, 18 ; 22, 4-24, 53.
Consultez la page www.BibleQuery.org/LukeManuscripts.html pour en savoir plus sur les premiers manuscrits de Luc.
Q : Dans l’Évangile selon Luc, quels versets et quelles parties de versets ont été cités par les auteurs pré-nicéens (avant 325 apr. J.-C.) ?
R : Avant l’an 325 après J.-C., les auteurs ecclésiastiques ont cité environ 84,7 % des versets de l’Évangile selon Luc, soit 975,25 versets. En d’autres termes, tous les 1 151 versets de l’Évangile selon Luc ont été cités, à l’exception de 175,75 versets. Les versets et fractions de versets non cités sont les suivants : Luc 1,1 ; 1,3-4 ; 1,5m (pas 5, 3, ni 19 mots) ;
3,21m (pas 12, 1 mot sur 3) ; 3,24-38 ; 4,2a (7 mots sur 9) ;
4,3m (5 mots, et non 5, 7 mots) ; 4,4 ; 4,8-11 ; 4,12 ; 4,22f (7/24 mots) ; 4,31a (8/14 mots) ; 4:38 et suivants (10 mots sur 23) ; 4:40a (1 mot sur 24) ; 4:41a (5 mots sur 28) ; 4:42m (3 mots, et non 5, 9 mots, et non 8) ;
5:13 ; 5:14m (7 mots, et non 7 ; 6 mots, et non 4) ; 5:17a (5 mots sur 16) ; 5:36 et suivants (9 mots sur 36) ;
6:1-2 ; 6:5 ; 6:10-11 ; 6:13a (8 mots sur 17) ; 6:17f (10 mots sur 30) ; 6:21a (6 mots sur 12) ; 6:29m (1 mot, et non 9 ; 1 mot, et non 11) ;
7:1a (11 mots sur 14) ; 7:3 et suivants (8 mots sur 19) ; 7:7 ; 7:37m (pas 1, 1 pas 19 mots) ;
8,4 ; 8,5m (pas 5, 3 pas 16, 2 pas 2 mots) ; 8,10-12 ; 8:13 et suivants (10 mots sur 29) ; 8:14 ; 8:16 ; 8:21 ; 8:22m (19 mots, et non 6, 2 mots) ; 8:23 ; 8:28a (11 mots sur 26) ; 8:29 et suivants (et non 10, 11, et non 11 mots) ; 8:37 et suivants (6 mots sur 23) ; 8:40a (6 mots sur 15) ; 8:41m (2 mots, et non 22 ou 3) ; 8:42-44 ; 8:45a (13 mots sur 21) ; 8:51-52 ; 8:54 ;
9,4 ; 9,6 ; 9,10 ; 9,12 ; 9,13a (4 mots sur 32) ; 9,14a (5 mots sur 17) ; 9,16-17 ; 9,18a (14 mots sur 23) ; 9,19 et suivants (4 mots sur 18) ; 9:23a (4 mots sur 22) ; 9:26m (pas 3, 1, ni 10, 1, ni 13 mots) ; 9:28 ; 9:29a (12 mots sur 18) ; 9:30a (6 mots sur 11) ; 9:31a (4 mots sur 13) ; 9:32m (pas 9, 2 pas 12 mots) ; 9:35 ; 9:38a (4/20 mots) ; 9:39m (pas 5, 13 pas 2 mots) ; 9:40 ; 9:42a (22/28 mots) ; 9:43f (12/20 mots) ; 9 h 50 (10 mots sur 17) ; 10 h 23 (8 mots sur 15) ; 10 h 24 (17 mots sur 23) ; 10 h 25 (7 mots sur 14) ; 10 h 26 ; 10 h 27 (4 mots, pas 22, 6, pas 6) ; 10:34-35 ; 10:36m (pas 2, 2 pas 6, 3 mots) ; 10:37m (3 pas 6, 3 pas 5 mots) ; 10:38a (3/17 mots) ; 11:1a (12/30 mots) ; 11:3-4 ; 11:15 ; 11:18m (4 mots, et non 4 4 ni 9) ; 11:29 ; 11:33 ; 11:42 ; 11:44 ; 11:48-50 ;
12:6-7 ; 12:9m (pas 10, 2 pas 1 mots) ; 12:34 ; 12:39 (citation mixte 1/4) ; 12:40 ; 12:42a (4/26 mots) ; 12:43 ; 12:44m (pas 7, 1 mot manquant sur 3) ; 12:57a (2 mots sur 9) ; 12:59a (8 mots sur 12) ;
13:18a (2 mots sur 18) ; 13:20a (2 mots sur 9) ; 13:21 ; 13:35f (17 mots sur 23) ;
16 h 13 m (pas 5, 20, pas 3 mots) ;
17, 1-2 ; 17, 19a (5 mots sur 10) ; 17, 22a (5 mots sur 20) ; 17, 23-24 ; 17, 26f (10 mots sur 16) ;
18, 15-17 ; 18, 25-26 ; 18, 27a (3 mots sur 12) ; 18, 32 ; 18, 40 et suivants (7 mots sur 10) ; 18, 41 ;
19, 34 ; 19, 44m (9 mots, et non 8) ; 19, 45 ; 19, 46a (1/5 de la citation) ;
20, 3 ; 20, 4 et suivants (6 mots sur 9) ; 20, 5a (7 mots sur 10) ; 20, 7 ; 20, 8a (5 mots sur 14) ; 20, 9a (9 mots sur 21) ; 20, 10-12 ; 20, 15-16 ; 20,18-19 ; 20,21-22 ; 20,23a (citation de 3 mots sur 8) ; 20,23f (citation de 3 mots sur 8) ; 20,24 ; 20,27-28 ; 20,33f (demi-citation) ; 20,40-47 ;
21, 1-2 ; 21, 6 ; 21, 10a (citation de 3/10) ; 21, 15m (ni 10, ni 2, ni 5 mots) ; 21, 29a (citation de 4/11) ; 21, 32-33 ;
22, 1 ; 22, 2a (11 mots sur 15) ; 22, 4 et suivants (8 mots sur 16) ; 22, 5 ; 22, 6 et suivants (6 mots sur 12) ; 22, 11 et suivants (16 mots sur 22) ; 22, 13 ; 22:17-18 ; 22:20 ; 22:22a (10 mots sur 18) ; 22:24 ; 22:25a (11 mots sur 16) ; 22:26 ; 22:33a (10 mots sur 16) ; 22:34a (10 mots sur 15) ; 22, 39 ; 22, 42a (1 mot sur 19) ; 22, 45 et suivants (2 mots sur 15) ; 22, 46 et suivants (9 mots sur 12) ; 22, 47 ; 22, 50 ; 22, 51a (5 mots sur 14) ; 22:54 ; 22:55f (4 mots sur 14) ; 22:56 ; 22:58f (15 mots sur 19) ; 22:59a (9 mots sur 20) ; 22:60a (4 mots sur 16) ; 22:66a (4 mots sur 20) ;
23:1 ; 23:2a (5 mots sur 22) ; 23:3 ; 23:5m (ni 2, ni 1, ni 17 mots) ; 23:17 ; 23:18f (5 mots sur 11) ; 23:24 ; 23:25f (7 mots sur 19) ; 23:26a (12 mots sur 19) ; 23:34a (17 mots sur 19) ; 23:38 ; 23:45f (7 mots sur 10) ; 23,47a (10 mots sur 16) ; 23,50 ; 23,51m (ni 10, ni 5, ni 6 mots) ; 23,52-54 ;
24:3a (3 mots sur 10) ; 24:4a (2 mots sur 17) ; 24:8-9 ; 24:12-13 ; 24:49f (12 mots sur 23)
Tous les versets ou fractions de versets ne figurant pas dans cette liste ont été cités. Consultez le site www.bibleQuery.org/Bible/BibleCanon/EarlyChristianNTQuotes.xlsx pour plus d’informations.